Sniper Elite 4

 

Les Anglais de Rebellion reviennent avec Sniper Elite qui n’a cessé d’évoluer depuis une dizaine d’année. Déjà agréablement surpris par les trailers et une prise en main lors de la dernière Paris Games Week, l’heure est venue de reprendre du service, fusil à lunette à la main. Les fans de seconde guerre mondiale et surtout de combats stratégiques vont s’en donner à coeur joie !

Votre nouvelle aire de jeu : l'Italie

Seul contre tous

Pour ceux qui ont déjà joué aux précédents Sniper Elite, inutile de faire connaissance avec notre héros qui rempile de nouveau, Karl Fairburne. Après avoir semé le chaos dans les troupes Allemandes à Berlin puis en Afrique du Nord, c’est maintenant sous le soleil de l’Italie que lui est confiée une mission de haute importance.
Nous sommes en 1943, en pleine seconde guerre mondiale, notre tireur d’élite et agent d’infiltration doit se battre au côté de la résistance Italienne afin d’éliminer une nouvelle menace nazi qui pourrait mettre à mal la contre attaque alliée en Europe avant même son commencement, si notre expert échoue, c’est toute l’opération Overlord qui pourrait être vouée à l’échec. Autant dire que notre Karl a le sort du monde entre ses mains.

On démarre l’aventure par une première mission qui débute tranquillement façon tutoriel afin d’apprendre ou réapprendre les bases de gameplay d’un Sniper Elite mais aussi découvrir quelques nouveautés comme le camouflage dans les herbes hautes, les tirs camouflés par un bruit environnant. Dès le début on sent que les développeurs ont soigné ce 4ème volet. Un gros travail a été fait pour retranscrire les environnements italiens, l’architecture des bâtiments et le soleil permanent nous immergent parfaitement dans l’ambiance, on ne va pas dire que notre Karl aura droit à la "dolce vita" pour autant mais on en prend plein les yeux. Graphiquement ça se tient carrément.
Sniper Elite 4 prend une orientation open-world en laissant une liberté d’action totale aux joueurs, en effet les 8 missions proposées au départ (hors DLC), proposent toute une map avec une dizaine d’objectifs (principaux et secondaires) à accomplir à notre rythme et dans l’ordre souhaité. Il faudra compter entre 1 heure et 2 heures selon les missions.

La Killcam toujours jouissive

Sniper Elite n’est pas un FPS bourrin

Les énervés de la gâchette passeront sans doute leur chemin, nous ne sommes pas dans un FPS type COD ou Battlefield. Dans Sniper Elite, on se pose, on se planque, on pose des pièges, on réfléchit aux différentes tactiques d’approches possibles. Et on peut dire que les développeurs nous permettent pas mal de choses, tant par l’arsenal disponible que par les éléments disséminés sur les cartes.
Tout d’abord tout bon sniper qui se respecte doit repérer le terrain, pour cela notre Karl dispose de jumelles, à la différence des précédents jeux, il est possible de marquer un nombre illimité d’ennemis ainsi que tout élément destructible et explosible. A noter qu’une petite popup nous donne un tas d’informations sur les ennemis, leur grade, leur équipement voire parfois des documents qu’ils portent sur eux. Le jeu propose aussi beaucoup plus de verticalité qu’auparavant, ce qui ajoute beaucoup de stratégies.
Quelques classiques d’infiltration sont de la partie avec notamment le jet de pierres ou le sifflement pour vos diversions.

 

Notre super soldat d’élite a de quoi s’amuser avec une panoplie d’armes, tout d’abord les pièges avec TNT, mines, câbles piégés. La plupart des équipements sont paramétrables de 2 façons, la mine par exemple peut être activé à la 2ème pression, la grenade à manche peut se transformer en grenade adhésive, les armes disposent quant à elles de munitions classiques ou silencieuses. Vous l’aurez compris si le joueur prend le temps de réfléchir et de prendre du plaisir à varier les approches, il y a de quoi faire et ceci nous amène à l’essence même du jeu, le tir de précision et c’est bien là que ça devient jouissif. On règle sa lunette, on retient son souffle et ont dit bye bye aux nazis. Plus l’on progressera dans le jeu, plus on prendra plaisir à ajuster ses tirs, de plus en plus éloignés, de plus en plus maîtrisés et rapides.  Il est importante de préciser que selon le niveau de difficulté choisi, les tirs peuvent être assistés d’un indicateur de précision, le rouge fait mouche. Les puristes préféreront une difficulté accrue afin de gérer soi même trajectoire de balle, vent, distance.
Un système d’XP récompense le joueur selon ses exploits et débloquent des grades qui eux mêmes permettent d'accéder à un arbre de compétences, assez simpliste mais qui a le mérite d’exister et de personnaliser un peu plus son personnage.
On ne peut pas passer à côté de la caméra de frag (ou killcam), véritable signature de la licence, et on peut dire que celle ci est encore plus incroyable qu’avant, on voit les ennemis se faire déchiqueter au rayon X : squelette, coeur, poumon, yeux, cerveau et même les testicules … tout y passe et c’est vraiment bien fait. Cette fonctionnalité pourra paraître excessive pour certains puisqu’elle se déclenche quasiment à chaque tir mortel, évidemment l’option est désactivable. Autre nouveauté dans Sniper Elite 4, la caméra est disponible aussi sur les combats au corps à corps.
Un mot sur l’IA qui progresse encore voire même qui nous surprend parfois, on peut constater qu’une fois le haut gradé supprimé, les opposants se désorganisent, d’autres fois l’ennemi arrive à nous surprendre en nous prenant à revers. On se retrouve rapidement submergés et bien souvent il faudra très peu de balles pour trouver la mort. Heureusement le système de réapparition est top et on reprend quasiment là où l’action s’était arrêtée.

Le DLC pour Hitler (pas donné)

Une expérience possible à plusieurs

La campagne solo nous propose de quoi nous amuser, on passera sur le scénario un peu limite car il s’agit au final de casser des crânes derrière notre lunette mais le gameplay et tous les éléments qui en découlent suffisent. La seule ombre au tableau réside dans le système de DLC, de season pass (ici hors de prix à plus de 30€), la mission Hitler par exemple disponible pour les précommandes ou la version deluxe se paiera 9,99€ à l’unité. Il est dommage que tous les joueurs ne pourront pas accéder à tous les contenus du jeu à venir car le jeu est un régal. Parait-il que quand on aime, on ne compte pas, enfin soit…

La campagne possède par contre une forte rejouabilité tant les approches peuvent être variées et les défis palpitants, de plus elle est jouable en coopération. Un mode survie coopératif et un mode Observation asymétrique sont disponibles, ce dernier permet aux 2 joueurs d’incarner un sniper et un spotter (observateur).
Le mode multijoueurs propose six modes différents qui viennent rajouter un peu plus de durée de vie au titre de Rebellion.

Trailer de lancement