F1 2017

 

Comme tous les ans, Codemasters vient accompagner la nouvelle saison de Championnat du Monde de F1 avec le jeu officiel estampillé du sceau de la FIA. Après un épisode proche de la perfection l'année dernière, le studio a-t-il fait mieux ? Différent ? Qu'est-ce qui nous attend donc dans cette nouvelle itération ? En fait, pas grand chose pour qui a déjà tâté de la bête l'an dernier... Et nous allons voir ça en détail.

Old school, good school

Et vive le rétro !

Le gros ajout de cette année vient des voitures rétro, accessibles directement via le menu principal pour quelques tours de contre la montre, ou dans certains événements du mode Carrière. Au menu, une petite poignée de voitures rétro issues des plus grandes heures de la Formule 1 ! Enfin... Pas vieilles, les grandes heures. Non, vous n'aurez pas de voitures d'une période plus ancienne que les années 90 (allez, avec le DLC préco/Day One, vous aurez une McLaren de 88, mais ce sera tout).
N'espérez pas revivre les affrontements des années 50 à 80 ou vous installez dans la monoplace de Fangio, c'est mort. Ce qui est fort dommage pour une feature qui devrait célébrer la F1. Histoire de vous faire une idée, allez voir la liste des équipes All Time du prochain NBA 2K pour savoir ce qu'est vraiment du rétro dans un jeu de sport.

Et pour le reste, hé bien... Vous voyez F1 2016 ? On vous met en live les deux en même temps, vous ne faites pas la différence : c'est la même chose !

On est encore en 2016 ?

Copie carbone. Ou presque.

Le moteur graphique est strictement le même, on a donc un beau jeu bien dans les standards actuels qui fait honneur aux véhicules et à l'univers de la Formule 1, de même pour l'environnement sonore. On aurait apprécié que Codemasters essaie d'affiner encore un peu tout ça, mais on ne va pas se plaindre devant la qualité graphique de l'ensemble. Côté modes de jeu, rien de nouveau non plus.

 

Bien sûr, c'est un jeu de sport automobile, dur d'innover dans les modes de jeu disponibles. On retrouve donc le Championnat, le Contre la Montre, la course en ligne et, bien sûr, la Carrière, qui sera le mode qui vous occupera le plus longtemps. Donc, ne perdons pas plus de temps et allons directement au mode le plus intéressant. Vous créez donc votre pilote, en choisissant son,sa nationalité, son numéro, et un visage parmi plusieurs prédéfinis (nouveauté : vous pouvez avoir une pilote), puis votre écurie selon les objectifs que vous vous sentez capable d'atteindre.

L'évolution, même en F1, ça compte

Recherche et développement, clés de la victoire

Encore une fois, rien d'original : vous allez parcourir les séances d'essais libres et de qualifications avant de courir la course, puis remettre ça de l'une à l'autre, avec parfois un événément au volant d'une voiture rétro. Vous devrez également gérer le face à face avec votre rival etl'objectif demandé par l'écurie, qui définit en grande partie la difficulté du jeu (pas la même chose de courir pour le milieu du classement que pour la victoire en championnat).
L'évolution de la voiture est également là, avec un arbre de compétences bien plus important et poussé qu'auparavant, et qui vous donnera le tournis à la seconde où vous le verrez. Réussir les divers objectifs aux essais est définitivement motivant et ça fait du bien.

Bref, en définitive, on est en face d'un jeu qui s'offre deux ou trois nouveautés et propose un copier/coller de l'épisode précédent pour la grosse majorité. Bien sûr, cela ne remet pas en cause la qualité du travail effectué par Codemasters : le jeu est beau, bien paramétrable, propose le contenu le plus étoffé et le plus fidèle à l'univers de la F1 et est donc à nouveau une référence du genre. Mais on peut se demander si l'investissement vaut le coup pour les possesseurs de l'épisode 2016 et on ne peut pas s'empêcher de ressentir une petite déception devant si peu de changements, même si l'on conçoit très bien qu'un jeu de sport, et encore plus de sport automobile, ne permette pas beaucoup de marge de manœuvre côté ajout de contenu.

Trailer de lancement