SteamWorld Dig 2

 

Les suédois d’Image & Form Games viennent enrichir l’univers SteamWorld avec SteamWorld Dig 2 fraîchement disponible sur le Playstation Store (PS4 et Vita en cross-buy). Suite directe du très réussi SteamWorld Dig sorti en 2013, nous l’attendions avec impatience, alors faut-il reprendre la pioche ?

El Machino, le point central de l'aventure

Un monde qui tourne à la vapeur

Avant de se lancer dans l’aventure, il est important de rappeler  tout d’abord ce qu’est l’univers SteamWorld inventé par Image & Form. L’action se situe dans un monde post-apocalyptique imaginaire où le temps s’est arrêté au début du 20ème siècle, en pleine apogée Steampunk et du style Western, les robots « Steambots » travaillent dur et ont hérité de la Terre. Les quelques humains survivants sont reclus dans des grottes sommaires, dépassés par leurs créations.

Dans le premier SteamWorld Dig, les joueurs incarnent Rusty, mineur solitaire à la découverte d’une vieille ville minière, Tumbleton. Bien décidé à glaner toutes les richesses de la mine, ce dernier découvrira très vite que des mystères sont sous terre… Si vous n’avez pas joué au premier SteamWorld Dig, nous n’en dirons pas plus, il n’est pas obligatoire d’avoir joué aux aventures de Rusty pour parcourir SteamWorld Dig 2 mais ceci peut être un plus.

Intéressons-nous maintenant à cette suite directe dans laquelle vous n'incarnez plus le robot Rusty mais Dorothy, déjà connue dans le premier titre puisqu’elle rachetait les minerais de Rusty. Cette dernière part à la recherche de son ami Rusty disparu et elle est prête à remuer ciel et surtout terre avec sa seule pioche (et quelques accessoires bien utiles) pour le retrouver.

Elle se retrouve très vite dans le feu de l’action en tombant dans une crevasse qui lui permettra de rencontrer Fen, le compagnon électrique de l’aventure qui jouera un rôle narratif, Dorothy découvrira en plus de Fen sa première amélioration avant de se rendre tous deux à El Machino, ville minière et place centrale de SteamWorld Dig 2.

Aller, on creuse

El Machino

Justement cette ville minière nous ouvre les portes de toutes les zones du jeu et permet de belles rencontres avec les habitants, entre le Maire Mic Yonker qui ne pense qu’aux dollars, Jean Bernache qui se chargera de nous racheter le minerai, Tortue Baquet qui tient l’atelier d’améliorations et de bidouillages, Dany Bittenborough toujours friand d’artefacts (et généreux si vous le gâté) et plein d’autres personnages qui auront un tas de choses à nous dire. Il y a de la vie à El Machino !

Vous partez donc dans les mines à la recherche de votre ami Rusty avec au début un matériel plutôt rudimentaire mais qui évoluera très vite en progressant dans les mines toujours à la recherche de minerais, d’artefacts et de meca dopeurs. Les allers retours avec El Machino (des tunnels de déplacement rapide sont disponibles régulièrement dans les mines et ils sont indispensables pour revenir à la surface ou changer de zone rapidement) seront fréquents, pour la revente des minerais et l’amélioration de Dorothy.

 

Parlons de la longue liste d’équipements accessibles tout au long de l’aventure, notre héroïne sera très vite chargée en plus de sa pioche : sac, lumière, armure, réservoir d’eau, bombe à pression, marteau piqueur, moteur à réaction (jet pack), lance grenade, grappin, carte, hydraulique de course. Tous pourront être améliorées (sauf le grappin, la carte et l’hydraulique de course) en échange de dollars à l’atelier. A noter qu’améliorer la lumière vous donnera plus de temps (à voir clair) dans la mine, l’armure plus de coeur de vie, le sac plus d’espace pour récolter les minerais, le réservoir d’eau plus de carburant pour utiliser certains équipements comme le marteau piqueur ou la bombe à pression.

C’est aussi avec Tortue Baquet que vous négociez vos "Méca dopeurs" pour bidouiller vos équipements, il faudra compter environ 60 bidouillages disponibles allant de la réduction de chute, à l’aide à la collecte, à l’alimentation en eau plus rapide, à l’amélioration d’action de la lampe voire même à rendre plus corsée l’aventure. Il y a de quoi faire d’autant plus que les développeurs permettent au joueur de miser ses dopeurs sur un bidouillage mais aussi de les reprendre pour les utiliser sur un autre. Tous les bidouillages ne sont évidemment pas disponibles dès le début, il faudra acheter les améliorations de l’équipement pour débloquer tout ça ou récolter des plans de bidouillages.

Fen votre compagnon d'aventure

Du SteamWorld Dig en mieux

Les développeurs ont gardé le meilleur du premier volet notamment le gameplay qui certe paraît simpliste au premier regard, on creuse, mais qui en fait n’en est rien. Les différents équipements cités plus haut permettent de parcourir les zones avec beaucoup de variété mais surtout de revenir à certains endroits alors inaccessibles lors de notre premier passage, l’arrivée du jetpack, du grappin ou encore de la pioche de feu donne accès à beaucoup plus de choses. Dans tous les cas on prend plaisir à découvrir les différents environnements plus vastes et plus variés que le premier jeu, les développeurs ont abandonné la génération procédurale des zones, ce qui permet d’avoir un tas de passages secrets, de raccourcis et d’énigmes (rien de bien complexe je vous rassure). Evidemment les mines sont hostiles et comptent pas mal d’ennemis ou de pièges : lave, fléchettes, liquide toxique …

Vous l’aurez compris il y a fort à faire dans SteamWorld Dig 2 et on prend toujours plaisir à creuser la moindre roche pour découvrir tous les secrets. Et techniquement on peut dire que les talents d’Image & Form maîtrisent leur sujet, le design cartoon coloré dans cette ambiance steampunk/western fait toujours des merveilles avec un level-design au top et une bande son excellente signée El Huervo (surtout connu pour la bande son frénétique des Hotline Miami).

Une dizaine d’heure avec plus ou moins de challenge suivant vos choix dans l’atelier et une surprise qui attend les fans de 100% à la fin du jeu et rien que pour ça il faut aller au bout !

A noter que l’aventure est disponible aussi sur Vita mais il faudra lancer une nouvelle partie puisque le jeu n’est pas cross-save, le jeu est semblable même si il semble forcément moins fluide que sur une PS4, on remarque aussi que la Vita n’embarque pas les différentes langues, il faudra donc se contenter de l’anglais sur la portable de Sony. Mais rien que le fait de proposer le jeu en cross-buy, est une très bonne chose.

Trailer de lancement