Version Éditeur

Test de NBA 2K19

20 ans. Cela fait désormais 20 ans et autant d'éditions que Visual Concepts est venu braconner sur les terres de NBA Live avec NBA 2K, ravissant vite la couronne de meilleure simulation au titre d'EA Sports. Une telle longévité, ça se fête, et si l'édition 20e Anniversaire avec rien de moins que LeBron James en couverture est là pour ça, on ne peut pas trop en dire autant côté contenu du jeu pour ce 2K19...

On va résumer la chose simplement. Vous possédez NBA 2K18 ? Vous vous moquez d'avoir les effectifs à jour en temps et en heure ? Vous n'avez pas d'équipe attitrée en Pro AM/multi en général ? Alors, vous pouvez faire l'impasse sur NBA 2K19, parce qu'on n'est vraiment pas loin de la copie conforme, à quelques petits détails près...

 

20 ans et toutes ses dents

Ce côté "copie" relève toutefois LE problème de la licence : comment allez encore plus haut quand on est déjà au sommet ? Visuellement, donc, on retrouve le moteur fin et juste fabuleux d NBA 2K18 : les joueurs sont immédiatement reconnaissables, les impacts font parfois mal (mention évidente aux équipes classiques et All Time qui comptent Shaq dans leurs effectifs : le Diesel ne fait pas de cadeau !), la physique de la balle et les mouvements sur le parquet sont excellents... Bref, c'est du grand art. Le système de tir reste cependant exactement le même, à ceci près qu'il ajoute la jauge même pour les lay-ups (oui, ça devient un peu plus délicat de marquer sous le panier, cette année, et c'est pas plus mal).

Côté ambiance, pas mieux, on retrouve les mêmes commentateurs officiels (avec quelques nouveaux consultants tout de même), la même mise en scène, les mêmes principes à l'écran jusqu'à la note... Seule nouveauté en Carrière, la jauge de Takeover. Réussissez de belles actions, évitez de faire n'importe quoi, et vous pourrez vous octroyer un boost temporaire de vos capacités (attention, les adversaires y ont aussi droit). On notera cependant que 2K et Visual COncepts ont entendu les critiques à l'encontre de l'épisode de l'an dernier, et notamment sa mise en avant des microtransactions : les matches et salaires sont nettement moins radins et les microtransactions sont désormis affichées de façon discrète dans les menus. Un bel effort pour redorer le blason.


Il va falloir bosser...


Retour au Quartier !

Comme NBA 2K18, 2K19 vous propose, en guise de HUB central, le Quartier ! On retrouve tout ce qu'on a connu l'an dernier, sans grande modification (la plus importante étant que Floyd a repris le salon de coiffure de Doc et propose gratuitement ses services), si ce n'est le redesign de l'ensemble. Et, bon sang, que ça en avait besoin... Plus de gros labyrinthe peu lisible, place à une grande étendue claire où tout se trouve au premier coup d'œil ou presque, à commencer par le parc qui est tout simplement au beau milieu de l'ensemble ! On retrouve donc toutes les infrastructures nécessaires à l'épanouissement d'un Carrière NBA, de la sale de gym à la salle d'entraînement, en passant par l'accès à la Pro AM.

Côté modes de jeu, on a tous les classiques du genre, mais on soulignera l'arrivée de quelques petits éléments bienvenus. D'abord, le mode Bitume. Vous avez envie d'enterrer une fois pour toutes le débat LeBron/Jordan ? Pourquoi ne pas leur faire faire un petit 1 contre 1 ? Et vous pouvez faire ça avec des équipes de 2, 3, 4, ou 5 joueurs. Aller sur le playground avec un Big Three Kobe/Jordan/Shaq, ça a quand même une certaine classe, non ?
En ligne, vous pouvez jouer avec un seul joueur et former une équipe avec d'autres. Mais pas avec votre joueur créé, ça, c'est "juste" la Pro AM. Vous pouvez choisir n'importe quel joueur disponible, à vous et vos camarades de bâtir encore mieux que les Warriors actuels. De plus, il y a un but au-delà de franchir les divisions, avec ce mode : devenir le meilleur joueur du monde ! Oui, rien que ça, histoire d'avoir la classe sur son CV de gamer.

Bon, à part ça, on retrouve les classiques, donc : Ma Ligue pour jouer une saison entière aux commandes de l'équipe, My GM pour aller occuper le bureau de celui qui prend les décisions stratégiques, le mode qui permettra, quand la saison aura repris, de suivre la saison du moment avec ses vrais scores, classements, blessés... Et, bien sûr, Mon Équipe, histoire de créer une équipe de dingue qui marquera l'Histoire à travers divers défis et en ligne. La routine d'un NBA 2K, toujours aussi bien huilée.


Il va falloir s'habituer à cette vue au départ...

 

Niveau jouabilité, rien à redire : comme toujours, tout se fait assez facilement et instinctivement, même s'il vous faudra doigté et timing pour ne pas enchaîner les fautes, surtout en essayant de contrer. On s'amuse en tout cas très vite, et cela quel que soit le niveau de difficulté, et c'est bien là l'essentiel. Notez toutefois que le jeu ne fait très vite pas de cadeau si vous le prenez à la légère, j'en sais quelque chose...
Dommage cependant que, comme chaque année, le scénario de la Carrière ne soit là que pour faire joli le temps d'un gros prologue. On oublie très vite ce qui lie notre joueur à Corey Harris et Marcus Young et on se contente d'enchaîner les matches en tentant de jouer le mieux possible (la répétitivité est inhérente au principe même du jeu de sport).


On se prépare à aller sur le parquet...


Le roi reste sur son trône

Malgré ce côté peu inspiré par rapport à l'an dernier et les changements rachitiques, il faut bien reconnaître que Visual Concepts ne cesse de rester dans l'excellence tous les ans : NBA 2K19 est clairement encore le roi du basketball cette année. Toutefois, un peu plus de risques pour 2K20 ne sera pas de trop, parce que NBA Live revient tranquillement dans la course, et propose deux arguments de poids par rapport à 2K : la présence de la WNBA (du moins des joueuses, la Ligue disparaissant en mode Carrière avec une femme...) et un côté arcade qui le rend particulièrement accessible à tous. Deux points sur lesquels Visual Concepts devrait commencer à travailler pour permettre à 2K de continuer à faire la course en tête, ainsi que sur une refonte du mode Carrière (vrais débuts intégraux au lycée, choix entre draft et fac, un vrai championnat de G-League, des choix qui changent l'orientation de notre carrière, etc...).
Mais bon, pour l'instant, si vous cherchez une simulation pure qui ne pardonne pas l'erreur, ne cherchez plus : c'est bien NBA 2K19 qu'il vous faut.