​Version Éditeur

Test de Just Cause 4

Trois ans après le 3ème Just Cause, Avalanche studio rouvre les portes de son bac à sable explosif avec ce Just Cause 4. Rico Rodriguez repart en chasse d’un dictateur et on peut dire, pour qui connaît la licence, que depuis 12 ans de service il sait y faire. Toujours bien équipé et prêt à tout faire péter sans laisser tomber sa veste en cuir évidemment. Seule différence cette fois, le combat devient plus personnel puisque les vilains de la "Main noire" utilisent les travaux de son papa. En route pour l’immense île de Solis située en Amérique du Sud, notre terrain de jeu. Que vaut cette nouvelle aventure qui sort au milieu d’une pléthore de jeux de fin d’année ?

Rico reprend du service

Pour ceux qui connaissent la recette d’un bon Just Cause qui se respecte, on retrouve notre héros Rico Rodriguez prêt à dégommer son 4ème despote. Au programme renverser un régime totalitaire et libérer les habitants de l’île de Solis, votre nouvelle aire de jeu.
Autre ingrédient indispensable à ce JC4, c’est une aventure pleine d’action qui fait passer un Mission Impossible pour une balade pour enfants. Rico va devoir renverser Oscar Espinoza, le tyran local secondé par la belle et très vilaine Gabriela Morales. Le scénario s’agrémente d’une touche un peu plus personnelle pour notre héros puisqu’il apprend qu’une terrible arme mise au point par son père est entre les mains du dictateur local... terrible arme, c’est le moins que l’on puisse dire, puisque ce petit jouet génère tout simplement des tornades dévastatrices.
Vous allez donc parcourir et reconquérir l’énorme open-world que propose l'île de Solis pour pouvoir mettre un terme au plan du vil despote Espinoza. Heureusement pour Rico c’est d’une certaine façon la routine. Pour conquérir, rien de bien compliqué, il suffit de dégommer tous les éléments rouges (marque de fabrique de Just Cause) : citernes, alarmes, radars … plus vous détruisez d’installations ennemies, plus la jauge de recrues se remplie. Autant de recrues prêtent à vous prêter main forte. Plus vous avancerez dans le jeu et plus vous comprendrez que la petite parenthèse paternelle de Rico n’apporte finalement pas grand chose au scénario, c’est du Just Cause, l’histoire est un prétexte à tout exploser et on peut dire qu’Avalanche Studios sait y faire.


Rico revient en forme !

Solis et son immensité

Ce qui caractère un jeu estampillé Just Cause c’est aussi son open-world “bac à sable”, et il est clair que l’île de Solis ne démérite pas à la réputation de la licence. D’une part la carte proposée paraît immense et surtout (en comparaison à Just Cause 3) propose une variété d’environnements très réussis, vous voyagerez entre déserts, montagnes, plaines, villes, bord de mer, îles.
Si Rico aime se déplacer avec ses outils fétiches "grappin/wingsuit/parachute", l’aire de jeu nous met à disposition tout un tas de choses pour se déplacer : voitures, avions, bateaux, hélicos et si même l’avion à réaction vous semble trop lent pour rejoindre un point éloigné sur la carte, le déplacement rapide est de la partie avec un parachutage sur zone.
La carte qui s’ouvre petit à petit en avançant dans l’aventure principale laisse apparaître un tas de défis annexes comme pour tout open-world qui se respecte. Toutes ces activités annexes prendront d’ailleurs bien plus de temps que la trame principale et mèneront bien souvent à la lassitude, au programme : sauver des prisonniers, détruire ou pirater des batteries de missiles, aider les recrues qui n’ont pas plus de cervelle qu’un bulot en pleine action. Bref une belle carte où l’on peut s’éclater comme on peut vite tourner en rond.


Attention l'impact !

Un gameplay au top mais une technique mitigée

Just Cause 4 conserve les bonnes bases de gameplay de son aîné avec une prise en main très simple. Peu d’évolution mais toujours autant de nervosité surtout quand Rico combine habillement son grappin, sa wingsuit et son parachute. Les déplacements au sol sont toujours aussi mous mais on sait que dans Just Cause 4, l’intérêt réside dans les déplacements nerveux que procure l’utilisation à outrance du grappin. Ce dernier propose d’ailleurs des nouveautés assez sympas permettant de faire des combinaisons encore plus délirantes, câbles qui se rétractent, ballons gonflés à l'hydrogène, mini moteurs fusées. Tous ces accessoires combinés ne trouveront pour limite que votre imagination, et c’est ça qui fait la force de ce jeu : des possibilités illimitées. On peut déjà être sûr que nous allons retrouver sur Youtube des vidéos démentielles !

Si le gameplay, la nervosité et les possibilités de Just Cause 4 (même si on sent que les développeurs restent sur leurs acquis) sont les points forts, le jeu n’est pas exempt de défauts et on peut dire qu’ils sautent aux yeux dès le début, même si les patchs déjà sortis rectifient un peu le tir. Le jeu souffre de problèmes techniques qui font un peu tâche en 2018 et surtout si vous quittez un God of War, un Odyssey ou encore un Red Dead Redemption 2. De mémoire je ne me rappelle pas avoir vu depuis un moment des problèmes de clipping aussi flagrant, certains éléments de décors, animaux, personnages apparaissent littéralement sous votre nez. Lorsque vous êtes en l’air le constat n’est pas mieux, les éléments s’affichent salement. Même si vous apprécierez certains paysages une fois le tout chargé et en mode stationnaire, c’est moyen. On espère que les patchs pourront améliorer le rendu général car même les textures, les cinématiques souffrent d’un manque cruel de finition. Le moteur maison APEX de chez Avalanche ne semble plus tenir la route.
Cela dit on peut mettre en parallèle à ce constat technique très mitigé, la rapidité des chargements et la fluidité exemplaire, on pourra se réconforter en se disant qu’on ne peut pas tout avoir dans la vie.