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    NoBloodyKnows


  • ps4

    Stellaris: Console Edition
    Genre : Stratégie
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 26 février 2019
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 39,99 €
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    test de Stellaris: Console Edition

    Version Éditeur

    Test Stellaris: Console Edition

    Publié le lundi 18 mars 2019 à 11h04 par NoBloodyKnows - 1117

    Le fantasme de l’immensité de l’univers et tout ce qui l'englobe: la découverte, la fascination de l’inconnu et le premier contact... que l’on s’intéresse ou non à la conquête spatiale, toutes ces notions sont affiliées à notre subconscient pour des raisons de normalisation auprès de nos rétines. Cinéma, littérature, bandes dessinées, jeux de société et nous en passons: la science-fiction multiplie les vecteurs de propagation. A notre grande satisfaction.

    Pour le jeu vidéo, nous sommes loin d’être aux premiers balbutiements de la représentation de la SF. Et généralement, sur consoles du moins, ce sont l’action/aventure/RPG qui nous font voyager. Un dernier grand nom? Mass Effect.

    Et c’est ainsi qu’intervient notre sujet du jour, casseur de coutumes.

    Stellaris est le genre de production qu’on trouve plus facilement sur PC et rarissime sur les autres machines. Édité par Paradox Interactive, développé par sa filiale Development Studio, le titre de stratégie est déjà disponible depuis bientôt 3 années sur les supports informatiques. Incorporé du sobriquet “Console Edition”, le soft traverse le champ d’astéroïdes pour nous rejoindre grâce au portage de Tantalus, déjà à l’essai pour l’adaptation de Cities: Skylines, un...city-builder.

    Pour un pari d’exportation de ce genre, mieux vaut confier le projet à des mains méticuleuses.

     

    L’art du X

    Les vétérans seront probablement rompus à l’exercice mais afin de mieux initier les gamers face à un concept qu’ils trouveront peut-être obscur, Stellaris est un 4X: eXploration, eXpansion, eXploitation, eXtermination. 4 étapes distinctes, cependant interconnectées et unies pour vous mener à la victoire. Classique à un détail près: Paradox en 2016 lors de la sortie initiale secoue la ruche en agrémentant la formule par un déroulement en temps réel.

    Avant d’aborder la complexité de ces notions, loin d’être inaccessibles une fois assimilées, il est évident de vous évoquer “l’avant-partie” dont la multitude d’options a de quoi donner le tournis quitte à commencer à tomber à la renverse.

    Il vous sera demandé dès le lancement d’effectuer un choix concernant votre Empire que vous dirigerez jusqu’au moment où l’Histoire des galaxies vous reconnaît en tant que vainqueur. Nouveaux-venus, nous vous conseillons de vous rabattre sur un Empire prédéfini, la liste étant déjà suffisamment large et équilibrée pour partir conquérir. Puis Stellaris n’incite pas au run unique, évidemment.

    Chaque clan possède des attributs de base qui définissent à court/moyen terme votre manière d’avancer. Bien sûr vous ne serez pas le seul à avoir des ambitions et c’est pour cela que définir vos prérequis relève déjà d’un premier effort stratégique. Vos traits et éthiques seront donc les principales conduites à tenir pour vos actions, en dépit des répercussions que cela va engendrer et qu’il faudra pour autant assumer.

    A titre d’exemple, un trait économe vous octroyant des réductions sur les multiples dépenses à effectuer sera éventuellement contrebalancé par une faiblesse de votre espérance de vie.

    Et on ne vous expose que la partie visible de l’iceberg. Répugnant, fertile, charismatique, conformiste….tout évoquer est si long. En outre, tout sera une question d’équilibre: l’impact sur votre partie est déjà présent avant même que celle-ci ne se lance…

    La richesse est tout aussi essentielle pour l’éthique: vous serez militariste et xénophile, pacifiste et égalitaire ou fanatique et xénophobe. Entre autres. Et si cela vous paraît un peu “cliché” en théorie, cela fonctionne très bien in-game en amorçant la ligne politique directrice et vos premiers échanges avec les autres Empires.

    Un éditeur complet vous permettra d’allouer vous-mêmes les caractéristiques et choisir l’armement de votre flotte, en sus de sélectionner les apparences et le monde natal, tandis que les chevronnés se rabattront sur l’option de génération aléatoire.

    test de Stellaris: Console Edition
    Votre politique résumée en un tableau

     

    X-cités

    Le système paraît simple narré tel quel. Il l’est d’accès, non de fond. Il faut gérer concomitamment la politique intérieure qui détermine votre influence. Sans cette dernière, vous ne pourrez croître non plus. A vous de respecter votre programme électoral, pactiser avec des factions internes ou développer un système vous en octroyant. Oui on ne se contente pas de récoltes pures et simples, il faut également réussir plusieurs étapes pour progresser. Pertinent.

    Réel tour de force de Paradox qui nous montre l’émergence de nouvelles idées et des changements de société suite à vos découvertes (les fameuses “anomalies”) qui perturbent le cours des choses. Vous aurez donc la possibilité de promulguer des décrets inédits voire carrément de changer de système politique pour vous adapter. Une fois encore, vous êtes seul juge, à vous de construire votre Légende.

    Ces mêmes anomalies seront découvertes peu à peu sous certaines conditions et feront avancer votre connaissance et vos propres technologies: un lien décision/découverte qui prend son sens à long terme avec cohérence.

    Si s’étendre et se renforcer sont bien sûr fondamentaux, n’omettez pas vos progrès technologiques. Répartis en sciences physiques (up de vitesse de recherches, créations…), sociales (expansionnisme, propagande…) et ingénierie (robotique, efficacité de l’industrie…), elles seront la plaque tournante pour éviter de se trouver en position inférieure face aux autres races. On regrettera qu’un arbre de compétences récapitulatif ne soit pas présent, vous obligeant à définir des priorités qui condamnent d’autres recherches quelques temps. A contrario, cela oblige à bien définir et déployer sa stratégie.

    test de Stellaris: Console Edition
    La carte des territoires. A vous la domination

    Temporal Paradox

    Si la diplomatie se veut relativement légère car uniquement basée sur les traités/alliances/intimidations et guerres en plus du commerce déjà évoqué, elle a le mérite d’être agréable à mener. On regrette tout de même que l’IA ne soit pas assez tendancieuse et ambivalente pour nous trahir ou rompre des accords, ce que nous n’avons pas hésité à faire en revanche!

    La logique prime néanmoins sur l’ensemble et il est bénéfique d’observer que les nations pacifistes se rapprocheront plus facilement, à l’opposé des religieux fanatiques face à des militaires avides d’expéditions.

    Sachant que les conditions de victoire sont multiples, comme la possession de plusieurs planètes ou la soumission par la guerre, le système d’alliance est bienvenu. Pacte de non-agression, voire de protectorat, réunion sous une Fédération, tout est possible. Et voir une flotte alliée débarquer pour nous soutenir est toujours réconfortant. Sans parler des autres sujets comme la migration ou la libre circulation, à vous de voir ce qui vous convient pour doubler vos adversaires.

    Une énorme claque quand on réalise les impacts de nos décisions. Parfois prises rapidement, leurs résultats sont palpables bien plus tard. De fait, découvrir une race sous-développée vous laisse devant vos responsabilités: leur botter les fesses pour jouir de leurs atouts et habitats ou au contraire les élever vers une intelligence supérieure. Pour éventuellement s’en servir à l’avenir. Dans plusieurs runs on vous l’avoue, les modifications génétiques en ont fait notre bras armé.

    Éthique, quand tu nous tiens.

    test de Stellaris: Console Edition
    Plan rapproché: immersif

    L’Empire des Sens

    Nous ne traitons que la surface en vous évoquant ces mécaniques. Ultra-profond, Stellaris ne se prive pas de nous réserver des surprises comme les Empires Déchus, incapables de s’étendre mais surpuissants si vous vous trouvez sur leur chemin. Les épiphénomènes comme des défiances des planètes de votre propre système en raison de “pops” (les habitants en somme) en décalage avec vos manières sont des problèmes à résoudre rapidement.

    Ajoutons à cela la nécessité de remplacer les dirigeants, upgradables mais passant l’arme à gauche au fil du temps. Et perdre un des meilleurs est toujours fâcheux dans cette course effrénée.

    Exposer l’ensemble des mécaniques prendrait des semaines et des pages. Gargantuesques, elles en deviennent normalisées si vous prenez le temps de les découvrir.

    De plus, les développeurs ont compris la tâche qui vous attend en vous allégeant de certaines charges. En effet certaines colonies pourront devenir des “secteurs” semi-indépendants, placés sous votre juridiction tout en s’auto-gérant. Et en vous fournissant des ressources via l’impôt modulable selon vos besoins du moment.

    Paradox a tout compris. En automatisant les tâches routinières et bien huilées, vous pouvez vous consacrer à l’essentiel pour maintenir votre cap. Avec la possibilité d’y revenir. La gestion du rythme n’en est que bonifiée, même si un petit creux apparaît en middle-game. Un mal pour un bien, le temps de bien organiser vos territoires. Pour progresser à vous de choisir entre avant-postes simples ou appropriation de planètes, le tout est de choisir les zones de votre souveraineté intelligemment pour permettre une circulation efficiente de vos vaisseaux. Tout en préparant également des stations militaires près de vos frontières si vous envisagez le conflit. Occuper l’ennemi, c’est aussi pouvoir le contrer là où il ne s’y attend pas. Si vous ne commandez pas directement les troupes en assaut, la pertinence de vos placements préalables est une donnée à ne pas manquer. Purement stratégique on vous dit!

    Enfin, il serait ingrat de ne pas évoquer l’immense travail de Andreas Waldetoft (un habitué du studio) tant l’OST parvient à nous éblouir et nous faire rentrer dans la diégèse proposée. Titanesque, perturbante et toujours juste, celle-ci nous aura parfaitement accompagné durant nos pérégrinations.

    Au niveau du talent de l’ensemble, à n’en point douter.

     

    Note du test 9/10En conclusion :

    Un cas difficile à décortiquer ce Stellaris: Console Edition! Si aucune certitude n’était envisageable lors de l’annonce de sortie, la portage de Tantalus est d’une grande qualité. Si jouer devant son PC ou derrière son écran, nuance subtile de posture, restera à jamais un gouffre, les développeurs ont su ajouter le traitement empêchant d’aliéner le sujet. Déjà monstrueux dans son enveloppe d’origine, le titre se pare d’une version console concoctée amoureusement lui permettant d’élargir son public même si un lancement de ce type est toujours risqué. Qu’importe! Si le concept vous absorbe, de longs mois s’offrent à vous pour appréhender totalement le soft qui sera complété prochainement par 3 extensions (gratuites si vous avez opté pour l’édition Deluxe) et surtout par le multijoueur, qui changera encore la donne quant à l’approche des mécaniques en se frottant à d’autres individus. Le tout en faisant exploser une durée de vie ô combien conséquente! Le 4X dispose bel et bien d’un nouveau visage. On l’appelle Stellaris.

    Les plus

    Le 4X sur PS4
    Une vision novatrice
    L'ergonomie
    L'accompagnement du novice
    Le lien décision/découverte
    Riche dans son ensemble de mécaniques
    Une OST mémorable

    Les moins

    Perturbant de prime abord
    La technologie commune aux Empires
    L'IA qui rend la diplomatie un peu légère

    En résumé


    Stellaris: Console Edition par Rating: 9 / 10


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