Note du test 8/10En conclusion :

Iron Harvest 1920+, basé sur une réécriture de l’histoire signée de l’artiste Jakub Różalski, se veut être un bon jeu de stratégie en temps réel qui bénéficie d’un portage de qualité embarquant toutes les améliorations et DLC depuis sa sortie PC. Les différentes campagnes solos proposent des missions variées qui nous plongent dans des conflits politiques où trahison, violence et course à la technologie sont au programme. La variété des unités, qu’elles soient humaines ou Mechas est aussi un point fort du titre de King Art Games. Il faudra un certain temps pour maîtriser les commandes et même si le travail de portage est soigné, certaines actions resteront assez pénibles à réaliser à la manette, le couple clavier/souris reste évidemment la meilleure façon de jouer à un STR. Cela dit Iron Harvest fait honneur à un genre bien souvent délaissé sur consoles. C’est surtout par ses graphismes un peu datés que le jeu peche mais on s’en accomode très bien grace aux autres points forts du jeu. On peut dire dans tous les cas que Iron Harvest 1920+ est un très bon "Company of Heroes like" et je vous le conseille vivement si la stratégie temps réel vous manque et que vous ne disposez pas de PC.

Les plus

L’univers uchronique créé par Jakub Różalski
Richesse de contenus
La variété des campagnes / Missions
La variété des unités
Les héros attachants aux compétences distinctes
Gameplay classique mais efficace façon Company of Heroes
Les Mechas !

Les moins

Parfois compliqué à prendre en mains à la manette
Des graphismes un peu datés
Quelques plantages

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Iron Harvest Complete Edition
    Editeur : Koch Media
    Développeur : King Art Games
    Genre : Stratégie
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 26 octobre 2021
    Trophées : Oui
    Support


    Test Iron Harvest Complete Edition

    Publié le jeudi 18 novembre 2021 à 08h00 par Fourcherman
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    Iron Harvest 1920+ est un jeu de stratégie en temps réel (RTS) développé par King Art Games, ce dernier est sorti en 2020 sur PC et profite d’un portage consoles en cette fin d’année. Une bonne chose tant le jeu possède des qualités indéniables et vient fièrement représenter le genre RTS sur consoles. Evidemment les puristes crieront au scandale : "un RTS sur console, impossible !!!", et bien finalement les portages s’installent petit à petit dans notre ludothèque PlayStation avec des titres comme Tropico, Jurassic World Evolution, Frostpunk... ou encore plus récemment l’excellent The Riftbreaker. Alors oui la maniabilité demeurera toujours moins bonne sur une DualSense qu’avec un couple clavier/souris mais les développeurs trouvent de plus en plus de bons compromis qui rendent le genre accessible même sur une manette de jeu.

    A noter également que bien souvent les portages consoles ont droit à des éditions spécifiques avec tous les DLC et améliorations déjà sorties sur PC. Ici Iron Harvest 1920+ ne déroge pas à cette règle et nous avons droit à une édition complète qui permet d’augmenter considérablement le plaisir et la durée du titre de King Art. Alors faut-il craquer pour ce RTS sur fond de guerre ?

    Jeu testé sur PlayStation 5

     

    L’après grande guerre n’est autre qu’une autre guerre …


    C’est avec cette phrase d’accroche que l’on peut introduire l’histoire de Iron Harvest 1920+, comme vous l’aurez compris l’action se passe en 1920 et après, la grande guerre est derrière les humains qui se remettent péniblement des souffrances. Ceci dit, la guerre n’est pas finie pour tout le monde dans cette vision uchronique où l’histoire change de tournure et dans laquelle les Poloniens et les Rusviétiques sont bien décidés à en découdre mais avec des technologies bien plus avancées.
    Cette réalité alternative sort tout droit de l’esprit créatif de l’artiste Jakub Różalski qui a inventé l’univers 1920+, aujourd’hui décliné dans plusieurs oeuvres comme le jeu de plateau Scythe et évidemment le jeu Iron Harvest (sans compter les multiples planches magnifiques que Jakub a dessiné depuis des années). L’artiste propose donc un univers alternatif d’après première guerre mondiale où les conflits n’ont pas cessé partout et surtout où les robots mechas font entièrement partie du quotidien des humains et sont de redoutables machines de guerre !

    L’univers de Jakub est vraiment très impressionnant et donne suffisamment de fraîcheur à ce nouveau RTS parmi une multitude de titres déjà sortis sur le thème de la guerre.

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    Une ambiance glaciale

    Des campagnes solo d’une grande qualité


    La plupart des joueurs commenceront par la campagne solo ou plutôt les campagnes et pour le coup on peut dire qu’il y a de quoi avec cette édition complète avec plus de 30 missions à découvrir. Celles-ci sont intégrées dans cinq axes narratifs distincts.

    L’aventure démarre avec la campagne de Polonia, cette dernière se retrouve occupée au lendemain de la Grande Guerre mais un mouvement de résistance continue le combat dans l’espoir de rendre sa souveraineté à la nation, vous suivrez l’épopée d’Anna qui va prendre en main cette résistance en compagnie de son compagnon de toujours, son ours.

    Une fois la campagne de Polonia bouclée, vous prendrez part à celle de Rusviet, l’agitation gronde dans le Tsarat de Rusviet, le pays est au bord de la révolution et cette situation empire lorsque l’on apprend qu’une cabale internationale s’efforce de plonger l’Europe à nouveau dans la guerre. C’est surtout dans cette campagne et ses missions que l’on prend conscience de la technologie Mecha et de sa puissance. Des personnages connus dans notre histoire feront leur apparition comme Tesla qui est le plus grand scientifique à l’origine des technologies militaires du jeu ou encore Rasputin qui sera aussi au cœur de cette histoire.

    La campagne de Saxonie nous entraîne dans un empire en déclin alors que des forces invisibles complotent pour renverser l’empereur. Cette nation demeure la plus influente d’Europe avec une industrie puissante et une grosse culture militaire. Un peu perdants à la fin de la Grande Guerre et de ce fait humiliés, les élites et l’aristocratie ne voient pas d’un bon œil la paix imposée par le Kaiser (empereur). La Saxonie vous fera découvrir des unités/Mechas où la puissance et le blindage sont au-dessus de la Polonia et de la Rusviet. Ceci dit, puissance ou non, dans Iron Harvest il y a toujours une unité pour en défaire une autre et c’est d’ailleurs pour cela qu’on parle d’un jeu de stratégie.

    La campagne d’Usonia (équivalent aux Etats-Unis) vous conduira dans des environnements différents, l’action se déroule essentiellement en Arabie sur le sable chaud. Alors que les tensions s’exacerbent dans une Europe ravagée par la guerre, l’Union américaine d’Usonia cherche à étendre son influence et à s’imposer en tant que nouvelle superpuissance mondiale. Cette faction permet aux joueurs de découvrir pour la première fois des unités volantes.

    On terminera le jeu en solo avec la Rusviet Revolution qui présente une autre réalité alternative où la révolution Russe n’a pas eu lieu près de 100 ans avant mais qui éclate en 1920. Dans tout le pays, les révolutionnaires s’en prennent aux fidèles du Tsar. Une courte “campagne” en 4 missions qui n’apporte pas grand chose en terme de contenus mais qui permet de prolonger un peu le plaisir du jeu.

    Toutes ces campagnes, missions, nous montrent les motivations de chaque nation, avec la violence, les manipulations politiques, les complots et les trahisons qui font monter les conflits très vite et un peu partout sur le globe. Les histoires sont très bien menées et donnent toujours envie d’avancer. Cette construction de campagnes permet d’accrocher le joueur et demeure une grande force de Iron Harvest 1920+.
    A ceci s’ajoute une certaine variété dans les missions avec du classique construction/création d’unités/défenses/conquêtes à des missions d'infiltration, escorte de train, secourir un village, tenir une position … Il y a de quoi s’amuser sans jamais s’ennuyer.

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    Un univers palpitant

    Du solo mais pas seulement …


    Avant de parler des autres possibilités de jeu d’Iron Harvest, parlons un peu de l’étendue stratégique. Nous ne sommes pas sur un Age of Empires avec des dizaines et des dizaines de batiments à construire, on reste sur une gestion minimaliste de base avec un QG, un camp militaire et un atelier pour les mechas qui sont à peu de choses près ce qu’il est nécessaire d’avoir. A ceci s’ajoute barbelés, bunker, sac de sable pour les défenses.
    Il faudra aussi conquérir mines de fer et puits de pétrole pour gagner des ressources afin de pouvoir gérer construction et production d'unités.
    Si vous avez déjà pu mettre la main sur Company of Heroes, les mécaniques de gameplay sont très similaires voire identiques, ceci n’est pas un point négatif tant ce jeu reste une référence dans le domaine des STR.

    C’est plutôt dans la variété de ses unités et de ses héros que nous croiserons, au fil de l’aventure, que la partie stratégique va se mettre en place. On dispose d’unités humaines allant du simple fusilier, au mitrailleur, au médecin et au soldat du génie pour gérer les constructions et réparer les unités mécaniques ainsi que les bâtiments. Les héros, très attachants au passage (grâce à des histoires très bien menées) auront tous leurs particularités/compétences et même bien souvent un compagnon.
    Mais parlons des Mechas, ils sont redoutables même si ils ont tout de même leur point faible. Dans cette vision dystopique de l’histoire, il n’y a pas de chars de combat mais des Mechas bien plus supérieurs, certains mitraillent, d’autres bombardent, enflamment, écrasent … On aura tendance à miser sur la force de ces colosses pour vaincre les ennemis.

    Une fois les missions solo terminées (ou non), comme tout bon jeu de stratégie qui se respecte, le joueur aura la possibilité de se rendre sur le champ de bataille dans des parties soit en ligne contre d’autres joueurs, soit en local façon escarmouches. Des parties bien entendu configurables avec le choix des factions, de l’objectif de victoire, d’une limite de temps, des ressources de départ, etc… Jusque là rien de bien nouveau pour le genre mais on a de quoi rendre la durée de vie du jeu illimitée.

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    Des unités de combat puissantes

    Et sous le capot ?


    Variés dans ses contenus, on l’aura compris, Iron Harvest 1920+ promet de belles heures de jeu. Cependant tout n’est pas rose même si on profite de toutes les améliorations/DLC sortis depuis un an. Sur PS5, je peux déjà déplorer quelques plantages du jeu en pleine mission, ceci est très énervant d’autant plus que les sauvegardes automatiques ne sont pas très fréquentes. Il faudra donc penser à effectuer de temps en temps une petite sauvegarde manuelle pour éviter de perdre pas mal de dizaines de minutes de jeu.

    A ceci s'ajoutent des graphismes un peu datés in game, des textures pas géniales du tout surtout quand on s’amuse à zoomer un peu trop près des personnages. Les cinématiques à contrario s’en sortent plutôt bien. Au niveau de l’ambiance sonore on a la possibilité de choisir les voix d'origine des nations, sympa au premier abord mais à la moindre sélection d’unités, on a le droit aux mêmes phrases et surtout dans une tonalité assez désagréable. Sinon pour le reste, la musique quoiqu’un peu trop en retrait (dommage car elle est de bonne facture) fait bien le boulot ainsi que les bruitages (tirs, explosions…) qui collent parfaitement à l’ambiance du jeu de King Art Games.

    Je vais clôturer ce test en parlant du gameplay car c’est un sujet primordial puisque l’on parle d’un STR porté sur console. Alors oui le mélange clavier/souris reste une évidence pour le genre mais ici le travail est bien fait, il faut tout de même un certain temps pour appréhender les commandes. Les sticks permettent de se déplacer sur la carte, de zoomer/dézoomer ou encore tourner la caméra. Les touches , , , permettent de gérer des actions rapides, le pavé tactile permet d’afficher la carte. Un appui sur permet de centrer la caméra sur la ou les unités sélectionnées. et permettent de sélectionner et switcher entre les unités disponibles (un appui long permettra la sélection de toute votre armée). Il faut avouer que pour sélectionner des unités spécifiques, l’exercice demeure assez compliqué tout comme gérer certains déplacements. Il faudra pas mal d’heures pour s’en accoutumer. Cela dit, le tout passe très bien une fois qu’on a pris le temps d’appréhender le gameplay.
    On peut dire que dans l’ensemble, le jeu propose suffisamment de quoi trouver son public sur PlayStation, avec son ambiance, son histoire et une richesse de contenus appréciables.

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    L'œuvre de Jakub Różalski

     




    Test Iron Harvest Complete Edition - 8 minutes de lecture