Note du test 7/10En conclusion :

Maid Of Sker est une bonne petite surprise de cet été dans le paysage du survival-horror. Même s’il n’est pas sans rappeler Outlast notamment dans le côté vulnérable de son protagoniste principal, il se démarque par sa mécanique basée autour du bruit que Thomas peut faire et la gestion de sa respiration. De bons moments viennent auréoler une aventure plutôt bien ficelée dans des décors aux graphismes de bonne qualité et à la direction artistique soignée. L’ambiance pesante à souhait est un pilier du jeu et la bande son composée de chants envoûtants tranche avec le silence malsain de Sker Hotel. Dommage que l’I.A. soit parfois défaillante et que certains passages rallongent faussement la durée de vie. Pour les fans du genre !

Les plus

L’ambiance pesante
La mécanique basée sur le son
La voix de Tia Kalmura
Le folklore gallois dont le jeu est inspiré

Les moins

I.A. parfois ingérable
Fausse difficulté de temps en temps
Temps de chargements

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    ReleaseForBurial


  • ps4

    Maid of Sker
    Editeur et Developpeur : Wales Interactive
    Genre : Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 28 juillet 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Maid of Sker

    Publié le mercredi 05 août 2020 à 21h22 par ReleaseForBurial
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    Après de récentes sorties à base de films interactifs comme The Complex ou Late Shift, les Gallois de Wales Interactive reviennent avec un survival horror plus classique revisitant certaines légendes du pays. Frissons garantis.

     

    Bienvenue au club Maid


    Développé par le studio et deux de ses fondateurs, Maid Of Sker est inspiré de la véritable histoire d’Elizabeth Williams qui a vécu à la fin du 19ème siècle dans la demeure de Sker et qui d’après la légende y serait morte de chagrin dans sa chambre, séquestrée par un père qui ne voulait pas qu’elle puisse se marier avec son amoureux.
    La demeure est supposément d’ailleurs toujours hantée du fantôme de la jeune femme tourmentée.
    Le roman de Robert Doddridge Blackmore, The Maid Of Sker (Y Ferch O’r Sger en gallois) paru en 1872 a également été une source d’inspiration pour une partie du jeu et qui a aussi contribué à rendre la demeure célèbre.

    Nous voilà donc plongé en 1898, on se glisse dans la peau de Thomas Evans, musicien talentueux qui se rend de suite auprès de sa dulcinée Elizabeth Williams, en difficulté dans la demeure de son père, le Sker Hotel.
    Après une arrivée sur place en train et une marche dans les bois, on comprend vite que nous ne sommes pas les bienvenus, Elizabeth notre bien-aimée se cachant dans la maison, apeurée par le comportement de son père qui veut lui faire chanter une étrange mélodie et ses comparses qui semblent être devenus fous à cause d’un air curieux, ne communiquant avec nous que par téléphones éparpillés dans la maison.

    L’ambiance qui se dégage du lieu est tout de suite pesante, le silence est étouffant et vous découvrez que cette absence de sons est la volonté du père d’Elizabeth et que la demeure cache quelque chose de surnaturel. Serait-elle hantée ?

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    Une fine gestion de la lumière. Classique mais efficace !

    Sker-y Movie


    Maid Of Sker démarre de manière très classique, non sans rappeler un peu l’intro du Dracula de Coppola, notre personnage faisant son arrivée en train, une lettre expliquant sa relation avec Elizabeth et ce qui le motive à venir auprès d’elle avant de basculer dans l’horreur. Un côté romantique indéniable et quasiment impossible à enlever à cette période historique.
    L’ambiance victorienne et gothique de la fin du 19ème siècle est très agréable et l’immersion se fait rapidement.

    Même si les premières minutes du jeu sont très calmes, l’horreur et l’effroi ne tardent pas à nous saisir dès que l’on fait les premiers pas dans la maison et dès la rencontre des premiers ennuis et ennemis... on découvre vite d’ailleurs la particularité de ceux-ci !

    Maid Of Sker n’est pas sans rappeler des survivals tels que Outlast avec sa vue subjective mais aussi pour l'absence totale d’armes en possession du personnage que l’on incarne. Seul un étrange appareil servant de répulsif d’une brève durée est utilisé. Quelques soins seront dispersés dans la maison.

    On a le droit ici à un vrai survival dans lequel la discrétion est de mise et dans laquelle la confrontation est à bannir et la fuite bien souvent la seule solution viable.

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    Oui, c'est glauque...

    Ne pas se ri-Sker à faire du bruit


    Malgré la présence de surnaturel dans l’histoire, la menace vient bien d’humains obsédés par le silence après avoir entendu apparemment un chant bien particulier.
    Ces humains, nos ennemis, ont comme particularité d’être aveugles, leur tête recouverte de bandages ou d’une sorte de toile de jute les privant du sens de la vue.
    Par contre, ils ne supportent plus aucun bruit et c’est ce qui les attirera vers vous, le silence, comme dit précédemment, régnant sur tout le domaine.

    Le maniement de Thomas se fait donc en conséquence. On est en droit de se dire au tout début du jeu qu’il est très lent à déplacer et se fatigue très vite en courant mais on comprend surtout qu’en faisant cela, il est bruyant !
    Le sel du jeu est là et se mouvoir demande beaucoup de prudence et des pattes de velours. On privilégie bien souvent le déplacement accroupi tellement dans un univers de silence, le moindre pas peut paraître assourdissant.
    D’ailleurs, en dehors du fait de voir nos ennemis errer dans les couloirs, leur présence nous est constamment rappelée par le bruit de leurs pas, de quoi faire bien monter la pression lorsque l’on pense souffler un peu et que l’on entend quelqu’un s’approcher.

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    Une vision atypique et tellement réussie !

    Au bal ma-Sker


    Thomas n’aura vraiment que deux solutions autre que la fuite pour tenter de ne pas se faire prendre.
    La première est de retenir son souffle et c’est de loin la mécanique la plus plaisante du jeu. Thomas peut joindre ses mains sur sa bouche afin de bloquer sa respiration, non sans finir par s’asphyxier et donc devoir reprendre son souffle bruyamment. Donc impossible de rester caché de manière statique pour une période trop longue.
    Cette mécanique autour du souffle aura d’autres utilisations cruciales pour éviter les ennuis.

    La seconde est un étrange appareil qui produit un chant de femme qui paralyse temporairement les silencieux, ce qui permet à l’occasion de se sortir de mauvais moments. Comme dans tout bon survival, les recharges de cet appareil seront très limitées et donc son utilisation se fera avec parcimonie.

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    Comme un sentiment de déjà-vu...

     

    Hey ! Minute Maid


    Maid of Sker est donc un vrai survival et sa difficulté réside dans les choses énoncées plus tôt mais également à travers son cheminement labyrinthique. L’hôtel Sker est gigantesque et on traverse un grand nombre de pièces et d’endroits qui nous conduisent à la résolution des énigmes et la localisation des divers objets nécessaires à notre réussite.
    Le level-design est soigné et c’est un « plaisir » de se retrouver piégés dans ces murs. On regrette juste quelques puzzles un peu longs qui ralentissent fortement l’avancement avec cette impression de n’être juste là que pour... ralentir le joueur.
    D’autres sont extrêmement bien pensés et plongent Thomas justement un peu plus loin dans sa psyché et l’analyse des événements qui se déroulent devant lui.

    Autre reproche que l’on peut avoir et qui est ouvrent inhérent au genre survival, c’est l’équilibrage de l’I.A.
    Celle-ci peut être carrément à la ramasse et certaines situations agacent. On peut se retrouver à être détecté par un ennemi qui se trouve deux ou trois pièces plus loin sans pour autant se faire repérer par celui présent à même pas deux mètres de soi, de quoi devenir chèvre…

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    Une DA soignée.

    Un bon di-Sker ?


    Le jeu de Wales Interactive est basé sur du folklore gallois et ils en profitent pour donner leur interprétation de titres de chants traditionnels du pays.
    Même si le silence règne sur Sker, ces partitions font régulièrement leur apparition via des enregistrements et sont interprétées par Tia Kalmura, une compositrice, chanteuse et multi instrumentiste.

    Pour les plus curieux, voilà les titres réarrangés par l’artiste pour l’occasion : Calon Lân, signifiant A Pure Heart; Suo-Gân, qui se traduit Welsh Lullaby; et Ar Hyd Y Nos qui signifie All Through The Night. Ces versions valent vraiment le coup, jetez-y une oreille.

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    Le principe expliqué en une image...




    Test Maid of Sker - 6 minutes de lecture