Note du test 10/10En conclusion :

The Last of Us Part I reste une expérience unique et ce même avec les presque 10 années qui séparent sa première sortie sur PS3. Au-delà de la technique exemplaire, l’histoire nous fait toujours vibrer et la fin (même après avoir fait le jeu 4 fois) procure toujours ce petit frisson d’autant plus que maintenant nous savons ce qui nous attend avec Part II. Le jeu a été sublimé pour cette version PS5, que ce soit sur la partie sonore (son 3D) que sur le gameplay qui se rapproche de celui de Part II et bien évidemment au niveau des graphismes, des animations, des explosions … Ceux qui n’ont jamais tenté l’expérience pourront découvrir la version ultime de TLOU et pour les autres, ce sera toujours un plaisir ! Seul bémol, le prix excessif pour un jeu déjà sorti sur deux générations de consoles.

Les plus

Une aventure toujours aussi prenante
Un plaisir de jeu encore décuplé avec toutes les améliorations techniques
Toujours cette bande son vibrante signée Gustavo Santaolalla
Temps de chargement disparu
La DualSense bien utilisée
L’amélioration du son
Les expressions faciales au niveau de TLOU2
Les graphismes sublimés
Les options d’accessibilités

Les moins

Le prix
Adios le multi

  • Image personnalisée de votre compte
    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    The Last of Us : Part 1
    Editeur : Playstation Studios
    Développeur : Naughty Dog
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 02 septembre 2022
    Trophées : Oui
    Support


    Test The Last of Us : Part 1

    Publié le mardi 20 septembre 2022 à 09h28 par Fourcherman
    Partager sur

    Voilà presque 10 ans que les joueurs PlayStation ont pu découvrir sur PS3 l’œuvre monumentale de Naughty Dog, j’ai nommé The Last of Us. Depuis, la licence n’a cessé de se faire un nom avec un Remaster sur PS4, une suite intitulée Part II qui aura marqué à tout jamais bon nombre de joueurs, une série en préparation, un vaste mode multijoueur en 2023 et aujourd’hui ce remake pour PS5, et on parle bien d’un remake subtilement appelé Part I. Prêts à replonger dans l’incroyable histoire d’Ellie et Joel ?

     

    Un peu d'histoire


    A la sortie de Uncharted 2 et alors que le 3 est déjà en production, une partie du studio planche déjà sur un nouveau projet, prenant place dans un monde post-apocalyptique. Alors que la tradition aurait voulu que la prochaine licence de Naughty Dog soit développée pour la console next-gen (NDLR. Crash Bandicoot sur PlayStation 1, Jak & Daxter sur la 2 et enfin Uncharted sur la 3) voilà contre toute attente que le jeu verra le jour sur la PlayStation 3 également.
    Pressenti pour être le renouveau du survival horror, le studio et son co-directeur, Christophe Balestra refusent pourtant catégoriquement cette affiliation. Alors même si les personnes infectées dans le jeu sont effrayantes et que le héros du jeu est bien seul et peu préparé pour les affronter, The Last Of Us est avant tout une aventure humaine, une belle histoire entre un homme rongé par son passé et tentant de survivre à une infection qui a décimé la population et une jeune fille un peu naïve, qui a perdu aussi beaucoup et qui on l'apprend très vite, est immunisée contre l'infection.

    Responsive image
    Deux personnages à jamais inscrits dans l'histoire du JV

    Première rencontre


    Après une introduction qui nous permet d'apprendre une partie du passé de Joel, l'histoire nous emmène 20 ans après le début de l'épidémie qui a infecté les États Unis. Les villes ne sont plus que ruines et pourrissent lentement alors que la nature reprend ses droits, envahissant les rues, les immeubles, absorbant les vestiges d'une civilisation qui est également tombée en ruine. La loi du plus fort. L'homme sous une de ses formes les plus primitives, adepte du "tuer ou être tué". Une violence au quotidien qui poussent certains à tenter de s'en sortir autrement. Joel est l'un de ceux-là. Cherchant des armes pour pouvoir se défendre, lui et son amie Tess vont bientôt se retrouver à essayer de faire sortir de la ville, Ellie, jeune fille qui pourrait bien être le "salut de l'humanité" et la conduire aux Lucioles, une faction qui tente de trouver une solution à l'infection et surtout qui s'oppose aux autorités en place.

    Voilà pour les grandes lignes. L'histoire racontée dans The Last Of Us prouve que le jeu vidéo est un média qui permet de beaux récits et aussi qu'il est un élément clé de la réussite du soft. The Last Of Us nous conte vraiment une histoire dure, tragique, dans laquelle deux êtres humains se rapprochent malgré leurs différents/différences, afin de survivre dans un monde à l'ordre bouleversé.
    Le duo Joel/Ellie fonctionne à merveille, évoluant au fur et à mesure, le lien entre les deux personnages rendant l'implication du joueur encore plus forte, presque comme un ange gardien, car on a envie de les voir s'en sortir.
    On sent le gros travail du studio et des acteurs dans la conception et la capture des émotions des protagonistes, tout étant d'une justesse rarement vu dans le jeu vidéo, jusque dans les PNJ croisés tout au long du titre.
    Sur ce point là donc, Naughty Dog a réussi son coup.

    Responsive image
    Une aventure qui laisse obligatoirement songeur

    À la conquête de l'Ouest


    Avec Uncharted, Naughty Dog nous a démontré son savoir faire en termes de level-design et de graphismes à couper le souffle. Avec The Last Of Us, le studio nous en met encore une fois plein les yeux.
    Le point fort est sans aucun doute la gestion de la lumière. En effet, il n'y a plus d'électricité, plus d'éclairage public, plus aucune autre source de lumière que le soleil, les bougies ou les lampes torches. On aurait pu croire le jeu constamment plongé dans les ténèbres, mais le studio à su apporter la lumière un peu partout grâce à des ouvertures dans les immeubles, des matières aussi qui reflètent endorment la lumière ou il en amène artificiellement grâce à des torches, des feux, etc... Les passages dans l'obscurité totale ont encore plus d'impact, augmentant le sentiment d'angoisse, d'oppression sur le joueur plus que si le jeu s'était totalement déroulé dans l'obscurité. On devine des ombres, des choses tapies dans le noir, à la recherche de la sortie au risque de suffoquer dans ses ténèbres poisseuses.

    Le level-design est tout simplement superbe. Que ce soit en ville ou bien en pleine nature, les niveaux sont immenses, d'une beauté époustouflante, et plus d'une fois on s'arrêtera pour tout simplement admirer les décors splendides de nature luxuriante, ou devant les détails des bâtiments en partie rongés par les plantes et la rouille. Le réalisme est à son paroxysme avec ce remake haut en couleurs. Le jeu se déroulant sur quatre saisons, chacune d´entre elles amènera son lot d'émerveillement.
    La construction de certaines zones offriront nombre de cheminements possibles pour se faufiler ou bien prendre par surprise les antagonistes, laissant le choix au joueur de mener ses deux survivants comme bon lui semble à travers les niveaux.

    Responsive image
    Tous les moyens sont bons pour survivre

    Guide de survie


    Même si le jeu n'est pas un survival, son gameplay s'en ressent quand même. Tout au long de son développement, on a beaucoup comparé physiquement Joel et Nathan Drake. Oui, on pourrait facilement voir en lui un Nathan fatigué, vieilli, mais la comparaison se termine à ces aspects physiques.
    Joel n'est pas Nathan. Il ne saute pas partout, ne court pas sans arrêt et surtout n'a pas sa résistance lors des combats. Il est un survivant, pas un aventurier. Alors le gameplay n'est pas celui d'un jeu d'action/aventure. Bien sûr Joel manie des armes et sait taper avec force, mais manette en main, on sent bien que ce n'est pas naturel pour lui. On passera plus de temps à chercher des solutions alternatives aux combats, en se faufilant, en se cachant, en rusant et à bricoler des armes de défenses grâce à un système de craft bien penser et relevant le côté survie du jeu.
    C'est d'ailleurs la grande force de ce gameplay, cette possibilité d'opter pour l'approche frontal, bien souvent vouée à l'échec, les munitions étant rares, les armes par destinations fragiles, tout comme Joel, ou bien en avançant à couvert, caché, à l'écoute du moindre bruit, courant pour se faufiler dans le dos d'un ennemi occupé ailleurs. L'utilisation d'ailleurs de l'ouïe pour repérer les ennemis alentour est essentielle pour planifier ses moindres mouvements et déplacements. La présence de PNJ permet aussi d'étoffer encore toutes ses possibilités.
    Les ennemis rencontrés ne sont pas grandement variés, mais l'Intelligence Artificielle (IA) est vraiment bonne. D'un côté, on a les infectés, les plus imprévisibles, rendus aveugles par le cordyceps, leur visage transformé en sorte de gros coquillage, ils se repèrent aux sons et malgré des mouvements saccadés et basiques se montrent redoutables et mortels.
    Et les humains, perfides, violents, se concertant pour encercler Joel et Ellie, les prendre à revers, les piéger... Des êtres intelligents, esclaves de leur propre violence. Déshumanisés.

    Responsive image
    Des phases de gunfights toujours intenses

    La mort silencieuse


    Le son dans The Last Of Us est un élément clé, voir capital. Rarement dans un soft, il n'aura été aussi important.
    On soulignera en premier déjà, la musique créée par Gustavo Santaolalla, qui a signé la b.o. de Carnets de Voyage ou encore Babel, qui sublime certains passages du jeu (attendez d'arriver à l'hôpital...) ou renforce encore plus la désolation des villes, l'impression que peu d'espoir semble subsister pour l'espèce humaine. La musique se fera discrète tout au long du parcours, mais à chaque fois sonnera juste.
    Maintenant, le "son" en lui-même. Dans un monde sans voitures, sans avions, sans aucune source de bruits générée par la technologie, le moindre son résonne, amplifié par les murs des immeubles, les espaces vides. Les infectés d'ailleurs ne se repèrent qu'à ça, et les humains seront assez malins pour se cacher et tromper l'ouïe des personnages. On lancera briques et canettes en verre pour les tromper et les amener là où on veut, mais on sera aussi repéré aux moindres bruits émis, par les coups de feu (comme quoi les armes à feu ne se montreront que rarement vos amies) ou objets renversés.
    Il faudra savoir être discret pour survivre.

    Responsive image
    Left Behind restera toujours une belle balade entre amies

    The Left Behind


    Attention, ce paragraphe peut contenir de nombreux spoilers pour ceux qui n'ont pas encore joué à The Last Of Us.
    En 2013, Naughty Dog a sorti The Last Of Us, mélange d'action, aventure et survie dans un monde où un drôle de virus, le cordyceps, a décimé la majeure partie du monde et ayant transformé l'autre partie en monstres à coquillages.
    Aventure passionnante et captivante, le jeu portait surtout une magnifique aventure humaine entre Joel et Ellie, l'un baroudeur et père ayant tout perdu lors du déclenchement des événements et Ellie, fille ayant peut être en elle la solution au virus, vu qu'elle a été mordue et ne s'est jamais transformée.
    On apprenait d'ailleurs à un moment du jeu qu'Ellie n'était pas seule lorsqu'elle a été mordue.
    Vous l'aurez compris, Left Behind propose de lever le voile sur cette période de la vie d'Ellie, mais pas seulement.

    Left Behind est juste un moyen de se replonger quelques heures (le DLC peut être bouclé en moins de 4 heures) dans le passé d'Ellie et dans une partie omise du jeu principal et d'inclure plein de moments d'innocence perdue, de plaisirs simples que ce soit à travers un tour en manège, ou encore une séance en photomaton, ou bien encore cette partie de jeu de combat atypique. Left Behind passe en revue une bonne partie des mécaniques du jeu, à savoir les agressions des rôdeurs, les infiltrations entre des claqueurs prêts à bondir au moindre bruit, mais aussi des moments intenses comme la scène finale du DLC. Et puis, il y a cette page de la vie d'Ellie que l'on découvre, et qui renforce l'image à la fois douce et dure de cette gamine qui ne demandait qu'à vivre.

    Responsive image
    Toujours une ambiance de folie

    Presque 10 ans après sa sortie PS3

    Voilà un remake qui profite de tout ce que la PS5 nous procure de meilleur depuis sa sortie il y a presque deux ans. Ce qui marque dans un premier temps, pour avoir joué aux versions passées, c’est évidemment les temps de chargement quasi inexistants, c’est toujours un vrai plus maintenant qu’on y a goûté sur pas mal d’autres jeux. Puis c’est la claque en découvrant les graphismes, les effets de lumières, les visages, tout a été retravaillé pour sublimer le jeu et délivrer une expérience de jeu encore plus poussée aux joueurs. Alors oui, ceux qui ont déjà joué à Part II seront sans doute moins bluffés mais il faut avouer que l’histoire magique entre Ellie et Joel couplée à des graphismes modernes ne peut laisser indifférent. Tout devient plus réaliste, les explosions, les impacts de balles, le feu, les dommages causés sur les adversaires (bras arrachés, têtes explosées), le sang se propage également sur le sol petit à petit comme dans Part II, ce qui fait toujours son petit effet.
     

    Evidemment la qualité graphique est épaulé par une bande son toujours aussi folle que ce soit au niveau des musiques signées Gustavo Santaolalla que les bruitages qui profitent d’un son 3D impressionnant (si vous avez l’équipement bien sûr). 

    Au niveau des contenus, commençons par préciser que le multi n’existe pas sur cette version, cependant les fans pourront se réjouir avec une multitudes de bonus, de paramétrage comme un mode speedrun, des options de jeu (balles illimitées, matériaux illimités…), des skins, des reportages … Tout un tas de choses qui peuvent faire varier l’expérience de jeu une fois le premier run fini mais aussi nous régaler la rétine. On ne peut également que saluer le travail exemplaire sur les options d’accessibilité que propose le jeu à l’image de Part II.

    Le gameplay a été revu lui aussi mais reste néanmoins en dessous de Part II, on sent tout de même que le jeu date dans ses mécaniques mais le travail fait sur tous les autres points est exemplaire. On regrette juste le tarif un peu excessif.

    Un sentiment mitigé demeure tout de même, d'un côté revivre cette magnifique épopée aux commandes de Joel est magistrale. Mais pour un jeu sorti sur PS5 il y a peu, la copie PS4 de The Last of Us Part II est largement supérieur et offre plus de grandiose, suite oblige. Une  sensation étrange de jouer à  un nouveau jeu mais avec une technique remise au goût du jour certes, mais avec un gameplay ancien. Attention la réalisation bien plus supérieur à un coup de polish permet de mettre dans la continuité les deux épisodes en attendant une 3ème  partie, on l'espère  avec impatience. Un remake donc mais aux couleurs du remaster sur certains points.

     




    Test The Last of Us : Part 1 - 10 minutes de lecture