Marvel vs. Capcom Infinite

 

Un an après la sortie  de la remasterisation d’Ultimate Marvel Vs Capcom,  la licence la plus « sucré – salé » de l’univers de la castagne virtuelle revient avec un Marvel vs .Capcom Infinite qui cherche à séduire le plus grand nombre.

Bienvenue dans cet univers barré !

Du pur arcade pour des geeks par des geeks

Ne tournons pas autour du pot inutilement. En jouant à un jeu de cette licence à quoi vous attendez vous ? Si vous vous attendez à  un jeu capable de détrôner Street Fighter en tant que référence de l’e-sport désolé nous avons une mauvaise nouvelle pour vous…

Par contre si vous vous attendiez à un jeu « barré », coloré, dynamique voir très nerveux alors vous allez être repu par ce doux mélange qui vous est offert. Avec son casting de 30 personnages, moitié Capcom – moitié Marvel, directement accessible dès le lancement du jeu. On peut néanmoins être un peu déçu quand on constate que le précédent opus faisait combattre 50 personnages.

Bien sûr nous aurons droit à quelques DLC, on commence malheureusement à  être habitué, mais néanmoins cela n’est pas aussi frustrant que cela peut l’être pour un Street Fighter V ou un Injustice 2 qui vous nargue en vous présentant le personnage grisé ou pire avec la petite icône permettant de l’acheter.

Si ce chapitre est intitulé « du pur arcade pour des geeks par des geeks » cela est ainsi due à son efficacité de mise en œuvre qui est ainsi parfaite pour jouer en soirée. Le côté geek se retrouve clairement au sein de la liste de personnages qui est variée et folle :

Arthur, Captain America, Captain Marvel, Chris Redfield, Chun-Li, Dante, Doctor Strange, Dormammu, Firebrand, Frank West, Gamora, Ghost Rider, Haggar, Hawkeye, Hulk, Iron Man, Jedah, Mega Man X, Morrigan, Nemesis, Nova, Rocket Racoon, Ryu, Spencer, Spider-Man, Strider, Thanos, Thor, Ultron, Zero

On peut observer que les développeurs se sont ainsi fait plaisir dans le choix des personnages et cela se ressent dans la réalisation qui essaye de faire honneur au style des personnages que ce soit dans leurs comportements physiques ainsi que dans leurs  caractères.

On notera néanmoins l’absence de personnages phares tels que Wolverine, Ken etc.. qui auraient été plus judicieux que d’autres choix.

Des rencontres improbables

Vous rêviez de voir Rocket Racoon lancer une vanne à Chris Redfield ? C’est possible avec ce jeu.

C’est là que l’on voit le plaisir qui a été pris par l’équipe de réalisation car les personnages sont ainsi rendus avec honneur. On retrouve la désinvolture de Dante, l’humour caustique de Rocket Racoon, l’héroïsme « brute » de Thor dans les combats mais surtout dans le scénario solo. Autant vous dire qu’il ne mérite pas un prix d’écriture mais c’est du fan service et il le fait bien. C’est plaisant car même si le casting est loufoque, le scénario maladroit (car on est lancé directement dans l’action sans réelle explication) , il en devient crédible de par l’affectif qui s’en dégage. Bien sûr il faut être bon public mais c’est ce que le jeu vise : faire plaisir au plus grand nombre.

Le gros point fort de ce jeu est indubitablement le casting qui permet de contenter énormément de monde malgré des absences notables.  Sortez le jeu en soirée et vous allez faire plaisir à votre petit neveu qui adore Iron Man depuis qu’il a vu les films tout comme vous allez faire verser une larme a son père quand il pourra manipuler Megaman ou Arthur de Gouls and Ghost (qui est extrêmement bien rendu, notamment dans son animation). Par contre c’est vous qui allez pleurer quand un joueur expérimenté prendra Ryu car les coups seront fortement similaires mais surtout vous serez furieux quand vous verrez votre neveu vous mettre une déculotté avec Spiderman qu’il a choisi juste parce qu’il aime bien le personnage.

 

Là on touche un point important et un problème qui rend le jeu caduc pour l’e-sport : l’équilibrage des personnages. Quand vous prenez un jeu de combat qui se veut rapide vous mettez de côté très souvent les plus lents. Cela peut s’équilibrer assez facilement en augmentant la force des dits personnages lents face aux personnages rapides tant que l’écart n’est pas trop large mais que se passe t’il quand vous prenez un personnage plus rapide que la moyenne mais aussi plus fort ? Vous obtenez rapidement un jeu déséquilibré et c’est le cas avec Spiderman par exemple.

Qu'il est moche celui là

Un excellent jeu pour étalonner votre écran

Au niveau de la réalisation le jeu est rapide, fluide et efficace. Cela est clairement une belle réussite ! Néanmoins le choix artistique laisse un gout de « trop » ou « trop peu » par moment.  Pour expliquer cela on peut dire que l’on ressent la passion de l’équipe de réalisation quand on voit les arènes proposées, le wakanda par exemple est superbe ! De par le scénario on a droit à des mélanges des deux univers qui se marient très bien. Pour autant, cette réalisation est recouverte de couleurs flashy à la limite du néon très années 80. Cela n’est pas une mauvaise idée mais on frôle l’indigestion quand nos combattants déversent des tonnes de couleurs dans une arène digne du film Kung Fury. C’est là qu’intervient le « trop ».

Le trop peu lui par contre intervient plus au niveau du visage des personnages. Certains sont réussis comme Dante mais d’autres tels que Chris Redfield sont limites, c’est d’autant plus dommage quand on sait le buzz qu’avait généré les premiers leaks concernant le visage de Chun Lee.

Il est vrai que pour un jeu de combat ces points là ne sont pas les plus importants mais néanmoins dans le mode solo cela saute aux yeux et du coup casse un peu l’immersion dans cet univers déjanté.

Des combats nerveux, rythmés tout en étant plutôt classiques

Les combats, comme on l’a évoqué, sont fluides et rythmés de manière efficace. On notera néanmoins le bémol concernant le déséquilibre mais concernant la prise en main le jeu est extrêmement efficace. Il suffit ainsi de marteler les 4 boutons pour effectuer des enchainements fluides et efficaces. Les hypers combos quand à eux sont dans la lignée de ce genre  de rixe vidéo-ludique, ils sont donc impressionnants même si certains sont classiques par habitudes.

Les gemmes de l’infinie sont bien entendues présentes et chaque joueur est amené à en sélectionner une juste après avoir choisi son duo de combattants. Elles apportent un bonus non négligeable une fois maitrisée mais autant vous dire qu’en soirée, personne ne va prendre le temps de lire et comprendre à quoi elles servent. Du coup leur existence  est un peu « batarde » car le jeu étant plus casual que vraiment pro gamer, leur utilisation va donc dépendre du hasard que vraiment du timing qui pourtant peut être très efficace pour retourner un match.

Trailer de lancement