Styx: Shards of Darkness

 

Apparu tout d’abord dans Of Orcs And Men, Styx le Gobelin voleur a eu le droit à un premier jeu Styx Master Of Shadows entièrement dédié. Jeu d’infiltration par excellence, il a su imposer son style Heroic-Fantasy dans un genre faisant la part belle à des univers plus futuristes…

Notre maître de l'ombre est de retour

Mis au vert…

Au début de ce nouveau volet, le monde des humains est toujours en guerre contre la Peste Verte, les Gobelins. Styx qui s’était déjà démarqué dans ses précédentes aventures, fait toujours ce qui lui plaît autant, dérober fortunes, trésors et autres aux humains, pour peu que la paix soit intéressante.

Après une petite mission d’introduction servant de didacticiel, le jeu met très vite Styx au milieu d’une crise entre plusieurs races. Teigneux notre gobelin n’a pas dit son dernier mot…

Le scénario de Styx Shards Of Darkness se déroule sur huit missions, chacune divisée en plusieurs parties. Plutôt bien ficelée, même si un peu classique pour de l’Heroic-Fantasy, l’histoire nous fera rencontrer différentes races d’ennemis réagissant toutes différemment.

Level design et ambiance au top

Manettes et Styx/sticks en mains

Styx Shards Of Darkness nous propose donc une aventure basée sur l’infiltration. Assassinats, vols, détournements, le gobelin malicieux est souple dans sa prise en main et beaucoup moins rigide qu’auparavant. Le studio Cyanide a gagné en expérience et nous met aux commandes de Styx avec aisance, déjà car le gameplay, simple et efficace, est bien expliqué et ne demande pas de combinaisons farfelues.

Qui plus est, le personnage répond bien, que ce soit pour se déplacer que pour se cacher ou s'accrocher à des rebords, ou encore se déplacer furtivement. D’ailleurs Styx est capable de tuer depuis un rebord, de se cacher dans des coffres, des armoires et d’attendre sagement sa proie, ou bien éviter des assaillants.

Notre personnage à également la possibilité, une fois dans son repère entre les missions, de redistribuer les points de compétences gagnés dans des compétences classées en cinq catégories. Chacune de ces catégories est ensuite déployée en arbre. Le Clonage permettra d'améliorer la création des clones de Styx, pouvant aller jusqu'à créer un être capable d'effectuer les mêmes actions que Styx lui même, ou tuer les gardes qui rentreront en contact avec lui. Perception permet d'améliorer les capacités auditives et olfactives de Styx. Pouvoir entendre à travers les murs, percevoir les ondes de chaque pas, ou même sentir les ennemis. La Furtivité permet d'améliorer les déplacements, plus silencieux, mieux se cacher dans les ombres, être plus rapide pour éteindre les lumières. Assassinat est relatif à tout ce qui rend Styx encore plus mortel. Tuer depuis un rebord, en atterrissant sur un ennemi, ou en le faisant chuter dans le vide et bien d’autres encore. Enfin, Alchimie permet de créer des potions plus puissantes, de mieux utiliser l’ambre ou encore de créer des pièges d’acide qui permettent de ne laisser aucune trace de ses méfaits.

Vous l'aurez compris, Styx Shards Of Darkness permet une personnalisation de son jeu assez large.

 

Vert-ical Limit

Une chose est remarquable dans le soft de Cyanide, c’est le level design. Sans pour autant être des mondes ouverts, le level design permet une grande liberté dans l’approche de chaque "problème" de chaque mission. Le jeu fourmille de caches, de portes dérobées, de passages sous un toit ou une maison, des cordes qui permettent d’arriver discrètement sous un abri… Les possibilités sont quasiment illimitées si on prend compte le level design ultra permissif et l'évolution du personnage choisie par le joueur.

Qui plus est, les lieux visités dans chaque mission sont variés et permettent un renouveau à chaque mission. On passera ainsi d’un village côtier sur pilotis à des aéronefs, pour continuer dans des donjons.

Seul petit hic, c’est du côté graphique que le jeu pêche un peu. Tournant sur l’Unreal 4, le jeu montre des textures et des couleurs un peu fades et qui auraient méritées un meilleur traitement. Sinon, ça tourne sans cafouiller dans des environnements parfois très sombres et d’autres chargés de détails également.

Styx le pro de l'infiltration

L’union fait la force

Styx propose différents niveaux de difficultés allant du débutant à l’expert de l’infiltration. Plutôt corsés dans son ensemble, il est préférable de commencer petit et de voir par la suite à se mettre à des niveaux supérieurs. Pour ceux appréciant les défis, un système de scoring à la fin de chaque mission permet de voir le nombre de personnes tuées, le temps, les alarmes déclenchées etc… mais aussi la réussite de missions annexes.

Le défi sera de réussir le tout en or, en ne tuant personne, restant furtif ou encore en fouillant toutes les zones à la recherche de trésors entre autre ou encore d'éléments permettant de crafter ses munitions, potions ou pièges.

Enfin, pour ceux qui auront un peu de mal ou qui préfèrent partager leurs aventures, il sera possible de rejoindre la partie d’un autre joueur ou d’en inviter un afin de réaliser les missions à deux.

Trailer de lancement