2Dark

 

Les années 90 ont marqué l’arrivée de franchises cultes dans le monde du jeu vidéo et Alone In the Dark de Frédérick Raynal en fait partie. Il a lancé le genre Survival Horror repris par des jeux tels que Resident Evil et autres Silent Hill.

La papa d’Alone In The Dark et Little Big Adventure, Frédérick Raynal revient aujourd’hui avec 2Dark, un Survival Horror un peu différent des autres productions du même genre.

Le studio Gloomywood, créé par Frederick et trois autres routards du jeu vidéo, avait lancé en octobre 2014 une campagne de financement pour le projet 2Dark. Objectif réussi avec plus de 33000€ collectés sur Ulule. Après plusieurs mois de développement, le jeu est disponible sur Playstation 4 en version digitale et boite.

Smith et sa famille avant le drame

Mais qu’est-ce que 2Dark

 

2Dark nous raconte l’histoire de Smith, un ancien officier de la police criminelle de Gloomywood, qui 7 ans plus tôt, lors d’une virée camping en famille dans la forêt de Silent Mounts Park, a retrouvé sa femme Helen, égorgée et a vu ses deux enfants, Sandra et Martin, 8 et 10 ans, se faire enlever. Traumatisé, Smith apprend que de nouveaux cas de disparitions d’enfants se produisent dans la ville. Il décide d’enquêter pour comprendre et peut être retrouver la trace de ses enfants qu’il croie toujours vivants.

Premier constat, 2Dark se dote d’un moteur maison offrant une vue à la Hotline Miami et  une ambiance old school à base de voxels ou pixel en 3D. C’est sombre, glauque, crade, sanglant, le tout accompagné d’un éclairage fort sympathique. Les développeurs parlent de graphismes minions pour faire passer l’horreur du jeu et c’est le cas.

Samuel Safa a réalisé la bande son du jeu qui offre des thèmes vraiment réussis, évoluant en fonction des actions du joueur.

L'onde du bruit qui peut alerter les ennemis

 

 

Le but de 2Dark


2Dark est un jeu de survie où Smith (qui ressemble étrangement à Frédérick Raynal) doit trouver le moyen, et ce sans aucune indication, de sauver les enfants prisonniers.
Chaque niveau contient un certain nombre d’enfants qu’il faut escorter jusqu’à une zone, la « Way out » du début du niveau. Il faudra recommencer souvent les niveaux car entre les tortionnaires psychopathes, les pièges, le game over se déclenche souvent. Surtout que la sauvegarde dans le jeu fait partie intégrante du survival horror. Je m’explique pour sauvegarder, Frédérick, euh pardon, Smith doit s’allumer une cigarette. Il est donc impossible de gérer plusieurs sauvegardes et si on prend un mauvais embranchement, il faudra recommencer du début. Même chose, si Smith sauvegarde trop, il se met à tousser, alertant ainsi les ennemis.

Explications des combats

Il est vivement recommandé de sauver des enfants par l’infiltration. Même si Smith possède un pistolet et qu’il trouve des armes au corps à corps, le face à face n’est pas évident et comme tout bon jeu de survie, les balles ne sont pas légions. Mieux vaut éviter ou surprendre en tuant furtivement (attaque backstab) les ennemis. Surtout que le bruit est au centre du jeu. Les enfants suivent les traces de Smith, ils décident parfois de ne plus bouger et Smith doit les appeler, s’il le fait trop fort, l’onde de sa voix peut alerter. Il doit aussi faire stopper les enfants si le danger est trop présent. Pour nous aider, des bonbons permettent (oui oui vous avez bien lu) d’appâter les chtis bambins, ou d’activer des leviers et même d’attirer l’attention. Enfin si les enfants sont trop récalcitrants, Smith peut les emmener de force.

On connaît la même chose pour la gestion des déplacements, il faudra veiller à ce que Smith ait toujours des piles de rechange pour sa torche sous peine de se retrouver dans le noir et de par exemple mourir dans un piège. D’un autre côté, il peut se cacher dans les recoins sombres du niveau.

L’inventaire qui peut être assez imposant à l’écran et complexe à gérer indique par sa couleur l’état de visibilité de Smith. Si c’est rouge, attention !

Enfin quelques bugs entachent un peu la progression mais ils devraient être réglés dans de futurs patchs.

Trailer de lancement