Fated

 

Sorti en 2016 sur Oculus et Vive, Fated The Silent Oath était attendu à la fin de cette même année sur nos casques Sony. Arrivé en ce mois de mars 2017 pour finir, qu’est-on en droit d’attendre du jeu ?

Bienvenue dans le monde de Fated

Pas un mot…

Le jeu développé par les québécois de Frima Studio nous glisse dans la peau de Ulfure, un père de famille en train de mourir. Tandis que sa femme est à ses côtés et le veille, une déesse apparaît à notre personnage. Elle veut bien aider Ulfur à revenir à la vie afin qu’il puisse protéger sa famille alors que la fin de leur monde approche, mais il reviendra amputé de sa voix, il ne pourra plus parler.

Malgré ce handicap, il va rester auprès de sa famille qui va se reposer en grande partie sur lui. La communication passera par des hochements de tête même si la plupart du temps, on ne sera qu’auditeur lors des conversations.

L’histoire se déroule à l'époque des vikings, alors que leur monde prend fin avec le réveil des géants, si cher à leur culture.

Trailer de lancement

 

 

Fated The Silent Oath est court… Très court. Moins de deux heures en fait. À l’image d’un film, le jeu concentre tout en enchaînant les séquences. Chasse à l’arc, échappée dans les montagnes aux rênes de chevaux apeurés, résolution d'énigmes, traversée dangereuse d’une montagne emplie d'embûches, bien que brèves, certaines de ces séquences sont intenses et immergent le joueur à fond dans l’univers.

Les sensations sont présentes (notamment dans la montagne), et aucune sensation de Motion Sickness ne s’est faite ressentir. Le réglage de l’angle pour les déplacements latéraux permet en plus de satisfaire n’importe quelle sensibilité.

Malgré cela, la durée de vie du soft donne l’impression que l’on se retrouve en présence d’une démo technique qui met l’eau à la bouche, car le scénario est bien sympa et prenante. En effet, l'émotion est présente et palpable, émanant de cette famille essayant de tenir le coup dans cet apocalypse. Dommage sur ce point. On est encore loin sur la durée pour venir titiller une référence sur VR qu’est devenu RE7.

Une petite balade

Visuellement, le jeu bénéficie de graphisme très cartoonesque, rappelant également des univers proches de comics réalisés par Joe Madureira (Battle Chasers et la série Darksiders) avec des personnages aux caractéristiques physiques disproportionnées. Cela ne choque en rien et les personnages sont mêmes très vites attachants. Les décors sont soignées, plus que pour un simple animé et certains passages sont vraiment superbes avec de beaux effets de lumières. Certains trouveront peut-être l’ensemble léger mais cela a le mérite de tourner nickel sans aucun souci d’affichage ou de bouillie de pixels.

La bande son est de bonne facture. Entièrement en français et bien doublée, on sent les émotions véhiculées par ces personnages qui traversent cette épreuve difficile. Les bruitages sont très bien répartis, d’autant plus appréciables sur un système de son 3D. La musique quand à elle possède un thème au piano fort prenant.