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Test de Trailblazers

Courses futuristes, circuits endiablés, décors exotiques, et concept innovant, Trailblazers a de quoi séduire…

Distribué par Rising Star Games et créé par Supergonk, un studio comptant des anciens de Codemasters entre autres (les séries F1 et Dirt), on a de quoi être plutôt confiant pour le résultat. Le studio nous propose un jeu de courses ultra nerveuses dans un univers futuriste et mettant en avant le travail d’équipe tout en rappelant étrangement un jeu comme Splatoon !

 

Un univers coloré

Dès le lancement du jeu, on est surpris par les couleurs vives, chaudes et chatoyantes accompagnées par une bande son énergique et le démarrage de la campagne nous introduit à des personnages dignes des comics et dessins animés typés 80’s. On se retrouve sur la première piste et là, même constat en jeu. C’est très lumineux, vif, et l’enrobage en cell shedding accentue encore plus l’ambiance très légère. Car même s’il s’agit d’un jeu de courses, on est plus près d’une ambiance fun à la ModNation, très arcade, plutôt que de la simulation ou d’un titre plus sérieux à la WipeOut ou encore F-Zero.

La prise en main est instantanée, on appuie sur l’accélérateur et nous voilà lancée à grande vitesse sur la piste qui défile rapidement. Première course terminée, on apprend très vite que le seul but n’est pas de gagner la première place. Supergonk bouleverse un peu certains codes du jeu de courses.


Des courses colorées

Tracer son chemin

L’essence même de Trailblazers ne réside pas dans ce traditionnel schéma de première place, faisant la course en tête seul. Trailblazers se démarque des autres jeux en permettant au joueur de peindre la piste (avec de la peinture cela va sans dire), afin de se créer un passage sur lequel, lors de son prochain passage, il pourra bénéficier d’un boost ! La course n’est plus du tout envisagée de la même manière, le joueur tentant de peindre ces bandes de boost au meilleur endroit. Les opposants ont chacun leur propre couleur, et il n’est pas possible de prendre de la vitesse sur une couleur qui n’est pas la sienne. Ainsi, il faudra aussi faire attention à ne pas voir sa piste recouverte par les autres, au risque de perdre le bonus. Il sera possible aussi d’attaquer les autres coureurs en projetant sa peinture en avant, causant le dérapage du coureur visé et la perte complète de sa réserve de peinture pour une durée limitée.


Courses endiablées au programme

Travail d'équipe

Le concept innovant du jeu séduit et fonctionne plutôt bien. Les objectifs variés des courses offrent la possibilité d’ailleurs d’utiliser au mieux ce concept en forçant le joueur à ne pas viser uniquement la première place. Dans le mode histoire, les courses se font en équipe (à l’exception des premières qui sont des tutoriels), et c’est le résultat de ce travail d’équipe qui va déterminer la place au classement. Peindre autant de piste, aider à accumuler du boost, marquer le plus possible de points en atteignant le plus gros multiplicateur de boost, finir devant tel concurrent. Bref, finir premier ne signifiera pas forcément la victoire de l’équipe, même si cela y contribue. Trailblazers réimagine donc un peu plus le code de la course et cela semble fonctionner au mieux…


Un air de Splatoon

 

Mais il y a un mais…

Tout cela est très alléchant et serait même parfait s’il n’y avait pas de mais. Mais il y en a. Malgré une sensation de vitesse très bonne et une prise en main simple, les courses ont du mal à prendre, à cause en premier lieu de “l’instabilité” du vaisseau. En effet, au moindre contact avec un élément du décors, une rambarde ou même un autre véhicule et on part comme une bille de flipper se cogner dans tout ce qu’il y a autour. Certes, la course ne pardonne pas, mais là, la frustration est vite de mise lorsqu’au moindre boost, le vaisseau part de travers, perd sa trajectoire et finit inéluctablement à taper les glissières. Pareil avec les attaques, celles-ci se faisant en ligne droite devant soi, on finit la plupart du temps à être stoppé net par le concurrent ayant subi cette attaque et s’immobilisant pile devant nous. Un manque de finesse justement dans le gameplay rapide et facile semble se faire sentir à un moment.

 

Peu de contenu

Là où aussi Trailblazers laisse sur sa faim, c’est au niveau du contenu. Le mode histoire est relativement court ne laissant pas non plus un souvenir impérissable. Les dialogues sont ne sont pas très inspirés, voir risibles par moment et le doublage des voix est très vite agaçant. Autrement, on a droit à un mode en ligne et un autre en local. Le multi en ligne est plutôt peu peuplé, reste donc le local qui est au final le mode de jeu vers lequel on reviendra le plus et surtout celui où le concept de peindre la piste est le mieux mis en valeur en courant en équipe avec un autre joueur.

Reste malgré tout que cela est un peu maigre avec seulement une dizaine de pistes.