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    Pilou


  • ps4

    Metro Exodus
    Editeur : Koch Media
    Developpeur : 4A Games
    Genre : FPS
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 15 février 2019
    Trophées : Oui
    Trophée Platine 1 Trophée Or 3 Trophée Argent 6 Trophée Bronze 40 | Trophée Secret 9
    50 trophées au total

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    test de Metro Exodus

    Version Éditeur

    Test de Metro Exodus

    Publié le jeudi 21 février 2019 à 18h30 par Pilou - 656

    Après deux épisodes à errer dans le métro moscovite, Metro Exodus entame son grand périple et nous propose de découvrir la vision d’un monde dévasté par un Holocauste nucléaire. Toujours inspiré par les romans Metro de Dmitry Glukovsky, 4A Games nous propose un troisième opus qui lui se base sur Metro 2035. Pari réussi ? Réponse dans ce test.


    Une aventure narrative

    On avait laissé Artyom, notre héros et expert en tant qu’éclaireur dans un Metro Last Light réussi, mais Artyom a soif d’aventure et il est convaincu que d’autres survivants se trouvent à l’extérieur de Moscou. Bravant les créatures qui peuplent la surface de la ville ravagée et les radiations toxiques, Artyom scrute les fréquences de sa radio, en quête d’une réponse, d’un signe. De fil en aiguille, Artyom, sa femme Anna et d’autres compagnons d’armes se retrouvent contraints de quitter Moscou et à utiliser le réseau ferré de la mère patrie à bord de l’Aurora, une locomotive tout confort. Le reste de l’aventure est à découvrir, bienvenue dans Metro Exodus, une folle épopée vous attend.
     

    test de Metro Exodus
    Voici les décors qui vous attend.


    Un monde post-apocalyptique en dehors du métro

    Les équipes de 4A Games ont bien fait les choses, comme évoqué ci-dessus, Artyom entame son périple dans les égouts de Moscou. Il sillonne ensuite différents lieux de l’Europe, autant de spectacles dévastés mais magnifiques au travers des différentes saisons.
    La grande nouveauté de cet épisode est sans nul doute, les mondes semi-ouverts que proposent chaque saison. Artyom doit les visiter et suivre la trame principale mais également faire quelques crochets sur des points d’intérêts facultatifs. Ces points sont le plus souvent fournis en discutant avec ses compagnons de voyage et offrent de précieuses denrées pour la survie. Car oui, Metro Exodus est comme ses aînés, un FPS de survie où plusieurs ingrédients entrent en compte.

    Les munitions ne servent plus de monnaie d’échange comme dans les anciens opus. Elles servent à se défendre mais il faut être économe et fouiller sans cesse les cadavres et planques pour trouver de précieuses balles ou matériaux pour en fabriquer. L’infiltration est toujours de mise et permet l’économie des munitions. Artyom dispose sur son avant-bras gauche d’un indicateur de visibilité. Il doit se faufiler, éteindre certaines sources lumineuses et lancer des leurres pour éliminer furtivement les ennemis qui lui barrent la route. Le choix est d’ailleurs proposé d’assommer ou de tuer sa cible. Ces choix influencent la suite de l’histoire, la venue ou le départ de certains personnages et même de la fin du jeu. Artyom peut également rengainer son arme pour montrer son intention aux personnages pas forcément agressifs.

    Le masque à gaz est toujours de la partie et permet de traverser certaines zones exposées à de fortes radiations et certains phénomènes météorologiques. Attention tout de même à ne pas le fissurer et ne pas tomber à court de filtres. Bien évidemment, revêtir un masque diminue grandement la visibilité et lorsqu’il pleut, elle est encore plus réduite.

    Le jeu ne propose pas que des zones ouvertes, certains passages se déroulent dans des endroits confinés, le plus souvent sombre et la lampe torche d’Artyom y est obligatoire. Pour accentuer le sentiment de claustrophobie, la lampe torche perd en intensité et nécessite de recharger sa batterie à l’aide d’une dynamo. Temporairement, notre héros peut également utiliser son zippo qui sert également à brûler de vilaines toiles d’araignées. En plus des ennemis humains, le jeu regorge de créatures mutantes qui n’hésitent pas à attaquer en meute ou surprendre au détour d’un couloir.

    Le cycle jour/nuit et les effets météorologiques influencent également la survie. On y reviendra en dessous mais dans les planques il est possible de dormir pour pouvoir attaquer un objectif de nuit ou de jour. Le jour ce sont les humains qui sont le plus présent alors que la nuit, les créatures sillonnent le monde en quête de nourriture (humaine de préférence). On évoque également les véhicules d’où l’utilité est très limitée. La barque permet, certes de traverser des étendues d’eau (mais infestées) et le van de se déplacer rapidement, mais il y a peu d’interactions et d’intérêt.

    Le sentiment de survie est bien présent. On utilise ses balles avec parcimonie et même si le rythme est moins suffoquant dans les lieux ouverts, on garde bien en tête que le danger est présent à chaque recoin.
     

    test de Metro Exodus
    Vilaine bébète.


    Armes et crafting

    Les armes se répartissent en fonction des munitions employées. Elles ont leur utilité selon les situations et Artyom peut en porter trois. Les fusils à pompe sont efficaces au corps à corps mais le rechargement est long. Les fusils d’assauts sont polyvalents. L’Helsing, l’arbalète permet de tuer silencieusement les ennemis alors que le Tikhar, une arme pneumatique, est puissant mais doit être remis en pression régulièrement. Le fusil sniper fait mouche et c’est mon petit chouchou dans cette épopée. Il n’y en a pour tous les goûts, toutes les occasions mais les balles ne sont pas légion.

    Petite nouveauté, Artyom est équipé d’un sac à dos qui dispose d’outils pour fabriquer des éléments de premières nécessités : kit de soins, filtre pour masque à gaz, armes secondaires et billes de métal pour le Tikhar, d’où son utilité indéniable tout au long de l’aventure. Il permet aussi d’ajouter des kits d’améliorations sur les armes transportées (et ramassés dans les niveaux). Ces kits améliorent les caractéristiques : dégâts, précision, stabilité, cadence, capacité du chargeur, … Des lunettes avec des zooms plus importants, une visée laser, une lunette avec vision nocturne, on y trouve son bonheur.
    Sur l’Aurora et dans les planques disséminées un peu partout dans les niveaux, des établis sont disponibles et permettent de pousser un peu plus le crafting. En plus des billes du Tikhar, on peut créer tous les autres types de balles, les démanteler pour récupérer les matériaux. Il faut également nettoyer ses armes qui peuvent s’enrayer et avoir des caractéristiques réduites à cause de l’encrassement. Artyom peut également réparer son masque, changer certains accessoires (casque, boussole, ceinture à armes secondaires, …).
     

    test de Metro Exodus
    L'Aurora et votre équipe.


    Une réalisation réussie

    4A Games a fait du travail d’orfèvres sur Metro Exodus. C’est beau, la distance d’affichage est importante et relativement fluide. On n’est certes pas à 60fps mais le jeu se déguste comme du bon caviar beluga. Le Character Design est toujours aussi réussi mais les différents protagonistes manquent d’expressions faciales. Les créatures sont détaillées et répugnantes. Chaque saison abordée offre son florilège de décors : le brouillard sur la campagne, le reflet du soleil ou de la lune sur une étendue d’eau, une église en ruine, un village inondé, une forêt luxuriante où les rayons du soleil traverse les branches, des zones soufflées par les bombes, des véhicules abandonnés, les tanières d’araignées mutantes, … Le souci du détail est bien présent et 4A Games propose un mode photo pour magnifier tout ce travail.
     

    test de Metro Exodus
    Le jeu est très détaillé.


    Mais quelques défauts tout de même

    Malheureusement tout n’est pas rose dans Metro Exodus. Pas de panique, même si certains peuvent bloquer l’engouement, ils sont rares et peuvent être corrigés par des patchs. En effet, certains bugs de script ont été observés. Le plus important et bloquant a été celui où il était impossible de sortir ou d’avancer dans une usine, fâcheux et il a été nécessaire de recharger une ancienne sauvegarde. Honnêtement ça ne s’est produit qu’une seule fois et c’est facilement « patchable».

    On regrette aussi qu’Artyom ne parle que pendant les chargements des niveaux (assez longs). Répondre à ses compagnons augmenterait l’immersion du joueur. Certains personnages ont d'ailleurs un jeu d’acteur assez moyen comme Anna, notre femme. La grosse tare de Metro Exodus est l’IA des ennemis, ça ne vole pas très haut et leur comportement est sommaire : je tire, je me mets à couvert, … A contrario, les créatures se comportent comme il se doit, elle charge en nombre, se taire, …
     

    test de Metro Exodus
    J'y vais, j'y vais pas ?

    Note du test 8/10En conclusion :

    Malgré ses quelques défauts comme une IA déplorable, Metro Exodus est une réussite. Les mondes semi-ouverts proposés, la Direction Artistique, l’ambiance post-apocalyptique font de Metro Exodus une référence du genre et l’un des FPS de l’année. Les équipes de 4A Games ont su renouveler la franchise en s’essayant à l’open world.

    Les plus

    Les mondes semi-ouverts variés
    Mais également les espaces confinés
    Le périple d’Artyom
    Graphiquement réussi
    La survie

    Les moins

    Le mutisme d’Artyom
    Les bugs de script
    L’IA aux fraises
    Le doublage français pour certains personnages

    En résumé


    Metro Exodus par Rating: 8 / 10


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