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Dreams
Editeur : Sony
Développeur : Media Molecule
Genre : Action | Aventure
Etat du jeu : Jeu disponible
Date de sortie : 14 février 2020
Trophées : Oui
Support


Épopée : Dreams- l'Exposition Interactive
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Posté le dimanche 16 février 2020 à 12h00 par NoBloodyKnows - 4778 / 0

En attendant notre test du nouveau bébé de Media Molecule, PSMag et plus précisement notre JP du No Bloody Knows a pu participer au vernissage de Dreams. Voici son récit!

Frappés, lunaires ou éclatés du ciboulot: nous appelons ça comme vous le souhaiterez mais toujours est-il que cela définit certains rédacteurs de PSMag, dont les 2 sbires du NBK, et ce n’est pas Pilou-Le-Grand-Chef qui dira le contraire. Cependant, trêve de néologisme issu des natifs américains. Enfin presque. Ici, nous parlons d’une création à part d’un studio à part pour un public...oui vous aurez compris. Disserter à propos de Media Molecule est un grand plaisir tant l’enchantement de Little Big Planet fut efficient même s’il nous semble que la catégorie sera encore d’un autre acabit.

Voyez plutôt: des développeurs qui vous proposent de créer vos propres rêves en vous donnant des outils et du matériau pour que tout puisse prendre forme, du n’importe quoi au pastiche, de l’hommage à la création originale, du contemplatif au survitaminé...et si au fond soufflait comme cela le vent de l'onirisme?

Alors forcément, lorsque le vernissage de l’exposition de Dreams nous a été proposé, nous ne pouvions bien sûr décliner l’invitation, partagés entre excitation et curiosité. Journal de bord de la face masculine du No Bloody Knows: 12 février 2020. La tempête s’abat sur la zone nord de notre beau pays alors qu’un train et 2 métros me séparent de notre objectif. Armé de mon sac à dos, mon pull Atari pour embêter l’ami Doc Tyler, mon impatience et mon fidèle bloc-note et il est temps de s’engouffrer dans les moindres recoins de Paris. En attendant la lueur de la brumeuse des songes.

 

“Dreams are my reality” (ne nous jugez pas!)

 

 

Galerie Dreams

 

La rue trouvée ainsi que le numéro, l’équation est en passe d’être résolue pour être au taquet sur le lieu de rendez-vous. Une porte en bois, une sonnette, un peu de bruit: pas de doute nous y sommes! Votre serviteur appuie sur le mini-carillon plein d'enthousiasme et...rien ne se produit. Réitération du geste, une nouvelle fois en vain, puis il est temps de tambouriner. On ne sait jamais, une panne ou un truc du genre. “Vienne la nuit sonne l’heure” (le Pont Mirabeau est une inspiration éternelle), les premiers doutes s’installent: “Je ne me suis pas planté de jour? De lieu? D’adresse? Mince qu’est-ce que je vais dire au retour, moi? Quelqu’un? A l’aide!”).

Mais le cerveau est une merveilleuse machine qui me commandera de tourner la tête vers la gauche et bingo les amis, bingo! L’entrée se situe en réalité à 10 mètres. “Faire semblant de rien, faire semblant de rien, faire semblant de rien…” me dis-je et à force de répétitions, me voilà face à l’entrée du Temple, prêt à découvrir ce musée rusé.

Premières impressions: il y a du monde, ça parle de partout et il y a du bruit. Et c’est plutôt cool! Une pièce finalement longiligne, un service au milieu, un laboratoire au fond où des étudiants sont en pleine création d’une oeuvre qui sera présentée le lendemain et des tableaux...synonymes d’autant d’écrans, vecteurs des expériences auxquelles je serai confronté. C’est tout l’intérêt de cette exposition: partager le rêve des créateurs, nous montrer ce qu’il est possible de faire avec le jeu-outil qu’est Dreams. Et croyez-moi sur parole chers lecteurs: les possibilités paraissent si immenses qu’elles semblent s’amouracher de l’infini.

Juste une petite ronde pour discuter avec notre hôte de la maison Playstation, Julien, qui amènera toute sympathie pour nous dévoiler les grandes lignes de cet événement. Il est d’ailleurs assisté pour chaque tableau du personnel engagé qui me sera à maintes reprises d’une aide précieuse.

Point d’impatience les lapichons: je prends aussi le temps d’échanger joyeusement avec  Stéphane, confrère du Fan Club Playstation Officiel, et nous nous livrons sur des choses et d’autres. Quelques impressions globales ou sentiments face à ces quelques jeux testés. Et c’est là que je me rends compte qu’il est l’heure de me confronter à chaque OVNI, dans l’espoir de ressentir des sentiments nouveaux et surprenants. Un petit cocktail fumant, histoire de ne pas partir à vide pour les présentations, et me voilà à l’assaut de petites perles dont vous toucherez la sève, la fabulation étant si belle…

 

Galerie Dreams


 

Dreeeeeeaaaaams pour le meilleeeeeeur!

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

Bim, Great Job Human pour commencer! Et rien de tel pour se mettre en appétit qu’un bon plateformer en 3D où il vous faudra trouver 12 reliques bien cachées pour certaines d’entre elles. Quelques petites énigmes et sauts à calibrer, un univers tout simple et efficace, des ennemis qui vous poursuivent et une exploitation habile du gameplay tactile et “classique”. Un condensé qui tient largement la route, agréable et pas frustrant pour 2 ronds. Le genre d’oeuvre qui ne se targue pas d’être novatrice mais qui demeure efficace et diablement prenante. 13 chutes plus tard, votre rédacteur bien-aimé ne rend pas les armes et complète une grande partie de ce stage. Le plaisir qui différencie simplicité salvatrice et rachitique chronique!

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

Mais que serait notre monde sans représentation? C’est ainsi que la galaxie du graffiti survit entre performances, formes et combats de style. On the Top of the World, c’est tout cela à la fois: en jouant “Caps” (le champ lexical du milieu) se déplaçant sur des chemins de mots (et là nous vous évitons le spoil), le tout en rendant hommage à la génération Playstation par le biais d’icônes familières à nos rétines. Un Big-Up pour le cadre, où plusieurs signatures de graffeurs s’entremêlent et nous sentons que les créations de Dreams pourront être aussi personnelles que universelles.

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

Mais vous savez, depuis le temps que nous nous connaissons, que parfois (souvent), nous ne sommes pas bien fins (pour ne pas dire “carrément loufoques”)! Que le maître Kong et Godzilla tremblent, voilà Ruckus, le monstre destiné...à tout péter! Un système de scoring et de combos vous permettront d’atteindre un high-level mais même en mettant notre matière grise au vestiaire, je ne peux m’empêcher de trouver cela grisant. Surtout que la vue change à l’occasion pour nous donner le point de vue d’une caméra de journal télévisé portée par un courageux reporter en hélicoptère, avec ce ton humoristique et satirique qui m'a immédiatement rappelé mes plus belles heures de DmC: Devil May Cry. Défoulant et paradoxalement...reposant!

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

“Mais nous on s’en fout, on veut de la vitesse!”. Vos désirs font désordre en dépit d’une possibilité qui nous ravira tous. WipEout, c’est de la “bombe de balle?”. Eh bien sans parler le jeune-homme-un-peu-désuet (Sacred Spirits coming!), SlideOut3019 s’y apparente, en y ajoutant sa touche Cyberpunk et une OST qui ne peut laisser de glace, tant l’héritage de Tron est palpable. Techniquement, cela est très solide et les sensations de vitesse sont bien rendues avec des circuits aux variations diaboliques qui exigent réflexes, anticipation et lecture de trajectoire. En plus des jeux de lumières somptueux, le level-design ne m’aura pas convaincu: il m’a mis un sérieux coup de pompe aux fesses. Quel outil compagnons, quel outil!

 

A quoi ça Dreams?

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams


 

Aaaaaaaah, The Missing Constellation...l’un des 2 jeux empreints de musique où nous contrôlons une sorte de Daft Punk virtuose du piano (l’alter ego du musicien Piano Level comme l’explique la description) dans un monde où l’horizon ressemble à une douce peinture. Une OST puissante, une ouverture du monde et des objectifs qui me font penser à Death Stranding. Une Direction Artistique chiadée, un inconnu réconfortant, un paradoxe à chaque instant. Une solution simple, une jauge symbolisant les pouvoirs flirtant avec le génie. Grosse baffe. Une narration amoureuse de l’imaginaire et une invitation à reproduire les notes de piano avec son follet, adorable choupi que nous déplaçons grâce au détecteur de mouvements. Un de mes coups de petit coeur, assurément!

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

The Toxic Avenger, Furi tout ça...alors quand je vois le nom sur la description, mon extase est mesuré pour ne pas que l’on m’enferme mais à l’intérieur, c’est la convulsion! Euclidean Planets, c’est la forme d’un Shmup avec tous les attributs où vous allez tirer sur des planètes pour amplifier ou au contraire retirer basse, voix, percu ou mélodie en accélérant ou décélérant le tempo avec pourquoi pas une touche de réverbération! A vous de voir si vous voulez créer une mixture savoureuse pour les tympans ou alors foisonner dans un joyeux bordel! On se le dit entre nous: dans Dreams, tout semble si possible…

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams


 

Je me sens un peu naze à force d’essayer de tout comprendre mais comble du sort: Pip Gemwalker m’appelle à lui et je sens que...je sens que...je sens...je zzzzzzz.
​Quoi?! Quoi! Oui je l’avoue! La vue du héros, un paresseux vachement trognon, est une source d’inspiration dans ce plateformer bien foutu où même les sauts sont au minima, feignasse de race animale oblige. Diantrement millimétrés, les niveaux séduisent par l’intelligence de leurs parcours. Pas prétentieux, l’auteur accepte même les extensions et reprises pour diversifier l’expérience. Dreams n’est pas qu’un jeu. C’est un (vrai) réseau social.


 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

Alors quoi? Pas de FPS dans la guingette? Ben évidemment que si! Mais pas de shoot de soldats ou de zombies, voire les 2 dans le même corps, ici dans, Haus of Bevis, on parle de recherche de soi. Une femme, un musée, des souvenirs. La folie, des voix venues d’ailleurs et des statues qui vous livrent de brefs instants de vie. Alors, l’art et vous cela donne quoi? Frappé je fus, notamment par cette ambiance à la BioShock Infinite. Puis comme vous êtes tous gentils avec moi, place à la confidence: placer dans une oeuvre le Duo des Fleurs de Lakmé aura toujours un impact non négligeable. Preuve de bon goût s’il en est, de génie si l’utilisation est juste. Imaginez donc…


 

Dreams is the road to awe (we love you Darren!)

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams


 

Votre reporter se comporte parfois en petite fille quand il a bien peur comme il faut. V’là autre chose: on m’annonce avec Temple of Bevis un film horrifique. Quelle est donc cette vermine dégoulinante prête à fondre sur nous jusqu’à l’écoeurement? Un bébé, un baptême et “Down to the River to Pray”. Il y a quoi qui foire dans tout cela? Vous découvrirez la fin après la contemplation et l’architecture dérangeante qui n’est qu’une face/phase de l’iceberg. Bon sang! Pourquoi je tremble?

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

De toute façon je m’en fous. Moi mon rêve c’est d’être joueur de piano dans un saloon. Bon ici, dans Player Piano Player, je suis un robot et je suis dans un jeu de rythme avec une ligne entraînante autant que l’OST. Une fausse note? Un viseur. 2? Itou. Mais je peux encore esquiver! Ambiance Far West, sauvetage de dernière minute pour poursuivre et voilà 5 minutes que j’imagine les bagarres bombées de colts derrière moi...finalement, je me sens à ma place ici! Enfin avant que j’en prenne 2 dans le buffet. Rassurez-vous, comme d’autres machines, “je reviendrai”.

 

Galerie Dreams
Galerie Dreams

 

Et puis...et puis...il y a Dïa qui est belle comme un soleil et qui m’aime pareil que moi j’aime Dïa! (tu nous manques vraiment Jacques…). La parure de tableau qui perturbe avec ces miroirs qui rappellent que toi, moi, vous, eux...nous sommes tous fractionnés. Sans exception. La Direction Artistique? Ico et RIME. Juste pour l'inspiration car la touche reste personnelle. Une couleur est une émotion et l’émotion est une couleur. Et quand celles-ci se touchent, le prisme sera rempli. Ok ce n’est qu’une démo mais quel essai! Quelle tartasse dans les reins! Une discussion plus tard, 3 niveaux consommés et le génie n’est plus qu’un bel euphémisme pour ce qui ne nous tient pas par la main, nous laissant à notre propre sort. Le chemin, le bruit, la peur, le calme, le plan, l’espace; tout ceci n’est qu’un condensé de notre réflexion et de notre voyage intérieur. Tout est logique si nous y prêtons attention. Mon carnet et mon stylo furent même mes seuls alliés pour comprendre, du moins en surface, le monde qui m’entoure. En parler plus serait un blasphème. Ne rien vous dire serait une hérésie. Dïa vous met dans la peau d’une forme qui pourrait libérer son antagoniste. Comment, et à quel prix? Si un jour vous êtes un heureux acquéreur de Dreams, votre devoir sera de savoir. Oui, rien que ça!


 

Requiem of a Prisme

“Pourquoi nous parler de ces créations alors que nous allons les découvrir?”. A vrai dire, je l’ignore. Mais puisque le bébé de Media Molecule s’engage à nous réunir, alors autant vous parler, nous livrer. Et échanger, jusqu’à ce que nous vieillissons ensemble.

Hébété, hagard, enchanté, surpris, ébahi...tels seront mes nouveaux attributs. Comme lors d’un dernier souffle, je regarde ces tableaux qui ne forment qu’un seul tout, prompt à régner pour longtemps. Si la communauté le veut, Dreams survivra. Puis vivra jusqu’à prendre son envol.

Ce sera dans les nuages où nous nous perdons avec allégresse que nous le retrouverons. Je salue chaleureusement Julien (qui m’a trouvé “bien studieux”) et la team Playstation pour l’invitation au voyage qui m’a été offerte. Il est temps de repartir. Que dis-je? De me réveiller.

Paris et son métro n’ont jamais été aussi beaux.

 

Galerie Dreams

 

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