Note du test 8.5/10En conclusion :

Ubisoft nous livre une belle copie cette année, sans nul doute que cet épisode est de loin le meilleur depuis Far Cry 3. L’histoire de Yara demeure relativement classique mais permet de nous tenir en haleine durant de belles heures. Le grand méchant de FC6, Anton Castillo, incarné par Giancarlo Esposito restera emblématique même si on peut regretter de ne pas le voir assez souvent. Niveau gameplay, exploration, on reste sur les standards et c’est rassurant d’ailleurs. Quand on se lance dans un Far Cry, on s’attend à ce genre d’expérience, on s’amuse et c’est bien là l’essentiel. Techniquement, et ici sur ma PlayStation 5, on se régale, c’est beau sans pour autant être une vitrine technologique, c’est fluide, dynamique, on oublie les temps de chargement et la DualSense apporte encore une fois son petit plus. Alors oui il y a quelques points un peu moins glorieux comme l’IA perfectible, le manque de cohérence avec les alliés qui nous laissent faire tout le boulot ou la répétitivité inhérente aux jeux en monde ouvert, mais tout ceci n’enlève en rien que Far Cry 6 est un excellent Far Cry.

Les plus

L’ambiance sur l’île de Yara
Une narration en nette progression
Notre personnage parle !!!
Il y a de quoi faire
Le grand méchant Anton Castillo
Jouable entièrement en coop
On s’amuse !
Les sensations à la DualSense

Les moins

Répétitif
IA perfectible
Manque de cohérence avec les alliés qui ne nous aident pas

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Far Cry 6
    Editeur et Developpeur : Ubisoft
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 07 octobre 2021
    Trophées : Oui
    Support

    Disponible aussi sur : ps4

    Test Far Cry 6

    Publié le mardi 12 octobre 2021 à 20h28 par Fourcherman
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    Far Cry, 6ème du nom, est désormais disponible sur à peu près toutes les plateformes. On l’attendait un peu plus tôt en 2021 mais comme pour beaucoup de jeux cette année il a subi quelques reports. Rien de bien grave tant on peut comprendre que la pandémie a changé pour beaucoup les façons de travailler.
    Ceci étant dit Ubisoft nous renvoie directement sur une île paradisiaque qui comme à l’accoutumée dispose de son lot de tarés et de boucheries. Far Cry 6 nous propose donc un retour aux sources puisque la licence avait démarré en 2004 avec un premier opus (signé Crytek) qui se déroulait sur une île aux eaux turquoises et aux jolis palmiers. Cependant depuis un Far Cry 3 novateur, qui a connu un immense succès, la licence s'essouffle avec un voyage dans l’Himalaya (Far Cry 4) qui faisait plutôt penser à un Far Cry 3.5 puis des Far Cry 5 / New Dawn qui nous emmenaient en pleine amérique mais sans marquer les esprits. La licence nous aura aussi fait voyager dans un passé lointain avec Far Cry Primal qui avait su nous surprendre par son originalité et forcément son époque préhistorique.

    Ubisoft a su faire monter la hype depuis la première présentation lors de l'Ubisoft Forward en juillet 2020, alors est-ce que ce nouvel opus va rendre ses lettres de noblesse à cette licence culte ? Réponse dans notre test.

     

    Les Caraïbes, ce paradis …


    Le jeu démarre avec un magnifique générique digne des meilleures séries ou encore d’un bon James Bond, on y découvre le nom des acteurs qui ont prêté leurs traits pour cette toute nouvelle production Ubisoft, on peut y lire le nom de Giancarlo Esposito que l’on ne présente plus tant les différents trailers depuis plusieurs mois le mettent en avant. La bande son se met en place également et promet une belle aventure au soleil … mais pas pour les vacances.

    Passer les différents réglages techniques et d’accessibilités, d’ailleurs petite parenthèse à ce sujet, on salue de suite le travail des développeurs qui ne cessent de penser aux personnes à handicap en proposant toujours plus de réglages; un gaming accessible à tous, ce serait tout de même une merveilleuse chose. Mais revenons au préparatif du jeu, le joueur devra choisir la difficulté selon deux caractéristiques : “Action” pour une expérience de jeu classique, à la Far Cry et “Hhistoire” pour une aventure plutôt centrée sur la narration sans trop de prise de tête lors des combats. Le choix est donc là et il vous appartient, pour ma part c’est clairement le mode Action qui coule de source puisque j’ai pu jouer à tous les Far Cry depuis la naissance de la licence.

    Nous voilà donc sur l’île de Yara qui flaire bon l’inspiration Cubaine dans une époque plus sombre qu’aujourd’hui et en proie à la dictature. On y incarne Dani Rojas, un ou une habitant(e) de l’île (le choix vous appartiendra dès le début de l’aventure de définir le sexe de votre personnage), qui se retrouve au coeur d’une révolution contre le joug d’Anton, El presidente, incarné par Giancarlo Esposito. Ce dernier est un personnage froid (le rôle parfait pour l’acteur qui bien souvent joue ce genre de personnage, dans le Mandalorien par exemple ou encore Breaking Bad), qui fait régner la terreur partout sur l’île. Les quelques réfracteurs à sa dictature en payent le prix fort ! Le grand méchant a pour le coup deux problèmes à régler, la révolution qui est en marche dans laquelle notre personnage aura le plus grand rôle, mais aussi son fils Diego qui se veut plus humain que son paternel.

    Evidement pour conserver une dictature en place, il faut certe être cruel mais il faut aussi des ressources et c’est bien grace au Viviro qu’Anton impose Yara à l’international. Le Viviro se veut être un traitement novateur contre le cancer constituer à base de tabac et produits chimiques. Cette culture nécessite de la main d’oeuvre, évidemment en travail forcé comme dans toute bonne didacture qui se respecte. On a donc ici sous le règne d’Anton Castillo tous les ingrédients d’un beau paradis maudit : travail forcé, exécutions, propagande … Voilà le programme et c’est à vous, Dani, de renverser tout le pouvoir en place pour libérer ce pauvre peuple meurtri par tant de cruauté.

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    Le grand méchant du jeu

    Viva la revolución !


    Vous l’aurez donc compris, Far Cry 6 conserve la structure type d’un Far Cry, un pays/une île sous le courroux d’un bon gros vilain qu’il va falloir chasser pour remettre de l’ordre et rendre la liberté au peuple.
    On peut noter que Dani Rojas n’est pas un novice comme dans les Far Cry précédents, cette fois nous incarnons un personnage qui a une expérience militaire déjà bien rôdée, un changement qui nous permet de rentrer plus vite dans le vif du sujet sans passer par une étape de “formation”, Dani sait se battre, sait tuer de plein de manières différentes et sait manier toutes les armes comme un expert.

    La libération de Yara ne se fera pas en 5 minutes (quoiqu’une petite fin cachée dès le début du jeu est accessible, je vous laisse regarder sur google pour en avoir le détail, je vous conseille les vidéos de SNIR) il faudra libérer zone après zone, défaire généraux après généraux pour atteindre le but ultime : Castillo. Pour cela Far Cry 6 utilise un indicateur de niveau, que l’on a déjà vu sur les derniers Assassin’s Creed par exemple, une zone en niveau 7 alors que vous êtes niveau 2 sera difficilement conquise. Vous gagnerez de l’XP en avançant dans les différentes quêtes, qu’elles soient principales ou dans les activités annexes : libération de camps, courses, chasses aux trésors… Ubisoft maitrise les mondes ouverts depuis un moment et c’est pour cela qu’on ne s’étonne pas de voir une carte fourmillant de choses à collecter, de ressources à glaner et de points d’intérêts à conquérir.

    Ce qui gêne dans la progression de Far Cry 6 est son petit manque de cohérence, en effet plus on avance dans la libération des différentes zones, plus vos alliés révolutionnaires augmentent, sur le papier ceci parait logique mais en réalité vous ne serez jamais aidé ou très peu. Alors oui c’est plutôt fun d’aller défourailler à tout va une base ennemie façon John Rambo mais c’est un peu illogique de devoir tout faire en solo (ou en coop) sans aucune aide, vos alliés sont tranquillement installés dans leur camp. Il aurait été sympa que toutes les troupes se mêlent au combat, ceci aurait donné un peu plus de réalisme à l’aventure.

    Ceci étant dit, Dani peut compter sur ses compagnons animaliers : un croco domestiqué, un petit chien handicapé (chorizo) mais très intelligent pour autant, un coq virulent, un chien, un puma... Vous pouvez leur donner des ordres basiques comme se déplacer, attendre ou tout simplement les laisser faire leur boulot tranquillement. Mention spéciale à Chorizo qui en plus de distraire les ennemis, permet de retrouver des petites ressources, ce petit chien a été fortement mis en avant durant la promo de Far Cry 6 et on comprend pourquoi tant il est attachant. Dans tous les cas ce sera à vous de choisir et de changer de compagnon quand vous le souhaitez. Il faudra évidemment veiller sur eux car ils peuvent se retrouver au sol, en bien mauvaise posture, pour cela il faudra courir pour les réanimer et prendre le risque d’être à découvert.

    Dani possède un arsenal assez complet qui s’étoffera avec le temps et pourra aussi bricoler certains cartouches ou autres consommables aux ateliers. Il pourra notamment fabriquer des armes complètement folles comme le Supremo (que l’on se bricole très vite dès le début du jeu), cette arme sous forme de sac à dos est redoudable, des roquettes sont envoyées sur tout ce qui se révèle hostile, très pratique notamment pour descendre les hélicopteres. Cet instrument dévastateur possède sa propre jauge et ne se recharge pas très vite, par conséquent il faudra l’utiliser avec intelligence.

    Dans Far Cry 6, on dit adieu aux arbres de compétences que l’on retrouve dans quasi tous les jeux du genre, les améliorations se font via le bricolage ou via les différentes vêtements trouvés sur la carte, acheter ou gagner lors des missions. Ceux-ci ne sont pas uniquement cosmétiques, ils possédent leur jauge de niveau et aussi des capacités passives (résistance aux balles, résistance au feu, résistance au gaz …).

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    Dani en pleine discussion

    Yaja, eaux turquoises, sable fin et cocotiers


    Si Far Cry 6 n’est sans doute pas le plus beau jeu que l’on ait pu voir dernièrement mais il faut avouer qu’on en prend quand même plein les mirettes avec ses eaux turquoises magnifiques, les vagues qui frappent le sable blanc, les cocotiers qui se balancent. C’est franchement beau et le tout s’appuie sur un joli cycle jour/nuit et pas mal de vie humaine et animal. On aura aussi le plaisir de découvrir lors de chasses aux trésors des ruines antiques façon Tomb Raider et bien d’autres surprises qui rajoutent du plaisir à la découverte.
    Certaines zones proposent de la forêt tropicale, tandis que d’autres sont plus montagneuses. Le tout est suffisamment varié pour ne pas se lasser même si les objectifs restent bien souvent les mêmes : prendre des avant-postes, des bateries anti-aériennes, etc … Je vous partage notamment une zone qui m’a litérallement envoutée : un parc abandonné sur le thème des dinosaures, tout simplement magnifique !

    Les mondes ouverts Ubisoft sont toujours de plus en plus vastes et par conséquent les développeurs doivent laisser aux joueurs la possibilité de se déplacer via les déplacements rapides que tout le monde connait ou les différents moyens de transport ou accessoires. Dani dispose d’un grappin, d’un parachute et peut se balader dans ce beau petit monde en avion, hélicoptère, en moto, quad, voiture, bateau … mais aussi à cheval. Ce moyen de transport en vue à la première personne m’a un peu dérangé en début de partie, avec la caméra un peu fofolle mais au final et à force d’usage on y prend goût.
    En parlant de vue à la première personne, c’est évidemment la vue habituelle des Far Cry mais cette 6ème itération nous permet de nous balader dans les camps conquis en vue à la troisième personne, ceci est assez appréciable pour rencontrer les différents PNJ alliés. A ce propos les différentes rencontres sur les camps nous ouvriront d’autres perspectives de gameplay, un combat de coqs (qui fait couler beaucoup d’encre depuis la sortie du jeu), des missions spéciales mais on pourra aussi (façon AC Valhalla) améliorer le camp en construisant des magasins (armurie, stations de chasse, cantine…).

    Notre test est réalisé sur PS5 et je n’ai pas eu echo d’un gros décalage technique avec la PS4 Pro, la vieille génération tient encore le coup même si évidemment la PS5 en a beaucoup plus sous le capot et apporte ses “petits” plus indéniables : temps de chargement quasi inexistants, 4K et 60 FPS et surtout les sensations de la DualSense qui pour le coup est vraiment bien utilisée que ce soit lors de la conduite, de l’utilisation des armes ou des sons qui peuvent en sortir.
    La bande son est elle aussi de très bonne qualité et pour une fois dans un Far Cry, notre personnage parle ! Quel plaisir !

    Terminons ce test avec un petit mot sur l’IA que ce soit pour les ennemis, les compagnons et les alliés, avec parfois des décisions frisent le ridicule, on s’y accoutume évidemment d’autant plus que Far Cry 6 reste un monde ouvert assez bac à sable (je retrouve certaines similitudes avec Just Cause sur certains points) où on est là pour défoncer tout ce qui bouge … même si on peut toujours se la jouer infiltration (mais pas longtemps).

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    Une ambiance au top




    Test Far Cry 6 - 8 minutes de lecture