Evénement : Rencontre avec NIS America chez Koch Media
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Mercredi dernier au matin, le 29 janvier 2020 exactement, notre reporter JP pour les intimes s'est rendu dans les locaux de Koch Media pour y découvrir quelques jeux de NIS Ameria. Partagez un peu de cet événement avec nous!

Posté le dimanche 02 février 2020 à 22h05 par NoBloodyKnows

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“     - Oui donc mercredi 29 janvier, il y a un event au siège de Koch Media qui permettra de s’essayer à des jeux de l’éditeur NIS America et c’est…

Pas problème, je réserve les billets et j’y vais!”.

 

Ainsi s’est terminée la conversation entre notre rédac’-chef bien aimé Pilou et le visage masculin du No Bloody Knows, sous les yeux effarés de la partie féminine. Mais il y a des choses qui ne se refusent pas surtout si, comme nous, vous avez une appétence pour des jeux qui sortent un peu de l’ordinaire, se détournant avec ardeur du grand public pour réunir sous la même bannière ces gamers réfractaires, ceux pour qui la différence est la Mère Patrie de la Curiosité.

C’est donc de bon matin qu’il a fallu affronter le froid du Nord de la France pour se rendre sur Paris, ou plutôt sa banlieue proche. A force de suivre nos pérégrinations, sans encore imiter le Roi Singe pour se rendre vers l’Ouest, vous savez qu’il est de coutume pour votre serviteur de se paumer 10 à 15 fois avant de trouver les locaux où il doit se rendre. Que nenni cette fois les amis, votre courageux écuyer a vaincu le vieux signe indien, même si l’Histoire retiendra qu’il s’est planté de station de métro pour le retour…

Mais il suffit! Parlons de notre sujet du jour et surtout des raisons qui nous ont poussés à accepter avec un enthousiasme débordant l’invitation: Nippon Ichi Software, et par ricochet sa branche America, à PSMag on les aime bien. Les jeux des barrés de Atlus ou Vanillaware, les Dragon’s Crown ou Odin Sphere, les Disgaea et toute la troupe, cela nous fait frémir à chaque fois. Le programme du jour pour nous? Disaster Report 4: Summer Memories, La-Mulana 1&2 et Langrisser 1&2 pour nos PS4, dont les sorties sont comprises entre mars et avril dans notre beau pays. Un jeu survival/catastrophe, un Metroidvania et un Strategy/RPG. Ben v’là autre chose nous diriez-vous. En un sens on ne peut pas vous contredire.

Une fois dans les bureaux de Koch Media avec les confrères bien sympathiques, et consécutivement à l’accueil chaleureux de l’équipe locale, me voilà en train de baver devant une borne d’arcade très classe placée idéalement dans une pièce très classe. Toutefois, la session ne va pas tarder! Juste le temps d’avaler un café, de me brûler les lèvres par gloutonnerie (sans que cela se voit, crédibilité oblige!) et nous passons dans la “salle des essais” où se trouve Alan Costa, le producteur de NIS America. La poignée est franche et amicale puis je me positionne devant l’écran, avant d’écouter la présentation qui nous est faite avec assurance par le sieur Costa, diapositives à l’appui.

Les jeux précités oui, mais aussi quelques surprises. Je précise cependant, car en cas contraire le remord me rongerait, que je ne vous parlerai pas de The Legend of Heroes: Trails of Cold Steel III, dont l’annonce portait bien plus sur la sortie sur Switch, ce qui n’est pas l’objet de nos écrits.

 

 

Nis for speed

Langrisser 1&2 sont les 2 pionniers: sortie pour le 13 Mars et en tant que remakes des jeux conçus à l’origine sur MegaDrive, de nouvelles fonctionnalités concernent le visuel, la localisation ou encore la musique. Sans surprise, le public-cible est bien sûr les aficionados de Fire Emblem et/ou de Disgaea.

 

La-Mulana 1&2, pour le 20 mars, vise les fans de Metroidvania et les speedrunners. L’accent est mis sur le côté puzzle/plateformer. Eh oui, il faudra avoir du skill et réfléchir! Un pixel-art qui semble du meilleur goût pour des oeuvres déjà sorties sur d’autres supports, et il me tarde de mettre mes doigts maladroits dessus!

 

Disaster Report 4, c’est pour le 7 avril et sans surprise, est un survival ayant pour thème les séismes qui emprunte des chemins qui pourraient surprendre. Lumière sur le paradoxe fun/désastre, et l’audience recherchée est celle qui apprécie l’aventure et les expériences “à la David Cage” (!). Que ferez-vous en cas de danger? Sachez que vous pourrez aussi répondre par le biais du PSVR…

 

Mais alors que nous pensons que la fin est proche, voilà que RPG Maker MV pointe le bout de son museau et comme son nom l’indique, et pour ceux qui connaissent le principe: il s’agit de disposer d’outils pour créer son propre RPG, à l’ancienne. Utawarerumuno, hybride SRPG et Visual Novel nous promet un grand scénario en tant que conte épique tandis que Little Town Hero ferme la marche avec une édition collector (contenant l’OST) qui en jette et des graphismes tout choupis pour un RPG qui pourrait faire mouche!

 

Et là je vous vois venir: “tu vas nous en dire plus oui?!”. Bien sûr et expressément! Time to Play!

 

 

Koch en stock

Et je commence par Disaster, sans trop savoir à quoi m’attendre, et je me laisse bercer par la douce mélodie au piano de l’écran-titre. Un tour dans les options et bim! Me voilà déjà quelque peu perturbé par l’ambiance de début, charmé par les doublages. Puis on me laisse le choix de répondre à des questions pour créer mon personnage dans sa morale et sur son physique. Je ne m’étends pas trop sur ce point puis...je me rends compte que l’OST me plaît toujours autant, étant parfois typiquement japonaise à l’instar de ce rythme singulier. La mise en place est lente, mon éthique et politesse sont testés via des actions et réponses à d’autres interrogations et la sobriété de l’ensemble me fait sursauter quand la manette semble exploser sous les vibrations, symbole d’un tremblement de terre, symbole de la catastrophe, symbole de ce qui va tout changer. 

Langrisser I & II
Langrisser I & II

Pas une tuerie technique, c’est une certitude; néanmoins l’ambiance est présente, notamment quand les immeubles s’écroulent, quand on en vient à avoir peur que tout chute, quand on réconforte un PNJ. Tétanisé durant 15 minutes, je réussis enfin quelque chose d’utile, j’apprivoise le menu et...ne peux m’empêcher de penser à Shin Megami Tensei: Lucifer’s Call dans la manière dont je suis happé. Après tout, une catastrophe est aussi une fin du monde…

“C’est qu’il va nous casser le moral cette andouille!”. Non car place à l’aventure en 2D où le skill est le dogme, la précision la reine et l’anticipation la norme. Pas à dire: le Pixel Art est un plat réconfortant à chaque instant. De plus quand une OST est aussi puissante que celle-ci! Rien à redire, que ce soit pour les 2 épisodes qui partagent les mêmes bases et la même lignée, cela envoie du (très) lourd. La progression se fait tableau par tableau, cela semble vaste et il y a de quoi se perdre! Le level-design est inspiré, les ennemis fourbes et le second opus se permet quelques portraits du meilleur effet. 

Résolument Old-School, les frappes au fouet (tiens donc!) de nos explorateurs se font uniquement de face, les sauts ne peuvent être modifiés en cours de route, l’humour et les dialogues percutent...rien que ça!!!! Il faut être précis, utiliser les items secondaires à bon escient, comprendre les distances des tartasses, reculer pour mieux contrer les chauves-souris ou squelettes (re-tiens donc!). Nous sommes des aventuriers et en tant que tels, rien ne peut nous faire reculer! Mis à part un demi-boss aux animations très claires et fluides, qui fut fessé par mes soins, non sans une (grande) difficulté. Nous ne savons pas encore qui sera le testeur de la compil’ sur PSMag. En outre une chose est sûre: autant avoir une calvitie avancée car cela promet d’être hardcore! Et le pire, c’est que nous aimons ça!

La-Mulana 1 & 2
La-Mulana 1 & 2

Enfin, place aux vétérans, les épisodes de Langrisser, même si je n’ai pu tester que le premier. Une vue du dessus, des déplacements à l’ancienne, des menus compréhensibles et de chouettes graphismes: oui, ça va l’faire! Surtout lors des assauts entre les troupes avec les petits cris de charge, les statistiques à prendre en compte tout comme l’avantage du terrain. Un tour par tour efficient, de superbes portraits et une création de perso principal qui se fait via des interrogations afin de définir la distribution des points dans chaque attribut...certes nous connaissons la recette mais le met est si délicat avec diverses unités et classes, des conditions de victoire et de défaite et finalement un dynamisme évident. Il y aura certainement de grandes choses à dire. C’est tout le mal que nous souhaitons!

Langrisser I & II
Langrisser I & II

Et après ces moments privilégiés en avant-première, place à ce que vous attendez tous: l’interview de Alan Costa, avec Thomas en soutien de retranscription. Un chouette moment que nous vous partageons à l’instant!

 

 

Koch en pâte

Une ambiance chaleureuse, pas mal de rires échangés et surtout une autre du vision du jeu vidéo. C’est aussi ça l’interview chez Koch Media!

 

PSMag: Bon ben ça commence bien! Je ne sais pas où sont mes notes...alors voilà, voilà...ah non, on s’inquiète pour rien! (rires partagés).

Alors NIS America, comme son nom l’indique est la branche américaine de Nippon Ichi Software et a été montée en 2003 avec notamment en édition la série Atelier, Dragon’s Crown, ce que fait Atlus...ce sont des jeux atypiques! Alors pourquoi miser sur ce type de productions car ce sont parfois des jeux de niche?

 

Alan Costa: La compagnie est détenue par NIS au Japon et ils font des jeux comme Disgaea par exemple.

 

PSMag: Qui est un bon succès ici!

 

Alan Costa: C’est une petite compagnie et de fait, nous en sommes une encore plus petite. Donc nous sommes limités et nous nous basons sur le travail de NIS au Japon. Par exemple pour les grosses boîtes comme Capcom, Square Enix ou Konami, ils ont des branches aux USA et en Europe donc ils ont plus d’opportunités pour développer leurs propres jeux. Du coup à cause de cela, comme nous sommes plus petits nous sommes plus restreints. Mais c’est OK! Notre but, vu que nous aimons les jeux de niche, et d’avoir l’opportunité d’apporter les jeux japonais en Europe ou aux USA.

 

PSMag: Comment se fait le choix de NIS America de miser sur tel ou tel jeu du Japon pour le sortir en Occident?

 

Alan Costa: En terme de contenu de jeu on essaie de ne rien changer du tout. Cependant dans le passé il y eu des cas où il y avait du contenu explicite sexuel envers des personnes un peu plus jeunes et il a été demandé aux développeurs de restreindre ce genre de contenu. Cela date un peu et dans le futur cela ne se reproduira pas.

 

PSMag: Chez NIS on brasse large dans les genres comme le Metroidvania, le RPG, le Tactical...est-ce que chez NIS America, on serait tenté d’explorer un autre genre?

 

Alan Costa: Nous travaillons avec NIS au Japon mais aussi avec d’autres entreprises japonaises un peu différentes. Un exemple est Psiko Shooting Stars Alpha, et le Bravo sort le mois prochain, qui est un Shoot’Em Up et c’est un genre nouveau pour nous. Même si c’est une collection cela permet de diversifier le panel. Tout comme l’année dernière nous avons sorti la collection SNK.

 

PSMag: Et nous l’avions testé!

 

Alan Costa: (rires) Pour le futur, nous allons continuer à nous diversifier.

 

PSMag: Concernant les jeux présentés: Langrisser 1&2, sortis respectivement en 91 et 94 sur MegaDrive/Genesis...pourquoi ce remake? Sachant que le tactical des années 90 n’est pas celui des années 2010, il y aura une refonte? Des ajustements? Comment doit-être perçu ce remake?

 

Alan Costa: Nous sommes juste éditeur et non les développeurs, nous n’avons pas de choix sur les jeux ou remakes qui seront faits. Du coup, le point fort de NIS sont les RPG et même s’il s’agit de se diversifier, il faut se concentrer dessus. J’aime beaucoup ce jeu et j’ai insisté pour l’avoir sur NIS America car même si c’est un jeu old-school, il y a quelque chose d’unique pour les joueurs de notre époque qui n’ont jamais essayé ce titre. Par exemple, dans certains jeux comme Langrisser mais de nos jours, tu as un seul personnage à élever et c’est une différence avec Langrisser où on s’occupe du personnage et de la troupe autour et ça rajoute une autre dimension tactique au jeu. Cela permet différents chemins et différentes fins. Tout le monde connaît Fire Emblem? Je pense que Langrisser est à la genèse de tout ça.

 

PSMag: Alors c’est peut-être confidentiel mais si Langrisser 1&2 fonctionnent, peut-on espérer avoir les suites en remakes car c’est une série très longue?

 

Alan Costa: Encore une fois, on ne peut pas parler pour les développeurs mais on ne peut qu’espérer que si cela fonctionne, il serait possible de continuer (nous croisons les doigts NDLR).

 

PSMag: Je vais revenir sur La-Mulana. Ici, au NBK nous sommes un duo et l’autre partie me demande s’il y a un adoucissement de la difficulté ou si nous allons juste finir fous?

 

Alan Costa: (rires) Non. (rires partagés) A la PAX (salon du jeu vidéo aux USA NDLR), un des développeurs est venu avec nous et il a expliqué qu’au Japon, il y avait un jeu sur un système avec lequel il jouait plus jeune qui était très difficile. Du coup il a été très inspiré par ce jeu!

Il voulait vraiment un jeu très dur qui fasse réfléchir avec des énigmes et qui nécessite du skill.

Event Koch Media
Event Koch Media
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PSMag: Pour ça que j’apprécie beaucoup qu’il n’y ait pas de concession! Puis comme nous travaillons à 2 pour les tests, ce sera ma concubine le cerveau et moi les doigts en argent! (rires partagés)

 

Alan Costa: Je suis d’accord. Par exemple moi je joue à Hollow Knight. Je ne suis pas très bon aux jeux vidéos mais j’adore! Tu y as joué?

 

PSMag: (large sourire) Et j’ai adoré!

 

Alan Costa: La semaine dernière, j’ai affronté la version difficile d’un Boss. Cela m’a pris 4 heures! Mais quand j’ai réussi je me suis dit “je l’ai fait”!.

 

PSMag: Comme si on se disait “alors c’est qui le vrai boss?!”

 

Alan Costa: Exactement! D’un autre côté, je joue à un jeu de rôle occidental, dont je ne peux pas dévoiler le nom car je vais en parler bientôt, et tout est balisé. Pas de secret et pas de challenge mais ça me va! J’aime l’histoire, les personnages et le monde proposé. C’est différent.

 

PSMag: Très grosse surprise me concernant: l’adaptation de Disaster en Occident. Le thème est difficile, et c’est l’horreur vue autrement. Cela me fascine mais pourquoi avoir choisi celui-ci car c’est une approche particulière du jeu vidéo?

 

Alan Costa: C’est vrai. Un de mes collègues et moi avons vécu au Japon durant la catastrophe de 2011. Quand j’y ai joué, j’ai eu l’impression de revivre cet instant-là et tous les sentiments de ce moment sont revenus. Mais l’expérience sera différente pour ceux qui ne l’ont pas vécu. Le jeu permet de faire ressentir ce qu’on ne connaît pas et qu’une catastrophe peut toujours arriver. Même si j’espère que non! Quand vous jouez à ce jeu, vous n’êtes pas un héros. Tu dois prendre des décisions, peut-être bonnes ou mauvaises. Il y a des choix moraux à faire. Comme dans la vraie vie. C’est une belle expérience qui peut apporter quelque chose aux gens. C’est un jeu sur quelque chose qui n’est pas amusant dans le sens où c’est une expérience à vivre, ce qu’on appelle des serious games qui ont pour but de faire passer un message. 

 

PSMag: D’où la référence à David Cage durant la présentation?

 

Alan Costa: Tout à fait!

 

PSMag: Je l’ai un peu testé. Et j’ai beaucoup aimé être désorienté. J’ai mis un quart d’heure à faire un truc “utile”. Je compte beaucoup sur ce sentiment.

En admettant que Disaster trouve son public, car c’est pour moi LA grosse prise de risque, est-ce qu’il y aura des titres du même acabit ou en cas d’échec, est-ce qu’il y aura rétropédalage?

 

Alan Costa: Bonne question...on essaie toujours d’avoir du challenge. Nous sommes plutôt réalistes sur notre nombre de ventes et je ne pense pas que le jeu sera un gros échec. Nos prévisions sont réalistes et on se doute que certains jeux marcheront moins bien que d’autres. Et si c’était un désastre, on continuera à essayer de proposer des choses différentes. Et s’il y a une suite, nous aimerions prendre le risque de le faire.

 

PSMag: La dernière question qui est ma préférée: le mot de la fin?

 

Alan Costa: Un message pour les fans: merci pour cette opportunité car c’est toujours super sympa de parler aux médias français. Je me sens très proche des joueurs de France car je suis fan des jeux japonais et la France l’est également. Même si je ne parle pas français c’est facile de parler aux joueurs de France car il y a une passion commune.  Il y a 2 ou 3 ans, j’ai eu la chance d’aller à la Japan Expo et je me suis senti comme chez moi. Je suis de Californie et là-bas il y un show Anime Expo, qui ressemble à la Japan Expo. Et c’est étrange, aujourd’hui cela tombe toujours désormais à la même date! Je ne sais pas pourquoi! (rires partagés). Cela me rappelle mon enfance. Je remercie les joueurs de France qui sont un réel soutien car les jeux japonais y sont très consommés et les gens adorent. Nous comprenons que nous ne pouvons pas donner de localisation française à tous les jeux même si nous adorerions et nous allons continuer à bosser là-dessus pour qu’il y ait un maximum de jeux en français. Surtout nous voulons des traductions de très haute qualité et nous sommes ouverts à toute remarque et toute aide de la communauté française.




 

Des derniers remerciements, une dernière visite des locaux et la traditionnelle photo et voilà que notre aventure touche à sa fin. Elle fut superbe, et désormais la rédaction a hâte de tester les jeux essayés ce jour. En attendant, nous vous laissons nos impressions du jour amis gamers!

 

Un grand merci est adressé à Alan Costa pour sa gentillesse et son accessibilité, Thomas Losilla pour son aide et son accueil ainsi qu’à toute l’équipe de Koch Media pour le partage de ce moment.

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