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    ReleaseForBurial


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    Homefront: The Revolution
    Editeur : Deep Silver
    Développeur : Crytek
    Genre : Action | Tir
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 20 mai 2016
    Trophées : Oui
    Support


    Test Homefront: The Revolution

    Publié le jeudi 26 mai 2016 à 08h00 par ReleaseForBurial - 1512
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    Dans le cinéma, il y a un vieil adage qui dit que la suite est toujours inférieure au premier film. Certes, cela s’avère parfois faux, et ici, le but de Homefront The Revolution était de faire mentir cet adage pour les jeux vidéos. Suite du très décevant Homefront, The Revolution n’était pas forcément attendu et hélas ne parvient pas à faire remonter la licence dans notre estime.

    La révolution est en marche

    Passe d'arme

    Kaos Studio n’est plus. THQ non plus. Le projet a été récupéré par Dambuster Studio qui fait partie de Deep Silver. Pour le moins que l’on puisse dire le précédent volet n’a pas laissé un bon souvenir et c’est donc avec difficulté que Homefront The Revolution arrive sur nos consoles.

    Comme le précédent volet, le jeu s’ouvre sur une superbe vidéo qui en quelques moments clés nous retrace la déchéance des États Unis et la prise du pays par les Nord Coréens. Notre héros se retrouve ainsi à Philadelphie, berceau de l’indépendance, pour aider Watson, figure emblématique de la Résistance, à réunir les américains et les lever contre l’oppresseur. Les américains vivent dans la misère, étant contraints au rationnement, vivant dans la peur des Nord Coréens qui ont érigé un système totalitaire, s’aidant de haute technologie, drones et autres armes puissantes. Il est donc grand temps de se soulever et de reconquérir le pays.

    Après avoir assisté à un interrogatoire se soldant par des exécutions sommaires et la rencontre avec Watson, Brady, le héros se retrouve lui-même à faire avancer l’histoire avec l’aide d’autres résistants.

    Un monde dévasté

    Streets Of Philadelphia

    Nous voilà donc en plein coeur de la ville de l’amour fraternelle. Au début, on se retrouve dans une partie de Philly bien abîmée, en partie en ruine, et au fur et à mesure de l’avancée du jeu, on visitera différentes zones de la ville, passant par des lieux où il ne reste quasiment plus rien, à des zones résidentielles où sont parqués les habitants, sous haute surveillance et enfin des quartiers "chics" où sont installés les riches et où les Nord Coréens se sont le mieux "installés".

    Idée intéressante que de voyager entre les différentes parties de la ville et de voir l’existence des gens selon le niveau de vie.

    Ces quartiers sont aussi répertoriés par couleur. Les zones jaunes sont des zones où la sécurité est élevée mais où il est possible de traverser les rues discrètement pour peu que l’on cache son arme et que l’on évite tout système de surveillance. Caméras, drones, patrouilles, les soldats s’en donnent à coeur dans l’oppression et la répression.

    Les zones rouges sont elles des zones le plus souvent en ruines dans lesquelles sont traqués les résistants qui y ont installé leurs bases arrières ainsi que dans les souterrains de la ville et son métro.

    L’infiltration est un élément clé du jeu, mais est très mal exploité. En effet, il est beaucoup trop facile de se débarrasser des ennemis en zone jaune en se dissimulant derrière un passant par exemple ou en se mettant à courir loin d’eux.

    Présenté comme un jeu en monde ouvert, ses zones sont reliées entre elles par des tunnels et ne sont hélas pas assez variées et vastes. D’ailleurs, grande déception, il y a pas mal de bouts de quartiers où il n’y a rien à faire et qui n’apportent aucun intérêt au jeu.

     

    Take The Power Back…

    Dans le jeu, Brady va prendre les armes et accomplir différentes missions pour donner de l’engouement au peuple américain. Ses missions seront toujours à peu près les mêmes dans n’importe quelle zone de la ville. Pirater des relais radios, prendre un dépôt de munitions ou bien attaquer un bastion ennemi afin de s’y installer sont des exploits à répéter à chaque fois

    Les mécaniques du jeu sont elles répétitives et peu travaillées comme par exemple le piratage des relais qui est d’une facilité déconcertante en utilisant seulement les deux joysticks. D’autres systèmes seront piratables à l’aide d’une simple petite bombe électrique qui aura pour effet d’ouvrir toutes les portes d’un bâtiment ou bien tourneront les drones contre leurs propriétaires.

    Côté armement, pas de grosses armes ici, que de l’artisanal. Enfin, on a des armes qui vont du pistolet au lance roquette, en passant par les traditionnels fusil à pompe ou d’assaut ou encore par une arbalète. Face à l’armement technologique de l’ennemi, ça fait faiblard mais c’est sans compter les modifications qui peuvent être apportées à chacune des armes, transformant un pistolet en pistolet mitrailleur, ou bien l’arbalète en lance flamme. On rajoute des viseurs, poignets, silencieux et chaque arme offre un large éventail de possibilités. Celles ci sont d’ailleurs modifiables à tout moment en pressant haut sur la croix directionnelle et avec la touche correspondant à la partie de l’arme que l’on veut/peut changer. Plutôt sympa, cet élément du jeu reste un des meilleurs atouts du jeu.

    Un titre qui avait tout pour plaire sur le papier

    La Révolution n’aura pas lieu

    Hélas, Homefront The Revolution semble être marqué du sceau de l’échec comme son prédécesseur. Déjà au niveau visuel. Sur PS4, l’image est limitée à 30fps !! L’affichage lorsque l’on bouge est limite dégueu. Les décors donnent une bonne ambiance mais s’avèrent après un moment, très fades et les textures pas propres du tout.

    D’autres problèmes techniques viennent s’ajouter à cela. Manque de finance, précipitation ou bâclage pur et simple, il est très difficile de jouer correctement à Homefront The Revolution. En effet, il n’est pas rare de passer à travers les sols, de rester bloqué au pied d’un mur, ou d’avoir des déplacements non contrôlés du personnage. La moto, seul véhicule du jeu que l’on peut utiliser est très peu contrôlable également et aucune sensation n’est transmise au joueur qui pilote ça plus lourdement qu’un vélo en plomb. On rajoute aussi les armes qui, pointées sur les ennemis, ne les touchent pas, l’impossibilité de tirer à travers un grillage alors que l’ennemi peut, leur capacité à allumer Brady à travers les murs et on commence déjà sérieusement à s’énerver. Mais la cerise sur le cake reste les freeze incessants. Alors là, c’est festival. Dès qu’un élément apparaît à l’écran, qu’une sauvegarde a lieu, en plein milieu des combats, l’écran se fige pendant une seconde ou deux. Rageant et surtout usant à la fin.

    Malgré les promesses de patchs correcteurs par Dambuster, il est difficile de jouer à Homefront sans avoir envie de lancer la manette à travers la pièce à un moment où à un autre.

    Trailer de lancement

     

    Note du test 5/10En conclusion :

    Homefront The Revolution n’est pas en soi un mauvais jeu. De très bonnes intentions le peuplent (même si pour beaucoup inspirées de licence déjà existantes), mais un visible problème de moyen (ou de volonté peut-être) donnent un sentiment de bâclé. Les innombrables problèmes récurrent tout le long du jeu, les missions répétitives et le gameplay plutôt plat ne donnent pas envie de rester longtemps sur un jeu qui aurait mérité mieux. En attendant des correctifs de la part des développeurs, Homefront The Revolution est voué à la même déconfiture que son ainé. Wait and see…

    Les plus

    Le système de modifications des armes
    Le côté infiltration
    L'ambiance de base du jeu

    Les moins

    Les bugs innombrables polluant le jeu
    Le manque de variétés des environnements visités
    La répétition des missions
    L'affichage à seulement 30fps

    En résumé


    Homefront: The Revolution par Rating: 5 / 10


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