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    ReleaseForBurial


  • ps4

    The Last Guardian
    Editeur et Developpeur : Sony
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 07 décembre 2016
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 59,99€
    Support


    Test The Last Guardian

    Publié le mercredi 04 janvier 2017 à 07h15 par ReleaseForBurial - 2031
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    Il aura fallu attendre 7 ans… Sept longues années depuis son annonce. Repoussé un nombre de fois incalculables, on a presque cru qu’il ne verrait pas le jour. Plus de sept ans d’attente au successeur de Shadow Of The Colossus et Ico… Mais le voilà enfin ! Un nouveau chef d’oeuvre en perspective ?

    Sept ans plus tard ... le voilà

    Il était une fois…

    Un petit garçon qui se réveille dans une grotte. A sa grande surprise, il n’est pas seul, ne pouvant passer à côté de la présence d’un gigantesque animal somnolant à ses côtés, Trico. En partie chien, en partie oiseau, Trico dégage quelque chose de mythologique… Une mythologie issue d’un monde inconnu, en dehors du nôtre. Pour ceux ayant vécu les deux précédents jeux de Ueda, ils ne seront aucunement surpris, l’homme aimant nous transporter dans des mondes oniriques. Pour les nouveaux venus, le voyage vaudra la peine d’être vécu, le créateur d’Ico offrant encore une fois un univers magnifique.

    Nos deux personnages vont créer un lien unique, profond, tout au long de leur périple pour s’échapper du lieu où ils sont captifs. Les tenants de l’histoire sont habilement délivrés à travers plusieurs flashbacks. Tout au long du jeu, la relation entre Trico et le garçon ne va cesser de s’approfondir, jusqu’à un dénouement bouleversant.

    Visuellement, le jeu rappelle énormément Ico. Nos deux personnages traversent une sorte de château, alternant passages en intérieurs, sombres et oppressants et des passages à l’air libre, avec une lumière blanche très saturée, tranchant net avec les autres espaces visités et offrant un panorama parfois vertigineux.

    La direction artistique fait encore une fois mouche et la traversée du jeu est tout simplement un régal.

    Nos deux inséparables

    Liés dans les ténèbres…

    Dans leur course vers la lumière, le duo que forme le jeune garçon et Trico n’est pas sans rappeler non plus celui formé par Ico et Yorda. Une interdépendance qui met en avant les forces et faiblesses de l’un et de l’autre. Mais là où Yorda était une jeune fille gracile et faible, Trico est un animal immense qui n’a pas forcément besoin d’être tenu par la main. Au début, même si l’animal se laisse approcher une fois ses blessures pansées par le garçon, il ne va pas pour autant obéir au doigt et à l’oeil. Le caractère de Trico, sa propension à suivre les ordres du garçon sont d’ailleurs au coeur du gameplay et de l’histoire. L’intelligence artificielle créée pour Trico est une petite révolution en soi, un trait que Ueda a voulu marqué. Une nouvelle ère dans le jeu ? La fin des PNJ sans âme, sans aucune volonté propre. Ici, observer Trico est parfois troublant, tant le réalisme de son comportement est grand. Quelle surprise de découvrir des attitudes bien connues de nos amis animaux domestiques, de voir le regard de Trico changer alors qu’il est soudainement distrait par de la nourriture ou quelque chose au loin, de le voir "s’amuser" dès que les espaces le permettent. A la différence, au fur et à mesure du jeu, son regard se fixe de plus en plus sur le garçon, comme un animal avec son maître, entre amour, désir de la protéger et aussi de le satisfaire.

    Cette relation de plus en plus forte semble aussi lever le voile pesant des ténèbres sur nos deux compères, la lumière se faisant plus vive, les espaces clos moindres, et le ciel s’ouvrant à eux.

     

    Hors du temps…

    Tout comme les précédents jeux de Fumito Ueda, The Last Guardian semble hors du temps. Du nôtre, de n’importe quel autre temps connu dans les jeux vidéos. Graphiquement, le jeu semble frappé également par cette marque… The Last Guardian a commencé à voir le jour pour une sortie PS3, mais finalement, la technologie nécessaire l’a forcé à voir le jour sur PS4. On se doute bien lorsque l’on voit comment se meut Trico dans ces environnements gigantesques, le nombre de mouvements et d’attitudes qu’il possède, qui varient selon les lieux, le contexte ou les ordres donnés que tout cela demande énormément à la console et n’aurait jamais été possible sur la PS3. Tout du moins, sans une baisse de performances ailleurs. Car même s’il n’est pas exempt de défauts, le jeu est vraiment beau, les décors grandioses et des lumières somptueuses (la dernière partie du jeu, saisissante). Le tout s’anime plutôt correctement malgré quelques ratés de temps en temps.

    Des chutes de framerate sont assez fréquentes, notamment lors des passages extérieurs. Pour les extérieurs d’ailleurs, on retrouve le même effet de lumières saturées identiques aux productions passées, chose que l’on aime ou pas. Des problèmes aussi de collisions sont à noter dès que l’on entre en contact avec Trico.

    Toujours un oeil l'un sur l'autre

    Là où le bât blesse…

    The Last Guardian n’a malheureusement pas tout pour lui. Au delà des critiques que l’attente a pu susciter, c’est surtout des problèmes liés à la caméra et au gameplay qui font surface.

    Pour la caméra, il est honteux de nos jours d’avoir un jeu doté d’une caméra aussi désastreuse. Instable au possible, bien souvent trop proche des protagonistes empêchant d’observer les environnements, ralentissant la résolution des énigmes basées sur l’observation justement, quasiment incontrôlable au stick et passant dans le sens opposé nous mettant face au protagoniste alors que l’on essaye de voir devant soi. Agaçant par moments, frustrant par d’autres, le joueur, peu patient, risquera d’envoyer le tout voler dans l’écran, surtout à force de passer à côté d’une solution pourtant bien visible lorsque la caméra veut bien se montrer docile.

    Autre point noir du jeu est donc le gameplay. Déjà habitué à une prise en main pas compliquée mais demandant un temps d’adaptation par rapport à d’autres titres, The Last Guardian demande de composer avec une donnée supplémentaire, les réponses de Trico. Prendre le garçon en main n’est pas compliqué, les commandes étant simples et toujours indiquées à l’écran quasiment (enlevant parfois l’élément réflexion de certaines énigmes), mais on a la sensation occasionnellement d’une certaine latence dans la réponse, une nécessité d’appuyer dans un timing précis, trop précis parfois, et certaines réactions sont rageantes. Que ce soit à cause d’un saut raté car le garçon s’accroche à Trico alors que l’on essaie désespérément de le lâcher, une sensation d’être aimanté par un mur ou par Trico pour une réception, et d’autres petites chose du même genre.

    Bref, cela divisera, sur fond de "c’est raté" ou de "c’est l’I.A. qui est merveilleuse".

    Trailer de lancement
    Note du test 7/10En conclusion :

    Alors ? The Last Guardian après tout cela peut-il être considéré comme un bon jeu ? Le défendre ne tient il pas juste de la réaction désespérée de joueurs attendant ce jeu depuis sept longues années, aveuglés par leur passion pour le studio et essayant de se voiler la face ? Il y a des choses qui fâchent, cette satané caméra en première ligne, et puis les réactions de Trico ouvrant un débat dans le monde du jeu vidéo, mais ne négligeons pas tout le reste. Fumito Ueda livre encore une fois une fable superbement écrite et racontée, développant encore plus une certaine mythologie qui se dévoile à chaque nouvelle sortie. Visuellement, le jeu est superbe avec une direction artistique dans la même lignée que Ico, avec des jeux de lumières magnifiques, des extérieurs merveilleux et invitant au rêve. Animé d’une grande sensibilité, abordant les relations entre deux personnages qui pourtant n’étaient pas fait pour s’entendre, sur fond de superstitions (de religion même). Pour ceux qui passeront outre les défauts techniques, le jeu offrira une belle aventure. Mais peut-être cela n’est il que la pensée d’un rédacteur pardonnant ses fautes à un jeu qu’il a attendu trop longtemps…

    Les plus

    Une histoire touchante
    Un univers fantastique maîtrisé
    Trico et le garçon, et leur relation

    Les moins

    Une caméra désastreuse
    Un gameplay parfois approximatif
    L'I.A. oscillant entre génie et latence technique

    En résumé


    The Last Guardian par Rating: 7 / 10


    Commentaires
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      Davidessin - Posté le jeudi 05 janvier 2017 à 14h07
      Réaction désespérée? Je ne crois pas non, ce jeu est un pur chef d'oeuvre. Mais comme toute les oeuvres de génie il faudra du temps pour que le commun des joueurs actuels en percoive la porté . C'était pareil avec Ico et Sotc
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     :-)   :-d   ;-)   :-/   :-|   LOL   :-i   :-D   :(   :-C   8-)   :-o   8-(   :-;   :9-)   :x
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