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    Sherlock Holmes: The Devil's Daughter
    Editeur : Big Ben Interactive
    Développeur : Frogwares
    Genre : Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 10 juin 2016
    Trophées : Oui
    Support


    Test Sherlock Holmes: The Devil's Daughter

    Publié le mercredi 15 juin 2016 à 18h38 par ReleaseForBurial - 1921
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    C’est déjà le huitième épisode des aventures de M. Holmes depuis 2002. Pour son premier vrai épisode développé pour les nouvelles générations, le studio ukrainien Frogwares s’est allié à BigBen. Des changements avaient été annoncés et The Devil’s Daughter réserve quelques nouveautés aux joueurs connaisseurs de la série.

    Elementaire mon cher Watson

    Wind Of Change

    Comme à la télé et au cinéma, Sherlock s’est donc payé une nouvelle jeunesse. Fini le tweed et la casquette, dans The Devil’s Daughter, Holmes et Watson ont une vingtaine d’années de moins que dans Crimes et Châtiments !

    Ce rajeunissement des personnages vise clairement à toucher un plus grand public, le détective présentant désormais un visage plus carré, mal rasé et portant un pardessus sur une chemise en partie débraillée et une écharpe jetée nonchalamment autour du cou, subtil mix du Downey Jr et Cumberbatch. Pour le Docteur Watson, à peu de chose près, on a un Jude Law tiré à quatre épingles. Pour les fans des premiers jeux, on s’éloigne donc du côté épisode de “feuilleton télé” pour un style plus proche des productions vidéo-ludiques actuelles.

    Avec ce Sherlock Holmes plus jeune, on rencontre Katelyn, sa fille adoptive dont il a été question à un moment dans le Testament de Sherlock Holmes. Sa présence donne un peu plus de corps à l’enquêteur et sert aussi de fil rouge tout au long du jeu. En effet, la fin du jeu tournera autour de Holmes et Katelyn, qui se lie d’amitié avec la nouvelle voisine Alice De Bouvier, jeune femme aux motivations suspectes…

    Un restylage des personnages rajeunis

    “Watson” the menu ?

    Sherlock Holmes The Devil’s Daughter est composé de cinq affaires distinctes mais qui auront néanmoins un impact sur le dénouement final. Variées, elles permettent au joueur de se plonger dans une histoire à chaque fois différentes mais surtout de renouveler les plaisirs. Articulé autour de principes récurrents à la série comme l’inspection des preuves, l’utilisation des sens poussés de Holmes ou bien le "réseau neuronales" qui permet de lier les preuves ensemble et de faire ses prédictions, il y a régulièrement des petits ajouts rafraîchissants.

    D’ailleurs, cela donne l’impression parfois d’enchaîner des minis-jeux, que ce soit lors de phases d’actions ou d’exploration, ou lors de manipulations de produits pour révéler un indice, le jeu semble être fait de tout ce contenu monté ensemble pour faire un gros jeu.

    Jouer avec les sticks lors d’un passage en équilibre sur une poutre, faire une partie de fléchettes ou bien de boulingrin (sorte de jeu de boules), ces phases de gameplays utilisées une fois ou deux dans tout le jeu sont plaisantes, même si parfois mal maîtrisées.

    A cela, il faut ajouter les énigmes nombreuses dans le jeu, toujours surprenantes (surtout au huitième épisode).

     

    Enquêtes assistées

    Ces énigmes d’ailleurs sont le moteur du jeu. Sherlock Holmes confronté à sa fille adoptive a beau essayer de jouer au père attentionné (et jaloux par la même occasion), il en est pas moins obsédé par la résolution des mystères qui se présentent à lui. Comme dit précédemment, ceux-ci sont variés, allant de la simple disparition, à des affaires aux proportions et conséquences plus graves.

    La récolte des pièces afin de résoudre chacune des affaires se fait de différentes manières, que ce soit en regardant son environnement et en étudiant ce qui est désigné par des petits points, en faisant appel à la concentration de Holmes qui lui permet de voir ce que d’autres ne voient pas. Les minis-jeux évoqués permettent aussi d’atteindre ce résultat. Il y a aussi de sacrés énigmes plus impressionnantes mettant à mal les neurones du joueur.

    C’est d’ailleurs dans ces passages là qu’un défaut dans la gestion de la difficulté dans le jeu se fait remarquer. En effet, quelque soit la difficulté dans laquelle on joue, certaines phases sont trop "dirigées" tandis qu’à l’inverse d’autres laisseront le joueur tourner en rond très longtemps. La sensation d’être constamment devancé par le jeu est plutôt frustrante. A peine un indice est approché ou étudié qu’une annotation dans le carnet du détective nous donne l’étape suivante. Ces "objectifs" gâchent en quelque sorte le plaisir de l’investigation pure et dure et la sensation d’être sur des rails se fait forte. Cela donne parfois un enchaînement de séquences bancales et laissant l’impression d’avoir raté quelque chose. A l’inverse, certains passages sur lequel un "guide" aurait été le bienvenu, sont extrêmement compliqués à saisir.

    Un beau travail sur les décors

    Mettre le nez dehors

    Dans ce nouvel épisode, il est possible de prendre un peu plus l’air, d’aller faire un tour dans les alentours de Baker Street. On peut ainsi apprécier le travail de Frogwares sur l’ambiance du jeu. Sans être à tomber par terre, les décors victoriens font leur effet, et le travail sur les lumières aident vraiment à se plonger dans ce Londres de fin XIXe siècle. Là où Frogwares réussit le moins reste dans les animations. En effet, les personnages sont raides. A noter au niveau des gros plans lors des cinématiques et aussi lors des “dressages” de portraits, des textures un peu vieillissantes et surtout des filtres rendant les peaux extrêmement rougeoyantes.

    Le jeu est intégralement en français et c’est un sacré effort même si les acteurs semblent parfois simplement réciter leur texte. On privilégiera la piste anglaise de meilleure faction (même si inégale aussi parfois).

    Dans l’ensemble, techniquement, le jeu tient la route.

    Trailer de lancement
    Note du test 7/10En conclusion :

    Sherlock Holmes The Devil’s Daughter, avec ses nouveautés, embarque le joueur dans une aventure un peu plus péchue tout en gardant le bon des anciens épisodes. Plus accessible dans son enrobage, il en reste néanmoins un jeu où l’on se creusera la tête. Le côté dirigiste est un peu dérangeant mais les choix moraux donnent encore la possibilité au joueur de donner son dénouement. A parfaire, The Devil’s Daughter n’en est pas moins un très bon jeu de la série. A voir sur le prochain épisode.

    Les plus

    Le côté plus jeune des personnages
    Les minis jeux
    L’ambiance de l’époque
    Le jeu intégralement en français
    Des énigmes et des affaires intéressantes

    Les moins

    Dirigiste
    Les animations datées
    Le doublage un peu faiblard
    Certains passages où l’aide aurait été bienvenue

    En résumé


    Sherlock Holmes: The Devil's Daughter par Rating: 7 / 10


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