Note du test 7.5/10En conclusion :

The Persistence est un excellent jeu mêlant le Survival Horror en vue FPS au roguelike et son côté procédural maîtrisé. Difficile, The Persistence est sans pitié : si vous aimez mourir alors le jeu va vous rassasier ! La possibilité offerte depuis quelques jours de faire le jeu avec ou sans PS VR donne accès au travail de Firesprite à une partie des joueurs ne possédant pas l’accessoire ou aux frileux de la Réalité Virtuelle. PSMag recommande tout de même l’expérience au PS VR, la première vision imaginée par le studio.

Les plus

Version hybride
Une idée ingénieuse de mélange de genre
Les armes variées
Une ambiance horreur réussie
La variante roguelike

Les moins

La mort perpétuelle peut rebuter
Le nombre d'ennemis limité
Niveaux peu variés

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    The Persistence
    Editeur et Developpeur : Firesprite
    Genre : Survival-Horror
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 24 juillet 2018
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 29,99 €
    Support


    Test The Persistence

    Publié le lundi 08 juin 2020 à 21h15 par Pilou
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    jeu réalité virtuelle / Mode non VR disponible également
    Support : Support : Dualshock 4
    Motion Sickness : Absent
    Durée : 7 heures + les autres modes

    En exclusivité sur le PlayStation VR depuis presque 2 ans, The Persistence s'offre une seconde jeunesse en surfant sur le multiplateforme et surtout la possibilité de s'abstenir du casque VR sur PlayStation 4. Une bonne idée pour toucher les réfractaires à la réalité virtuelle et ainsi découvrir le bébé de Firesprite.

     

    En 2521, c’est le Black Hole


    The Persistence sur PlayStation 4 reste jouable des deux façons en l'achetant sur PlayStation 4 : au VR ou sans. Le prix est le même et si le joueur possède déjà la version de 2018, la mise à jour est gratuite.
    Le jeu est un Survival-Horror de Science Fiction, le tout teinté de Roguelike.
    Le scénario est un prétexte au gameplay. Nous sommes en 2521, The Persistence est un vaisseau colonisateur transportant à son bord l’avenir de l’Humanité. Après une avarie importante dûe à un trou noir et sa forte attraction, les humains qui n’ont pas trépassé se sont transformés en horribles créatures meurtrières.

    Le joueur incarne Zimri Eder, un membre de l’équipage qui apprend rapidement par Serena, une voix à l’intérieur du vaisseau, qu’elle est également morte. Selena a pu la transférer dans une enveloppe de clone. Après quelques minutes de jeu, nous faisons vite la rencontre avec notre cadavre.
    Serena l’a choisie pour remettre en état le vaisseau (cinq objectifs consultables avec la touche L1). Rien de bien transcendant dans ce scénario qui pioche dans les poncifs du genre. On pense à des jeux comme Doom 3, Alien Isolation ou encore des films comme Event Horizon. Attention, cette ambiance n'est pas pour nous déplaire, bien au contraire !

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    Voici le bouclier qui permet de bloquer les attaques ennemis

    On prend une dose d’horreur, une autre de roguelike


    Le jeu débute par un didacticiel, au VR ou en mode TV, qui permet de se familiariser avec les déplacements, téléportation, visée, les combats et la furtivité. Côté combat, de base, Zimri dispose d'un bouclier à activer au bon moment (via L2) pour repousser les ennemis. R2 sert de bouton d'attaque et la première arme qui reste toujours à nos côtés est l'extracteur d'ADN. Assez faible en combat frontal, on comprend rapidement que les attaques furtives qui tuent un ennemi immédiatement sont à privilégier avec ce dispositif qui récupère au passage de nombreuses cellules souches.

    Mais alors que faut-il faire dans The Persistence ? Une réponse : survivre et progresser dans les dédales du vaisseau, tout en ramassant des ressources précieuses en évitant ou en affrontant les mutants peuplant la bicoque.
    Si au début on ne possède que l’extracteur d’ADN, les denrées ramassées (à savoir les cellules souches, les jetons Erebus et les puces Fab) permettent de booster son clone. Le jeu récompense l’exploration et elle reste nécessaire pour avancer avec plus de sérénité.

    Les cellules souches ouvrent la porte à l’amélioration de ses points de vies ou encore de sa furtivité dans le séquenceur ADN.
    Les jetons Erebus déverrouillent des armes et leurs améliorations dans le fabricateur d’armes. Les puces Fab quant à elle permettent la confection de celles-ci.
    Au nombre de 17, il faudra choisir les meilleures : corps à corps, à distance, on adapte son arsenal en fonction de son genre de gameplay et surtout au nombre de munitions, très rares. Arme gravitationnelle où on explose littéralement les ennemis contre les parois de The Persistence, la matraque, le disque aux lames acérés, la lance, clones, grenades... le ratelier éphémère est bien fourni.

    Éphémère ? Oui le côté Roguelike prend ton son sens ici. La mort dans The Persistence ne signifie pas le Game Over mais plutôt le recommencement à zéro de l’acte en cours. Et le joueur va mourir souvent. Cela peut énerver mais cela est nécessaire pour appréhender le jeu. À chaque trépas, Zimri perd toutes ses armes et le niveau change d’architecture. Heureusement, notre clone conserve ses améliorations de constitution. Le studio ne le cache pas : la difficulté permet de progresser, de continuellement s’améliorer.

    Pour terminer le côté gameplay, le jeu propose une application mobile/tablette “The Persistence” pour jouer un ami qui pirate le système Solex, système du vaisseau. Le joueur allié permet de trouver des trousses de soins, des munitions, de marquer les ennemis ou encore d’organiser des diversions mais pas que… on vous laisse le choix de le découvrir.

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    Certaines armes sont très puissantes mais les munitions sont rares

    Une édition mixte pour tous


    Disponible depuis le 24 juillet 2018 en version exclusive VR, le jeu s'est étoffé avec une mise à jour gratuite majeure.
    Dans la moyenne, la durée de vie de la campagne est d'environ 7h. C'est tout à fait honorable.
    En terminant cette dernière, le mode survie est disponible et offre un challenge plus poussé : il ne faut utiliser que dix clones dans la partie !

    La campagne + permet de conserver sa progression. En contrepartie le mode hyper corsé donne un challenge où la mort est encore plus fréquente.
    Enfin, la mort permanente est le mode ultime de The Persistence. Une seule vie de clone pour réussir. On vous souhaite bon courage !

    La durée de vie augmente drastiquement avec tous ces éléments ajoutés et disponibles pour tous. Bien évidemment le challenge est bien présent.
    Firesprite a également poussé la personnalisation de son expérience, une décision salvatrice pour modifier la difficulté, les munitions infinies, les dégâts limités… ce mode assisté permet d'accommoder tous les types de joueurs même ceux qui n’apprécient pas les jeux trop exigeants comme le fut le titre à ses débuts.
    Pour le PS VR c'est la même chose, The Persistence dispose d'énormément de paramètres et de profils pour le jeu au casque. Le Motion Sickness est également absent malgré la vue à la première personne.

    Au PS VR, le jeu est très immersif même si la station spatiale propose des lieux assez similaires pendant les quatre actes de la campagne.
    Graphiquement le titre en Réalité Virtuelle faisait le job. En mode sans VR, le jeu tourne en 4K HDR et 60 fps sur PlayStation 4 PRO avec les téléviseurs compatibles et en 1080p et 60 fps pour la console de base.
    Le moteur a été retravaillé pour proposer des effets qui sont absents de la version au casque. Effets de particules, nouveaux éclairages et nouvelles animations ont été ajoutées pour ???

    Le gameplay a également bénéficié de quelques améliorations pour coller au mieux au jeu à la DualShock 4 sans casque. Avec celui-ci, l'exploration se fait en se déplaçant et en regardant à 360° avec le casque. En fixant un objet, on le ramasse, il y a bien fallu adapter ce genre de gameplay inhérent au VR pour le jeu sans cet accessoire.

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    C'est encore plus difficile lorsqu'il y a plusieurs créatures

     




    Test The Persistence - 5 minutes de lecture