Note du test 6/10En conclusion :

C’est un véritable crève-cœur que nous subissons, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’élever la note. Au premier regard Riverbond s’apparente au parfait élève studieux, charmant et décalé à la fois. Ce n’est qu’après quelques temps de concubinage que vous découvrirez un être hésitant et malléable qui ne sait trancher entre les défenseurs des années 90 et les nouveaux-venus. Pétri de qualités, Riverbond a tout d’un grand. Bourré de jolies trouvailles, empreint de critères tous plus réussis les uns que les autres, le jeu oublie que la qualité ne peut que se penser dans sa complétion. Atteint du syndrôme du “talent d’Achille”, nul doute que le titre trouvera preneur et saura se montrer efficace pour les moments familiaux. Un objectif rempli. On vous attend pour le prochain round, assujettis à de nombreuses rêveries. Vous êtes la Vox Culture.

Les plus

Le casting ultra référencé
L’humour déjanté
Immédiatement fun
Facile à saisir

Les moins

Un challenge foiré
Une caméra en coop’ aux fraises
Une replay-value discutable

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    rédacteur
    NoBloodyKnows


  • ps4

    Riverbond
    Editeur : Sony Online Entertainment
    Développeur : Cococucumber
    Genre : Action | Combat
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 17 juin 2019
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 21,99 €
    Support


    Test Riverbond

    Publié le dimanche 23 juin 2019 à 21h18 par NoBloodyKnows - 533 / 0
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    Une mission des accomplis. Riverbond est “Celui qui Renaquit”. Au-delà de la référence un peu sommaire se trouve une création souvent évoquée, jamais réellement concrétisée jusqu’à l’annonce lors de l’event de Sony, le State of Play. Le travail de Cococucumber consiste à nous livrer sa vision du Hack/Shoot’n Slash, en solo ou en multi local si vous possédez 2,3 ou 4 manettes. Une vue du dessus, un casting 5 étoiles, des paquets d’adversaires à faire disparaître et une recette efficace. S’inscrivant pleinement dans la démarche de l’éditeur/constructeur nippon, à savoir valoriser l’indé autant que les grosses productions, le jeu se pare d’atouts non négligeables pour se hisser vers la tête du peloton. Encore faut-il allier ambition et exécution, le genre ayant un public assez exigeant. Tous les voyants sont au vert et le jeu réussit quasiment tout ce qu’il entreprend. “Quasiment”. 1000 qualités ne rivalisent pas toujours face à des erreurs bien moins nombreuses…

     

    Taxi River


    Coloré, fin et inspiré. On ne pourra pas le nier, Riverbond en jette visuellement pour peu que vous soyez sensibles au Volumetric Pixel, ou Voxel Art pour les plus intimes. Pour les étrangers du concept, autant résumer par un graphisme “à la Minecraft”.
    Pas une révolution en soi certes, mais une utilisation convaincante du process usant du flou habile lorsqu’il faut démontrer la profondeur ou du gigantisme lors des affrontements de boss, assez ennuyeux au début, calibrés avec justesse par la suite. Et ce n’est pas cet affrontement final qui viendra nous contredire…

    Très simple à prendre en main, le jeu semble être l’apôtre du credo “facile à jouer, une vie entière pour le maîtriser”. En effet, vous basculez entre 2 types d’attaque, au càc ou à distance (nous y reviendrons). L’arsenal se montre varié, quoique trompeur en raison de similitudes camouflées par un changement de skin et même si certaines armes semblent un peu cheatées, l’alchimie fonctionne. Des rapières aux lances en passant par les pistolets, le tout est sublimé par un humour féroce qui fait mouche, sans être trop insistant. Fendre le crâne de vos adversaires avec une sucette ou une tulipe, avouez que ça en jette!

    Nous touchons ici l’un des points forts du soft: pas d’équipement de protection mais des engins offensifs qui envoient du lourd grâce à leur diversité voire leur fonction: portée, vitesse, dégâts...tout y est et chaque arme dispose de ses avantages et inconvénients. L’amusement et la drôlerie en plus! Masse, épée, pompe des contrées...tout est là pour que vous vous fassiez plaisir. A condition que vous soyez enclins à la curiosité pour découvrir chaque équipement des mondes (au nombre de 8) pour exposer votre style.

    Vos 2 joujous de début de niveau trouveront rapidement de la compagnie et l’inventaire est suffisamment clair pour qu’on passe de l’un à l’autre sans accroc, sachant qu’un maximum de 5 vous est imposé à chaque mission.

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    De quoi faire frémir les fans!

    Bond duel


    Vous nous pardonnez aisément cet écart de langage mais on prend aussi un malin plaisir à “tout péter” dans cet univers. Il est vrai que la structure a du mal à se diversifier, sans que nous ayons toutefois l’impression de faire les mêmes choses à longueur de temps.

    On regrette néanmoins un manque d’impact des frappes et seules des statistiques dignes de RPG vous donneront un indice concernant l’effet de vos attaques. Un peu dommage, d’autant plus que Riverbond se montre fluide. Un poil de nervosité en plus ne nous aurait pas choqué.

    Abordable, le jeu monte en puissance par la suite pour devenir plus ardu au point de vous faire mordre la poussière avec des espaces-temps de plus en plus serrés. Sauf que nous allons ici toucher l’un des défauts majeurs du soft, qui se retrouve coincé entre 2 feux en voulant contenter tout le monde.

    En effet, l’oeuvre est pensée pour le scoring et vous demande de vous améliorer à chaque fois par le biais de découverte de PNJ ou d'affrontements plus nombreux. Vous aurez aussi la possibilité d’activer des checkpoints, pas vraiment lisibles d’ailleurs, pour écourter votre route lors d’un trépas. Mais pourquoi la mort est-elle si peu punitive? Si vous succombez, vous retournerez au front en retrouvant vos ennemis abîmés par vos charges précédentes. La mécanique consistant à réanimer un allié ou attendre la fin du timer de respawn perd ainsi tout son sens, et l’oubli intervient lorsqu’il s’agit d’évoquer le challenge.

    Nous aurions pu avoir un jeu de niche.
    On se contentera d’un jeu familial.

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    Un énorme délire assumé!

    Adam River


    Voir autant de trouvailles piétinées a de quoi nous faire enrager. Comprenons nous: il ne s’agit pas d’une légère brise un peu désagréable mais d’une tornade qui balaie chaque fondation.
    D’accord l’essentiel est là et on ne s’ennuie que très rarement. Fun, Riverbond possède un rythme cohérent et si nous pouvons faire également des reproches à des titres cultes comme Bastion, ces derniers ont ce petit grain de folie qui fait la différence.

    Oui ici l’univers est bien barré et la traduction française juste incroyable, blindée de clins d’oeil qui feront plaisir à beaucoup d’entre nous. Depuis combien de temps nous n’avions pas utilisé l’expression “glucose”?. Sans doublage, le jeu sait se montrer bavard quand il le faut sans jamais prolonger vainement. Les noms de vos rencontres vous feront aussi sourire: de ce point de vue, Dragon Quest a trouvé à qui s’adresser! “Jean-René Unecouche”...il y a du jeu de mots là ou pas?!

    Les avatars ne sont pas non plus en reste: pour les besoins du test, le duo du NBK ont ainsi été Le Kid (on ne vous fera pas l’affront de citer le jeu d’origine!) et... une banane. En cherchant bien, vous aurez l’opportunité d’en débloquer d’autres pour qu’à votre tour vous soyez le pépère Castor ou une pastèque. Et si nos derniers mots semblent provenir d’un asile de fous, c’est aussi parce que le jeu l’est et nous avons adhéré à cet état d’esprit.

    Tout du moins avant que la réalité nous rattrape et que le ciel tout choupi soit assombri par la seconde tare de la production: la caméra.
    Celle-ci suivra en priorité l’un des joueurs et l’explorateur trop impatient se retrouvera téléporté auprès du reste du groupe en dépit de son avancée. A 2 cela pose parfois problème, alors imaginez à 4…

    Cela resterait encore acceptable si nous ne subissions par une décision totalement incompréhensible: il arrive régulièrement que la vue reste centrée sur un personnage mis KO, rognant toute la visibilité du ou des survivants, condamné(s) à attendre la sortie du coma du camarade pour libérer le champ de vision. Obsolète, cette aberration nous aura sorti plusieurs fois du trip quand bien même ce dernier est accrocheur.

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    Le style graphique est pleinement maîtrisé.

    Chaos Bond!


    Résolument pensé pour de petites sessions, les stages variant entre 15 et 45 minutes sans save, vous vous amuserez à coopérer tout en essayant de faire un meilleur score que vos partenaires, ce qui est parfois peu évident lorsque l’un d’entre eux use et abuse du fusil-abeille.
    A vous de bien fouiller les coffres et découvrir certains lieux cachés avant de remplir les objectifs basiques (nettoyer le secteur, trouver une clé…) mais satisfaisants.

    Le triptyque tir/frappe normale ou chargée se montre pertinent, avec des choix de gameplay bien pensés, comme le fait d’avoir 2 boutons de shoot pour s’adapter à toute situation. La visée au stick droit “à la Dead Nation” (entre autres…)fonctionne également correctement.
    Le cooldown du coup spécial est aussi judicieux, ni trop long et ni trop court. Le bébé des développeurs a été câliné, cela se voit.

    Disposant d’un bestiaire varié à l’IA parfois défaillante, les joutes restent agréables et agrémentées de bruitages rigolos (ces cochons les amis, ces cochons!) en plus d’une OST bien adaptée à son support et qui a le mérite de ne pas nous agacer, malgré une répétition évidente au regard du faible nombre de pistes.

    Epuré au maximum, la charte faisant parfois penser au fabuleux Fez (dont nous saluons la perf’), Riverbond économise tout superflu, comme votre barre de vie invisible tant qu’elle est au maximum, sans confusion possible avec la barre de munitions qui, une fois vidée,impose un reload automatique qu’il faudra prendre en compte pour ne pas se retrouver à sec au pire des moments.

    Installé sur plusieurs plans, aucune superposition n’est tolérée dans les attaques. Vous êtes en bas et le vilain à l’étage? A vous de monter ou de le laisser venir mais en l’état, il vous sera impossible de le toucher. Charge vous revient de faire preuve de rigueur pour chaque assaut même si votre stratégie sera plus proche de l’arcade que de l’anticipation.

    On regrette aussi qu’aucun système de combo ne se greffe à l’ensemble, un peu comme dans un Dark Souls, mais le jeu semble choisir la voie de la convivialité.

    Au risque de s’écarter de son sujet malgré les merveilles qui nous sont proposées.

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    Des indices visuels parfois encombrés...

     

     

     



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