Note du test 9/10En conclusion :

Two Point Hospital est le jeu de gestion par excellence sur PlayStation 4. Même si le soft est sorti il y a presque deux ans sur PC, cette édition console ne tergiverse pas et propose un jeu d'une grande qualité. L'interface a été remaniée pour proposer une prise en main adaptée au jeu sur console. Doté d'une réalisation excellente, d’un humour omniprésent, d'un cachet indéniable et surtout d'une technique irréprochable, Two Point Hospital ne vous décevra pas pendant les longues heures qu'il propose.

Les plus

La Direction Artistique réussie
Un jeu grisant
La Gestion avec un grand G
La durée de vie
Le souci du détail
Le gestion à la Dualshock 4
Un thème de gestion enivrant

Les moins

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Two Point Hospital
    Editeur : Sega
    Développeur : Two Point Studios
    Genre : Gestion
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 25 février 2020
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test Two Point Hospital

    Publié le lundi 24 février 2020 à 20h18 par Pilou
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    Si Theme Hospital ne vous dit rien, il a été développé en 1997 par Bullfrog qui excellait dans les jeux de gestion. Theme park, Populous ou encore Dungeon Keeper sont les précurseurs de ce genre destiné avant tout au PC et à son duo clavier/souris. Pour Theme Hospital, il n'était pas évident de proposer un thème de gestion hospitalière accrocheur et grisant. L'accueil a été plus qu'honorable à son époque et le jeu a même eu le droit à une adaptation sur PlayStation 1 et quelques années plus tard sur sa grande soeur, la PS3. Presque 25 ans plus tard, Two Point Studios, sous l'égide de SEGA et composé par d'anciens membres du studio Bullfrog (tiens donc!) nous propose la suite spirituelle avec Two Point Hospital. On vous donne bien évidemment notre avis dans ce test.

     

    On prend le point ?


    Le credo de Two Point Hospital est assez simple : soigner au mieux un maximum de patients/clients, faire un maximum de bénéfices et réinvestir les fonds pour construire de nouvelles installations. Two Point County est la bourgade où le joueur est engagé comme directeur de ne pas un seul mais d’une tripotée d'hôpitaux à faire fructifier pour obtenir gloire et réputation.

    Comme dans d’autres productions de ce type, chaque hôpital propose des missions spécifiques pour obtenir de une à trois étoiles. Les objectifs sont divers et variés et abordent à chaque fois un thème spécifique. Un exemple: gérer une structure proche des pistes de skis demande au joueur de construire des salles pour gérer les fractures mais également de veiller à installer des radiateurs, neige et froid obligent.
    Ces étoiles débloquées (au minimum une par hôpital) donnent accès à de nouveaux lieux pour étendre ses installations, un système de progression intéressant.
    Nous pouvons switcher sur la carte entre chaque édifice de son empire à tout moment et surtout revenir aux anciennes réalisations pour utiliser les éléments débloqués et ainsi améliorer continuellement son empire.

    Bien évidemment, cette gestion monte crescendo. On débute par le premier hôpital où on nous apprend à utiliser le jeu. Il faut construire une réception pour accueillir et orienter les patients. Par la suite, il vous faudra réaliser un bureau de généralistes pour faire un premier diagnostic. Rien de bien compliqué jusqu’à maintenant, on se familiarise rapidement avec l’interface et on embauche nos premiers membres du personnel hospitalier: un assistant pour la réception, un médecin pour le bureau des généralistes et enfin un infirmier pour donner le bon traitement aux patients à la pharmacie.

    Jusqu’ici tout va bien, et le jeu est une succession de découverte qui font de Two Point Hospital un grand JEU.
    Plus on avance, plus les patients arrivent avec des maladies différentes. Pour soigner un malade, il faut poser un diagnostic en se rapprochant au maximum des 100%: il est donc nécessaire de construire de nouvelles salles de diagnostics comme celle des rayons X.. Lorsque le diagnostic est posé, direction la salle de traitement. Ces salles de traitement sont nombreuses et soignent les maladies spécifiquement.
    Ce workflow n’est pas aussi simple et les développeurs de Two Point Studios ont bien évidemment corsé la chose. Il ne sera pas rare de voir un patient trépasser du fait de divers paramètres entrant en compte. Certaines maladies sont plus difficiles à guérir que d'autres et le matériel employé comme la compétence du personnel ne sont parfois pas suffisants.

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    Le début de la construction d'un hôpital

    Un jeu qui n'est point sérieux


    Mais un jeu de gestion implique d’ériger et d'agencer son centre hospitalier au mieux.
    La construction d'une salle est aisée. Elle nécessite un minimum de taille, le plus souvent en 3x3. Chaque salle a des éléments obligatoires. La psychiatrie doit disposer d'un fauteuil pour le praticien et d'un divan psychiatrique pour le patient. Des éléments supplémentaires et facultatifs peuvent être ajoutés. Un siège pour que le spécialiste puisse se reposer entre deux consultations n'est pas à négliger, une armoire pour retrouver les informations plus rapidement aussi. BIen évidemment, chaque élément obligatoire (ou non) coûte un certain prix.

    Pour titiller notre curiosité et surtout nous faire sourire, les maladies sont aussi loufoques que leur descriptif. Se retrouver envahi par une armada de clones d'Elvis qui se déhanchent comme le King ou encore des personnes monochromes atteintent du syndrome de Nuances de gris qu'il faut "recoloriser" sont un échantillon de la drôlerie ambiante de cette simulation. Les maladies au nombre de cinquante (environ) sans compter celles des deux extensions disponibles dans cette édition console.

    Fort heureusement, un conseiller est là pour vous recommander et indiquer les éléments clés à ne pas négliger. Le joueur reçoit des notifications pour être au fait des choses importantes. Il peut recevoir par exemple une requête d’un membre du personnel qui souhaite suivre une formation ou obtenir une augmentation. Les défis sont également proposés via ces notifications.
    Ces notifications apparaissent en bas à droite de l'écran.

    En réalisant des défis, le joueur obtient des dollars supplémentaires mais également des Kudosh, une monnaie un peu spéciale. Cette devise débloque de nouveaux éléments améliorant ainsi son hôpital : sièges plus confortables, distributeurs de denrées plus attrayant, meilleur chauffage, distributeurs de gel hydroalcoolique, papiers peints spéciaux pour les salles, habits pour personnaliser son équipe…et il faut un certain temps pour tout débloquer mais tout est in game: entendez par là qu'il n'y a aucune microtransaction.

    Pour revenir aux salles, en plus de celles de diagnostics et de traitement, il faut assouvir les besoins primaires des patients et du personnel. Toilettes, bancs, fontaines à eau, posters, poubelles ou plantes sont là pour occuper le patient et ne pas faire évoluer son ennui, sa faim...entre autres...
    Même chose pour les membres du corps hospitalier: une ou plusieurs salles de repos sont à installer pour qu'ils récupèrent plus vite entre deux postes. Le moral est primordial.
    Dans les plus hauts niveaux, les hôpitaux sont vastes et disposent de plusieurs ailes et la multiplication de ces installations est obligatoire.
    Il faut également gérer certains aspects techniques comme la température du bâtiment (un petit radiateur dans les zones montagneuses, un climatiseur dans les coins les plus chauds...). Attention également aux tremblements de terre qui endommagent les machines et peuvent causer des incendies (il faut donc installer des extincteurs).

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    La construction d'une salle. On voit par exemple en haut la taille minimale et les éléments obligatoires

    Un jeu Point’u


    Le jeu gère à la perfection la macro et la micro gestion. On peut très bien se cantonner uniquement à la macro mais on perd une partie du gameplay.
    En plus des patients, le personnel hospitalier est scindé en quatre entités : les médecins, les infirmiers, les assistants et les agents de maintenance.
    Chaque corps de métier a ses attributions et les futurs recrues sont listées via le menu "embaucher". La liste pour chaque fonction propose différents prétendants aux compétences différentes. On revient à un exemple mais la psychiatrie nécessite un médecin disposant de la compétence correspondante pour pouvoir pratiquer.
    Les salles de formation permettent de spécialiser son équipe et surtout d'obtenir une compétence spécifique. Après quelques heures de jeu, la salle de recherche permet de trouver de nouvelles compétences, salles de traitement ou encore des améliorations.


    Les agents de maintenance sont le nerf de la guerre à mon sens puisqu'ils entretiennent tout le bâtiment. Des toilettes bouchés au vomi mal géré, c'est pour leur pomme. Une machine à réparer ou à upgrader, c'est également leur job. Un patient décédé qui revient hanter les lieux sous forme de fantôme? Seul l'agent peut solutionner le problème en ayant bien évidemment la compétence adéquate.
    Vous l'aurez compris le jeu est complet et pousse à tout essayer!
    Il est également possible d’attraper par le colback un employé et le déposer dans la salle adéquate pour l’affecter à une tâche si on juge qu'il est le plus à même à la remplir.
    Chaque personnage vaque à ses occupations automatiques mais il est possible de leur donner des ordres spécifiques. Une plante pas assez arrosée? On la sélectionne, on demande à un agent de maintenance de l'entretenir.


    Guérir, soigner un type de maladie et en faire de la publicité via des campagnes marketing font augmenter la réputation du centre et l'affluence des malades. On peut tout modifier dans Two Point Hospital. Augmenter un ou tous les prix des traitements, le salaire individuel d'un médecin ou de tout le corps de métier: on peut personnaliser jusqu'aux noms/prénoms et habits de chaque personne.
    Si les finances ne sont pas au beau fixe, un petit emprunt et on peut se sortir d'une situation ardue.

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    La salle de traitement qui permet de guérir la marmitête

    Un jeu très hospitalier


    Présenté dans certaines vidéos partagées avec les développeurs, le jeu a clairement subi un grand travail au niveau du gameplay et de son adaptation sur console. C’est un réel plaisir de déambuler dans notre clinique avec la Dualshock 4. Les sticks permettent de déplacer la caméra et le curseur. La combinaison L2/R2 modifie le niveau le zoom et permet de se rapprocher au plus proche et y découvrir des petites animations excellentes. Cela permet également d’avoir une vue globale de ses infrastructures.

    La touche Carré donne accès à la page de construction des salles, à l’ajout d’éléments ou encore du recrutement de son personnel. On accède également aux tableaux de gestion des équipes, les différentes maladies, l'état des patients présents…
    Il est possible de dupliquer une pièce pour en construire une autre à l’identique plus loin, un gain de temps non négligeable. En parlant de temps, L3 met en pause le jeu pour pouvoir construire des éléments alors que R3 dispose de trois vitesses: normale, et deux accélérées.
    Un système de filtre est également implémenté pour par exemple n’afficher que les salles de diagnostics ou de trier les éléments de confort…

    Côté réalisation, la sauvegarde rapide porte bien son nom, les menus sont clairs, le jeu est très fluide.
    La Direction Artistique est excellente. Le look assumé est assez proche des productions de Nick Park et de ses personnages en pâte à modeler (Wallace et Gromit).
    Le jeu ne se prend pas au sérieux, les maladies prêtent le sourire. On tombe toujours sur un petit détail, une petite attention des développeurs qui nous fait zoomer sur un élément: un agent de maintenance réparant une machine en la rouant de coups de clé à molette ou un infirmier éreinté qui s’effondre sur le fauteuil de la salle de repos sont des exemples parmi tant d'autres.

    Niveau bande son, le jeu reste en version originale et c’est le seul reproche. Entre la standardiste qui fait des annonces ou le chroniqueur à la radio qui réalise des jeux de mots hilarants, on perd une partie importante de l'humour si nous ne sommes pas à l’aise avec la langue de Shakespeare

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    Une salle de recherche bien fournie

     

    Two pack


    Côté durée de vie, elle est très élevée surtout si vous souhaitez obtenir les trois étoiles à chaque hôpital.
    Cette édition dispose des deux DLC sortis sur PC, à savoir Bigfoot et Pebberley Island. Déjà bien fourni, Two Point Hospital dispose en plus de cinq nouvelles salles, d’une multitude de nouveaux éléments et de presque 70 nouvelles maladies et de six nouveaux lieux pour implanter et faire fructifier son empire.
    Selon son accueil sur console, on pressent que Two Point Hospital proposera sûrement en sus (moyennant quelques euros) le DLC “Rencontre du Troisième Type”.

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    Le jeu est bourré de détail

     

     




    Test Two Point Hospital - 8 minutes de lecture