Note du test 8/10En conclusion :

Ancestors Legacy est un STR réussi sur Playstation 4. Genre peu représenté sur console, ce RTS médiéval offre des heures d’affrontements. Le jeu est soigné et se base sur des concepts intéressants de la stratégie. Pour 40€, il serait dommage de s’en priver si on aime le genre.

Les plus

Une campagne généreuse
Un RTS complet sur console
Agréable à l’oeil
Le mode caméra action
Une maniabilité adaptée

Les moins

La touche carré pour la sélection
Perte de visibilité par moment

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Ancestors Legacy
    Editeur : 1C Company
    Développeur : Destructive Creations
    Genre : Stratégie
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 13 août 2019
    Trophées : Oui
    Support


    Test Ancestors Legacy

    Publié le vendredi 30 août 2019 à 17h05 par Pilou - 161 / 0
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    Ancestors Legacy est le fruit du travail du studio polonais Destructive Creations, auteur du très controversé Hatred. On ne va pas tergiverser, le soft s’est montré frileux en terme de communication pour sa venue sur Playstation 4. Sachant que le jeu est disponible sur PC depuis plus d’un an. Mais que les férus de RTS se rassurent, Ancestors Legacy offre une expérience de jeu réussie!

     

    Une Campagne de longue haleine


    Ancestors Legacy est donc un jeu de stratégie en temps réel (RTS) prenant place dans l’Europe médiévale et se basant sur des personnages de l’Histoire. Quatre nations croisent le fer dans huit campagnes distinctes. Vikings, Saxons, Allemands et Slaves s’affrontent dans différents conflits.
    La première campagne consacrée à Ulf Barbe-d’acier sert de didacticiel (les autres se débloquent à l'achèvement de celle-ci). Elle débute par une sublime cinématique faite avec le moteur du jeu et suivant un guerrier viking débarquant sur les côtes anglaises. L’ambiance est donnée et on se rend rapidement compte que le jeu se veut violent et ne fait pas dans la dentelle.
    Chaque campagne se divise en cinq actes allant de l’escarmouche avec un nombre limité de troupes, à la gestion de bases, sièges, courses contre la montre, attaques de convois, … et j’en passe. Les développeurs ont su varier les situations. Bien évidemment, il ne faut pas perdre ses héros, des unités spéciales disposant d’une grande expérience et de compétences spécifiques.

    Chaque nation dispose de forces et de faiblesses qui lui sont propres : un moral plus élevé, des coûts de construction réduits, des types d’unités disponibles plus ou moins rapidement dans l’évolution ou tout simplement absentes, des unités plus ou moins robustes selon la Nation choisie… Le studio a travaillé sur l’équilibrage pour coller au mieux aux données historiques de l’époque. Unités comme scénarios de campagne, je ne suis pas assez expert pour savoir si on colle réellement avec l’Histoire mais le plaisir est bien là.
    Il faudra quelques parties pour appréhender ces éléments. Les campagnes tombent à point nommé.

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    Voici l'interface du jeu, en haut à droite les escouades et à gauche les ressources

    Un RTS intéressant


    Ancestors Legacy dispose de bases solides en terme de RTS. Par défaut lorsque l’on exclut certains scénarios des campagnes, le jeu se déroule de la même façon. On débute avec son camp et son hôtel de ville et souvent quelques unités. Le but est de s’étendre en annexant des villages à proximité. Pour cela, il faut les incendier et les capturer. Ancestors Legacy se base sur trois ressources que ces villages conquis vont produire. Il faut bien évidemment les protéger avec ses troupes mais également les renforcer (paysans aguerris et tours de guets défensives sont à développer)
    Nourriture, bois et fer sont les trois ressources nécessaires et affichées en haut de l’écran. Le bois sert à la construction et aux réparations. La nourriture est employée dans le ravitaillement des troupes. Il faut balancer entre le nombre de troupes recrutées et la production faite par les paysans. Un indicateur (positif ou négatif) renseigne le joueur. Attention, une production négative sur la nourriture, joue sur le moral des troupes.
    Enfin le fer permet d’améliorer ces dernières et de lancer des recherches.

    Ne vous attendez pas à commander 200 zerglings, Ancestors Legacy n’autorise que la gestion de dix escouades à la fois. Il faut choisir ses unités en fonction de l’ennemi : archers, tireurs à la fronde, cavaliers, lanciers, … En sélectionnant une escouade, on peut ainsi voir les forces et faiblesses qui se basent sur le concept du pierre-papier-ciseaux. Les lanciers, par exemple, tuent plus facilement un groupe de cavaliers mais sont vulnérables aux autres unités d’infanterie.
    La micro-gestion comme la macro-gestion sont extrêmement importantes. Il faut déplacer ses troupes tout en plaçant l’infanterie et la cavalerie devant pour les charges alors que les archers et les engins de sièges doivent rester en retrait.
    Les unités à distance doivent arrêter les tirs si le contact à lieu. Une baliste ne fait pas de distinction entre des unités amis ou ennemis.
    Chaque escouade dispose de menus d’ordres leur permettant de choisir une posture (défensive ou offensive selon les cas), réaliser un halte au feu, pilonner une zone, se spécialiser , se reposer pour recouvrer ses forces ou se reconstituer, améliorer son armure, …

    Le jeu offre beaucoup de paramètres, permettant de coller au mieux à la situation et à son style. Vous la jouer défensive, pourquoi ne pas se cacher dans les hautes herbes et tendre des embuscades, disposant ainsi d’un bonus d’attaque? ou tout simplement déposer des pièges sur un pont ?


    Pour revenir à la gestion de son camp et en plus des villages conquis, Ancestors Legacy nécessite la construction de bâtiments spécifiques : caserne, écurie, église/lieu de culte, archerie, forge. Chaque édifice participe à l’effort de guerre, pour la production de troupes, les améliorations mais il faut impérativement changer de niveau technologique dans l'hôtel de ville pour débloquer de nouvelles options. Un niveau technologique de retard peut avoir de l’incidence sur l’issu du combat.

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    Pas très écolo, il faut brûler pour conquérir

    Un RTS adapté pour la console


    Destructive Creations nous propose un RTS taillé pour la console. Le combo clavier/souris est remplacé par la Dualshock 4. Chaque touche a son utilité et la navigation sur la carte est bien adaptée. Pour contrebalancer avec le défilement rapide de la souris ou le clic sur la mini map pour arriver au point d’intéret, les touches et permettent de switcher entre les différentes escouades, permet de centrer sur cette dernière. est utilisé pour sélectionner un bâtiment visible ou une escouade. Des variantes comme appuyer deux fois rapidement sur la touche carré permettent de sélectionner toutes les escouades mais ce système mériterait quelques ajustements. On a souvent du mal à sélectionner du premier coup toute son armée.
    et donnent accès aux menus d'ordres et à la possibilité de piloter toutes les options, de lancer des recherches, …
    On peut créer des groupes d’unités, sélectionner le même type, placer des points de ralliement, … Même la construction des bâtiments est simplifiée, on ne lance que sa production, le placement est prédéfini autour de l'hôtel de ville.
    Après quelques heures de jeu, on est vraiment à l’aise et tout est accessible rapidement, on ne va pas se le cacher, le duo souris/clavier reste tout de même la meilleure expérience pour ce genre de jeu.

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    Non ce n'est pas gore, juste saignant

    Un RTS sanglant et du multijoueur


    Graphiquement le jeu est une réussite. Sur Playstation 4 Pro (machine du test), trois profils sont disponibles : deux pour le 1080p - 30 fps : simple et amélioré et un profil 4K en 30fps.
    C’est extrêmement détaillé, avec un cycle jour/nuit, des changements climatiques modifiant le brouillard de guerre. En pleine nuit, les escouades peuvent allumer des torches offrant une meilleur visibilité. Les escouades proposent des unités différentes en leur sein et des animations individuellement. Lors d’un affrontement, les unités succombent par coup d'empalement, flèches, … En appuyant sur la touche , on zoome alors sur le combat pour se retrouver au cœur de l’action sans aucun HUB.
    Les cinématiques mêlant crayonnés et animations sont magnifiques et visionnables dans la section EXTRA. Elles témoignent de la violence du jeu en faisant ressortir le sang en rouge.
    Tous les menus et textes à l’écran sont en français mais les voix sont en anglais avec diverses accents en fonction de la Nation.

    Enfin, le mode escarmouche permet de se faire des batailles rapides avec des Nations gérées par l’IA mais un mode multijoueur est également proposé.
    Plutôt classique, jusqu’à six joueurs peuvent s’affronter sur quatorze maps (en fonction du nombre) sur deux modes de jeu : Annihilation et Domination.
    Le premier, Annihilation consiste ni plus ni moins à l’éradication des camps adverses. Alors que la seconde, Domination affiche une barre en haut de l’écran, variant en fonction du nombre de villages possédés par un camp. Une grande quantité de paramètres permettent de personnaliser les parties : choix de la météo, du niveau technologique, du nombre d’unités, ...

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    Le mode "Caméra d'action" qui zoome sur un combat

     

     

     



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