Note du test 7/10En conclusion :

Véritable jeu de niche qui saura trouver son public, Port Royale 4 offre un gameplay solide de gestion commerciale. Les didacticiels sont limpides malgré un thème assez complexe. Graphiquement ce n'est pas la panacée mais le titre propose de bons atouts pour occuper le fan de gestion pendant des heures. A voir tout de même sur la longueur. Une belle évolution pour la série s'opère. Un must have du genre ! Hissez le drapeau noir et souquez !

Les plus

Un gameplay solide
Jeu entièrement traduit
Un jeu basé sur le commerce, genre peu répandu
Un long didacticiel complet et limpide

Les moins

Pas le plus joli jeu (mais correct dans l'ensemble)
Quelques menus à revoir
Quelques bugs

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Port Royale 4
    Editeur : Koch Media
    Développeur : Gaming Minds Studios
    Genre : Gestion
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 25 septembre 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Port Royale 4

    Publié le dimanche 18 octobre 2020 à 20h05 par Pilou
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    La dernière mouture de la série Port Royale en date a été Port Royale 3, sortie en septembre 2012 sur PlayStation 3 et globalement très moyenne avec clairement une interface pas adaptée à la Dualshock 3 et des mécanismes de jeu incohérents. Kiapadnom s'en souvient encore, j'en suis sûr! Huit années plus tard, Gaming Minds Studios remet le couvert avec Port Royale 4 sur PlayStation 4. Le studio a-t-il appris de ses erreurs ? On vous donne notre avis.

     

    Quand on gèle sur le pont


    Petit disclaimer : l’abus d’alcool est dangereux pour la santé mais quand un jeu débute avec du rhum, il augure du bon. Trève de plaisanterie : après une brève vidéo retraçant le circuit d’un tonneau de rhum, il convient de débuter par le didacticiel du jeu, occasion de découvrir les grandes lignes du gameplay de Port Royale 4.
    Ce long tutoriel se découpe en une dizaine de guides scénarisés abordant les éléments majeurs du jeu.

    On apprend ainsi les commandes de base. Le jeu se présente sur une carte en 3D des Caraïbes. Nous sommes au XVIIe siècle et le joueur incarne un jeune gouverneur bien décidé à faire ses preuves au bout du Monde.

    Le jeu se découpe en plusieurs grandes parties.
    Port Royale 4 est un jeu de gestion commerciale. Il faut faire fructifier sa colonie en établissant des échanges entre les différentes villes.

    Sa colonie produit diverses marchandises mais de façon limitée. En gros chaque ville se limite à 7 denrées produites, matières premières comme le coton, le blé, fer ou d’autres transformées sur place comme les habits... grâce au coton.
    Il faut jongler entre l’offre et la demande pour se remplir les poches et prospérer.
    Pour cela, il faut impérativement investir dans une flotte pour procéder aux échanges commerciaux.

    Le chantier naval et le phare servent à la gestion de son armada. On achète, on vend, on répare ses bicoques. On crée des convois car bien évidemment il faut des navires de transport mais également des navires de guerre pour les protéger.
    Jusqu’ici tout va bien mais on reste dans la micro gestion. On charge ou on récupère les produits dans une ville où notre convoi est amaré. On vend ou on achète en fonction du cours actuel. On envoie notre flotte vers une autre ville et rebelote.
    A ce niveau, le jeu est trop répétitif mais Gaming Minds Studios a déjà pensé au temps : plus on dézoome sur la carte, plus le temps passe vite. Une idée royale!

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    La ville de Port Royale

    Du rhum des femmes et d'la bière nom de Dieu


    Pour encore gagner plus de temps, les routes commerciales sont là. Elles nécessitent un peu de préparation mais ensuite elles facilitent la vie du joueur.
    Premièrement, on relie les villes nécessaires et on matérialise les points de passage, des contournements car plusieurs autres éléments sont à prendre en compte lors de l'élaboration de la route : le vent et les fonds marins. Naviguer à contre-sens prend plus de temps, voguer dans des zones de vents violents endommagent la carlingue tout comme des bateaux trop chargés qui risquent d’accrocher les cales de ceux-ci si le chemin tracé frôle trop les côtes.
    Heureusement, il est possible en un clin d’oeil de voir si un convoi empruntant une route commerciale rapporte ou non de l’argent.
    Cette gestion est vitale mais l’ajout de point de passage n’est pas des plus précises. Une petite amélioration de ce côté serait intéressante.

    Après la gestion des mers, il faut entretenir et faire grossir sa colonie.
    Comme d’autres jeux du genre, on pense à Tropico. Il faut construire des infrastructures pour toujours proposer plus et prospérer. Résidences pour accroître sa population et ainsi le nombre de travailleurs. Chaque bâtiment nécessite des ressources et la place des infrastructures est importante. Il faut veiller à ne pas gêner les résidences avec le bruit généré par une exploitation minière trop proche, mais une taverne collée à ces dernières accroît le nombre d’habitants maximum.
    Même chose pour les exploitations, la culture de coton située à côté d’un tisserand augmente la production puisqu'il y a moins de distance à parcourir pour livrer la matière première.
    Cette gestion est assez développée et marque un point fort du jeu.
    Comme le commerce maritime avec ses licences commerciales, la création d’entreprises nécessitent des permis de construire.

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    Le phare et le chantier naval, pièces maitresses

    Blessures de guerres, culs d'bouteilles, coups d'couteaux, tant qu'y'aura des comptoirs, on aura des héros


    Diplomatie, faveur et tâches du vice roi, en plus de cette micro et macro gestion de la production, le jeu offre de nombreuses tâches annexes. Le joueur doit en effet obtenir de la renommée pour avoir de nouvelles concessions et avoir accès à des éléments plus grands comme des vaisseaux plus imposants et puissants.
    Trouver toutes les parties d’une carte au trésor fait bondir sa renommée de manière drastique.
    Chasser les vils pirates en est de même. Le combat naval est une autre phase de gameplay assez intéressante et remaniée depuis Port Royale 3.
    Les convois ont besoin d’un capitaine. Ces recrues évoluent au fil du jeu et débloquent des aptitudes propres qui servent au convoi. Ces combats peuvent être réalisés automatiquement mais rien de tel qu’une petite bataille navale entre deux routes commerciales et la construction d’une église.

    Cette phase se déroule sur un échiquier et se joue au tour par tour. A tour de rôle, les navires se déplacent, pilonnent les vaisseaux ennemis. Tir de canons, mitrailles, abordages, il faut jouer finement en fonction des forces et des faiblesses. Le tir de canon endommage la structure alors que la mitraille tue les matelots. Si un abordage a lieu entre deux bateaux, les embarcations deviennent inactives pendant le combat.
    Il y a plein de subtilités. Un navire tire avec ses canons à bâbord et à tribord. Mieux vaut gérer cette tactique entre déplacement, retournement de frégate et tir. Pour pimenter le tout, des tactiques sont disponibles et sont propres au capitaine. Incendier une zone, augmenter le nombre de déplacements, le rechargement des canons… on apprécie également cette phase de jeu.

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    Convoi en route!

    Hello cap'tain fais briller tes galons


    De longues heures attendent le fan du genre. Quatre campagnes offrent la possibilité de jouer sous le joug de l'Espagne, de l'Angleterre, de la France ou encore des Pays-Bas. On a le droit à une cutscene présentant chaque campagne.
    Le mode libre est plus classique et n’apporte pas grand chose au genre mais permet de replonger dans Port Royale 4.
    Le jeu est entièrement en français, texte comme la voix de notre avatar. Pour une fois, la police à l'écran est correcte.
    Les musiques sont réussies mais demeurent assez discrètes.

    Graphiquement, le jeu n’est pas le plus joli mais il est assez détaillé. Les différents niveaux des zooms augmentent bien évidemment ces détails. Les colonies permettent d’identifier avec précision les infrastructures construites. La végétation se répète mais le studio a bien travaillé pour offrir un univers convaincant : beau mais pas trop. Suffisant pour ce genre.

    L’interface n’a plus rien à voir avec son grand frère. Elle est claire, intuitive. Comme nous l’évoquions, la gestion des routes commerciales mériterait un petit ajustement.
    On déplore quelques bugs graphiques mais le jeu a déjà subi quelques mises à jour corrigeant certains soucis.

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    Graphiquement sur PlayStation 4, le jeu est en dessous de ce que l'on voit ici (capture PC)

     




    Test Port Royale 4 - 5 minutes de lecture