Note du test 7.5/10En conclusion :

Que dire? Milestone connaît excellemment bien son sujet et livre avec Moto GP 20 une simulation de plus en plus poussée et réaliste, tentant de recréer les moindres aspects du championnat deux roues. Le côté humain de la team via son management peut paraître anecdotique mais complète le volet mécanique qui s’étend de plus en plus et amène le titre toujours un peu plus vers le haut. Très sobre dans sa présentation - il suffit de voir les menus - et toujours perfectible au niveau des ambiances, des textures et des commentaires - tout en français certes mais plutôt plats - le jeu délivre au final ce qu’on lui demande et perfectionne la simulation. La gestion des pneus et de l’essence, la cartographie moteur et autres petits détails sont les bienvenus. L’enveloppe physique n’est pas forcément au top mais le reste suit. Patience et dévouement pour les pilotes en herbe seront nécessaires et le perfectionnisme sera le mot d’ordre pour les puristes. Pour les vrais, vivement la fin de tout ce merdier qu’on aille brûler de la gomme !!!

Les plus

Le contenu toujours au top
La précision du pilotage
Les nouveautés : gestion des pneus et du carburant
Le soin du détail

Les moins

C’est froid un peu quand même
L’absence d’une vraie ambiance
Les modélisations très datées des visages

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    ReleaseForBurial


  • ps4

    MotoGP 20
    Editeur et Developpeur : Milestone
    Genre : Sport
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 23 avril 2020
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test MotoGP 20

    Publié le jeudi 23 avril 2020 à 09h41 par ReleaseForBurial
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    C’est certain: une partie de la population, en cette période difficile, ne comprendra jamais. Je ne parle pas de ceux qui ne comprennent pas que pour le bien de tous, il faut savoir sacrifier un peu de son bien-être. Se priver de quelques moments de liberté pour justement pouvoir se libérer d’un mal qui rôde et transforme notre monde de jour en jour… Passons. Une chose ne changera jamais même après le confinement, c’est cette partie de la population qui ne comprendra jamais le plaisir de sortir sa plus belle combinaison de cuir - et je ne parle pas de celle des vendredis soirs enflammés chez le NBK - d’enfiler gants et bottes et de glisser le casque sur la tête. Et encore qu’en est-il de sortir la belle, après l’avoir bichonnée et de se tirer la bourre avec les copains ? Ces pauses en terrasse ou à la buvette du circuit ? Ces week-ends devant la télé à regarder nos champions réaliser des prouesses de furieux ? Bref… Je m’égare et regarde avec tristesse mon équipement moto en attente de jours meilleurs…

    Je vous entends là tous, à soupirer en lisant ces quelques lignes. De ce pas, je m’en vais chasser ces nuages gris qui planent au dessus de nos têtes et c’est parti pour le test de Moto Gp 20 !!!

     

    La motto est ma devise !! (ndlr : jeu de mot sur l'anglais Motto = devise en français)


    Pour beaucoup, la moto est effectivement une passion, un art de vivre et une religion. Chez Milestone, l’amour de ce sport transparaît comme à son habitude à travers la série Moto GP.
    Fort de son expérience sur le titre depuis maintenant des années - Milestone est aux commandes depuis 2007 malgré un passage de la licence chez Capcom entre autres de 2009 à 2013 - cette version 2020 arrive avec son lot de nouveautés afin de faire avancer le jeu encore plus loin dans la simulation.

    A quand la moto en kit livrée avec le jeu ?

    Certes cela reste une touche d’humour mais force est de constater qu’une fois de plus, le souci du détail et du réglage sont poussés une nouvelle fois encore plus loin.
    Lors des premiers extraits de gameplay qui sont apparus il y a à peine un mois, on pouvait déjà voir la refonte de l’A.T.H., ce qui en soit n’est pas surprenant d’une année à une autre mais surtout, l’apparition de moult informations dans celui-ci.
    Ces détails, nous les retrouvons dans le jeu et on se rend compte qu’effectivement, la refonte n’est pas juste pour être jolie mais bel et bien pour étoffer encore plus les réglages de la moto et la sensation de pilotage.
    Par contre, tous ces pré-réglages qui se font au stand ne risquent-ils pas trop de ralentir le jeu ou bien de donner l’impression de passer plus de temps au stand au détriment de la piste ?

    MotoGP 20 ouvre des possibilités de contrôle de son véhicule avant le départ qui peuvent paraître simples aux initiés mais qui, pour le noob de la moto et des pratiques mécaniques, pourraient décourager. Régler sa fourche, le cadre, le choix des pneumatiques, la cartographie et bien d’autres parties de sa moto n’est pas dans les cordes de tous.
    Deux solutions se présentent alors à ce novice : soit activer le maximum d’aides au pilotage et roule ma poule, ou bien apprendre.
    Milestone n’épargne pas le joueur concernant les informations sur l’utilité de tel ou tel réglage. Pourquoi embarquer plus ou moins d’essence, le choix de telle électronique sur une autre, pourquoi une gomme tendre permettra de mieux accrocher rapidement mais se détériorera plus vite aussi… les petits encarts qui accompagnent les menus de réglages sont toujours les bienvenus donc.

    Le principe de simulation est donc bien là, dans l’apprentissage. Se casser la gueule mais comprendre pourquoi.
    Et pour comprendre, le pilote pourra compter sur les ingénieurs qui l’entourent et auxquels on pourra poser des questions. Ce staff s’étoffe dans le mode carrière où l’on va pouvoir d’ailleurs aller engager du personnel afin de mener recherches et développements. Mais cela est une autre histoire.

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    Nouvelles ath-tractions


    TCS, AW, EBS et PWR ne vous disent rien ? Ces abréviations vont vous accompagner tout au long de la course pourtant. Mais à quoi servent-elles ? Eh bien à ce que vous restiez en piste le plus longtemps possible et à gérer au mieux votre course.

    Le TCS est là pour Traction Control System et représente donc l’antipatinage. Ce paramètre est crucial, comme beaucoup, car il empêche de perdre le contrôle, le plus souvent, de l’arrière de la moto et donc de finir au sol.
    Le AW pour Anti Wheeling est là pour… ben pas lever la roue avant en cas d’accélération brutale.
    Le EBS pour Engine Brake System est là pour gérer la puissance du frein moteur. En moto celui-ci peut être violent et provoquer déséquilibre et usure prématurée du pneu arrière surtout. Le régler trop fort n’est pas conseillé.
    Le PWR fait son apparition et désigne le Power, la puissance littéralement et touche les réglages de la cartographie du moteur de la moto. Arrivée de l’essence, admission de l’air etc… Trois types seront proposés.

    Tout ceci se réglera en amont de la course, et on saisira l’importance de chaque élément lors des séances d’essais mais surtout en course. Car il seront réglables en direct !
    D’où l’importance de ce nouveau visuel qui permet une navigation rapide sur ces quatre paramètres et ainsi gérer en direct à l’aide la croix directionnelle les valeurs de ceux-ci.

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    Un pneu de stratégie


    On le sait tous, le choix des pneumatiques est crucial. Grappiller la moindre seconde grâce à une adhérence au top. Nouveauté de 2020, la gestion de ces derniers. On verra en direct l’usure de la gomme et sur quelle partie du pneu. Divisés en trois parties chacun - les flancs et la bande roulante au milieu- l’affichage de la gomme et des points précis sur lesquels on appuiera la moto fait son apparition avec des zones qui se colorent en jaune ou rouge. Il sera possible de faire défiler une vue qui montrera les différents points de chauffe et une autre servira de témoin d’usure.
    Petit détail mais un impact énorme sur le pilotage et les réglages de la machine.

    La gestion du carburant aussi fait son apparition. Avant de prendre la piste pour des essais ou une course, on pourra décider de la quantité d’essence à embarquer. Plus on en met, plus on ira loin et on pourra également adopter un pilotage agressif, malgré le poids, mais en conservant une marge alors que l’on pourra laisser le réservoir peu rempli pour une séance de qualification et attaquer avec une moto plus légère donc plus rapide.

    Une gestion des week-ends de course qui se montre donc vraiment de plus en plus stratégique rendant le challenge plus intéressant.

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    Dans l’ombre des pilotes


    Ce nouveau MotoGP marque le retour du mangement de la carrière. Le mode carrière du pilote ne tourne plus autour de lui uniquement et on se retrouve ici à recruter du personnel afin de gérer au mieux le choix des écuries, du développement du staff et même les fonds de l’écurie. Car c’est que tout cela a un coût! Les salaires, les résultats, les frais de fonctionnement...on se retrouvera à regarder autant à faire du résultat que du profit afin de l’injecter dans le recrutement de meilleurs équipiers pour s’occuper de la moto.

    Le carrière manager est très importante, nous faisant aller chercher et négocier les contrats auprès des autres écuries plus prestigieuses ou nous faisant offrir au pilote une meilleure équipe.
    Il y a possibilité aussi d’embaucher des analystes ou un chef d’équipe pour aider à chapeauter tout le staff. Divers départements ouvriront au fur et à mesure pour développer le moteur, ou l’électronique ou encore le cadre de la moto. Il faudra répartir au mieux ses ingénieurs suivant leurs compétences dans tel ou tel domaine et ainsi accélérer le développement de nouvelles pièces pour la moto.

    Des données sont aussi récupérables par le pilote pendant les essais. Des sortes de petits défis de vitesse de pointe, de simulation de course et autres permettent, suivant les résultats obtenus par le pilote, d’alimenter plus ou moins bien le staff et aider ainsi aux recherches.
    Le pilote reste au centre mais cette partie de la simulation s’avère très intéressante.

    L’image du pilote solitaire est donc un peu cassée et on accorde plus d’importance à tout ce personnel bien souvent oublié. Une course se gagne en équipe !

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    Sinon, ça roule ?


    C’est vrai que dans tout cela, on en oublierait de rouler. MotoGP 20, comme ses prédécesseurs offre une expérience excellente manette en main. Entièrement configurable, le plaisir est là même si lors des premiers tours, on a l’impression d’être un peu une savonnette qui glisse partout - un peu comme sous la douche avec le NBK -. Exigeant comme à son accoutumée dans les faits, le jeu demandera aux novices de passer forcément par des étapes d’apprentissage alors que les plus rôdés iront tout de go désactiver les aides proposées.
    Avec le temps cela s’améliore mais il faudra néanmoins rester constamment vigilant, la catégorie reine n’autorisant aucun faute.

    Côté piste, nous sommes servis ! Toutes les pistes sont là, y compris le nouveau circuit finlandais “Kymiring”. Les modélisations des pistes sont toujours excellentes, un vrai régal pour les passionnés. Tout est respecté dans les tracés, y compris les entrées et sorties de stands, les passages pour permettre aux véhicules comme la safety car de passer, les fossés etc…
    Des efforts ont été faits graphiquement à certains niveaux comme sur les vibreurs sur lesquels on peut voir les endroits où les pilotes passent le plus souvent y déposant la gomme des pneus, ou encore les lumières sur les pilotes. On peut voir les jeux de lumières sur le cuir de leur combi.
    Les paysages sont un peu plus étoffés que d’habitude mais certaines textures restent encore pauvres, comme l’herbe ou les graviers. Un petit travail de réalisme pourrait rendre l’ensemble moins froid. Car mine de rien, même si la piste reste l’élément principal et que l’on est pas là pour regarder le paysage, cela reste un peu vide.

    On notera l’absence encore forte d’une “ambiance” sur le circuit. Quand on connaît l’effervescence qui règne autour d’un grand prix, il est toujours dommage de se retrouver dans des lieux qui semblent désertés, sans même un effort sur l’ambiance sonore qui donnerait facilement un semblant de vie.
    Alors certes, on est là pour la moto mais un peu de travail à effectuer là dessus serait appréciable.
    Les sonorités des motos sont toujours au top et les petites inclusions telles que les pétarades de retour de gaz rendent le tout hyper réaliste.

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    La piste aux Étoiles


    Comme chaque année, nous sommes servis du côté des pilotes et des écuries. Même si votre humble serviteur n’a toujours vu que par les Italiens, il est sympa de voir l’intégralité des pilotes de la saison se retrouver dans la sélection. On a un choix au lancement du jeu déjà conséquent et les pilotes sont reconnaissables.
    A la sortie, le jeu ne sera néanmoins pas complètement fourni, l’actualité ayant retardé le championnat; Milestone fournira via des mises à jour gratuites du contenu collant à la saison 2020.
    Aparté sur les modélisations d’ailleurs des visages sans casques et aussi sur les staffs: Milestone pourrait faire un effort là-dessus, certains visages étant “effrayants” et très très mal animés. Encore une fois, on est pas là pour ça mais cela donnerait tellement plus de vie à un titre parfois froid. Et la personnalisation du pilote créé pour la carrière est plutôt maigre voire inexistante - ne t’inquiète pas, je t’entends dire d’ici, on s’en fout, il met un casque sur sa gueule mais n’empêche, là dessus des titres comme NHL et MLB The Show sont d’un autre acabit -

    Côté motos, le choix est énorme, surtout avec la présence des championnats Moto 2 et 3 et là, le soin apporté à chaque machine est exemplaire.
    Un mode historique permet d’agrandir encore la collection de pilotes et de teams grâce à des défis de difficultés diverses. Plus le défi sera élevé, plus la récompense sera conséquente. Des crédits obtenus permettront d’aller sur le marché historique et ce n’est pas moins de 41 pilotes et 36 équipes qui sont ainsi disponibles. Certains seront rares, d’autres plus communs.
    Il manque juste un petit peu d’histoire autour de tout ça, des anecdotes etc… Mais je chipote.

    Les modes de jeu sont classiques entre les courses rapides, les championnats, la carrière et le multi. De quoi faire donc. Lors des championnats, on peut décider du nombre de jours que l’on veut faire du week-end pour profiter des essais libres, des qualifications et autres warm-up. L’I.A. a été revue à la hausse, Milestone nous introduisant la nouvelle version d’ A.N.N.A. - Artificial Neural Network Agent - boostant l’I.A au point qu’elle s’adapte quelle que soit la situation et se révèle être un ennemi coriace. Une I.A. très humaine…

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    Test MotoGP 20 - 9 minutes de lecture