Note du test 9.5/10En conclusion :

Vous l’aurez compris: Book of Demons est une petite merveille et on espère vivement voir sortir les 6 autres jeux censés composer la série Return 2 Games initiée par ce titre. Hack’n’Slash ne se prenant pas au sérieux, s’inspirant et parodiant Diablo, au gameplay varié suivant l’évolution des persos et grâce aux trois classes totalement différentes, il démontre des forces et des qualités qui feraient rougir certaines superproductions et le font se hisser au rang d’indispensable pour les amoureux du genre. Des idées comme les traces de pas, les cartes servant d’items ou d’armes, ou bien encore le Flexiscope sont rafraîchissantes et complètent également une gestion de la difficulté qui permet de profiter du jeu que l’on soit novice ou aguerri. Et atteindre le final surprenant ! La direction artistique et l’univers qu’elle instaure, le Paperverse, univers dans un livre en pop-up, ne sont pas sans rappeler des productions telles que Stick It To The Man ou Zombie Vikings des géniaux Zoink avec leurs personnages découpés dans du carton. Clin d’oeil également au jeu de plateau, il suffit de voir le déplacement du héros pour s’imaginer en train de déplacer son pion sur l’un d’entre eux et l’utilisation d'un deck de cartes pour jouer. On fait confiance aux gars de Thing Trunk pour apporter un peu plus de l’univers du jeu de société (cartes ou plateau) dans le monde du jeu vidéo en regardant ce qu’ils nous préparent pour la fin d’année… Merci à eux en tout cas pour ce Book Of Demons qui se doit d’être dans toute ludothèque qui se respecte !

Les plus

Le Paperverse
Un gameplay varié (trois classes trois styles de jeu)
L’ambiance à la Diablo
L’humour omniprésent

Les moins

Quelques creux dans le rythme

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    rédacteur
    ReleaseForBurial


  • ps4

    Book of Demons
    Editeur : 505 Games
    Développeur : Thing Trunk’s
    Genre : Hack 'n' slash
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 30 avril 2020
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 24,99€
    Support


    version éditeur

    Test Book of Demons

    Publié le lundi 11 mai 2020 à 08h30 par ReleaseForBurial
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    Dans un paysage vidéoludique dominé par les FPS multijoueurs ou bien de TPS en open-world, on en aurait oublié l’existence des Dungeon Crawler et les Hack'n Slash. Mais en ce 30 avril de l’an 2020, deux jeux ont décidé de venir nous secouer. Le premier c’est Street Of Rage 4, gros beat’em up que notre duo du NBK a saigné pour vous et l’autre c’est Book Of Demons. Ce “petit” jeu des Polonais de Thing Trunk débarque donc tranquillement et discrètement sur nos consoles sans trop crier gare et nous propose de partir explorer les dédales d’une cathédrale et trancher un peu tout ce qui pourrait bien croiser notre chemin…à l’aide de cartes, empruntant l’esprit d’un Deck-Building. N’en dites pas plus, j’accours!!!

     

    House of cardboard


    C’est donc avec envie que je me plonge dans ce livre démoniaque, littéralement. Le jeu se déroule dans le Paperverse, existant à l’intérieur d’un livre en pop-up qui en quelques instants nous transporte dans un village soumis à des forces maléfiques. Celui-ci est peuplé de quatre personnages qui seront vos principaux interlocuteurs durant l’intégralité de l’aventure et chacun aura son utilité que ce soit pour améliorer l'équipement, récupérer des récompenses ou encore se soigner tout simplement.
    Une fois le choix de la classe effectué- Guerrier, Brigand ou Mage - on se met en route.

    Le décor est planté, les pages s’ouvrent sur ce village rudimentaire et des silhouettes surgissent chacune leur tour. Pas d’animations de folie donc mais l’ambiance est présente et on se plonge rapidement dans celle-ci via les discussions avec les divers persos. Le village sera notre hub en quelque sorte durant toute l’aventure et nous pourrons y revenir à n’importe quel moment.

    Le bâtiment qui nous intéresse le plus est sans conteste l’église. Lieu de départ de nombreux faits étranges se produisant dans les environs, c’est ici que va se rendre notre héros et descendre dans les profondeurs, explorer les moindres recoins des souterrains jusqu’à se rendre en Enfer: la trame est jusque là très classique.
    Le classique, me direz-vous, n’est pas forcément un mal. La codification des genres est importante et donc un hack’n’slash ne diffère que très rarement du précédent. Ambiance un peu glauque, des forces du mal prêtes à anéantir toute forme de vie ou à l’assouvir, on est pas forcément à même de juger de la teneur du jeu et ce qu’il a dans le ventre sur ce point.

    Mais bon, vous l’aurez compris, Book Of Demons ne se limite pas qu’à ces quelques éléments.

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    Dévoiler ses cartes


    Si on s’arrête à ces premiers moments, on pourrait hausser les épaules et se lancer dans cet hommage à des jeux comme Diablo. Mais dès que l’on pénètre dans les souterrains, on sent que quelque chose est en train de se produire. Tout en vue isométrique, les rudiments du jeu sont expliqués et on découvre bien vite une des particularités de celui-ci : les cartes.
    Il n’est pas nouveau que des mécaniques de jeu soient présentes dans les deux médias, société et vidéo, ou même d’avoir des phases de jeu à l’intérieur d’un titre comme le Gwent dans The Witcher ou encore les parties de Poker dans Red Dead Redemptions; et les tacticals sont d’ailleurs très proches des jeux de plateaux.
    Toutefois, ici, il s’agit bel et bien de cartes. Dès le début, on va commencer à trouver celles-ci dissimulées dans les niveaux et se constituer une collection de cartes et un deck qui servira au combat.

    Parenthèse : Le Saviez-vous : Qu’est-ce qu’un deck ?
    Un deck fait référence au paquet de cartes que se constitue un joueur avec celles qu’il possède dans sa collection. Il existe différents types de decks et de mécaniques mais les exemples les plus parlants sont les decks Magic, Pokémon ou encore Yu Gi Oh.

    Armes, sorts, objets, potions, ou encore artefacts, ces cartes vont constituer l’arsenal du héros et on va devoir choisir lesquelles seront dans notre deck et la création de ce dernier est une des mécaniques cruciales de Book Of Demons. Effectivement, les cartes que l’on place dans des emplacements spécifiques et surtout limités sont les seules dont les pouvoirs peuvent être utilisés et une mauvaise gestion de celles-ci peuvent amener à être débordés très rapidement. Même s’il est possible d’entrer dans sa collection et d’effectuer des changements, cette opération n’est pas la plus aisée lorsque l’on est encerclé par les ennemis.
    Même si ce type de choix se retrouve dans d’autres jeux, ici on retient la volonté d’affilier fortement le jeu de cartes au support vidéoludique.

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    Donjons et cartons


    Mais Book Of Demons ne s’arrête pas là dans ce flirt avec le jeu de plateau. Se déroulant à l’intérieur d’un livre pop-up, héros et protagonistes sont tous faits de carton, simples silhouettes découpées et pliées afin de leur donner forme, et peintes. Tout ceci n’est pas sans rappeler les personnages de jeux de Zoink, que ce soit ceux de Stick It To The Man ou Flipping Death.

    A l’instar d’un Iota de Tearaway, notre avatar de carton n’est pas doté de mouvements: il reste figé dans sa pose, et se déplace dans les couloirs comme un pion sur un plateau.
    La conception des niveaux, générés de manière procédurale, semble également être faite de tuiles qui se combinent ensemble afin de construire ce plateau.
    Simple effet visuel ou volonté des créateurs? On est en droit de s’interroger.

    Outre le déplacement tel un pion donc, notre héros est guidé par une sorte de rail qu’il est forcé de suivre, limitant ses déplacements. Tout ceci à son importance lorsque les ennemis attaquent. L’élément tactique vient s’adjoindre à celui des cartes, les vilains eux n’étant pas restreints à ce balisage et capables d'apparaître partout et de couper toute retraite. Autant dire qu’il faut bien choisir alors les armes et sorts permettant de se sortir de ces vagues assassines ou bien c’est la mort assurée.

    Le bestiaire du jeu est bien fourni avec 70 bestioles divisées en familles, et dont les pouvoirs varient. Du simple squelette au démon capable de lancer des sorts, en passant par des spectres et autres zombis, quasiment tous ont des pouvoirs élémentaux et variés, assez pour renouveler l’intérêt du choix des cartes et de leurs effets.

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    Aventure à la carte


    Aventurier dans l’âme mais peu de temps à consacrer à l’exploration d’un donjon ? Ou la flemme d’y passer plus d’une quinzaine de minutes ? Pas de soucis, les petits gars de Thing Trunk ont prévu le coup et ont créé le Flexiscope; cet outil est tout bonnement EXCELLENT! Oui, en majuscule et en gras!!!

    Avant de commencer chaque nouvelle descente en direction des enfers, il est proposé de choisir la durée du prochain niveau. Allant de petite à très grande, la différence impacte non seulement la durée de la partie mais également le nombre d’ennemis rencontrés, l’or ou encore récompenses récoltées. Il est alors possible de passer à peine quelques minutes comme plus d’une heure à sa guise et ainsi avancer plus ou moins vite dans les souterrains.

    Outil excellent à mes yeux car au delà de la simple convénience de jeu, on peut voir ici peut-être - mais ce n’est que mon simple avis - une nouvelle manière de consommer son temps de jeu à une époque où l’on court dans tous les sens. Le titre s’adapte au temps du joueur plutôt que de se retrouver mis de côté car empêchant une session de jeu rapide.
    Bonne idée en tout cas !

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    Demon’s Soup


    Qui dit buter du monstre dit gagner de l’expérience. Celle-ci augmente progressivement et la répartition des points d’XP se fait uniquement entre le mana et la santé. D’autres petits points s’ajoutent notamment afin d’upgrader les cartes.

    Lorsque l’on passe au village, chaque personnage a son utilité. Le sage aide à analyser les cartes mystérieuses et débloque des emplacements pour celles-ci, la diseuse de bonne aventure aide à améliorer les cartes ou à recharger son équipement et le moine recharge vie et mana.
    L’aubergiste qui nous accueille au début du jeu est celle qui par qui on récupère des bonus grâce à des ingrédients (trouvés lors des explorations) que l’on verse dans son chaudron, et tout cela contre rémunération bien sûr. La récolte se fait dès le moment que l’on souhaite mais il ne sera pas forcément intelligent de tout récupérer aussitôt un niveau terminé.

    D’autres ingrédients bien pensés s’ajoutent à cette longue liste déjà bien conséquente comme les traces de pas dans les souterrains pour éviter de tourner en rond ou encore la gestion de la difficulté qui va de casual à cauchemardesque. Un mode RogueLike avec permadeath est présent aussi.

    Au niveau ambiance sonore, les doublages sont excellents, les répliques parfois hilarantes, avec des jeux de mots fendards comme ce “Rest In Pieces” (Repose en morceaux) déclamé par notre héros lorsqu’il tue un boss. Boss qui d’ailleurs sont nombreux et mettent parfois à mal notre inventaire et notre vie.

    Le score est signé Pawel Blaszczak qui n’est autre que le compositeur des bandes son de The Witcher, Dying Light ou encore des Call Of Juarez. Du lourd donc aux commandes et les compositions sont aux petits oignons.

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    Test Book of Demons - 7 minutes de lecture