Note du test 8/10En conclusion :

Que cela fait du bien des titres jouissifs comme ce Fury Unleashed, classique mais pas basique! C’est avec plaisir que l’on accueille cette première vraie réussite des Polonais de Awesome Games. Quelques faux pas sont présents comme la présentation des cases en double-page (celles-ci sont grisées simplement alors que cela aurait été sympa de voir, même en petit), les salles visitées, un aperçu croqué ou bien le problème du procédural qui rend certains runs inégaux entre trop faciles ou trop bourrins. Le reste? Ce n’est que du plaisir. Coloré, bestiaire et arsenal impressionnants, direction artistique accrocheuse, rythme soutenu et bande son dévastatrice: voilà de quoi passer un bon moment en solo ou même à deux puisque le jeu offre un multi local. Nous n’avons qu’une chose qui nous vient à l’esprit : on en aurait bien repris un peu plus !

Les plus

Direction artistique autour du comics
L’arsenal de ouf
Le bestiaire varié…
… et les boss à la pelle !
La bande son qui s’emballe avec les combos

Les moins

Pas assez de niveaux
Le procédural qui génère de l’inégalité
Les doubles pages un peu tristounes

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    rédacteur
    ReleaseForBurial


  • ps4

    Fury Unleashed
    Editeur et Developpeur : Awesome Games Studio
    Genre : Action | Plates-formes
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 08 mai 2020
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test Fury Unleashed

    Publié le mardi 19 mai 2020 à 21h21 par ReleaseForBurial
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    Awesome Games Studio n’est pas un studio qui a forcément sorti des titres marquants pour l’instant. Sur PS4, I, Zombie n’a pas rencontré un vif succès et on est en droit de se demander à quoi s’attendre. Développé depuis presque 5 ans, Fury Unleashed est le jeu qui pourrait bien enfin placer le studio sur de très bons rails.

     

    My name is Bond… Fury Bond


    Fury, c’est le nom du personnage que l’on incarne et il est le héros du comics Fury Unleashed.

    Agent spécial sauvant régulièrement le monde des plus grandes menaces humaines, surnaturelles ou même extraterrestres, le jeu propose de plonger dans 3 comics reprenant des moments forts de la carrière de notre bonhomme dopé aux stéroïdes et armé jusqu’aux dents et un dernier niveau (dont on ne dévoilera rien) clôture le jeu.

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    Ne cherchez pas la finesse, il n’y en a pas !


    Ca sent le Metal Slug à plein nez, mixé avec du Comix Zone, Contra et une dose de Rogue Legacy et de Spelunky (ouais là, je m’enflamme pour ce dernier) et franchement... ça dépote !
    Run’n’Gun à la sauce Rogue-Lite, procédural oblige, Fury traverse les pages, de case en case, de haut en bas, chaque salle représentant une des ces fameuses cases.

    La direction artistique est totalement basée sur le comics; univers sous forme de fascicule, présentation des niveaux en double page, bordures, trames: tout y est, bulles comprises en guise de narration et passage par la table de dessin de l’auteur.

    Les couleurs du jeu sont excellentes, chaque univers ayant son style bien marqué: la jungle verdoyante et inquiétante aztèque, les bunkers/usines futuristes néo-nazis, mélange de métal et de béton, et la planète alien aux relents lunaires. On évolue dans ces trois univers avec plaisir malgré tout ce qui se passe à l’écran.

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    La furie déchaînée


    Bon, tout cela est bien joli mais ça donne quoi manette en main ? Du fun à grande vitesse voyons! Classique dans son approche, nous disposons d’une arme à feu, d’une arme de mêlée, une grenade, un double saut, un super-pouvoir et un dash. Classique on vous dit mais au final diablement efficace!
    L’ensemble se combine excellemment bien, et, maîtrisé correctement, chaque mouvement s’allie au précédent dans une danse frénétique. Le dash se montre particulièrement redoutable dans les airs comme au sol. Passer sous des projectiles, se sortir de mauvais pas ou même franchir des espaces sans sauter entre plusieurs plateformes, combiné à l’arme de mêlée, et c’est le carnage assuré.
    Tout cela est simple et on prend vite plaisir à courir dans tous les sens… et à mourir très vite !

    Tout est dit dès le lancement du jeu: celui-ci est créé pour être joué en difficile! Même si l’on peut passer en facile à n’importe quel moment et profiter au passage de la gestion de la rapidité du jeu, de la barre de vie des ennemis et des dégâts qu’ils nous infligent par exemple...bref le jeu est fait pour nous résister.

    Pour autant, Fury Unleashed n’est pas difficile simplement pour dire de l’être.

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    Ce qui ne te tue te rend plus fort.


    La mort est la bienvenue dans Fury, inévitable et nécessaire si l’on veut venir à bout des 3 premiers comics et de leurs boss pour ainsi se confronter au niveau final et son…
    Mourir, ça veut dire revenir au titre du jeu et rentrer dans notre carnet au sein duquel se trouve l’arbre de compétence et d’autres petites joyeusetés! Explication.

    Lorsque Fury tue ses ennemis, ces derniers libèrent différentes types d’encres. De l’encre noire, dorée et rouge.
    L’encre tout en noir, ce sont les points d’XP (en gros) que notre héros absorbe afin de grimper en niveau.
    L’encre rouge, c’est la santé. Et puis...c’est tout. Voilà. Rien de plus. C’est comme ça.
    Enfin, l’encre dorée, c’est la monnaie qui sert à Fury dans le jeu: lorsqu’il rencontre des alliés tel que le marchand d’armes, le Dr. Bloodstein, ou simplement pour recevoir des bonus sous forme de bénédictions.
    Tout un panel de personnages bien barrés viennent en aide à Fury, parfois lui proposant des récompenses contre des défis particuliers.

    Fury va donc beaucoup mourir mais pas futilement: l’encre d’XP fait monter les niveaux (logique) et ceux-ci octroient des points que l’on va dépenser afin de rendre notre agent très spécial plus puissant. Augmenter la santé, la quantité de grenades, le temps des combos, les chances de critical et j’en passe: Fury va devenir une bête de guerre et à chaque mort, il revient plus fort et le joueur plus déterminé que jamais.

    Le plaisir est au rendez-vous à chaque fois que l’on relance les niveaux et on enchaîne des combos de plus en plus furieux, boosté habilement par une bande son qui se fait de plus en plus tonitruante, nerveuse, saturée de guitares électriques ou de percussions.

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    La mort c’est quand même chiant, non ?


    Si l’on est en droit de le penser vu le nombre de fois qu’elle surgit, il faut noter que le jeu varie les plaisirs. Déjà le côté procédural remanie à chaque fois les salles, les ennemis et même les boss qui apparaissent aléatoirement dans les niveaux.

    Ensuite, l’armement de Fury permet aussi d’assurer la diversité. Du simple pistolet ou triple laser en passant par la kalash’ ou encore le lance-grenade et le fusil à pompe, il y a aussi les grenades ou encore les armes de mêlée qui viennent s’ajouter et il faudra savoir quoi sortir face aux ennemis.

    Des objets/artefacts viennent se greffer aussi, l’un dispensant une armure, l’autre augmentant la possibilité de récupérer de l’encre rouge et il y en a une sacrée tripotée à découvrir.

    Le bestiaire est impressionnant vu que le jeu n’est pas si long que ça. Avec près de cinquante ennemis que l’on croise dans les niveaux, il y a aussi les boss ‘intermédiaires” qui surgissent donc de temps en temps et aussi neuf boss principaux qu’il faudra annihiler avant d’arriver à la fin…ou presque.

    C’est donc sans hésitation qu’à chaque mort, on relance une partie et ne soyez pas inquiet: il faut beaucoup de temps afin d’upgrader Fury suffisamment avant d’espérer voir le titre “fin” s’afficher.

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    Test Fury Unleashed - 5 minutes de lecture