Note du test 8.5/10En conclusion :

Project Warlock est un hommage quasi parfait aux jeux d’antan. Etant moi-même un vieux con qui joue encore au premier Doom (celui de 1993 pas 2016) avec le même enthousiasme et toujours prompt à me frotter à des titres qui vont me faire saigner des doigts et lancer des insultes en allemand à la télévision, ici on retrouve les mêmes sensations et le même plaisir lorsque l’on réussit à venir à bout d’un niveau particulièrement retors. Un bestiaire intéressant et des boss énormes jonchent le parcours du Warlock, le tout dans des décors dans les canons du genre auquel il rend hommage, et rythmé par une bande son fantastique. Les hommages d’ailleurs ne se font pas qu’envers les jeux vidéos mais aussi envers le septième art et Lovecraft entre autres. Le passage en Antarctique par exemple (mon préféré personnellement en tout point) est un clin d’oeil appuyé à The Thing de Carpenter à travers le bestiaire et la bande son et au mythe de Cthulhu, ce monde rappelant également la nouvelle les Montages Hallucinées. Seuls points un peu négatifs, Project Warlock est trop court. On en voudrait plus. Il y a aussi une inégalité de la difficulté suivant certains passages. Il y aussi ce problème de roue des armes et la magie trop peu mise en avant. Sinon, que dire ? Project Warlock est un FPS qui se place dans mon coeur dans les meilleurs titres du genre et mes chouchous de 2020, Jakub Cislo ayant compris et transmis les codes de cette époque à la perfection. Mais qu’attendez-vous ? Foncez sans hésitation !!!

Les plus

Brutal, incisif, rapide
Armurerie au top
Bande son géniale
Direction artistique maîtrisée
Les univers traversés
L’amélioration du Warlock

Les moins

Trop court
Difficulté inégale par moments
Roue des armes bof

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    ReleaseForBurial


  • ps4

    Project Warlock
    Développeur : Buckshot Software
    Genre : FPS
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 09 juin 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Project Warlock

    Publié le jeudi 02 juillet 2020 à 22h28 par ReleaseForBurial
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    Exitium 3D et Cataclysm 3D, ça ne vous dit rien ? Pourtant, ils ont quelque chose en commun avec Project Warlock. Ils sont en fait même un seul et même jeu qui a vu le jour via le studio Buckshot Software et derrière ce nom se cache le seul et unique membre de celui-ci : j’ai nommé Jakub Cislo !

     

    One Man Army


    Mais qui est donc Jakub Cislo ? En 2016, il n’est qu’un simple lycéen, rejeton d’un passionné de jeu vidéo, élevé aux titres auxquels son jeu rend hommage aujourd’hui. Des titres tels que Doom, Hexen ou encore Blood. Son rêve ? Créer un jeu vidéo qui rend hommage à ces titres frénétiques, puissants et surtout, le faire bien.

    Passé par la case Kickstarter pour lever quelques fonds et se payer les outils nécessaires (le bougre a levé 205€), le petit a surtout chopé l’appui d’une communauté qui a montré un soutien et une passion nécessaire à Jakub pour continuer.

    S’en sont suivis deux ans de travail acharné, le développement du jeu avec l’aide de pros et le passage par diverses formes et noms - Exitium 3D et Cataclysm 3D - avant de devenir Project Warlock, un brillant hommage au genre FPS d’antan.

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    Old School


    Project Warlock c’est donc ça, un FPS survitaminé dans un style neo-retro. On revient au pur style des années 80/90 : c’est pixélisé, brut, dans un sens un peu cra-cra, sentant la poussière et la poudre. Surtout la poudre.

    Le joueur incarne le Warlock, un sorte de guerrier/sorcier qui est là pour décimer le Mal qui règne sur Terre. Et pour cela, il va faire parler les pétoires et faire couler beaucoup beaucoup de sang. Pas la peine de chercher plus au niveau de l’histoire, ça ne va pas plus loin et soyons honnête : pour ce genre de jeu, on s’en fout comme de la couleur de mon caleçon (qui est noir. Toujours noir).

    Un mini tutoriel nous apprend les bases et nous voilà partis à la chasse aux démons.

     

    Somewhere In Time


    Le jeu se découpe en 5 mondes eux-mêmes divisés en 5 niveaux. Ces derniers sont eux aussi découpés en plusieurs “actes” (entre 2 et 4 généralement). Au total, c’est 60 niveaux qui seront traversés par le joueur.
    Le Warlock voyage à travers différents univers dans des époques variées, traversant une époque médiévale au départ, continuant dans une base au beau milieu de l'Antarctique, voyageant en Egypte et dans d’autres contrées, pour finir en Enfer afin d’aller éradiquer le Malin.

    La direction artistique très old school fonctionne à merveille durant tout le jeu. Il est clair que ça risque de piquer un max ceux qui n’aiment toujours pas le style rétro à outrance. Ici, c’est du gros carré et un festival de sprites qui s’offrent à nous.

    Toutefois, les différents décors se démarquent les uns des autres, allant jusqu’à avoir des skins différents pour les loots tels que la santé ou le mana dans chaque monde. Les ennemis rencontrés sont variés.

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    There’s no I in Team


    Jakub Cislo s’est entouré d’une équipe de professionnels pour lui venir en aide dans la création du bestiaire, le level design ou encore la direction artistique. Pour celle-ci, c’est l’artiste Dawid Korzekwa qui a oeuvré en grande partie, guidant Jakub et le jeu vers le rendu qu’il a actuellement.

    Le look du bestiaire et des niveaux est en grande partie l’oeuvre du graphiste Damian Bajowski. Les monstres ont tous une identité bien marquée et on apprend vite à les reconnaître et à savoir comment les combattre, le c-à-c pour certains tandis que d’autres sont à éliminer de loin.

    Enfin le level-design est à reprocher à Iain Lockhart. On sent l’influence gigantesque des titres labyrinthiques des années 90 avec des passages secrets à foison, des interrupteurs qui permettent de débloquer des éléments sur la map. Une petite carte en haut à gauche vient en aide d’ailleurs à ceux qui perdraient leur chemin.

     

     

     

    Kill’em All


    La quête du Warlock est donc sur de bons rails et pour le joueur le plaisir est au rendez-vous. C’est rapide, fluide et les kills s’enchaînent. Les restes, boyaux et de tas de chairs putrides noient l’écran, les ennemis mourant de manière toujours bien gore.

    Manette en main, une gâchette est dédiée à l’armement classique tandis que l’autre est dédiée à la magie. Les autres touchent servent pour le contextuel ou bien pour la roue des armes qui se montre peu pratique à l’utilisation.

    L’armement est en revanche conséquent : une douzaine d’armes modifiables via un système de points d’améliorations ce qui au total fait 38 armes qu’il sera possible de débloquer, allant de la simple hache et du bâton de magicien, jusqu'au lance-roquette en passant par le fusil à pompe cracheur de munitions enflammées, la mitrailleuse lance clou ou encore l'arbalète.

    Petite déception du côté des sorts qu’il faut trouver dans les niveaux pour les débloquer à l’atelier. Ils restent néanmoins trop secondaires dans tous les modes de difficulté, ce qui est un peu dommage.

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    Choose your fate and die


    En parlant de difficulté, celle-ci est variable. Suivant le niveau choisi, elle attribuera un certain nombre de vies qui une fois écoulées sonneront la fin définitive du run. Il faut alors recommencer le jeu depuis le début… Old school quoi !!!

    De nombreuses vies dissimulées dans les passages secrets permettent néanmoins de prolonger le run avant de devoir retourner au début.

    A noter aussi l’absence de sauvegardes entre les sous-niveaux ou à l’intérieur de ceux-ci d’ailleurs. Par contre lorsque l’on finit une série de sous-niveaux, on passe obligatoirement par l’atelier ce qui donne la chance au joueur d’améliorer les stats du Warlock ou encore son armement et ses sorts.

    Le jeu de Jakub Cislo incorpore donc des éléments du RPG, avec le gain de points d’expérience que l’on redistribue dans un arbre d’attributs comme la santé, le mana ou la force.

    Et quel kiff de sentir le Warlock devenir une machine à tuer efficace !!!

    Bon, il faut le dire quand même : pour les novices, un mode “Décontracté” permet de profiter du jeu sans permadeath. Pas dit pour autant que le jeu se laisse faire.

     




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