Note du test 7/10En conclusion :

Ghostwire Tokyo est une bonne surprise et le duo Akito-K.K est une franche réussite. La modélisation de Tokyo, son exploration, les quêtes annexes, la mise en scène offrent de beaux passages. On déplore juste le côté un peu trop répétitif qui arrive au bout de quelques heures. Si le concept vous plaît, cela ne posera aucun problème.

Les plus

Tokyo, une aire de jeu magique
Le Duo d’exorcistes
Le jeu pousse à l’exploration
Le style maitrisé, intriguant et plaisant
Plutôt joli

Les moins

Ca reste assez court comme aventure
C’est assez répétitif au bout de quelques heures
Manque d’horreur et de peur

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    rédacteur
    Pilou


  • ps5

    Ghostwire: Tokyo
    Editeur : Bethesda Softworks
    Développeur : Tango Gameworks
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 25 mars 2022
    Trophées : Oui
    Support


    Test Ghostwire: Tokyo

    Publié le jeudi 14 avril 2022 à 10h48 par Pilou
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    La petite exclusivité de Bethesda et de Tango Gameworks est disponible depuis fin mars sur PlayStation 5. PSMag est heureux de tester ce nouveau jeu au genre si atypique. Rendez-vous à Tokyo pour quelques minutes en notre compagnie !

     

    Paranormal Activity


    Tango Gameworks fait dorénavant partie du Xbox Game Studios, Ghostwire Tokyo est donc la dernière exclusivité du studio sur PlayStation 5, ce studio créé par le père de Resident Evil, Shinji Mikami. Dans ce nouveau titre, on sort quelque peu des sentiers du Survival Horror pour prendre la direction du FPS d’action et d’aventure pour nous surprendre.
    On avait aimé les deux épisodes de The Evil Within en vue à la troisième personne. Le second opus nous avait déjà proposé via une mise à jour une vue à la première personne. On reste toujours dans un contexte horreur avec Ghostwire Tokyo mais exit les jumpscares et le gore à tout va.

    Nouvelle licence du studio où le jeu se veut très énigmatique et pousse à avancer dans les différents chapitres pour en apprendre plus.
    Tokyo et plus précisément Shibuya, l’un des arrondissements de la mégalopole, est vidé de sa population. Un épais brouillard apparaît… Un seul être humain est présent, Akito, que le joueur incarne. Il est ramené à la vie par une entité surnommée K.K. Nos deux héros font connaissance, s'unissent dans le même corps, l’aventure peut commencer.
    Akito a pour credo de retrouver sa sœur tandis que K.K veut anéantir Hannya; le grand méchant du jeu et ses sbires grâce à ses pouvoirs surnaturels d'enquêteur paranormal.

    A ce stade, c’est un peu compliqué mais les premières heures de jeu permettent de rentrer dans cet univers atypique.

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    Une ambiance hors pair

    Un open world réussi ?


    Ghostwire Tokyo propose donc un monde ouvert où nos deux acolytes doivent remplir des activités annexes, des missions secondaires tout en suivant celles principales.
    On fait reculer l’épais brouillard et on découvre ce doux mixte entre un certain Silent Hill et ce monde ouvert, certes assez classique, où l’on s’éloigne de temps à autres de la trame principale.
    Pour nous aider à arpenter les rues de la vie du Soleil Levant, K.K apprend à son enveloppe charnelle, Akito à manier différents pouvoirs basés sur les éléments. Le premier est celui du vent.
    En vue FPS à la première personne, Ghostwire Tokyo fait le job et propose un jeu d’action où il faut user de ces talents pour terrasser les entités malveillantes qui errent dans la ville.
    Tirées du folklore japonais, ces créatures offrent une grande variété d’affrontements qui s’étoffent à force de débloquer ses pouvoirs et d’avancer dans l’histoire.
    Les effets visuels associés à ces talents sont le gros point fort du jeu. Après quelques coups d’attaque du vent qui déchirent l’enveloppe des ennemis mettant à nu leur cœur, notre duo de choc peut ainsi les finir en leur arrachant leur organe vitale via des fils spirituels. On adore.
    Une variante de gameplay permet de la jouer en infiltration grâce à la vision spectrale qui met en évidence les troupes du grand méchant. Il arrive, lors de certains passages, que K.K soit obligé de quitter le navire, Akito se retrouve ainsi seul, dépourvu de certains pouvoirs. Il est donc conseillé d’user de cet axe pour avancer. Heureusement, K.K offre assez rapidement à Akito un arc physique.

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    Un des sanctuaires à purifier

    Du RPG et de l’exploration


    La ville regorge de lieux à explorer. Chaque pouvoir nécessite des munitions, l’éther. Des objets de la ville se trouvent entre le monde réel et celui des esprits. En les détruisant, Akito peut récupérer de précieux projectiles. Le jeu à la manette pour ce FPS est réussi. Tout se réalise rapidement et la DualSense est mise à contribution.

    Les sceaux gestuels, par exemple, sont à réaliser sur la partie tactile de la manette. Ils permettent de franchir des barrières ou d’exorciser des esprits (après une mission secondaire accomplie) en réalisant des signes prédéfinis.
    En plus de sa force spirituelle, Akito doit faire attention à sa jauge de santé. Il doit ramasser de nombreux consommables qu’il peut ingérer pour se requinquer.
    Des arbres de compétences sont disponibles et débloquent au fil de l’aventure des améliorations de pouvoirs.

    Les meikas sont la monnaie du jeu qui permettent d’acheter des consommables auprès des Yōkai dans les diverses boutiques de Tokyo.
    Il faut également libérer les 245 000 âmes disséminées dans la ville tout en les transférant via les cabines téléphoniques, occasion de gagner des points d’XP qui serviront dans l’amélioration des compétences. Ils peuvent être piégés dans de la corruption qu’il faut détruire avant de les récupérer. La vision spectable permet de faire apparaître les points faibles de cette corruption qu’il faut détruire pour éradiquer cette matière rougeoyante.
    Même chose pour les grands sanctuaires disséminés qu’il faut purifier pour faire reculer le brouillard et ainsi donner accès à de nouveaux lieux de la ville.
    Il y a beaucoup de choses à faire pour une ville vide non ?

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    Mieux vaut être bien préparé pour vaincre les ennemis

    Un Tokyo recréé fidèlement


    Ghostwire Tokyo est beau sur de nombreux aspects. Les différents visuels des quartiers re-créés au 1:1 sont réussis. Le studio nous gratifie d’une modélisation assez fidèle de la ville.
    Les lumières, les effets de réverbération après une pluie, les néons, l’architecture même des rues sont un autre point fort du jeu. Le côté verticalité de la ville permet d’en découvrir chaque recoin. Le grappin permet d’accéder aux lieux très haut et le vol lui offre de flotter quelques secondes entre deux grattes ciels. L’exploration est de mise et on en redemande. Bravo.
    Même si la ville est vidée de sa population, les créatures, les animaux, l’ambiance qui s’en dégage donnent un côté vivant à la mégalopole. Les sacs laissés à l’abandon par les humains vaporisés, les habits au sol marquant la silhouette d’un humain, ce côté post-apocalyptique mais vivant est intéressant à découvrir.

    La DA et surtout celle des monstres et créatures qui errent dans Tokyo est réussie. Il faut s’habituer au vocabulaire nippon : Yokai et j’en passe mais on s’y fait très vite.
    Le côté cinématographique des cutscenes rencontrés dans la série The Evil Within est également de mise dans Ghostwire Tokyo et un mode photo vient enrichir le tout.
    Le jeu propose deux modes de rendu : qualité et performance avec ray tracing, limite ou non des images par seconde

    Côté version française, le duo offre de grands échanges dans cette ville désertée mais la version japonaise sous-titrée française immerge encore plus le joueur.

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    Tokyo est magnifique




    Test Ghostwire: Tokyo - 5 minutes de lecture