Note du test 7.5/10En conclusion :

Immortal Realms : Vampire Wars est un jeu de stratégie 4X intéressant offrant de bonnes mécaniques de gameplay sur un thème vampirique excellent. Le mélange entre jeu de carte, combat au tour à tour et expansion dans un univers sombre est réussi. La campagne est prenante mais il est dommage que le multijoueur soit totalement absent. Pour une première, le studio Palindrome Interactive ne peut que se féliciter !

Les plus

Un RTS vampirique
Le doux mélange du 4X
Les deux modes de jeu
Et la gestion des cartes
Le thème vampirique

Les moins

Quelques chargements longs
Pas de multijoueur
La police d'écran trop petite
Des ralentissements à déplorer

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Immortal Realms: Vampire Wars
    Editeur : Koch Media
    Développeur : Palindrome Interactive
    Genre : Stratégie
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 28 août 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Immortal Realms: Vampire Wars

    Publié le jeudi 03 septembre 2020 à 22h53 par Pilou
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    Faut-il encore présenter Kalypso Media ? Tropico, Sudden Strike, Dungeons... beaucoup de titres édités chez KM sont passés dans les mains de PSMag. Stratégie en temps réel, gestion, tour par tour : ces thèmes avant tout dédiés au monde du PC se sont faits une place sur console. Maniabilité adaptée, vitesse, graphismes, il y a toujours quelques concessions par rapport au combo clavier/souris et à la puissance du “master race” mais beaucoup de titres sont des réussites. Kalypso Media a donné l’opportunité aux joueurs biberonnés à la console de découvrir ou redécouvrir ces genres. Immortal Realms : Vampire Wars est disponible depuis ce vendredi 28 août sur tous les supports, occasion de vous donner notre avis sur PlayStation 4. Fantassins : en avant ! La guerre fait rage!

     

    The Dracul’s Life


    La vie d'un vampire a beau être éternelle, elle n’en demeure pas moins marquée par des guerres de clans pour titiller de près la mortalité. Chacun d’entre eux souhaite sa part d’hémoglobine et c'est ce que Palindrome Interactive tente de nous faire découvrir. Premier constat... c’est une réussite, bon sang !
    Trois clans se font donc la guerre pour trois types de vampires différents. Vlad Dracul et sa compagne, Cécilia, dominent le Warmont où une certaine symbiose s’est installée entre les seigneurs vampires (offrant leur protection) et les humains faisant la basse besogne et payant leur taxe... de sang.

    Avant tout, la genèse. C'est donc via un didacticiel que l'on apprend les grandes lignes de ce 4X. On le rappelle le 4X est un genre de jeu de stratégie : eXpansion, eXploration, eXploitation et eXtermination. Pas de doute, Immortal Realms : Vampire Wars est un trophée de ce genre.

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    L'armée de Dracul et sa forteresse

    The Dracul’s Expansion


    Deux grandes phases de jeu définissent le gameplay d’Immortal Realms.
    Le premier se fait sur une carte découpée en zones. A la manière d’un Heroes Might and Magic, le joueur déplace ses armées au gré des points d'actions (PA). Revendication de territoires, production, recrutement, le processus est intéressant et assez complet.

    Dans cette phase, le clan de vampires fait le plein de la seule ressource du jeu : le sang.
    Les villes ou villages permettent de soigner les troupes, transformer la population en Whoppers pour récupérer de précieuses unités de sang ou encore changer ses cartes au marché noir.

    L’Or Rouge est central et permet de réaliser toutes les grandes actions du jeu.
    Le recrutement se fait grâce aux cartes disposées dans le deck du joueur. Une idée magistrale tant l'aventure s'articule autour de ce facteur.


    En dépensant du sang, il est possible de lancer une carte pour recruter une horde de chauve-souris dans la grotte toute proche que vous venez d'annexer. A la forteresse, ce sont des acolytes qui viennent grossir les rangs. Chaque bâtiment propose des unités sur trois niveaux. Classique. Dans Immortal Realms : Vampire Wars, il faut améliorer ses structures pour avoir accès aux troupes supérieures.


    Pour revenir aux Points d'Action, chaque régiment dispose d'un nombre de points par tour. Il faut bien choisir les actions qui en consomment : déplacements, guérison (en se nourissant de sang frais), recrutements, améliorations, marché noir, bibliothèque… l'expansion, l'exploration et l'exploitation ont un coût.


    A chaque fin de tour, les PA se rechargent et tous les quatre tours (correspondant à une année) le joueur reçoit de nouvelles cartes.

    Outre celles dédiées au recrutement citées plus haut, certaines boostent les troupes, redonnent de la vie, font passer les troupes en vétérans ou redonnent un boost de sang. Une carte peut révéler une partie de la map plongée dans le brouillard de guerre.
    En résumé, c'est terriblement efficace et varié.

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    Une des cut-scenes de la campagne

    The Dracul’s Touch


    Incarner un seigneur Vampire a ce petit quelque chose qui plaît indéniablement. Il est possible d’en avoir plusieurs en transformant des humains. Mais comme nous le voyons, il manque l'un des quatre ingrédients du 4X : l'eXtermination.

    La seconde phase est celle qui se consacre uniquement à cela. Cet élément se joue encore au tour par tour.
    Jouable de façon automatique (perte indéniable d’une partie du jeu), les combats débutent par un descriptif des seigneurs qui s’affrontent. S’enchaîne le placement sur une zone prédéfinie de ses unités : archers et mages sont à placer à l’arrière, les tanks (unités disposant d’armures lourdes) et les assassins en attente pour contourner les lignes ennemies. Le seigneur se positionne selon sa classe, en soutien ou au front. En cas de mort, on récupère sa carte pour le faire revivre à la forteresse.

    Chaque unité dispose de statistiques assez détaillées et selon son score d’initiative, il marque son tour de jeu dans la file d’attente.
    Il faut jouer avec les compétences et les capacités de chaque unité. La mayonnaise prend extrêmement bien.
    Il faut gérer les risques de ripostes en attaquant au corps à corps. Les unités à distance doivent effectuer un déplacement avant de pouvoir tirer.
    Chaque escouade dispose d’aptitudes supplémentaires nécessitant un certain temps pour se recharger, bien utiles au passage comme les tirs précis des archers, la téléportation des loups…
    Les fins stratèges ont de quoi planifier et minimiser les pertes !
    Les autres variantes à prendre en compte sont la topographie du niveau et l’encerclement des troupes. Partiel ou complet, ledit encerclement booste de manière drastique les dégâts occasionnés.
    Des sanctuaires sont disséminés sur la carte et permettent d’obtenir des buffs supplémentaires (regain de santé, dégâts accrus…)


    Notre seigneur dispose d’un deck de cartes. Ici, c’est la mana et non le sang qui permet de lancer des attaques offensives ou défensives sur le battlefield. Très limitée, la mana doit être utilisée avec parcimonie mais l’invocation de cartes peut changer le cours de la partie. Tempêtes, ralentissements, vol de vie, invocations : les possibilités sont multiples et sachant que notre seigneur modifie des statistiques lors de passage de niveaux, on peut vraiment adapter ses cartes à son style.

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    Le choix de 3 cartes tous les ans

    Dracul’s Alone


    La campagne se découpe en 3 parties, une pour chaque faction vampirique. Jouable chronologiquement, il faut finir la mission précédente pour débloquer la suivante. Des cutscenes, de la mise en scène, de très longues heures de jeu : la campagne composée de douze missions permet d’en apprendre plus sur Dracul, Nosfernus et Moroia (les 3 factions) et leur façon de jouer. Chaque clan dispose de ses cartes propres et de ses unités : vampires, fantômes, loups, chauves-souris…

    Immortal Realms : Vampire Wars propose deux modes de jeu supplémentaires.

    Escarmouche ne se consacre qu’aux combats. On y paramètre son deck, son armée, le lieu et c’est parti pour du fight pur et dur.

    “Bac à sable” est plus complet et propose toutes les phases du 4X face à d’autres clans. Ce mode est une réussite et nous renvoie à la nostalgie des Heroes.

    Que se soit en Escarmouche ou en Bac à sable, une petite déception se fait ressentir. Pourquoi un mode “Hotseat” (qui consiste à jouer à tour de rôle sur la même console) n’est pas disponible pour ces modes ? Immortal Realms : Vampire Wars s’y prête parfaitement et le mérite.

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    Les PA et le déplacement

     

    Dracul’s Beauty


    Pour terminer, la réalisation est plaisante mais nous ne sommes pas en présence du plus beau jeu 4X de la PlayStation 4.
    L’animation des cartes, la dent graphique sur fond gothique sont réussies. On dénote quelques ralentissements lors des phases de combats avec beaucoup de brouillard et le jeu aurait mérité des niveaux de zoom plus importants pour se rapprocher de ses troupes.
    Le titre est en version originale mais les menus et les textes du soft sont en français. La police d’affichage est cependant trop petite, pas illisible mais usante à la longue.
    Les musiques sont assez répétitives et restes dispensables.
    Enfin, les chargements se pointent à chaque changement de phases de jeu. Un peu long à la longue.

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    Les combats au tour par tour




    Test Immortal Realms: Vampire Wars - 6 minutes de lecture