Note du test 6.5/10En conclusion :

Song of Horror est à découvrir sur PlayStation 4 si vous aimez le genre Survival Horror. La nostalgie des piliers du genre est bien présente. Le jeu est d’une réalisation correcte même si les personnages restent trop rigides. L’exploration de lieux variés et la résolution d’énigmes sont au cœur du jeu. On regrette le côté un peu trop alambiqué de certaines et le manque de profondeur des personnages. Un bel hommage au genre sans le révolutionner donc.

Les plus

Plutôt jolie …
Indéniablement fidèle aux anciens Survival
Un stress bien présent
De l’exploration et des énigmes (pas évidentes)
Un prix correct

Les moins

… mais avec quelques bugs graphiques
et des visages trop rigides
L’aspect épisode qui manque de liant

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Song of Horror
    Genre : Survival-Horror
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 28 mai 2021
    Trophées : Oui
    Support


    Test Song of Horror

    Publié le mercredi 16 juin 2021 à 17h30 par Pilou
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    Suivi depuis plus d’un an avec sa venue sur PC chez PSMag, Song of Horror arrive dans sa version complète sur PlayStation 4 et en mode compatibilité sur PlayStation 5. Que vaut ce Survival Horror suivant les pas des pionniers du genre ? Voici notre avis.

     

    Nostalgie quand tu nous tiens !


    Votre âme de gamer est en mal du jeu d'horreur old school ? N’avez-vous jamais eu envie de vous repencher sur les premiers titres du genre en caméra fixe comme Alone in the Dark, Resident Evil, Silent Hill ou encore Obscure ? Song of Horror fait clairement référence à tous ces titres.
    D'abord sorti au format épisodique sur PC, le titre a clairement des petites tares de ce côté avec premièrement des épisodes assez irréguliers. Chaque épisode met le joueur dans la peau de deux à quatre personnages aux capacités propres et matérialisant une vie. On choisit un personnage qui arpente le lieu de l’épisode à la recherche d’objets et d’indices tout en évitant une entité maléfique : la présence mais nous y reviendrons plus bas.

    Chaque personnage dispose de ses propres caractéristiques de vitesse, discrétion, force et sérénité pour tenter de se sortir de Song of Horror. Il existe quatre niveaux de difficulté allant de E.T.A Hoffmann, en passant par M.R. James et Edgar Allan Poe en terminant par H.P. Lovecraft, célèbres écrivains du genre fantastique et horreur. Au passage, le premier sert de mode facile et désactive la mort permanente.

    Nous commençons donc le prologue avec Daniel Noyer revenant d'une semaine bien chargée chez lui. Son boss lui demande de se rendre d'urgence au manoir de Sebastian P. Husher, un écrivain de renom dont Wake Publisher est la maison d'édition et Daniel, l'employé. On sent le coup fumant arrivé à des kilomètres.

    Étrangement, hormis Daniel qui est cœur de l’aventure, tous les autres personnages viennent et partent au gré des épisodes. Dommage, on perd grandement en immersion et on en limite la prise de partie du joueur.
    Chaque personnage représente une vie et il en faut au moins un survivant pour terminer l’épisode sinon c'est retour à la case départ. On imagine la difficulté d’écriture s’il faut gérer les mêmes personnages d’un épisode à l’autre. N’oublions pas, Song of Horror n’est pas un triple A.

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    Faut-il vraiment se rapprocher ?

    Du survival horror, oui sans équivoque


    La nostalgie est bien là avec une réalisation réussie au niveau des lieux visités. Ils sont variés et détaillés. L’ambiance avec les différentes sources de lumière possibles (comme la lampe torche ou la bougie) fait son petit effet et accentue le stress. Les personnages sont quant à eux trop rigides et manquent cruellement de vie et d’animations faciales.
    Les mécaniques de QTE en cas de rencontre avec la présence ou l’écoute systématique des portes pour voir si elle ne se terre pas derrière sont vraiment réussies. Car il faut se méfier à chaque instant de cette présence qui, si elle nous attrape, tue irrémédiablement le personnage incarné, synonyme de vie en moins. Seul notre héros, Daniel, que l’on suit à chaque épisode, sonne le glas du Game Over en cas de mort.

    Le jeu se concentre uniquement sur l’exploration, la résolution d’énigmes et la fuite. On oublie le bon vieux fusil à pompe qui terrasse à bout portant les zombies affamés.
    L’aspect aléatoire de l’apparition de cette entité, la mort permanente d’un personnage et l'impossibilité de se défendre avec un arsenal adéquat mettent bien en exergue la prédominance Survival Horror pur et dur du jeu.
    Pour ne pas bloquer les joueurs les moins téméraires, il est possible de désactiver cette mort permanente et de réduire les niveaux de peur de nos acolytes.
    En effet, en présence de cette créature cauchemardesque, il faut gérer la peur du personnage par pression des touches L2 et R2 lorsque l’on est caché. Même chose si la présence tente d’ouvrir la porte de la pièce où le joueur se trouve, il faut pousser et bloquer la porte en martelant la touche X puis R2 quand la force est au maximum.

    Si la mort survient malgré tout ça, un autre joueur prend le relais tout en récupérant le travail déjà accompli du protagoniste trépassé.

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    Bloquer la porte, vite la bloquer !

    Une réalisation réussie ?


    Comme nous l’évoquions plus haut, le jeu est réussi dans sa réalisation et la bande son y est pour beaucoup. Jouable au casque de préférence, on écoute, on entend des frottements, clic clac de l’horloge, rale, le côté immersif sonore est convaincant.
    Les cut scenes en crayonnées sont certes réussies mais manquent de profondeur pour encore une fois nous faire adhérer totalement.
    Les énigmes sont plus ou moins accessibles déjà par le personnage incarné et son rôle. Les indices et autres observations varient d’un personnage à l’autre mais certains puzzles sont tirés par les cheveux et relèvent du casse-tête.
    Enfin la durée de vie est correcte pour le prix (une quarantaine d’euros) et il faut compter environ trois heures par épisode (qui sont au nombre de cinq).

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    La gestion de l'inventaire

     




    Test Song of Horror - 4 minutes de lecture