Note du test 9/10En conclusion :

Crimson Desert est une véritable claque ! Le jeu ne conviendra pas à tout le monde, c’est certain, mais il continuera à faire parler de lui très longtemps. Ceci dit, on ne peut nier le travail titanesque fourni par Pearl Abyss, le monde ouvert impressionne avec ses milliers de détails, de possibilités et également ses qualités techniques. Alors oui sur PS5 standard on a l’impression de ne pas profiter au maximum de ce que le jeu peut offrir mais malgré tout l’expérience de jeu reste solide et hautement addictive. La PS5 Pro est à privilégier mais avec un monde ouvert aussi dense, ça peut se comprendre. Les développeurs continuent de mettre à jour leur jeu en écoutant les joueurs et les testeurs : contrôles, menus, contenus s'améliorent de jour en jour, mais une chose ne pourra pas changer, la narration qui reste trop en arrière plan, cachée par l’immensité de Pywel… Une immensité qui pourra également faire peur à certains joueurs car Crimson Desert est généreux et nécessite d’avoir du temps, chose que tout le monde ne possède pas forcément, pour ma part j’ai été conquis et j’ai encore tellement de choses à découvrir dans le jeu.

Les plus

Un monde gigantesque exemplaire
Direction artistique impressionnante
Des possibilités illimitées
Système de combat spectaculaire et profond
Durée de vie colossale et contenu extrêmement riche
Des améliorations du jeu presque quotidiennes
Techniquement réussi avec une expérience solide sur PS5
Durée de vie colossale !

Les moins

Une immensité qui peut faire peur
Des mécaniques parfois mal introduites
Une narration un peu difficile à suivre
Ergonomie parfois maladroite mais qui s’améliore au fil des mises à jour
Quelques chutes de framerate et pop-in sur PS5

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Crimson Desert
    Editeur et Developpeur : Pearl Abyss
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 19 Mars 2026
    Trophées : Oui
    Support


    Test Crimson Desert

    Publié le Mercredi 01 Avril 2026 à 08:24 par Fourcherman
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    Pearl Abyss signe avec Crimson Desert son premier jeu solo, et la proposition est aussi ambitieuse que clivante. Un open-world médiéval-fantastique qui impressionne autant qu’il peut frustrer.

    Le jeu est disponible depuis un petit moment et il a déjà fait couler beaucoup d’encre virtuelle depuis sa sortie, la presse spécialisée ayant pu réaliser le test à l’avance exclusivement sur des PC de compétition. Ce dernier fait également le bonheur de bon nombre de Youtubeurs, qui proposent vidéo sur vidéo, certains d’ailleurs font un travail incroyable pour aider les joueurs à progresser plus sereinement.

    Chez PSMag, évidemment, il n’est pas question de parler d’un jeu sur sa version PC donc nous attendions patiemment en scrutant internet, les tests des autres rédactions ainsi que YouTube avec toujours une question en tête « mais que vaut Crimson Desert sur PlayStation 5 standard et pro ? », certains avis sont arrivés (surtout sur la pro) et l’intérêt ne cessait de grandir dans nos esprits, avec des critiques pas forcément tendres avec le jeu notamment par rapport à sa narration et sa complexité au niveau des contrôles.

    Les développeurs travaillent d’arrache pied depuis la sortie et fournissent des patchs régulièrement, nous mettons donc la main sur une version déjà améliorée et nul doute que le jeu ne va pas s’arrêter là…

    L’aventure dans Pywel commence pour moi sur PS5 (standard et pro), une semaine après la sortie grâce à nos contacts presse qui nous ont transmis un code.

     

    Une histoire de vengeance et de fraternité


    Commençons par la partie narrative du jeu qui est l’une des choses les plus critiquées négativement depuis le 19 mars. Franchement rien de catastrophique selon moi tellement les possibilités du monde ouvert peuvent nous faire dévier de l’histoire, difficile ici de proposer une narration constante.

    Kliff est le leader des Crinières Grises, une troupe de mercenaires respectés sur le continent de Pywel pour leur protection des plus faibles. Tout bascule lorsque sa bande est victime d’une embuscade brutale orchestrée par leurs ennemis jurés, les Ours Noirs, menés par le redoutable Myurdin. Sa quête devient alors double : retrouver les survivants de sa famille de cœur et reconstruire le clan. En toile de fond, un roi plongé dans le coma laisse un vide de pouvoir que Kliff va tenter de combler pour ramener la stabilité sur ces terres déchirées.
    Le récit est soigné dans sa mise en scène, mais il peine à s’imposer face à l’immensité du monde ouvert. Sans choix moraux ni variations dans les dialogues, il fonctionne plus comme fil conducteur que comme une véritable épopée. Il donne toujours une raison d’avancer sans jamais totalement embarquer totalement le joueur dans l’histoire.

    Personnellement dès la première scène je me suis plongé dans ce que Crimson Desert et son univers médiéval-fantastique, au bout de quelques heures, je me disais que je n’avais rien vu tant le monde ouvert est sans limite et nous rappelle Red Dead Redemption 2 et ses détails incroyables.

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    Bienvenue dans le monde fantastique de Pywel

     

    Un monde qui donne envie d’explorer


    Parlons donc du gros point fort de Crimson Desert, son monde ouvert, et on peut dire que les développeurs ont mis le paquet tant Pywel paraît sans limite, toutes les 30 secondes on tombe sur des choses à découvrir, ceci peut paraître frustrant car on ne peut avancer vite dans l’histoire mais c’est tellement bien fait qu’on se plaît à flâner ici et là …
    Les plus pressés n’auront clairement pas leur place dans le jeu mais si vous aimez prendre votre temps, découvrir, flâner, écouter … vous serez très certainement conquis.

    Mais revenons en à ce monde ouvert gargantuesque, il est difficile de rester insensible face au continent de Pywel. Le monde est vaste, techniquement impressionnant et fascinant à parcourir. Les biomes se succèdent avec une vraie identité visuelle, et la carte, qui ne révèle ses secrets qu’au fil de l’exploration, installe une atmosphère d’aventure authentique dès les premières heures.

    Cet immense monde ouvert est impossible à découvrir à pied. Pearl Abyss a heureusement pensé à tout, en proposant plusieurs modes de déplacement complémentaires qui évoluent tout au long de l’aventure.
    Le cheval est votre premier compagnon. Les chevaux existent en différentes races avec des statistiques distinctes, et les faire monter en niveau débloque des compétences qui rendent les déplacements réellement plus rapides et plus flexibles. Le niveau maximal d’un cheval est de 5 : à chaque nouveau rang, la monture acquiert une nouvelle compétence, comme le double-saut (qui paraît très vite essentiel pour faciliter l’exploration) ou un démarrage turbo pour une accélération instantanée. Pour les plus curieux, des chevaux légendaires sont cachés aux quatre coins de la map et peuvent être capturés via un mini-jeu de dressage particulièrement exigeant en endurance.

    D’autres montures peuvent être domptées temporairement comme des lions, des ours … mais une fois abandonnées, redeviennent hostiles. Les joueurs n’ont pas apprécié ce point et les développeurs ont écouté les critiques encore une fois, à l’heure où j’écris ces lignes, des animaux légendaires peuvent être découverts et conservés tout au long de votre partie, au programme cerf légendaire, ours légendaire, loup légendaire, sanglier légendaire et même un bouquetin légendaire ! Rien que ça et il est certain que les développeurs ne s’arrêteront pas là. D’ailleurs, si vous avez suivi l’actualité avant/après la sortie de Crimson Desert, vous n’êtes pas sans avoir aperçu l’un des des meilleurs compagnons pour l’exploration : Blackstar, le dragon. Récompense ultime du jeu puisqu’il s’obtient très tard dans l’aventure, et là encore quelques critiques sont tombées à son sujet, notamment le fait de ne pouvoir le chevaucher que quinze minutes, et attendre cinquante minutes en temps réel pour le retrouver. Un choix discutable mais qui je suis presque certain évoluera dans peu de temps.

    Pour les déplacements rapides, le jeu propose deux types de points de voyage instantanés : les Nexus abyssaux et les Cressets de l’Abîsse, ces derniers nécessitant de résoudre une énigme dans des ruines antiques pour être débloqués. Au total, ce sont 133 points à découvrir dans tout Pywel, ce qui en fait l’un des systèmes de voyage rapide les plus denses du genre. Mieux encore, la téléportation ne consomme ni or, ni endurance, ni aucune ressource, un choix généreux qui tranche avec bon nombre de RPG. Des points de voyage rapide spéciaux sont également déblocables sur les îles Célestes qui flottent au-dessus de Pywel, permettant de plonger en chute libre vers les zones terrestres et de traverser la carte en diagonale de façon spectaculaire.

    Vous l’aurez compris, et encore je n’ai pas tout dit et très certainement pas tout vu dans le jeu, Crimson Desert possède un monde ouvert qui pousse à l’exploration.

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    Il est possible de s'arrêter à tout moment pour juste observer

     

    Un système de combat spectaculaire… et profond


    Le combat est un autre point fort du jeu. Kliff n’est pas un simple guerrier à l’épée et au bouclier : son identité de combattant repose sur un mélange de frappes armées, de coups à mains nues et de capacités surnaturelles issues du Bracelet d’Axiome, un artefact mystérieux lié à un royaume céleste flottant au-dessus de Pywel.
    Autant vous le dire, les combats sont grisants, variés, affronter un boss avec un tronc d’arbre ou avec des abeilles sont autant de choses étonnantes mais totalement fun, je n’en dirais pas plus mais Crimson Desert adosse son système de combats à des possibilités quasi illimitées ! Tout semble possible dans ce jeu.

    L’arbre de compétences se divise en trois branches distinctes. La branche Bleue gouverne l’endurance, les esquives et les combos d’armes. La branche Verte, alimentée par l’Esprit, couvre les contres, les mécaniques de concentration et les capacités surnaturelles. La branche Rouge, enfin, gère la santé, le vol plané et les infusions élémentaires (permettant la maîtrise du feu ou du gel). Les trois convergent vers une compétence centrale : la Paume Tombante, une frappe au sol dévastatrice accessible uniquement après avoir complété une branche entière.

    Parmi les capacités les plus marquantes, le Force Palm (paume de force) s’impose comme le véritable pivot du gameplay : il permet d’attaquer, d’enchaîner des impulsions de mobilité, de se soigner, d’interagir avec des éléments du décor et de réduire la défense ennemie. L’Axiom Force fait office de grappin : une version propulse Kliff en hauteur vers une cible, tandis qu’une autre lui permet de se balancer dans les airs, ouvrant des possibilités de traversée verticale spectaculaires.

    Le jeu propose également un système d’apprentissage par observation : le temps ralentit lorsque Kliff assiste à une manœuvre ennemie unique, lui permettant d’absorber automatiquement la technique. Un détail qui incite à prendre son temps face aux boss plutôt que de foncer tête baissée.

    La gestion des armes complète ce tableau. Kliff peut alterner épée et lance en plein combo pour ouvrir des fenêtres de dégâts prolongées, ou opter pour le double maniement d’armes à une main en sacrifiant le bouclier au profit d’une vitesse d’attaque accrue. Les boucliers, quant à eux, ne se limitent pas à la défense passive : bien utilisés avec la compétence Concentration, ils permettent de transformer une parade réussie en contre-attaque dévastatrice.
    Là aussi le jeu est ultra fourni, armes, armures, boucliers … se découvriront au fil de votre exploration ou de votre progression dans l’histoire, et clairement il y a de quoi faire !

    Cependant tout ce qu’on a évoqué au-dessus ne tombe pas du ciel sans aucun effort : Crimson Desert ne prend pas du tout les joueurs par la main (même si les patchs commencent à faciliter certaines choses). La courbe d’apprentissage est raide !

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    Des boss bien souvent impressionnants

     

    Progression, équipement et gestion des ressources


    La montée en puissance de Kliff est l’un des aspects les plus engageants du jeu, mais aussi l’un des plus complexes. Le système central se nomme le Raffinement : chaque arme et chaque armure possède dix niveaux d’amélioration, chacun augmentant les statistiques de manière significative, et le processus ne coûte aucune pièce d’or, uniquement des matériaux récoltés dans le monde ouvert. Bois, minerais de cuivre et de fer, cuir, petits os… tout ce que vous ramassez en explorant Pywel finit par trouver son utilité chez le forgeron (et ailleurs).
    La règle d’or est simple : inutile de courir après de nouveaux équipements en permanence, car les statistiques de base sont quasi identiques entre objets d’un même niveau. C’est le niveau de Raffinement qui fait toute la différence. Une épée de départ poussée au rang 4 surpasse souvent une arme rare fraîchement trouvée. À cela s’ajoutent les Noyaux Abyssaux, de puissantes gemmes que l’on sertit dans l’équipement via les sorcières rencontrées au fil de l’aventure, pour ajouter des effets spéciaux : vitesse d’attaque, dégâts renforcés, résistances élémentaires.

    Parlons de la gestion de l’inventaire qui fait également beaucoup parler, en effet ce dernier peut devenir une vraie contrainte tant il y a de choses à récupérer dans le jeu, on se retrouve vite saturé. Il faudra absolument accomplir des quêtes secondaires, des commissions ou même acheter chez les marchands des petits sacs pour augmenter l’espace de stockage. Vous aurez accès à votre coffre pour stocker tout ce dont vous n’avez pas besoin à l’instant (façon Diablo). Là aussi la gestion du coffre a été modifiée via des patchs, il est maintenant bien plus accessible. Votre monture possède également son propre inventaire. Bref vous allez passer du temps dans votre besace, à lire, ouvrir, trier, vendre, acheter, comparer … Au final, une fois que l’on maîtrise un peu tout ça, la gestion de son inventaire devient un vrai plaisir.

    Au fil de l’aventure, Crimson Desert introduit plusieurs personnages jouables aux styles variés, allant de la puissance brute à des approches plus mobiles ou à distance. Cette diversité apporte un vrai renouvellement dans les sensations de jeu avec des approches différentes.

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    Un inventaire parfois complexe à gérer

     


    Un contenu colossal, pour ne jamais s’ennuyer


    C’est peut-être là que Crimson Desert impressionne le plus : il y a toujours quelque chose à faire. Chasse aux primes, courses à cheval, pêche, cuisine, bourse virtuelle, extraction minière, bûcheronnage, mini-jeux en salles de jeux, bras de fer avec des PNJ… La liste des activités disponibles est presque sans fin. Pour les joueurs friands de liberté et de bacs à sable, c’est une promesse largement tenue.
    La cuisine mérite une mention particulière : c’est le principal moyen de se soigner dans le jeu, ce qui pousse naturellement à collecter des ingrédients et à expérimenter des recettes. De même, le camp des Crinières Grises, débloqué durant la progression, devient un véritable hub de gestion : envoyer des mercenaires en mission, améliorer les infrastructures, renforcer sa troupe.
    Le gros revers de la médaille est que qu’une grande partie de ces systèmes sont à peine expliqués. Beaucoup de joueurs passeront à côté de pans entiers du gameplay sans même s’en rendre compte.
    Dans tous les cas, le jeu est hautement addictif, chronophage et je suis certain de ne rien avoir vu.

    Petit mot sur la bande son qui là aussi met la barre très haute, entre la petite musique générique avant de rentrer dans le jeu ou les bruitages qui rendent l’immersion encore meilleure, c’est une véritable réussite.
    Sur PS5, le bilan technique est cependant nuancé. Le mode Équilibré, en 4K upscalée à 40 FPS, représente le meilleur compromis entre fluidité et qualité visuelle. En revanche, le mode Performance n’est pas recommandé et dégrade trop la résolution (il suffit de regarder quelques vidéos comparatives sur YouTube pour s’en rendre compte). La PS5 Pro est recommandée pour découvrir Pywel sous son meilleur jour (ou presque, puisque l’expérience ultime semble être sur des PC de compétition), ceci dit l’expérience sur PS5 standard reste acceptable et il ne faudrait pas passer à côté du jeu.

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    Sur PS5 standard le je ne démérite pas (à condition de ne pas opter pour la performance)




    Test Crimson Desert - 10 minutes de lecture