Note du test 7.5/10En conclusion :

The Walking Dead: Streets of Survival ne cherche pas à réinventer le beat'em up, et c'est sans doute la meilleure décision qu'ait pu prendre Odaclick Game Studio face à une licence aussi capricieuse côté jeu vidéo. L'aventure démarre sur les chapeaux de roues avec une confrontation Rick/Negan qui pose bien les enjeux, et le plaisir de croiser autant de figures connues de la série tire l'expérience vers le haut. Le gameplay souffre certes d'une certaine rigidité, sans que cela soit rédhibitoire pour un titre du genre, et la difficulté en mode normal, bien dosée dans l'ensemble malgré quelques pics, laisse la part belle à la progression plutôt qu'à la frustration. Une proposition modeste mais cohérente, portée par des affrontements de boss réussis et un vrai plaisir de fan-service.

Les plus

Une entrée en matière forte avec la rencontre Rick/Negan
Le plaisir de croiser de nombreux personnages emblématiques de la série
Une difficulté en mode normal bien dosée, accessible sans être plate
Des combats de boss variés et construits en plusieurs phases
Une identité visuelle pixel art assumée, cohérente avec l'ambition arcade

Les moins

Un gameplay un peu rigide, même si inhérent en partie au genre
Progression parfois trop aisée en dehors des pics de difficulté ponctuels
Aucun mode coopératif annoncé
Negan injouable dès le départ

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    The Walking Dead: Streets of Survival
    Editeur : AMC Global Media
    Développeur : TRAILMARK Games
    Genre : Action | Combat
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 18 Septembre 2026
    Trophées : Oui
    Support


    Test The Walking Dead: Streets of Survival

    Publié le Samedi 19 Septembre 2026 à 17:22 par Fourcherman
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    Adapter The Walking Dead en jeu vidéo a toujours été un exercice périlleux : entre les productions VR de Skydance, le spin-off inattendu façon Bridge Constructor et l'oubliable Destinies, seuls les épisodes Telltale avaient réussi à faire honneur à l'œuvre de Robert Kirkman. C'est dans ce contexte chargé que vient de débarquer The Walking Dead: Streets of Survival, développé par Odaclick Game Studio et édité par Trailmark Games en partenariat avec AMC Global Media. Exit le rendu pseudo-réaliste des précédentes adaptations : ici, on assume pleinement le pixel art et l'héritage arcade, en s'inscrivant dans cette vague de beat'em up rétro qui a récemment vu défiler Scott Pilgrim, Marvel Cosmic Invasion, G.I. Joe ou encore les Power Rangers.

     

    Une histoire de baston, un peu moins de survie


    L'aventure démarre fort : dès les premiers instants, on assiste à la rencontre entre Rick et Negan, un choix scénaristique qui plante immédiatement le décor et pose l'enjeu central du jeu, cet affrontement entre Alexandria et les Sauveurs. Une entrée en matière efficace qui donne le ton pour la suite.
    Le paradoxe est amusant : une licence bâtie sur la discrétion et l'évitement des zombies se retrouve ici transformée en défouloir façon Streets of Rage. Le jeu s'inscrit néanmoins avec une certaine cohérence dans le genre du beat'em up d'arcade, en piochant directement dans l'arc « All-Out War » du comics, celui qui oppose Rick et ses alliés aux Sauveurs de Negan. On y traverse ainsi des lieux emblématiques comme le Sanctuaire, Hilltop et Alexandria, au fil d'une campagne solo composée de douze niveaux. On regrettera l'absence de mode coopératif, qui semblait pourtant être une évidence pour ce type de production ; rien dans la communication actuelle ne mentionne de jeu à plusieurs.

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    Rencontre mythique

    Un roster réduit mais de qualité (et sans doute voué à évoluer)


    Quatre personnages sont jouables : Rick Grimes, Daryl Dixon, Michonne et Negan, chacun avec ses spécificités : Michonne privilégie le corps-à-corps avec son katana, tandis que Daryl compte sur son arbalète pour le combat à distance. Negan, lui, n'est pas disponible dès le départ : il faut terminer une première partie pour le débloquer et pouvoir ensuite rejouer l'aventure à ses côtés, Lucille à la main. C'est une idée sympathique pour inciter à la rejouabilité, mais elle laisse aussi un goût amer pour les fans qui auraient aimé incarner le grand méchant dès l'entame.

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    Daryl en pleine action

    Un système de combat classique mais un peu rigide


    Sur le papier, la formule coche toutes les cases du genre. Le jeu propose des combos de mêlée, des attaques à distance pour nettoyer les foules, et la possibilité de mixer les deux dans des affrontements rythmés. À l'usage, on note cependant une certaine rigidité dans les sensations manette en main ; un défaut que l'on peut en partie mettre sur le compte du genre lui-même, le beat'em up ayant toujours privilégié la lisibilité et le rythme posé à la fluidité pure. Cela reste perceptible et un peu frustrant sur la durée, sans pour autant plomber l'expérience. Les affrontements de boss constituent le morceau de bravoure du titre : on y croise des adversaires emblématiques comme Winslow le Rôdeur du Puits, ainsi que Negan, Simon et d'autres Sauveurs, avec plusieurs combats construits en plusieurs phases aux patterns évolutifs. Une formule qui a le mérite de casser la répétitivité inhérente au genre.

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    Une fin funeste l'attend celui-là

    Un soupçon de survie, sans jamais s'y noyer


    Fidèle à son nom, le titre ne se contente pas d'être un pur beat'em up. Des éléments d'exploration, de récupération de ressources et de survie légère viennent compléter la formule, à travers des tunnels, des campements et des forteresses à parcourir; sans pour autant transformer le jeu en RPG de survie complexe. Côté progression, l'accent est mis sur un arbre de compétences propre à chaque personnage plutôt que sur une customisation poussée, même si des skins cosmétiques pour les personnages et les armes ont été confirmés. Une approche mesurée, qui évite l'écueil de la surcharge systémique mais qui pourrait aussi laisser sur leur faim les amateurs de progression plus ambitieuse.

    En mode normal, le jeu propose un challenge suffisant pour ne pas être une promenade de santé, avec quelques pics de difficulté ponctuels qui viennent casser le rythme. Dans l'ensemble, on progresse toutefois assez aisément à travers la campagne, ce qui rendra le titre accessible à un public large sans pour autant décourager les moins expérimentés. Le vrai plaisir vient d'ailleurs moins de la difficulté que de la traversée elle-même : croiser un bon nombre de personnages emblématiques de la licence tout au long de l'aventure procure une vraie satisfaction, portée par la reconnaissance de cet univers.

    Une édition Deluxe ajoute par ailleurs le Arcade Apocalypse Pack, comprenant un mode de survie infinie appelé Walker Pit, la difficulté Hell on Earth sans checkpoints, des cosmétiques supplémentaires ainsi que la bande originale numérique.

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    Une bonne bastos à la Rick

     




    Test The Walking Dead: Streets of Survival - 4 minutes de lecture