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    ReleaseForBurial


  • ps4

    DOOM
    Editeur : Bethesda Softworks
    Développeur : id Software
    Genre : FPS
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 13 mai 2016
    Trophées : Oui
    Support


    Test DOOM

    Publié le lundi 23 mai 2016 à 10h02 par ReleaseForBurial - 1884
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    Doom c’est pour moi une partie de mon adolescence. Jeune novice, je me suis pris ce monument du jeu vidéo dans la tronche et je n’ai plus décollé. Ma première expérience d’un FPS, et quelle expérience. Des démons, partout, du sang, des explosions, des armes démentes, un jeu couillu très loin de mes expériences Mario-esques et autres de l’époque.  

    Aujourd’hui, c’est fébril que je me lance dans le test de Doom sur PS4…

    Reboot, remake, suite, et j’en passe, tout a été annoncé sur Doom. Dépossédé du chiffre 4 qui lui a été un temps collé, ce titre sobre annonce en quelque sorte la teneur du jeu. Pas de chichi, pas de bouleversement, Doom est là pour délivrer sa dose de démons et de combats pour couilles bien poilues. Trois modes de jeu sont au programme. La campagne solo, le multijoueur et ses divers modes, et enfin le mode SnapMap, éditeur de niveaux. On retrouve donc les grandes lignes nécessaires à ce jeu.

    Bienvenue en enfer !

    Very Bad Tripes…

    Tout commence un peu comme un lendemain de cuite magistrale, attaché à un lit, entouré par de jolies nanas… Euuuuh, là, non, on est plutôt sur une sorte de pierre tombale et entouré de personnes peu engageantes sur la planète Mars… Ni une ni deux, on pète les chaînes et le carnage peut commencer… Pas besoin de réfléchir plus, ni d’excuses bidons pour faire un massacre, juste de vilains démons plus laids les uns que les autres qui n’ont d’autres prétentions que d’être de vilains démons plus laids les uns que les autres. De rares moments ralentiront la cadence pour distiller un vague semblant de scénario, qu’on écoutera à moitié et en fait… on n'est pas là pour ça.

    De nos jours la campagne solo d’un FPS n’est pas ce qui est réclamé le plus par les joueurs. D’autres (comme moi) apprécient vraiment ça et avec Doom on est plutôt gâté. En quelques mots, c’est nerveux, sanglant, intense même oserais-je dire. On est loin des canons récents du genre, plus ou moins tous formatés, oscillant entre progressions à couvert et autres gadgets et éliminations discrètes. Non, là on fonce à tête baissée distribuer la mort à grands coups de fusil à pompe, à plasma, et autres armes destructrices.

    Vos charmants compagnons de jeu

    Run Like Hell

    Pour autant, Doom n’est pas juste un jeu où l’on progresse de manière linéaire, notamment grâce à un level design à plusieurs niveaux. Même si la plupart du jeu se passe dans des laboratoires sur la planète Mars, les environnements et la construction des niveaux ne donnent pas l’impression d’enchaîner les couloirs purement et simplement. La construction tentaculaire des niveaux s’articule souvent autour d’un axe ou d’une salle principale qui donnent sur différentes parties à différents niveaux. Les combats se font bien souvent d’ailleurs en utilisant l’espace mis à disposition. On se retrouve à enchaîner les sauts, en courant, tuant un ennemi à un endroit et fuyant le suivant ailleurs dans le même mouvement. C’est rapide, ça défouraille et c’est grisant. On a le droit à une montée en puissance durant les première heures du jeu, première partie du jeu où en gros, on découvre les armes, les équipements et le bestiaire complet. Un vrai pamphlet violent, jouissif où l’on apprend à se mouvoir, à utiliser les subtilités des armes et à les upgrader.

    La deuxième partie du jeu, on est déjà plus sur un rythme de croisière… Une fois le jeu bien lancé, les armes et particularités de l’armure déjà découvertes font que l’on perd un peu de l’excitation du début. Mais mine de rien, cela reste minime car Doom réserve de sacrés bons moments et des combats épiques avec toujours plus de démons. Les quelques boss laisseront le joueur un peu sur sa faim puisqu’ils ne représentent finalement pas un gros challenge en soit, des passages dans le jeu étant bien au dessus de ces affrontements contre un seul ennemi.

    A noter que le jeu regorge aussi de défis en tout genre durant les niveaux mais aussi d’épreuves runiques qui, en cas de succès, nous gratifieront de runes, qui serviront d’améliorations passives (plus de chances de munitions, plus de soins… ).

    Un arsenal d’Enfer

    L’armement dans Doom est impressionnant et à part le fusil à pompe du début qui est vraiment un cran en dessous, le reste est fait pour tailler du démon. On passe par le traditionnel fusil d’assaut qui se transformera en fusil à lunette ou lance missile, le fusil plasma qui freezera les ennemis ou bien le Gauss qui enverra des décharges énergétiques pour faire sauter les ennemis. D’autres sont à découvrir et chacune aura ses upgrades prores. A noter la présence d’une tronçonneuse qui a une utilité très particulière. En effet, une fois dégainé la tronçonneuse dépècera les démons mais permettra surtout de récupérer des munitions en pagaille sur le pauvre éviscéré. On retrouvera aussi le bon vieux BFG…

     

    Ce nouveau Doom introduit d’ailleurs un système d’upgrade grâce à des points d’armure et des points d’armes. Cela donne des petits plus au niveau de l’armure, comme la possibilité de s’accrocher plus rapidement aux bords, un radar à "secrets"  ou encore la durée de certains bonus. Les points d’armes permettent donc d’upgrader les armes qui embarquent tous deux “modules” qui les transforment en lance-missiles, fusil à lunette ou encore transformant les munitions. Ces améliorations sont complétés aussi par des éléments que l’on trouvera lors de l’exploration des niveaux qui sont vraiment, rappelons le, bien pensés.

    Glory Kills ...

    Un petit encard est nécessaire pour une des plus grosses particularité de ce jeu qui risque de diviser du monde. Le Glory Kills est un mouvement intégré lors des combats qui fait que lorsqu’un ennemi est sur le point de mourir, il se met à "clignoter" en quelque sorte et c’est alors le moment où d’une pression sur R3, on se retrouve à finir son opposant d’une manière brutale, à mains nues, la caméra zoomant sur l’action. On récupère ainsi quelques points de santé et si équipé de runes, d’autres bonus. Cela est du plus bel effet, les têtes volant généralement en éclats, et plusieurs Glory Kills étant disponibles pour chaque démon rencontré. Là où cela pourra agacer certains, c’est que ce mouvement prend quelques secondes, coupant l’élan dans lequel on était lancé, et surtout qu’il ne nous rend pas invulnérable aux autres. Alors avec un ennemi isolé, pas de soucis, mais lorsque l’on doit affronter toute une armée en même temps, on se retrouve parfois avec encerclés par les autres démons qui n’ont pas arrêté leur mouvement pour autant. Autre chose que cela engendre, une baisse du niveau de stress quand à la difficulté de se soigner… Bref, comme annoncé, cela divisera.

    Une bonne ambiance

    L’Enfer, c’est les autres…

    Doom s’accompagne d’un mulitjoueur en ligne. Passage obligatoire dans les FPS actuels, le multi de Doom n’est pas forcément son point fort. 6 modes de jeu sont proposés dont le Team DeathMatch ou Moisson d'âmes qui est ni plus ni moins qu’un DeatchMatch solo.

    Les autres modes ne se démarquent pas assez des autres productions non plus.

    Le multijoueur pêche également par son inégalité. Dans certains modes, il y a la possibilité d’incarner un démon lorsque l’on trouve une rune cachée dans la map. A partir de là, l’équipe du démon est plus qu’avantagée et il est impossible de gagner.

    Bref, le mulitjoueur n’est pas ce qui fera le plus briller Doom.

    SnapMap

    Le troisième axe majeur sur lequel Doom s’appuie depuis longtemps, c’est les Mods. Cette fois-ci, un éditeur de niveau est carrément fourni, le SnapMap. Cet espace du jeu vous donne tous les outils pour créer des niveaux de fond en comble. Les outils sont complets et puissants, et les tutoriels sont complets, certains allant jusqu’à vous faire travailler sur des résolutions de bugs dans la création d’un niveau.

    Cette partie fera la joie de la communauté de fans qui depuis des années s’en est donné à coeur joie. Il sera possible de les partager, d’y jouer à plusieurs, des les noter etc…

    Même si certaines limites sont imposées comme l’impossibilité de modifier les textures des murs, on peut jouer sur des éléments tels que la lumière, les interrupteurs, la musique, le nombre de démons, les effets visuels déclenchés par telle ou telle action et encore des tonnes d’autres choses. Bref, un régal pour qui s’appropriera les outils.

    Doom hier et Doom aujourd’hui

    Reste un dernier point à aborder, la partie technique du jeu. Visuellement, Doom est très beau. Un affichage à 60fps qui ne fait pas défaut, des graphismes clinquants même si certaines textures sont un peu lisses et s’affichent une fois que l’on a le nez dessus. Cela vient du moteur du jeu qui "diffuse" le jeu comme un stream. C’est extrêmement fluide et rapide, et ça reste lisible et sans ralentissements. Certains environnements sont plus ou moins intéressants même si on retiendra plus finalement les complexes intérieurs où les éclairages et les ambiances sont les plus travaillées et marquantes.

    Côté bande son, on est un petit cran en dessous avec des bruitages mal équilibrés et mal dirigés dans les enceintes. On est souvent à se demander de quelle directions proviennent les cris des monstres et au niveau des armes, c’est plutôt faiblards. On aurait voulu quelque chose de plus percutant surtout que bien souvent la musique axée Metal Industriel couvre souvent le tout. Cette dernière manque de thèmes marquants mais sied à merveille aux moments de carnages intensifs du jeu.

    Trailer de lancement
    Note du test 8/10En conclusion :

    Doom est de retour ! Même si quelques petits détails empêchent d’atteindre la perfection, on aime énormément ce grand retour de la licence. C’est brutal, violent, sanglant, nerveux, intense et on en redemande. Même si cela ne fait pas toujours l’unanimité, la campagne solo de Doom est à vivre. Une expérience physique presque tellement certains combats nous laissent hors d’haleine. Le mutli reste en retrait et ne nous a pas plus motivé que ça mais le SnapMap est un outil complet et sympa pour la communauté. Certaines créations excitantes sont déjà en ligne et apportent leur pierre à l’édifice Doom. Visuellement, c’est un sacré spectacle qui fait plaisir aux yeux et nous plongent dans la frénésie destructrice du jeu. Doom est violent, grisant, exigeant, jouissif, et j’en passe, mais est surtout un incontournable de cette année 2016. Foncez dessus vous mesurer aux démons dans des difficultés qui en laisseront plus d’un sur le carreau mais tellement gratifiant. Reste à voir sur le long terme s’il gardera de sa superbe mais en attendant, prenez votre ticket pour Mars et l’Enfer et buttez du démon !!!

    Les plus

    Visuellement top avec un affichage à 60fps sans accrocs
    Une campagne solo digne de son nom
    La violence sans complexe du jeu
    Le retour de Doom
    L'exigence du titre
    Le Mode SnapMap

    Les moins

    Bande son un peu en retrait et perfectible
    Des chargements longs (trop longs) -Le Multi ne se démarquant pas assez des autres productions actuelles.

    En résumé


    DOOM par Rating: 8 / 10


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