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    Pilou


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    Dynasty Warriors 8: Xtreme Legends Complete Edition
    Editeur : Tecmo Koei
    Genre : Beat'em all
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 03 avril 2014
    Trophées : Oui
    Trophée Platine 1 Trophée Or 3 Trophée Argent 12 Trophée Bronze 28 | Trophée Secret 1
    44 trophées au total

    Support

    Disponible aussi sur : vita

    Test Dynasty Warriors 8: Xtreme Legends Complete Edition

    Publié le mercredi 23 avril 2014 à 12h06 par Pilou - 3483
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    Mise à jour du test de Dynasty Warriors 8 du 24/07/2013 :

    Dynasty Warriors 8 était sorti en juillet dernier sur PlayStation 3, aujourd’hui il revient par le biais d’un add-on toujours sur PS3 : Dynasty Warriors 8 Xtreme Legends et en version “ultra-enrichie” sur PlayStation 4 et PlayStation Vita sous le nom à rallonge : Dynasty Warriors 8 Xtreme Legends Complete Edition. Depuis 1997, on se rapproche de pas moins de 30 épisodes dans cette série hyper-connue des beat’em all développée par Omega Force.


    Complete Edition en détails

    Cette édition complète regroupe donc Dynasty Warriors 8 et Dynasty Warriors 8 Xtreme Legends.

    Dans Dynasty Warriors 8, en s’attaquant au mode Histoire, on prend part au conflit de plusieurs royaumes, Wu, Wei, Shu et la dynastie Jin qui tiendra les joueurs les plus assidus pendant de longues heures, Omega Force ne se moque pas de nous. Surtout que l’add-on Xtreme Legends vient grossir ce mode Histoire avec de nombreux scénarios alternatifs et la possibilité de participer aux dissensions du côté du terrible Lu Bu et de sa file Lu Lingqi.

    Dans Dynasty Warriors 8, 77 personnages étaient jouables, ici on passe leur nombre à 82 combattants. Lu Lingqi, Zhu Ran, Yu Jin, Fa Zheng et Chen Gong rejoingnent les rangs, un descriptif est disponible ici.

    Pour les joueurs de la première heure avec Dynasty Warriors 8, il est possible d’importer sa sauvergarde sur PlayStation 4 et/ou PlayStation Vita. Le jeu est également Cross-Play et Cross-Save entre les plateformes mais malheureusement pas Cross-Buy. Cette option aura vraiment été une réelle plus-value au jeu et pour les fans désireux de vivre l’aventure partout.

    Cette édition propose également un mode Ambition revisité où après la constitution de sa base, le Tong Que Tai, il sera possible d’élargir son territoire en forgeant des alliances et en prenant le contrôle des zones de conflit.
    Enfin le mode Défi propose plusieurs challenges comme anéantir un maximum d’ennemis, atteindre des objectifs dans un temps donné, faire tomber des assaillants d’un pont, ...

    Vous l’aurez compris, cette édition n’est pas avare en contenus, un mode de difficulté ultime est même de la partie.

     
    Lu Lingqi, l'une des nouvelles combattantes

    Fin de mise à jour.

    Et la technique dans tout ça ?

    Parlons un peu technique, Dynasty Warriors 8 Xtreme Legends Complete Edition propose des graphismes légèrement améliorés par rapport à la version PlayStation 3. On constate des personnages et surtout des visages plus détaillés. La profondeur de champ a également été revue à la hausse et un nombre plus important d’ennemis est affiché à l’écran. Un effet de brouillard persistant embelli l’épopée. Mais les décors restent toujours aussi vides et les textures sont certes plus lissées, mais encore une fois en retard. Tecmo a ajouté le son des généraux dans la Dualshock 4 mais il est de mauvaise qualité. Dommage ! Il est possible de partager ses prouesses via les réseaux sociaux, Twitch ou Ustream. Enfin, le Remote Play est évidemment disponible si vous n’avez pas opté pour la version PlayStation Vita. En parlant portable, côté technique, la PS Vita apparaît plus aboutie du fait de la taille de l’écran qui améliore le rendu graphique. Cette version souffre tout de même de quelques ralentissements.

    Y'a pas à dire, la modélisation est vraiment euh...réussie

    Mince! J'ai pas pris mes notes sur les Trois Royaumes

    Premier point posé en forme d’avertissement : dès l’entame de ce Dynasty Warriors 8, si vous l’attaquez par sa portion la plus copieuse, à savoir le mode Histoire, vous risquez rapidement l’overdose ; à moins d’être rompu au genre que propose le titre. Mais mettons de côté cet argument pouvant paraître subjectif, chacun ayant en effet son propre seuil de tolérance à des mécanismes de jeux, doublant, triplant, quadruplant les redondances. Pourtant, il serait réducteur de penser qu’un beat’em all est synonyme de répétitivité et donc de lassitude. Mais il faut pour cela s’appuyer sur une narration solide et (quand on peut, c’est encore mieux) captivante.

     
    En pleine action, Dynasty Warriors prend des allures de jeu de quilles
     

    Malheureusement, dans Dynasty Warriors 8, on nous propose sans trop de variations de prendre part aux conflits (ils ont toujours pas réussi à se mettre d’accord) opposant les protagonistes de plusieurs royaumes, Wu, Wei, Shu et de la dynastie Jin composant le grand empire chinois. Le parti pris d’une scénarisation historique réinterprétée, mais tellement alambiquée et peu mise en valeur qu’elle en devient liberticide. Composée de si nombreux personnages, se battant chacun pour sa paroisse, avec des alliances multiples se nouant entre leaders, elles-mêmes suivies d’infâmes trahisons (etc…) font de la trame de Dynasty Warriors 8 un fourre-tout inintelligible. J’en veux pour preuve les écrans de loading en préambule à chaque bataille. On nous présente le/les conflit(s) du point de vue du royaume sélectionné sous la forme d’une carte. Un jeu d’infographie militaro-stratégico-politique que ne renieraient pas les plus fins analystes de BFM TV tant ça n’apporte rien à l’affaire. Au bout du compte, on ne se sait même plus qui est qui et pourquoi untel a attaqué son voisin le premier.

     

    Omega Force ou tour de force d'Omega ?

    Heureusement le gameplay, et là il faut saluer tout le talent d’Omega Force, tutoie des sommets encore jamais atteints pour la série. Simple, immédiatement accessible, jouissif et extrêmement complet. Tels sont les qualificatifs d’une jouabilité exemplaire. Pour la base d’exécution des combos, on retrouve le principe hérité des deux armes équipées, dont l’une est dite « Arme EX » (comprenez favorite) pour laquelle le personnage, au fil de sa progression, pourra débloquer des compétences particulières et accroître son affinité naturelle. Dynasty Warriors rime aussi avec grand spectacle. A l’écran, on pourra déclencher de véritables pluies de coups, notamment grâce aux fameuses attaques Môsu (trois variantes par personnages !). Vous pourrez même avoir recours au Mode Rage (suffisamment explicite pour s’affranchir de toute description) qui fera place nette autour de vous.

    Ensuite, gravitent autour de ce noyau de gameplay très nerveux quelques subtilités, comme la possibilité de contrer son adversaire à condition de répondre à un timing bien particulier. Mais avec la débauche d’effets visuels et lumineux, la plupart du temps entouré par une nuée de soldats et généraux adverses, la lisibilité de l’action n’est pas toujours évidente. 

    Mais la grande souplesse du gameplay s’auto-suffit pour vous permettre de triompher de vos adversaires sans encombre. La difficulté générale du soft n’est pas très élevée, hormis si vous osez le mode Chaos. Sinon, en dehors du loot que les ennemis laissent sur le champ de bataille, vous conférant divers bonus temporaires, jusqu’à quatre capacités aux effets permanents peuvent être assignées à votre personnage. Celles-ci se débloquent en fonction de vos actions au combat et injectent une pointe de variété supplémentaire. 

    Gérez  le relationnel avec vos alliés dans le mode Ambition

    Ambitieux, parfois vicieux, tu peux être le prince de la ville si tu veux

    Et comme l’on parle de variété, on peut justement aborder celle relative aux personnages d’un côté, et aux environnements de jeu de l’autre. D’un point de vue strictement comptable, 77 personnages au total semblent remplir le contrat. Notons au passage que leur modélisation est soignée, mais que le character design reste trop « occidentalisé » notamment dans les faciès (en dehors de quelques uns). Et à y regarder de plus près, on retrouve immanquablement des similitudes dans un roster aussi vaste. Maintenant, côté décor, et malgré une amélioration graphique globalement indéniable, ça reste très pauvre et stéréotypé. J’évoquais précédemment la redondance des mécaniques d’un jeu consistant (ni plus ni moins) à s’ouvrir les passages successifs de la map en disposant des généraux adverses jusqu’à l’affrontement final qui marquera votre victoire. Plutôt basique. Au contraire de gommer cet effet de monotonie, le manque de richesse graphique de l’environnement le renforce.

    Alors certes, la durée de vie induite par l’architecture du solo (choix du royaume, les multiples personnages) est titanesque et elle est encore renforcée par le retour du mode Libre. Loisir vous est offert de rejouer les cartes de votre choix débloquées durant la campagne avec votre personnage fétiche, le tout jusqu’à deux joueurs en local ou en ligne. Intéressant, mais pas novateur pour un sou. Si l’on recherche la nouveauté dans Dynasty Warriors 8, laissez vous happer par le très réussi mode Ambition. C’est là que réside l’attrait de cet épisode où l’on retrouve le quantitatif allié à la force du gameplay, cette fois mise au service d’un contexte narratif (quelque peu frêle) mais intéressant.

    L’idée est ici de bâtir, en accumulant victoires militaires et ressources, une base implantée sur un site (appelé Tong Que Tai) dans le but d’y accueillir l’Empereur en personne. Pour info, l’analogie historique est à trouver dans la province du Hebei, à l’époque de Cao Cao et des Trois Royaumes (quelle coïncidence). Bref. Pour arriver à prospérer, il vous faudra remplir plusieurs conditions : développer des « commerces » (Forgeron, Maison du thé, Caserne, Marchand), recruter des alliés et obtenir suffisamment de points de renom. Ces grands principes vous sont clairement exposés dans le prologue du mode Ambition. Ensuite, libre à vous de livrer les différents types de batailles qui vous seront proposées. Les batailles majeures (pour nouer des alliances), les batailles spéciales (pour acquérir du renom) et les escarmouches (pour gagner des ressources d’installation et d’armes). En fonction de la difficulté et du type de combats, chaque mission offre des bonus multiplicateurs qui peuvent se cumuler pour autant que vous enchaîniez les victoires. C’est bigrement bien fichu, très plaisant : une véritable bonne surprise.

    Une ration de gameplay diffusée à l'occasion de l'E3

    Note du test 7/10En conclusion :

    Dynasty Warriors 8 Xtreme Legends Complete Edition n’est pas en soit une déception. Elle ravira les fans de la série et du genre. Elle propose le tout premier épisode de la bien fournie saga sur PlayStation 4. La version PS Vita est plutôt réussie et les adeptes de la franchise auront des dizaines d’heures de jeu à se mettre sous la dent.

    Les plus

    Cross-Save
    Récupération de sa sauvegarde sur Dynasty Warriors 8
    Une durée de vie faramineuse
    Un gameplay accessible sur PS4 comme sur la PS Vita

    Les moins

    Pas de Cross-Buy
    Des environnements toujours aussi mornes
    Les graphismes toujours en retrait

    En résumé


    Dynasty Warriors 8: Xtreme Legends Complete Edition par Rating: 7 / 10


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