Note du test 9/10En conclusion :

Ghost of Tsushima fait honneur à la PlayStation 4. Dernière grosse exclusivité, cette exploration de l'île de Tsushima dans le Japon médiéval en pleine invasion mongole est aussi grisante qu'est le tranchant du sabre de Jin. La Direction Artistique, l'invitation au voyage, la gestion du vent, les multiples points d'intérêts, les combats offrent un monde ouvert magique et magnifique. Quelques éléments comme la caméra capricieuse et une inégalité dans les graphismes viennent à peine entacher ce mémorable périple dans la peau d'un samouraï. Sucker Punch nous partage une vision du monde ouvert fruit d'une expérience maîtrisée.

Les plus

L'exploration
Les panoramas
Le mode Photo excellent
La Direction Artistique
La fluidité
Les combats grisants

Les moins

Mais parfois confus
La caméra par moment
Quelques inégalités graphiques
L'absence de lock

  • Image personnalisée de votre compte
    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Ghost of Tsushima
    Editeur : Sony
    Développeur : Sucker Punch
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 17 juillet 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Ghost of Tsushima

    Publié le mardi 04 août 2020 à 21h37 par Pilou
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    Après le tsunami The Last of Us Part II le mois dernier proposant un scénario et une réalisation qui ont ébranlé les fans (et le travail d'orfèvres indéniable de Naughty Dog a obtenu la note maximale chez PSMag !), la dernière exclusivité de la génération actuelle des PlayStation Studios, à savoir Sucker Punch, débarque durant l’été. Retrouvez notre avis sur cette production que nous attendons impatiemment depuis son annonce au Paris Games Week de 2017.

     

    Yes we Khan


    Sucker Punch est connu depuis le début des années 2000 pour les séries à succès mettant en scène un certain raton-laveur voleur du nom de Sly ou encore ces mondes ouverts où les porteurs, ces humains dotés de super pouvoirs, terrorisent l’Humanité.
    Troisième titre de la firme à sortir sur PlayStation 4, Ghost of Tsushima prend ses inspirations dans tous les jeux du studio. Gameplay, monde ouvert, infiltration : on retrouve toutes les expériences réunies dans cette nouvelle production marquant la fin d’une génération.

    Ghost of Tsushima se déroule au 13ème siècle, sur l'île de Tsushima en pleine invasion mongole dirigée par Kothun Khan, un personnage fictif.
    Jin Sakai, le héros, en compagnie de son oncle, Shimura (le seigneur de l’île) tentent de repousser l’énorme flotte accostant sur cet archipel, sans succès.
    Contraint de capituler, Shimura est fait prisonnier tandis que Jin échappe à une mort certaine in extremis. L’arc narratif est lancé, Jin débute son périple en quête d’alliés pour sauver le dernier membre de la famille et repousser l’assujettissement à tout prix.
    Même si des jeux comme NioH ou encore Sekiro ont traité des sujets du même type, Sucker Punch nous propose un périple sur fond historique dépaysant et très intéressant. Le travail des développeurs sur l’ambiance et la restitution (plutôt une inspiration des faits) qui ont conduit au jeu est d’une grande qualité.

    Jin dans ce Japon Féodal n’a rien d’un super héros : on ressent sa fragilité mais également sa montée en puissance, ses choix moraux, l‘influence qu’il a sur la population.
    La dualité entre le Bushido (le code d’honneur des samouraïs) et la voie du Fantôme que Jin doit emprunter pour arriver à ses fins est le fil conducteur de l’aventure.
    Notre héros croise le chemin de personnages secondaires assez intéressants à approfondir, amis comme ennemis, en proposant de très bons passages et situations. Le saké doit couler à flot !

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    Le grappin, très utile

    Sakai à Tsushima ?


    Avant de parler du gameplay, attardons nous sur la réalisation et sur cette Direction Artistique magnifique et magique.
    Ghost of Tsushima en impose : l’île de Tsushima offre des panoramas qui forcent le respect. Les différents biomes, forêts, montagnes, rizières, architectures de l’époque nous flattent la rétine. Les jeux de lumière, le cycle jour/nuit, la végétation, les intempéries... tout est là pour immerger le joueur et attirer son oeil. Un éclair qui frappe le sol dans une gerbe d’étincelles, les feux des pillages suite au passage des Mongols, la faune et la flore qui se pavanent devant le joueur... vous l’aurez compris, le jeu est très abouti graphiquement même si certaines textures sont en deçà et que les intérieurs sont un peu moins réussis.
    En ce qui concerne les visages : depuis l’ouragan The Last Of Us 2 qui a placé la barre très haute, nous sommes en droit d’attendre quelque chose de fabuleux. Coup de bol, Ghost of Tsushima s’en sort extrêmement bien.

    Galoper dans un champ où Jin frôle les fleurs avec sa main, se battre au milieu d’une forêt d’érables du Japon où les feuilles tombent et se déplacent à notre passage : c’est poétique à souhait!
    Le jeu se veut très fluide et doté d’une profondeur de champ importante. Aucun popping ou clipping ne sont à observer. En cas de mort ou de voyage rapide, les chargements sont très rapides, quelques secondes suffisent.

    En plus de la difficulté à choisir (on recommande le mode normal voire difficile pour une aventure plus juste) et du mode audio (casque, home cinéma), Ghost of Tsushima propose différents choix d’expérience. Le mode Kurosawa ajoute un filtre noir et blanc avec les voix japonaises (sous titrées en français) pour rendre hommage au cinéaste du même nom.
    Cela reste très réussi tout en limitant le résultat du travail du studio (les couleurs pastels des différents panoramas par exemple).

    La version française est de bonne facture avec des voix bien connues du cinéma. Jin est par exemple doublé par Damien Boisseau, la voix de Matt Damon ou encore Edward Norton. Le personnage Ryuzo est quant à lui interprété par Thomas Roditi (Robert Pattinson ou Ian Harding).
    Même les récits ou missions disposent d’un prologue et épilogue avec un petite mise en scène très cinématographique : une pose ou une pause de Jin en compagnie de son canasson et sirotant un thé, c’est la petite note qui fait du bien.
    En parlant de note, la bande son est royale et le thème principal, oeuvre de Ilan Eshkeri (Hannibal Lecter : Les Origines du mal, 47 Ronin) en collaboration avec Shigeru Umebayashi prend aux tripes.

    Un conseil, profitez du jeu à fond et user du mode Photo très poussé sans retenue.

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    Voici l'état de Tsushima que Jin doit sauver

    Jin Tonic


    Ghost of Tsushima est un monde ouvert découpé en trois actes. Il y a bien évidemment une trame principale mais le jeu est jalonné d’éléments qui dévient irrémédiablement le joueur de sa quête.
    Contempler un panorama, suivre un renard, sauver des otages, prendre part à un événement ou encore libérer un camp de la vermine mongole, le jeu propose de nombreuses quêtes annexes.
    Certes elles demeurent assez répétitives mais le studio a intelligemment conçu le monde pour ne jamais faire la même chose plusieurs fois d’affilée.

    A tout cela s’ajoute le masquage de l’interface et surtout l'absence de boussole. La touche “options” permet d’afficher la carte du jeu pour y marquer son prochain objectif mais Sucker Punch a eu l’idée de mêler orientation et poésie grâce au vent.
    En pleine mission et en l’activant lors de l’exploration avec le pavé tactile, des trainés laissées par le vent et martelant la végétation indiquent au joueur le chemin à suivre.
    C’est ingénieux et on comprend rapidement que Ghost of Tsushima invite au voyage, à la découverte sans aucune fioriture qui gênerait le joueur.
    Une flûte et le bon morceau et hop on modifie le climat : de la poésie je vous dis !
    Toutes ces activités, lieux à découvrir et collectibles contribuent au boost de la durée de vie mais également à la découverte plus approfondie de cet univers charmeur.

    Tout le jeu est un hommage où le contemplatif a la part belle.

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    Un petit duel ?

    Ghost Dog


    Pour terminer ce test, parlons combat ! Ce qui occupe le joueur une grande partie du jeu...
    Comme nous l’évoquions au dessus le mode normal, voire difficile, est le plus judicieux pour avoir un certain challenge dans cette épopée samouraï. Le mode “Letal” a débarqué il y a quelques jours et offre un challenge trop élevé pour débuter. Un second run peut-être, un new game + ? Peut-être une future update.


    Très accessible, les affrontements sont très grisants et même si au début la mort est le pire allié du joueur, la progression et l'entraînement paient.
    Jin use de deux méthodes pour mener à bien sa mission dans la libération du Tsushima.

    La première est frontale et oppose souvent notre ronin a une bonne quantité d’ennemis. Assez intuitive, il faut user des forces et faiblesses de chaque type de guerriers que Jin a en face.
    Le bouton Carré permet de réaliser des attaques rapides après que plusieurs attaques puissantes (avec triangle) ont brisé la défense (matérialisée par une jauge au dessus de celle de vie des ennemis). L1 permet de bloquer une offensive et même de parer pour contre attaquer si la technique est lancée au bon moment. Rond sert d’esquive et accessoirement à éteindre les flammes blessant Jin.


    Pour parfaire ces combats, quatre postures se débloquent après un certain nombre de morts de chefs mongols. Chaque posture offre des coups et mouvements spécifiques beaucoup plus efficaces. Postures de la pierre, de l’eau, du vent, de la lune permettent ainsi de venir à bout plus efficacement et respectivement des ennemis à l’épée, disposant d’un bouclier, d’une lance ou d’une hache et enfin des mongols de deux mètres cinquante.
    Ce processus de “pierre-feuille-ciseau” est assez intéressant et Jin dispose de consommables l’aidant dans son annihilation mongole. Kunai, bombe collante, fumigène mais également arc infligent des dégâts ou désorientent les rangs barbares.

    En attaquant un camp ou juste en croisant une patrouille mongole, Jin peut lancer une confrontation. Cette phase permet de tuer en un seul coup un soldat en déclenchant au beau moment une attaque. Selon l’avancée dans le jeu, il est possible de terrasser plusieurs sbires. Très gratifiant en cas de réussite, elles octroient des points de détermination essentiels à Jin pour récupérer de la santé et déclencher des techniques spéciales.
    Étrangement, aucun lock n’est possible et il arrive que Jin tape dans le vide. Couplé à quelques soucis de caméra inhérents à la vue, on perd en visibilité mais on s’y fait rapidement.

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    Des plans sont magnifiques

     

    Metal Jin Solid


    La seconde méthode est l’infiltration. Ressemblant à un certain protagoniste de Assassin’s Creed, Jin doit se fondre dans la zone et éliminer silencieusement les assaillants. Une jauge de détection est présente mais selon certaines caractéristiques, notre samouraï peut être moins visible. Il peut également se servir des toits, de son grappin, des passages sous les planchers, des trappes et des hautes herbes pour se camoufler et attendre le moment opportun pour assassiner sa cible.

    Toujours au coeur du jeu, l’exploration permet de récupérer des ressources pour améliorer son équipement. Armures, katanas, arcs, quantités augmentées des consommables, il faut fouiller et terminer des récits pour gagner ces précieuses denrées.
    Les armures permettent de varier et coller au style du joueur : exploration, combat, infiltration, chaque armure dispose de caractéristiques propres qu’on fait progresser.
    Exit l’expérience, chaque action de Jin augmente sa réputation débloquant par pallier des points de techniques servant à l’acquisition et l’amélioration de techniques et capacités. Les sources chaudes, les bambous d'entraînement, les sanctuaires d'Inari et bien d’autres améliorent la constitution de notre héros.

    Les combats et l’évolution de Jin offrent des moments inoubliables, jubilatoires et grisants.
    Ghost of Tsushima est une petite pépite exclusive à la PlayStation 4.

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    Une petite élimination ?

     




    Test Ghost of Tsushima - 7 minutes de lecture