Note du test 6.5/10En conclusion :

On attendait beaucoup de Medievil, outre la refonte graphique qui est tout à fait correcte... certains points n’ont pas évolué depuis sa sortie en 1998. La caméra pose toujours des soucis de lisibilité et certaines phases de gameplay accusent le poids des années. Il en demeure que le retour dans l’univers de MediEvil est appréciable si on accepte le choix du studio. L’esprit Burtonesque et la formidable bande originale y sont pour beaucoup. Cela suffit? Laissez une chance à notre Sir “Conan d’Os” pour mener à bien sa quête en votre compagnie.

Les plus

Graphiquement correct
Ambiance toujours aussi réussie à la Tim Burton
OST remasterisée à tomber
Les retrouvailles avec Sir Fortesque

Les moins

Des mécaniques de gameplay datées
LA caméra, le plus gros point noir du jeu
L’ajout de checkpoints, non ?
Précision des phases de plateforme

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    MediEvil
    Editeur : Sony
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 25 octobre 2019
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test MediEvil

    Publié le vendredi 15 novembre 2019 à 21h57 par Pilou
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    MediEvil a inexorablement marqué la fin d’année 1998 lors de sa sortie sur PS One. Doté d’une réalisation sans faille et d’un gameplay de qualité, il avait recueilli tous les suffrages et trône toujours comme un hit de la console. 21 ans plus tard, Sony et Other Ocean Interactive se lancent dans la réédition sur Playstation 4. Remake de qualité, gameplay remis au goût du jour ? Le résultat est mi-figue mi-raisin. Amis de longue date et nouveaux venus, Sir Daniel Fortesque est de retour! En avant sac d’os et sois digne de ton trépas !

     

    Un d’os sied de sur-en-dentier


    Encore une fois, parler d’un jeu sorti initialement il y a deux décennies ne nous rajeunit pas. Chapoté par le studio Other Ocean Interactive, MediEvil renaît de ses cendres après une annonce lors de la Playstation Experience de décembre 2017. Initialement créé par SCEE Studio Cambridge, la nouvelle monture risque de décevoir certains joueurs qui attendent un peu plus d’un remake. C’est le leitmotiv à encaisser les amis. Nous aussi sommes sceptiques…
    Le studio assume complètement son choix de ne retravailler que l’aspect esthétique tout en conservant le gameplay d'antan, l’essence même du jeu. Cette décision ne plaira pas à tout le monde, malheureusement.
    Mais ce n’est pas parce qu’on nous sommes un mort en promo au rayon des squelettes que nous n’avons rien à dire! Normal diriez-vous...mais notre tombe est bavarde.

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    Notre Sir Daniel Fortesque

    Putrides’N’roses


    Pour les rookies, MediEvil est un jeu d’action/aventure en 3D qui met le joueur aux commandes de Sir Daniel Fortesque, un chevalier au destin tragique. En effet, notre fin de composition est le premier à périr sur le champ de bataille... sans avoir combattu!
    Face à l’armée de Lord Zarok, un puissant magicien, le sire est fessé. Un siècle plus tard, Zarok refait des siennes et décide de réveiller les morts. Son graal? Conquérir à nouveau le royaume de Gallowmere.
    Par le biais de rites de nécromancien, il réveille également notre pieux (vieux?) chevalier, le sortant de sa torpeur dans sa crypte. Une deuxième chance s'offre alors. Animé par le sentiment de revanche, notre héros qu’on appellera Danielou tente le tout pour le tout pour cette fois-ci arrêter le mago mégalo. Gargouilles, goules, zombies et autres chairs putrides attendent le joueur dans 21 niveaux.

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    Sir Daniel se réveille dans sa crypte et y récupère son épée

    T'as putride une ride!


    Le gameplay n’a pas changé dans les grandes lignes, Sir Fortesque traverse les divers niveaux aux looks variés et dignes des chefs d’oeuvres cinématographiques fantastiques de Tim Burton and co. Entre les phases de plateforme pas forcément évidentes et qui mordent Adèle en se foutant de la précision, notre sac d’os ratisse les niveaux en quête de trésors, de passages secrets tout en pourfendant de la “chère chair putride” à grands coups d’épée, de poignards, de carreaux d’arbalètes et j’en passe. Certaines plombes sont limitées et nécessitent l’achat de munitions dans les magasins ambulants alors que d’autres disposent d’une durabilité.

    Chaque niveau renferme un calice qu’il convient de trouver et qui se remplit par les âmes des ennemis trépassés. Ce précieux réceptacle donne accès au Hall des Héros où les braves défunts offrent de chichiteuses armes et améliorations à notre chevalier décharné.
    Petite nouveauté intégrée par les développeurs: les mes perdues. Elles se retrouvent éparpillées par le joueur au cours de la partie dans le Hall. Il doit alors les récupérer dans chaque niveau en réalisant un défi. A la clé, la bonne fin du jeu se débloque tout comme le jeu original de 1998.

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    Une petite photo ?

    Os ! Mais c’est de toute beauté !


    Chaque niveau est aussi réussi qu’à l’époque en proposant des zones de jeu aux graphismes modernes. Notre Daniel National traverse des cimetières, châteaux sujets aux ruines sans excès, labyrinthes, cryptes ou... campagne jonchée de citrouilles. Tout un programme, offrant une ambiance sombre et bien ancrée dans le style macabre où humour noir et contes batifolent. Pour un remake, le pari est tenu.

    Grosse claque du jeu: la bande son. Et plus précisément l’OST qui a totalement été réécrite pour cette édition. Bob & Barn sont toujours aux commandes et ont été épaulés par l’Orchestre Symphonique de Prague pour nous plonger dans une magie magnifique aux consonances inspirée par Danny Elfman. Certaines voix restent d’origine comme les gargouilles donnant des conseils dans les niveaux mais le rôle de narratrice est dorénavant tenue par Emmanuèle Bondeville, la voix française de Michelle Pfeiffer.

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    L'ambiance est une franche réussite

     

    Tu es rapide, c'est bien, mais... es-tu os fait?


    Mais alors où est-ce que ça coince dans MediEvil ? C’est du côté des mécaniques et surtout de la gestion de la caméra qu’il faut chercher.
    Assez catastrophique, on peste souvent lorsque notre champ de vision est brouillé par des éléments du décor, laissant un ou plusieurs ennemis nous vider de notre précieuse énergie vitale. Pour palier à ce problème, les développeurs ont ajouté la Caméra Dan rendant la caméra capricieuse fixe et à l’épaule.

    Pour revenir à la vie, malgré les fioles qui requinquent notre héros, cette dernière se vide trop rapidement. La mort survient assez souvent, synonyme de retour à la case départ du niveau. Il aurait été un peu plus noble d’intégrer des checkpoints salvateurs. Et si la difficulté est relativement faible (même pour les plus jeunes, avides d’aventure), le signal “partie terminée” est assez énervant.

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    Le premier boss du jeu

     

     




    Test MediEvil - 4 minutes de lecture