Note du test 8.5/10En conclusion :

Children of Morta est un jeu indépendant d'une grande qualité. Avec six personnages jouables, des mécaniques de Hack 'n' Slash, de la coopération, une narration aux petits oignons et une identité visuelle réussie, quels reproches pouvons-nous faire à un jeu de cette trempe? Peut-être un peu plus de variété dans les niveaux et le bestiaire mais qu'il est bon de traverser les contrées de Rea. Une bonne surprise ! Si PSMag recommande l'achat? La réponse est oui. Sans hésitation.

Les plus

Un DA mortelle
La narration
Une fois maîtrisé, que c'est bon!
Six personnages jouables
En coopération c'est toujours mieux
Le système de compétences partagées

Les moins

Quelques bugs
Le multi uniquement local (pour l’instant)

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Children of Morta
    Editeur : 11 bit studios
    Développeur : Dead mage
    Genre : Action | RPG
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 27 septembre 2019
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test Children of Morta

    Publié le lundi 28 octobre 2019 à 08h00 par Pilou
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    Children of Morta est la nouvelle production du studio Dead Mage, éditée par 11 Bit Studios et première par ailleurs à voir le jour sur la PlayStation 4. On vous donne notre ressenti sur ce jeu magique mais ô combien exigeant.

     

    Une histoire de famille mortelle


    Children of Morta est un roguelite saupoudré d'une bonne dose de Hack 'n' Slash. On entend bien sûr par roguelite un jeu beaucoup moins punitif que le style dont il découle, le rogue-like. En effet, lors de la mort de son personnage (et croyez moi il y en aura une palanquée!) on conserve son butin mais surtout son expérience. On reviendra plus bas pour vous expliquer le système de progression.

    Children of Morta narre l'épopée de la famille Bergson, protectrice du monde imaginaire de Rea et vivant aux abords de la montagne Morta. La Corruption, une entité maléfique, se répand sur ce doux lieu, transformant et souillant la nature de cet univers Heroic Fantasy.
    Demeurant dans une immense bâtisse aux abords du mont de Morta Margaret (la doyenne du foyer) demande à John (le père de la famille) de se rendre au Sanctuaire de Rea. Il revient rapidement, accompagné de sa fille aînée, Linda, pour rendre compte de l’avancée de ce Mal ancestral.

    Margaret explique alors à sa descendance que Rea leur a fait don d’un énorme cristal faisant office de portail et permettant de se déplacer rapidement autour des terres mystérieuses de la montagne. Pour vaincre la Corruption, les Bergson doivent rassembler les trois esprits de Rea et se rendre au sommet du mont pour terrasser la source du Mal.
    La route est toute tracée pour la famille et une dizaine d’heures sera nécessaire au joueur pour perpétuer le credo familial.

    Children of Morta permet d’incarner six membres de la famille pour autant de classes différentes. Quatre sont calées au combat au corps à corps alors que les deux dernières excellent dans les attaques à distance. John, le père et guerrier, use de son épée et de son bouclier pour tuer un maximum de créatures. Kevin, le voleur, excelle dans la dissimulation et la rapidité, armé de ses deux dagues. Mark, le moine, attire les ennemis avec son fouet magique et pour les ruer de coups. Joey, le neveu, est le brawler. Equipé de son marteau, il assène des coups lents mais tellement puissants! Enfin les deux dernières, Linda, l’archère de la bande et Lucy, la cadette pyromancienne se mettent en retrait et attaquent avec des flèches et boules de feu dévastatrices.
    Chaque joueur trouvera son compte et son personnage préféré mais le gameplay pousse à utiliser chaque classe.

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    La maison des Bergson

    La morta vous monte au nez


    Children of Morta permet au joueur d’évoluer dans des niveaux générés aléatoirement. Il est impératif de ne pas foncer tête baissée et l’un des éléments fondamentaux du gameplay est l’esquive. Après quelques essais, on prend plaisir à jouer de cette manière en raison de la franche réussite de la maniabilité. Chaque Bergson acquiert de l’expérience en tuant les monstres pervertis par la Corruption. Chaque passage de niveau offre des points de compétences. Qu'elle soit passive ou active, chaque aptitude se développe et se renforce au fur et à mesure de la progression. Elles sont nombreuses et variées. A certains niveaux passés, le personnage débloque une faculté un peu spéciale, profitant à tous les Bergson: une compétence familiale.

    Un réel apport, dynamisant encore plus le gameplay: John qui apparaît pour aider le personnage en jeu, une augmentation permanente de la vie max ou encore une vitesse de déplacement accrue sont des exemples des 24 compétences de famille disponibles. Dead Mage va encore plus loin et joue sur la fatigue de la communauté Bergson. En terminant un niveau ou en trépassant, le jeu incite à alterner entre chaque héros: en laisser un se reposer à la maison pour quelques tours lui permet de repartir en expédition avec une barre de vie plus importante.

    A côté de ces compétences, le joueur trouve des objets de grâces divines et reliques qui ajoutent certaines aptitudes comme devenir invisible, être protégé par un gardien, augmenter ses gains d'expérience ou de dryns, la monnaie du jeu; des bonus salutaires pour un jeu exigeant.
    Attention, en cas de mort, les power up disparaissent, offrant des parties à chaque fois différentes.
    Enfin, entre les diverses pérégrinations, l'atelier de Ben (le frère de John) permet d'améliorer la constitution de toutes les classes : meilleurs dégâts, armure plus importante, vitesse de déplacement augmentée… moyennant quelques dryns durement amassés. Même chose pour le livre de Rea, qui accumule les connaissances anciennes et joue plus sur le déroulement du jeu : on multiplie la chance d'obtenir plus de runes magiques, plus de dryns laissés par les ennemis, ou encore de l'xp gagnée.

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    John en pleine action

    Du pixel art à la mortabelle


    Children of Morta propose un monde en pixel art des plus réussis, le tout dans des décors ultra détaillés aux couleurs pastel, offrant de magnifiques panoramas. Le souci du détail est bien présent. Un ancien géant roi squelette sur son trône ou encore une sirène nageant dans une cavité inondée, notre oeil est toujours attiré par un élément de ce genre. Les animations en image par image sont certes pixellisées mais d'une grande qualité et véhiculent des sentiments compréhensibles. Les jeux de lumière sont magnifiques et offre de la profondeur au jeu.

    On regrette tout de même des niveaux assez répétitifs même si la génération aléatoire de ce genre limite cet aspect... à l’instar de la narration, la petite pépite du jeu. Dans les passages importants racontant, par exemple, une anecdote sur les Bergson ou sur le monde de Rea, cette voix off attire notre curiosité et nous garde toujours à l’écoute. Elle se déclenche en cas de mort prématurée ou en passant un niveau, une idée excellente. Elle est hypnotisante et pousse à avancer pour connaître tous les tenants et aboutissants de cet univers imaginé par le studio.
    La musique est bien présente même si elle est moins marquante que dans d’autres jeux du genre. On peut tout de même citer celle utilisée dans la maison des Bergson, le HUB du jeu.

    Enfin, disponible pour l’instant en local, il est possible de taillader du monstre à deux, dans un florilège de coups, de pouvoirs magiques et surtout de trépas des créatures de la Corruption. Coup de maître: le jeu reste fluide à tout instant. A noter que la coopération en ligne doit arriver dans les prochaines semaines sous forme d'une mise à jour.

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    A deux, c'est encore plus jubilatoire

     




    Test Children of Morta - 4 minutes de lecture