Note du test 7/10En conclusion :

DAYMARE 1998 est avant tout un hommage au Survival Horror et plus particulièrement à Resident Evil. Jeu indépendant, le jeu n'est pas exempt de défauts mais il est plaisant de parcourir cette aventure aux commandes de trois personnages. Le jeu vidéo est avant tout un art véhiculant des sentiments et chez PSMag, nous restons sensibles à ce genre de message.

Les plus

Un hommage aux premiers Resident Evil
Une ambiance réussie
Une construction qui pousse à suivre le scénario
Trois personnages
Les énigmes intéressantes

Les moins

Un framerate bien bas sur PS4
Les visages au botox
Aucune visibilité sur les checkpoints
Niveaux inégaux

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    DAYMARE 1998
    Editeur : Meridiem
    Développeur : Invader Studios
    Genre : Survival-Horror
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 28 avril 2020
    Trophées : Oui
    Support


    version éditeur

    Test DAYMARE 1998

    Publié le dimanche 10 mai 2020 à 21h43 par Pilou
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    Daymare 1988 est le Survival Horror d'Invader Studios à sortir sur notre bonne vieille PlayStation 4. Adepte du genre, PSMag vous donne son avis sur ce jeu indépendant créé par une équipe de dix personnes.

     

    Comme un air de Resident Evil


    Il n'est pas évident de tester Daymare 1998: non pas parce que le jeu n'est pas jouable, loin de là, mais cela relève plutôt de la perception qu'a le joueur avec le Survival Horror. Après les sorties des deux mastodontes et remakes de Capcom, mes propos ne seront pas du goût de tous. Mais quand le coeur parle…
    Oui Daymare 1998 est critiquable sur bien des choses alors commençons par le début: pourquoi mon palpitant de fan inconditionnel du zombie s'ouvre? Pourquoi j'écris avec mes tripes (ironique, non?!)?

    Daymare 1998 est surveillé depuis son annonce à la rédaction et cela pour plusieurs raisons.
    Invader Studios ne vous dit peut être rien mais c'est avant tout un groupe de fans du Survival Horror et plus précisément des épisodes de Resident Evil. Ces italiens se sont faits remarquer par leur travail sur Resident Evil 2 Reborn, un remake non officiel du célèbre opus de la franchise. Capcom travaillant également sur le remake des aventures de Leon et Claire, le jeune studio a stoppé le projet et s'est mis à travailler sur Daymare, leur propre Survival Horror.

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    Voici Liev au début de l'aventure

    Daymare Evil 2


    Rien que le titre nous ramène à Resident Evil 2 et les références ne manquent pas.
    1998 est l'année où se déroule l'aventure horrifique de Daymare...1998 (un premier clin d'oeil) dans une bourgade fictive des États Unis. Un laboratoire secret aux alentours, une forêt, une machination secrète: tous les ingrédients sont là et s'inspirent des maîtres du genre.
    Le premier personnage jouable ressemble à s'y méprendre à Hunk. Il n’y a pas à dire: le jeu transpire Resident Evil. Le titre regorge de clins d'oeil et pas seulement aux jeux d'horreur. Un ballon rouge (ils flottent tous en bas), des posters...à vous de tous les découvrir.

    Tout débute par une fuite d'un virus mortel dans le Laboratoire secret Aegis aux abords de Keen Sight. Un commando aux couleurs d'H.A.D.E.S (Hexacore Advanced Division for Extraction and Search), un groupuscule du gouvernement est dépêché pour faire le ménage et récupérer de précieuses informations dans le complexe. Liev est notre premier personnage jouable, membre du commando et chargé de se rendre sur le terrain pour faire la basse besogne.
    Ce prélude est l'occasion de faire connaissance avec le gameplay, les premiers zombies du jeu et les prémices sur les futurs événements de l'aventure.

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    Un petit coup de fusil, ça requinque un zombie

    Liev me alone


    Liev nous familiarise donc avec la caméra à l'épaule. Il peut tirer tout en avançant ou en reculant. Très rapidement, le joueur fait la connaissance avec la première énigme du jeu. Toujours bien amenés et intégrés avec brio, il faut souvent lire un registre pour avoir quelques indications et ces puzzles apparaissent variés, constituant un véritable fer de lance de Daymare 1998. Fichiers, enregistrements audios sont disposés de ci de là pour approfondir l'univers du jeu.
    Gk2 et MPG 510 sont l'arsenal de Liev au départ, d'autres pétoires classiques grossiront l'arsenal.

    Liev dispose d'un brassard Hi-Tech, le D.E.D qui donne accès à son inventaire, aux constantes vitales, aux documents ramassés et à la carte du niveau. Combinaisons de munitions ou de substances, une barre énergétique (et ça repart), tout est accessible via ce HUB. Petite nuance, consulter le D.E.D ne met pas le jeu en pause. Un bon point donné au Survival Horror.
    Pour palier au rechargement à l'aveugle, nos passionnés proposent la gestion des chargeurs. Avec une touche on en sélectionne un, selon la gravité de la situation, une simple pression ou un maintien prolongé du bouton définit le chargement rapide ou non des munitions. En mode rapide, le chargeur tombe au sol et il ne faut pas oublier de le ramasser après le déluge de balles.

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    Le joueur se fait vomir dessus une substance verte si le zombie approche trop

    Sam psychédélique


    Le D.E.D donne également accès au piratage de certaines pièces et armoires bloquées par un verrou électronique. Deux contraintes sont à prendre en compte : la difficulté dudit verrou et disposer d'un câble prioritaire reliant le terminal à celui-ci. Après c'est le skill du joueur qui parle ainsi que le jeu des gâchettes. Ces lieux verrouillés recèlent d'une aide inestimable tant le nombre de munitions est limité dans le jeu.

    Parmi les constantes de notre personnage, on trouve la jauge d'overdose. Trop abuser des objets de soins et boost peuvent conduire à l'overdose aboutissant à la perte de vie, l'effet contraire recherché.

    Nous parlions de deux autres personnages jouables: Sam est un garde forestier en poste dans la forêt de Keen Sight. Il se retrouve contraint de participer à cette aventure horrifique mais nous ne gâcherons pas la suite. Je peux juste vous dire que notre Sam perd ses médocs au début de son introduction. Schizophrène, notre héros est sujet à des visions et tirer sur des zombies fictifs est tout à fait possible. Une agréable surprise de situation, peu répandue dans les jeux du genre.
    Le troisième et dernier personnage est à découvrir mais reste le plus classique rencontré dans un Survival Horror.

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    Keen Sight, la ville fictive imaginée par Invader Studios

     

    Une prouesse du studio


    Pour terminer, parlons de la réalisation!
    Le jeu utilise l'Unreal Engine 4 et il est vrai que le framerate n'est pas des plus élevés, rendant quelques tirs difficiles et arbitraires. Les décors en extérieur ne sont pas les plus réussis avec affichage tardif de certains éléments. En intérieur c'est beaucoup mieux et certains passages sont très détaillés avec de jolis éclairages.
    Les visages sont plus problématiques, surtout celui de Liev. Il arrive aussi de dessouder trois fois d'affilée le même skin de zombie!

    Mais quand on sait qu'il s'agit d'un jeu indé conçu par dix personnes, cela force le respect.
    Ce qui mériterait une petite amélioration est la gestion des sauvegardes et des checkpoints. Les saves manuelles sont disponibles dans des salles spéciales mais elles s'avèrent trop peu nombreuses. Ne parlons pas des checkpoints mal placés qui nécessitent en cas de mort de retraverser de longues minutes du jeu. La difficulté de certains boss mériterait aussi un petit ajustement.

    Le jeu est en anglais et les sous-titres sont très réussis. Le jeu d'acteur n'est pas le meilleur mais il fait le job.
    Des musiques glauques et angoissantes jalonnent les niveaux, renforçant le stress et la survie.
    Pour les férus du genre, il y a trois modes de difficulté et des trophées pour, par exemple, finir le jeu en moins de quatre heures, sachant que votre premier run prend environ une dizaine d'heures.

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    Graphiquement le jeu est inégal mais le travail abattu est immense

     




    Test DAYMARE 1998 - 5 minutes de lecture