Note du test 8.5/10En conclusion :

Il est clair que Returnal ne pourra plaire à tout le monde à cause de sa difficulté et de son orientation Roguelite qui oblige le joueur à toujours recommencer le jeu de zéro (ou presque). Cependant avec un peu de persévérance, on progresse assez rapidement et il en devient jouissif de passer de biome en biome. Les joueurs exigeants et friands de challenge y trouveront de quoi se régaler. L’équipe du studio Housemarque fait clairement honneur à la PS5 avec une belle maîtrise des technologies que proposent la console et sa DualSense. L’audio 3D nous immerge pleinement dans l’exploration d’Atropos qui est toujours d’une fluidité exemplaire avec des graphismes en 4K en 60 fps constants. Voilà une belle exclusivité qui fait du bien, mais aussi du mal …

Les plus

Sensation DualSense en mains
et casque audio 3D sur les oreilles
Fluidité, 4K, 60fps
Les 6 biomes
Des découvertes constantes
Un challenge jouissif …

Les moins

… qui pourra en rebuter plus d’un
Une boucle temporelle qui peut tout de même lasser à force de toujours recommencer
L’absence de sauvegarde obligeant à mettre la console en veille

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Returnal
    Editeur : Playstation Studios
    Développeur : Housemarque
    Genre : Action
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 30 avril 2021
    Trophées : Oui
    Support


    Test Returnal

    Publié le mardi 18 mai 2021 à 08h13 par Fourcherman
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    Voilà six mois que la PS5 est sortie dans un contexte particulier avec la pandémie mondiale, les exclusivités (jeux uniquement destinées à la PS5) se faisaient attendre depuis bien trop longtemps laissant les joueurs PlayStation tiraillés entre deux générations de consoles. Ce sont les finlandais du studio talentueux Housemarque (Dead Nation, Resogun, Alienation, Nex Machina…) qui ouvrent le bal avec l’arrivée de Returnal, un roguelite d’action en vue à la troisième personne. Le studio était plutôt habitué à des twin-stick shooters de qualité et se permet de changer de style avec cette nouvelle production tirant partie de la puissance de la PS5 et surtout de son controller, la DualSense. Cette exclusivité tient-elle ses promesses ? Réponse dans notre test … mais attention ce jeu n’est pas à mettre dans toutes les mains de part son challenge assez relevé …

     

    Lost in Space


    Avant de parler technique, parlons tout d’abord de l’histoire que nous propose Housemarque. Vous incarnez Selene, une voyageuse de l’espace qui se retrouve bloquée dans une boucle temporelle sur la planète Atropos, qui très vite va devenir très hostile et son tombeau… ou plutôt ses multiples tombeaux. Selene va vite découvrir qu'elle est coincée dans un cycle répétitif en tombant sur son propre cadavre, elle pourra ainsi récupérer lors de sa première exploration son pistolet. Par la suite elle découvrira ses propres journaux.

    En effet, qui dit boucle temporelle et roguelite, dit « Die and Retry », et c’est déjà à partir de ces quelques mots que Returnal risque de perdre une bonne partie des joueurs. D’ailleurs la difficulté du titre a fait couler déjà beaucoup d’encre sur le net et glanée des millions de vues sur YouTube. Il est clair que si vous n’êtes pas fans de jeux à la difficulté relevée et du genre roguelite qui sous entend mourir, apprendre et recommencer, vous pouvez déjà passer votre chemin. A la différence d’un roguelike, chaque run vous permet de progresser et de conserver certains collectibles ou équipements.

    Le jeu n’est pas insurmontable, loin de là, mais il faudra s’accrocher pour espérer voir la fin du jeu et surtout vaincre les boss. Pour cela il faudra apprendre les comportements de chaque ennemi (des aliens de toutes sortes) au fil de vos essais et apprendre également les points forts, points faibles de chaque arme.
    L’exploration nous en apprendra un peu plus sur l’histoire et surtout notre héroïne.

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    Bienvenue sur Atropos

    Pas de plaisir, sans sueur …


    Vous l’aurez compris, le gameplay se base sur un niveau de difficulté très élevé et un apprentissage au fil des runs. Sur le papier, le concept paraît simpliste pour la première exclusivité PS5 mais ne vous méprenez pas, Housemarque nous délivre un titre de grande qualité qui sait nous surprendre continuellement. Chaque exploration ouvre toujours plus de possibilités. Explications.

    Tout d’abord, sachez que vous allez explorer six biomes dans Returnal et que chaque mort vous fera reprendre au moment du crash de votre vaisseau sur Atropos. Les développeurs ont fait en sorte de créer des univers générés procéduralement qui permettent de varier l’exploration, la structure des salles varient à chaque passage, les portes ne sont plus au même endroit et les ennemis n’apparaissent jamais au même endroit. Cette façon de faire permet de limiter la lassitude du joueur même si on se rend assez vite compte que même si la structure varie, les salles restent bien souvent construites de la même manière. Au final on s’y retrouve aisément après quelques runs surtout dans le premier monde que l’on va voir et revoir un nombre incalculable de fois.
    Chaque passage amène le joueur à découvrir de nouveaux objets, mais ceux-ci seront (pour la plupart) perdus après la mort. Chaque fin de zone nous mettra face à un boss (petite pensée pour le boss du monde 2 qui m’a donné du fil à retordre), celui-ci une fois vaincu permettra à Selene d'obtenir un objet particulier fort utile pour progresser plus aisément dans les différents biomes. Vaincre un boss sous-entend également d’avoir accès à un raccourci évitant de l’affronter (même si cela reste possible). Dans tous les cas, il faudra essayer de parcourir au maximum chaque monde, à chaque run, pour faire monter l’équipement de Selene en puissance.

    Atropos va vous opposer à des boss exigeants comme vous l’avez déjà compris, mais pas que. Le bestiaire que l’on croise sur cette planète hostile est varié, chaque ennemi dispose de ses spécificités, attaques au corps à corps, attaques à distance, dans les airs, etc … Le design des aliens s'inspire aisément des monstres sous marins avec bien souvent des tentacules. Pour vaincre chaque ennemi, il faudra d’abord connaître ses patterns, le jeu deviendra plus évident mais la multitude d’ennemis dans certaines salles (comme les salles bonus par exemple - porte avec étoile) viendra ajouter du piment aux combats, car nos bestioles hostiles n'attendront pas qu’on en finisse avec l’une d’elle pour nous attaquer, tout ce beau petit monde s’acharne en coeur !

    Selene obtient rapidement son équipement basique, pistolet puis épée pour les attaques au corps à corps puis d’autres fusils toujours plus puissants. Ce sera pour chaque joueur une histoire de goût et de sensibilité. Il faudra collecter de l’ether pour débloquer des éléments spécifiques au jeu, les obolites permettent à chaque run d’acheter différentes reliques, différents consommables comme une fiole de régénération… Je ne vais pas lister tout ce que les développeurs vous réservent dans l’aventure, d’autant plus que les éléments se débloquent au fur et à mesure et il y en a pléthores ! La composante importante du titre de Housemarque est la récupération de parasites, un organisme symbiotique qui se fixe au corps de Selene et lui confère des bonus, mais ces bonus ont un coup et peuvent affecter d’une manière ou d’une autre notre héroïne. Par exemple diminuer la puissance des armes, pénaliser la récupération de vie et bien d’autres effets négatifs. Ces parasites peuvent se cumuler et il faudra réfléchir intelligemment pour peser le pour et le contre.

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    Selene sera bien équipée pour faire face aux aliens

    Atropos, la planète next-gen ?


    Beaucoup attendaient cette exclusivité PS5 depuis un moment, et encore plus les fans du studio Finlandais. Et on peut dire que les développeurs ont su tirer partie des technologies proposées par la PS5. Commençons par ce qui frappe dès le lancement du jeu, les temps de chargement aux abonnés absents … mais surtout les sensations délivrées par la DualSense, rien que la scène du crash nous permet de sentir comment la manette nous régale, vibrations en tout genre parfaitement maîtrisées, puis la pluie qui tombent sur la combinaison de Selene et que l’on ressent dans la manette. Le résultat est bluffant surtout que durant tout le jeu on pourra en profiter avec surtout les tirs gérés avec les gâchettes adaptatives. En bref, la DualSense impressionne et elle reste le grand point fort de cette nouvelle génération de consoles.

    Aux gros atouts de la DualSense, s'ajoutent des graphismes en 4K en 60 images par seconde constantes. On a le droit à une fluidité exemplaire, même pendant les combats hypers nerveux que proposent Returnal, ainsi que des effets de lumière de toute beauté. La direction artistique est au top, c’est certain mais malgré les qualités graphiques, on ne dira pas que le jeu est le plus beau que nous ayons jamais vu. On salue surtout la stabilité, la fluidité, la nervosité de l’ensemble.

    Terminons sur le sound design du jeu qui va vous prendre aux tripes surtout si vous disposez d’un casque compatible audio 3D, là encore la scène d’introduction nous met dans le bain directement avec des effets spatialisés impressionnants, il serait dommage de ne pas jouer à Returnal avec un casque compatible avec la technologie audio 3D. Grâce à celle-ci on peut ressentir les ennemis dans notre dos, à droite ou à gauche … Un véritable plus qui nous immerge encore plus dans l’ambiance du titre.

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    De chouettes ennemis




    Test Returnal - 6 minutes de lecture