Note du test 9/10En conclusion :

Arkane Lyon nous montre encore avec Deathloop leur maîtrise du level-design, du gameplay, de l’écriture. Le thème Boucle temporelle pourrait en inquiéter plus d’un mais la façon de construire l’histoire à chaque passage est tout simplement une prouesse, on se plait à suivre les différentes pistes pour briser cette boucle et en finir avec les Visionnaires mais aussi à découvrir l’histoire de notre personnage Colt tout comme son opposante Juliana. L’ambiance sixties nous transporte dans un univers cohérent et vraiment fun à parcourir. Au niveau des points négatifs, rien n’empêche de prendre plaisir à l’aventure, on aurait aimé un peu plus de challenge avec une IA un peu plus agressive, des maps supplémentaires pour prolonger encore plus cette belle expérience. Deathloop sera certainement la dernière exclusivité de Bethesda / Arkane a sortir sur PS5 et il serait dommage de s’en priver. Une belle pépite à la française.

Les plus

Une boucle temporelle maitrisée
Une narration/écriture exemplaire
La nervosité de l'action
Le mélange pouvoirs/armes
Les enquêtes palpitantes
La DA au top
La bande son
VF au top

Les moins

IA un peu en retrait
4 zones seulement
Encore le choix du mode graphique

  • Image personnalisée de votre compte
    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    DEATHLOOP
    Editeur : Bethesda Softworks
    Développeur : Arkane Studios
    Genre : Action | Tir
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 14 septembre 2021
    Trophées : Oui
    Support


    Test DEATHLOOP

    Publié le lundi 27 septembre 2021 à 20h35 par Fourcherman
    Partager sur

    Les développeurs d’Arkane Lyon et l’éditeur Bethesda reviennent avec une nouvelle production exclusive (temporairement) à la PlayStation 5, une chose qu’il faudra savourer puisque le rachat de Bethesda par Microsoft risque bien de changer la donne pour les prochaines productions. Et sincèrement ceci risque bien de peiner pas mal de joueurs PlayStation (dont moi) fans de Bethesda et ici plus particulièrement des créateurs de Dishonored. Ceci étant dit, Deathloop est maintenant disponible depuis quelques jours sur PS5 et il faut dire que cette boucle temporelle a su me surprendre (dans le bon sens), les différentes vidéos de communication avaient semé le doute sur pas mal de points mais surtout cette fameuse boucle temporelle qui nous fait revivre chaque jour la même journée. Une fois le jeu lancé, les doutes ont été instantanément levés, la qualité Arkane est bien là.

     

    Briser la boucle


    Vous voilà donc au cœur de la boucle et votre mission va être de la briser. Vous incarnez Colt qui se réveille sur une plage de Blackreef (la nouvelle aire de jeu que nous propose Arkane Lyon). La narration se met petit à petit en place et on découvre vite que cette journée interminable est maintenue grâce à un appareil scientifique et qu’il faudra éliminer les huit visionnaires tout aussi cinglés les uns que les autres pour mettre fin à tout ça. D’ailleurs on peut découvrir assez vite que tout le monde est un peu cinglé dans ce joli petit monde. Les éternalistes (en gros les petits soldats des lieux) passent et repassent leur journée à faire la fête, à boire, à danser, à se déguiser.

    Revenons-en à notre Colt qui pour le premier run ne se souvient de rien et se réveille donc sur la plage, entouré de pas mal de bouteilles. Ce dernier est sujet à des hallucinations et voit des textes apparaître un peu partout en progressant. Ce premier passage dans la boucle va lui faire découvrir que la mort n’est pas une finalité sur Blackreef et c’est ici que notre tâche va se révéler petit à petit à chaque passage et ainsi lever le mystère sur l’île, sur Colt, sur les visionnaires et la fameuse Juliana qui ne nous lâche pas tout au long de l’aventure. Cette dernière, étroitement liée à notre héros, a d’ailleurs l’objectif inverse : protéger la boucle (comme pour tous les autres fadas de l’île).

    Il faut savoir que la journée est découpée en 4 parties : matin, midi, après-midi et soir. Chaque moment de la journée dans les 4 zones disponibles du jeu proposeront une vision totalement différente avec évidemment un cycle jour/nuit mais aussi un level-design qui évoluent selon l’heure de la journée. Le joueur devra passer plusieurs fois dans cette journée “éternelle” afin de découvrir les différents indices qui permettront d’atteindre l’objectif suprême : tuer tous les visionnaires et briser cette boucle ! Et c’est un peu ça le gros point fort de Deathloop : sa construction progressive, chaque jour nous permet de découvrir de nouvelles choses de façon intelligente et super bien écrites. Cette enquête qui nous mène aux quatres coins de Blackreef propose son lot de rebondissements. Colt, à la différence des autres personnages qui re-vivent chaque jour la même journée, possède la faculté de se souvenir des journées passées et c’est ce qui lui permet de remettre en ordre le puzzle. Juliana a aussi cette faculté de se souvenir des jours passés et c’est ce qui permet de beaux échanges entre eux via talkie tout au long de l’aventure en se remémorant bien souvent les événements des passages précédents.

    L’histoire est fascinante et on aime la découvrir petit à petit. Bravo Arkane, car donner un sens à un jeu qui tourne en boucle, ce n’est pas un exercice facile et les équipes en charge du projet ont dû se retourner plus d’une fois la tête.

    Responsive image
    Voilà le plan

    L’histoire progresse et notre Colt avec…


    Vous l’aurez compris, Arkane a su rendre le concept de boucle temporelle passionnant. Evidemment l’histoire n’aurait pas la même saveur sans des évolutions de gameplay tout au long de l’aventure, en effet notre Colt se réveille au début avec un équipement plus que minimaliste et c’est en suivant les différentes pistes du jeu (pistes visionnaires et surtout les pistes Arsenal pour débloquer des petites choses bien sympathiques) qu’il va devenir un surhomme.

    C’est d’ailleurs ces pistes qui aident le joueur à progresser, en suivant une piste à chaque passage de boucle, on apprend un peu plus chaque fois sur nos ennemis visionnaires et sur les points d’intérêts secondaires. Le tout permet d’accompagner le joueur pour qu’il ne soit pas perdu dans l’histoire. Une fois toutes les pistes suivies et résolues, la boucle finale sera accessible et vous aurez toutes les informations nécessaires pour éliminer les visionnaires en une seule journée.

    Fermons cette parenthèse sur les pistes pour revenir sur Colt et son chouette arsenal et ses pouvoirs acquis petit à petit mais finalement assez rapidement. Tout d’abord concernant ces derniers, il y en a cinq avec chacun des améliorations bien souvent récupérées sur les visionnaires. Les amateurs de Dishonored vont très vite reprendre leurs marques avec la téléportation, la projection d’ennemis ou encore la liaison d’ennemis pour une mort groupée.
    Plus en détails, les pouvoirs ont tous leur petit nom : la dalle décalage qui permet la téléportation, la dalle d’Ether qui permet une brève invisibilité, la dalle Nexus qui permet de relier des ennemis proches pour les tuer tous en même temps, la dalle du Chaos qui renforce Colt tout en déclenchant une onde de choc renversante et la dalle Karnesis qui projettent les ennemis comme un vrai Jedi.
    Il faudra faire vos choix selon votre style car seulement deux pouvoirs pourront être équipés mais modifiables entre chaque moment de la journée.

    Colt pourra aussi compter sur un bon panel d’armes allant du pistolet à clous pour les éliminations discrètes, aux fusils à pompe, en passant par le fusil sniper, les mitraillettes mais aussi les mines, grenades et même une machette. Chaque composant de votre arsenal sera personnalisable avec des améliorations/atouts d’armes, comme par exemple : tir perforant, tir rectiligne, silencieux … Nos petites breloques permettront aussi d’améliorer notre personnage avec 4 emplacements disponibles et certaines sortent du lot comme par exemple le double saut, le piratage rapide, le sprint rapide et tant d’autres. Vous aurez compris que les choix de personnalisation dépendent de votre style de jeu préféré, à vous de faire les bons, entre les pouvoirs, leurs boosts, les armes, leurs améliorations et les évolutions de personnage.

    Responsive image
    Faut pas énerver Colt

    La touche Arkane Lyon


    Dishonored 1 et 2 avaient su nous impressionner il y a quelques années et les Lyonnais d’Arkane nous dévoilaient leur talent artistique sur tous les plans. Un level-design exemplaire qui permet différentes approches selon le style du joueur, un gameplay efficace mêlant pouvoirs et combats à l’arme, le tout avec une fluidité déconcertante dès lors qu’on maîtrise les commandes.
    Et bien Deathloop nous démontre bien que l’équipe a gardé son talent pour nous créer un univers unique et impressionnant avec une direction artistique maîtrisée. Deathloop a son style, du fait de l’époque choisie (dans les années 1960), mais aussi de sa mise en scène. En fait c’est difficile à décrire sur le papier tant que l’on n’a pas mis les yeux sur cette œuvre vidéoludique.
    L’exploration est au cœur du jeu et il faudra être curieux pour découvrir tous les secrets et références laissés par les développeurs.

    Le jeu n’a pas une difficulté trop élevée et une fois le gameplay maîtrisé il sera assez simple de progresser, certains passages nécessitent un peu plus de technique mais rien n’est insurmontable (pas comme dans Returnal). Il faudra environ une quinzaine d’heures pour briser cette boucle et il sera toujours possible de poursuivre l’expérience en compagnie de Juliana mais en ligne pour protéger la boucle face à d’autres joueurs. Chouette idée d’autant plus que cette dernière dispose de certaines compétences bien spécifiques comme par exemple prendre l’apparence d’un autre personnage (et même Colt d’ailleurs).

    Techniquement le jeu fait honneur à la PS5 et comme pour beaucoup de jeux, différents modes graphiques sont disponibles. Le mode par défaut (performance) propose la 4K dynamique en 60fps, le mode qualité en 4K dynamique avec des graphismes légèrement plus fins mais avec des baisses de framerate et le mode raytracing en 4K dynamique/raytracing avec 30fps. Il faut avouer que cette façon de faire, commence à être un peu agaçante et il est dommage que sur cette nouvelle génération de console on n'ait pas tout simplement un mode 60fps, 4K et raytracing. Espérons que ceci s’améliorera dans les années à venir avec l’expérience des studios de développement.

    Un petit mot sur la bande son qui propose des sonorités sixties entrainantes, des bruitages au top surtout avec un bon casque audio 3D. Le jeu exploite également les qualités de la DualSense et qui donnent encore un petit plus au plaisir que le jeu nous transmet.

    Vous me direz sans doute que tout ceci semble parfait avec la plupart des points forts décrits dans ce test, et bien non il y a tout de même des petits points négatifs, mais ne nuisant pas au plaisir. Comme l’IA qui a bien souvent quelques problèmes de réactivité, une certaine répétitivité à un moment du jeu puisque l’on connaît tous les recoins des quatre maps du jeu, c’est donc ceci qui peut paraître un peu limite, ces quatre zones, pourquoi pas un peu plus ? Ceci dit les points forts l’emportent largement et quel plaisir de parcourir cette boucle !

    Responsive image
    Une DA d'exception




    Test DEATHLOOP - 7 minutes de lecture