Note du test 7/10En conclusion :

Rien que pour la justesse historique, la modélisation des cartes et le mode Manoeuvre, Tannenberg mérite qu’on s’y arrête. Il est une agréable surprise qu'il convient d'appréhender pendant plusieurs heures. L'aspect historique est excellent avec des cartes réussies, détaillées, un arsenal réaliste et un jeu en escouade très intéressant. Le gros reproche est l'aspect technique un peu vieillot. Un conseil : poussez la curiosité et passez le pas, surtout s'il est possible de se faire du team play avec des amis. Clairement le jeu ne joue pas dans la même catégorie que les jeux AAA mais il ne demeure pas moins soigné et les messages comme l'amusement qu'ont voulu transmettre les développeurs sont réussis. Certains passeront leur chemin, les fans de Verdun ont sûrement déjà testé et les curieux tenteront leur chance, surtout à ce prix.

Les plus

Le prix
L'aspect historique
Complémentaire à Verdun
Conception des niveaux
Le jeu en escouade

Les moins

Quelques tares graphiques
Manque de joueurs
Bots simplets

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    rédacteur
    Pilou


  • ps4

    Tannenberg
    Editeur et Developpeur : BlackMill Games, M2H
    Genre : FPS
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 24 juillet 2020
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 19,99 €
    Support


    Test Tannenberg

    Publié le mardi 11 août 2020 à 21h22 par Pilou
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    La Première Guerre mondiale ou Grande Guerre n’est pas un thème très abordé dans les productions vidéoludiques. Malgré tout, certaines productions ont marqué notre âme de gamer. On pense à l’excellent Battlefield 1 dans le genre FPS ou encore des essais plus étonnants, marquants et narratifs comme Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre et 11-11 : Memories Retold. Aujourd'hui, c'est le jeu indépendant Tannenberg que l'éditeur nous a gentillement proposé en test. On vous passe au crible la suite de Verdun.

     

    Tannenberg 1 Verdun 1


    En 2016, les studios néerlandais Blackmill Games et M2H Game Studio nous proposent un FPS exclusivement multijoueur et compétitif avec Verdun. Cet épisode s’attardait sur le front de l’Ouest où la guerre de tranchées et de fortifications fait rage. Le but était de faire avancer la ligne de front.
    Aujourd’hui, les studios reviennent à la charge avec Tannenberg, autre lieu où s’est tenue une bataille importante du conflit et marquant cette fois-ci les affrontements sur le front de l’Est. Rien que l'ambiance avec des temps de chargements décrivant des récits illustrés par quelques photos d'époque attisent notre curiosité.

    Pour les fans et habitués du premier opus, Tannenberg change un peu la donne et propose des batailles quelques peu différentes de Verdun. Le côté “guerre de tranchées” est beaucoup moins prononcé et s'oriente vers des escarmouches avec énormément de mouvements. S'il fallait comparer les deux productions, Verdun et Tannenberg sont complémentaires et permettent de s'essayer aux deux grandes facettes de la Grande Guerre. Tannenberg a tout de même une certaine plus value grâce à l'expérience du studio. On sent une plus grande maîtrise du moteur Unity par exemple.

    Dans Tannenberg, le jeu propose trois modes de jeu.
    Usure (ou match à mort par équipe) et match à mort sont les plus classiques, les moins intéressants et les moins peuplés. On ne s’attarde que très peu sur ces modes, le seul avantage est le déblocage des armes grâce aux points de carrière et de leurs accessoires : baïonnette, chargeur, lunette…
    Ces modes restent très classiques mais cependant, entre amis, ils sont toujours aussi efficaces.

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    L'Horreur de la guerre

    La Grande Guerre ou une tannée ?


    Manoeuvre est le mode principal et le plus intéressant à partager. Il oppose la Triple-Entente aux Empires centraux sur neuf cartes relatant de grandes batailles. Les studios ont modélisé les maps en essayant de coller au mieux aux faits historiques.
    Véritable réussite à ce niveau, les neufs cartes proposent des décors variés mêlant gare, tranchées, bâtiments, plaines, forêts. On prend bien conscience de l’horreur de la Guerre, des affrontements passés. Les corps jonchent le sol, les chevaux éventrés pourrissent sur place, les cartes sont détaillées et offrent une immersion accrue. Les maps disposent d’un changement de météo.
    L’ambiance sonore y est pour beaucoup. Le bruit des armes, les cris des soldats agonisant, les insultes en russe lorsque l’on déserte (quand on sort de la limite de la carte), les sifflets signant la charge, la bande sonore est immersive et prend tout son sens au casque.

    Dans Manoeuvre, chaque équipe dispose de points matérialisés par des barres en rouge et bleu en haut de l’écran. Chaque map est découpée en secteurs : le but est simple, il faut conquérir chacune de ces zones et les défendre coûte que coûte. Chaque territoire offre un lieu stratégique, le plus souvent des tranchées qui permettent de tenir le siège. La possession supérieure du nombre de secteurs par rapport à l’adversaire fait baisser ses points de victoire. Le faire tomber à zéro ou posséder plus de points que l’autre camp dans le temps imparti sont synonymes de réussite.
    Il y a des petites subtilités comme l'impossibilité de conquérir des secteurs non collés à ceux déjà capturés mais après plusieurs parties, le jeu devient très clair et tout son potentiel stratégique s'offre au joueur.
    Prendre un objectif imposé par son sous officier, avancer en utilisant les cachettes et protections naturelles, lancer une grenade avant d'investir une colline protégée : c'est un exemple parmi d'autres que réserve Tannenberg.

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    Prise d'un point stratégique en nombre

    Un jeu d’escouades avant tout


    Chaque équipe est divisée en escouades de quatre joueurs. Le jeu est clairement fait pour le team play.
    Plusieurs types d’escouades sont proposés tout comme les différents rôles associés. Le sous-officier donne des ordres, fournit des plans de manoeuvre et demande des soutiens grâce au téléphone disponible ou par pigeon voyageur (oui oui). Il est le lien entre le QG et l’infanterie.
    Chaque escouade a un niveau de progression qui est calculé en fonction du level individuel des différents membres de l’équipe. Des compétences sont présentes, certaines sont partagées avec son bataillon, d'autres non.
    Faire partie d’une escouade est primordiale pour marquer des points, prendre du galon, débloquer des éléments. L’uniforme évolue en fonction du niveau, c’est cosmétique mais comme les armes, les cartes, les tenues sont très fidèles.

    Très stratégique, ce mode est une véritable pépite lorsqu’on lui consacre suffisamment de temps. Le didacticiel du début permet d’en apprendre les balbutiements mais il faut persévérer surtout qu’il y a un second élément à apprivoiser, le combat.

    Le gameplay est des plus classiques mais demeure très réaliste : viser, tirer, s’allonger, s’accroupir, tout a été parfaitement porté du PC à la Dualshock. Il faut également gérer son endurance.
    La flèche haut du pavé multidirectionnel permet de revêtir son masque à gaz. Champ de vision réduit, respiration suffocante, il y a pas à dire : le gaz moutarde est une belle cochonnerie.
    Côté armement, l’essentiel des affrontements se fait au fusil et au revolver. Les mitraillettes ne sont que statiques et jalonnent souvent les points stratégiques de la carte. En sous officier, le sabre cosaque est grisant mais son utilisation rend le joueur très vulnérable.
    Les sensations de tirs sont correctes mais mériteraient un peu plus de recul. Pour viser, on sent le poids du fusil et il faut retenir son souffle pour stabiliser l’arme. Gewehr 1898, Arisaka type 38, M1890, M1907…l’arsenal est très important et pas moins de 50 armes sont déblocables. Le côté réaliste est très poussé : à 99% une balle suffit à tuer un joueur.

    On termine notre test par la possibilité de réaliser des parties personnalisées où de nombreux paramètres sont proposés : carte, IA, météo, année du conflit, tir allié…
    Le mode spectateur permet de suivre un affrontement et le mode hors ligne intègre des bots assez sommaires.
    Le prix (19,99 €) est tout à fait correct pour un jeu qui, on l’espère, aura ses habitués et des mises à jour de contenu régulières.

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    Le Team Play, la base du gameplay




    Test Tannenberg - 5 minutes de lecture