Note du test 8.5/10En conclusion :

Descenders est un très bon jeu, qu’on se le dise ! Pour le peu que l’on prenne du plaisir à enchaîner les pistes, les essais, et que l’on se montre patient, on passe quelques bonnes heures sur le jeu en oubliant qu’il y a forcément un peu de répétition. Le procédural permet de ne jamais faire deux fois la même piste mais les similitudes dans une même zone apparaissent forcément. Le système de vies donne un côté Die & Retry plutôt fun et comme ça charge relativement vite, lorsque l’on perd, on relance aussi vite une session. La prise en main est super accessible même si elle demande à être maîtrisée par la suite et les sensations de vitesse sont excellentes. Bref, beaucoup de positifs, malgré des graphismes parfois limites et un tearing important, et on apprécie vraiment revenir passer du temps sur ce petit jeu sans prétention mais jubilatoire. Une belle réussite et on en redemande !

Les plus

La sensation de vitesse
Le contenu
Les différentes zones couvertes
Des décors solides…

Les moins

… mais des graphismes parfois un jeu justes
Les limites du procédural
Le multi tout naze

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    rédacteur
    ReleaseForBurial


  • ps4

    Descenders
    Editeur : Sold Out
    Genre : Course | Arcade
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 25 août 2020
    Trophées : Oui
    Support


    Test Descenders

    Publié le mardi 01 septembre 2020 à 21h32 par ReleaseForBurial
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    Après un passage sur PC et XboxOne, Descenders, le jeu de V.T.T. de RageSquid débarque enfin sur PS4 pour nous faire descendre des kilomètres de pistes à toute vitesse ! Du V.T.T. sur console ? Euh… si je me creuse bien la tête, ça doit remonter aux années 2000 cette dernière fois où j’ai vu un vrai jeu tourner autour du sujet. C’était Downhill Domination (PS2) . Même constat pour le cyclisme en général en dehors des simulations Tour de France. Alors que donne ce petit jeu ?

     

    Pour descendre, c’est par là !


    Le V.T.T. de descente, le Downhill pour les connaisseurs, est une pratique que l’on pourrait qualifier d’extrême par moments, très certainement dangereuse et comme beaucoup de disciplines de ce genre, ça attire. Mais soyons honnête, ce n’est pas permis à tout le monde et même suivant les lieux où l’on vit, ce sport peut être compliqué à pratiquer.
    Alors si vous avez envie de vous mettre un peu dans la peau de Gee Atherton, de tenter des plongeons vertigineux comme Cameron Zink sans pour autant finir à l'hôpital, Descenders est pour vous.

    Le jeu de RageSquid nous glisse dans la peau d’un vététiste de descente et ne s’encombre pas de plus. Pas de scénario, pas de cinématiques grandiloquentes, juste de la descente.
    Descenders est sans fioritures.
    On débarque dans une sorte de Hub avec quelques rampes pour s’entraîner à faire des figures. Celui-ci donne accès également aux différentes zones dans lesquelles on va rider. Il y a également un garage qui permet, lorsque l’on débloque de nouveaux items, de personnaliser son avatar.

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    Un effet blur du plus bel effet !

    It’s all downhill from here


    Et dans son sens le plus direct. Le mode carrière de Descenders ne nous propose rien d’autres que cela, des descentes vertigineuses pour certaines, rapides et techniques pour d’autres, très acrobatiques encore pour compléter les unes.
    Le principe est simple : on commence une partie et on va enchaîner les courses qui se débloquent au fur et à mesure. A travers une carte de la zone, on va voir les différents noeuds qui la composent et mènent à la “bosse de fin” ! On apprécie d’ailleurs le trait d’humour sur ce point-là.

    Une fois cette bosse réussie, on passe à la zone suivante et on recommence. Du très simple dans les bases donc mais dans les faits, Descenders est loin d’être facile et incorpore des éléments très particuliers pour un jeu du genre, qui appartiennent plus au rogue-like.

    Descenders est quelque part entre le jeu de sport, l’arcade et le Die & Retry. Ses créateurs ont même déjà lâché le terme Rogue-Bike pour parler du jeu.
    La première chose que l’on note en se mettant en piste, c’est cet écran de chargement qui nous indique que la piste est en cours de génération. Ce que ça veut dire ? Que chaque piste du jeu est créée de manière procédurale et donc que chaque session de jeu sera différente.

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    Une image qui résume parfaitement la discipline.

    Ride Or Die


    Une fois la première descente effectuée, on arrive sur une carte de la zone et des points, appelés des noeuds, apparaissent pour montrer le nombre d’épreuves débloquables et l’emplacement de la bosse de fin. A chaque épreuve réussie, le noeud débloque de nouvelles épreuves et on peut choisir celle que l’on désire faire.
    Trois critères sont pris en compte pour la création de la piste : la pente, le profil sinueux et les acrobaties.
    Ces critères ont des valeurs qui varient d’une piste à l’autre et permettent de choisir son itinéraire en fonction de nos préférences et aussi de leur difficulté. Logique puisque si les valeurs restent dans le vert, on est sur du à peu près safe ou alors, on sait que l’on est pas très fort dans les virages, on va privilégier peut-être une piste raide et acrobatique etc…

    Pourquoi apporter autant d’importance au choix de sa course ? Parce que dans Descenders, on n’est pas immortel, on a quelques vies et les perdre, ben c’est plutôt facile dans ce jeu.
    On commence une session de jeu avec 5 vies, et si on les perd, on peut tout recommencer dès le début. Et franchement, nous en sommes privés très vite au début car Descenders demande à être dompté.

    Cependant, on peut gagner des vies supplémentaires en réussissant l’objectif bonus d’une course mais, car il y a un “mais”, la réalisation de cet objectif bonus s’avère la plupart du temps dangereux et mène bien souvent à la perte d’autres vies. Il faudra alors être vraiment sûr de son coup pour se lancer dans la réalisation de certains d’entre eux, surtout que certaines chutes font perdre plus de vies et que certaines pistes, appelés noeuds enflammés, ont tous les potards dans le rouge.

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    Imaginez donc tous les obstacles qui vous attendent...

    It’s a Wild World


    Bon, vous l’aurez compris, Descenders n’est pas un jeu de tout repos et les différentes zones que l’on traverse nous malmènent durement. On commence notre carrière dans les Highlands (on se croirait parfois dans des vidéos de Danny MacAskill) pour poursuivre dans la forêt, les rocheuses et dans la neige. Un mode carrière + ajoute 4 nouvelles zones tout aussi intéressantes comme le désert et la jungle.

    Les univers sont sympas même si graphiquement, ce n’est pas exceptionnel voire même pas très fin. Un effet de tearing gigantesque est présent, encore plus avec la vue subjective d’ailleurs.
    Néanmoins, le jeu capte l’attention et il n’est vraiment pas désagréable à regarder et quelle sensation de vitesse ! Certains jeux de courses automobiles devraient prendre exemple sur le jeu des Hollandais. C’est grisant tout simplement que de se sentir partir à toute berzingue le long des pentes, attaquer des obstacles à une vitesse vertigineuse, se sentir décoller, ou encore éviter des obstacles de justesse. Un pur kiff avec une mention spéciale à la vue subjective qui fait perdre tout repère en saut et donne la meilleure sensation de célérité.
    A noter aussi un joli travail sur les lumières, le jeu suivant un cycle jour/nuit qui force le joueur à atteindre une bosse de fin sans trop traîner au risque de la passer de nuit et à la lumière de sa lampe…

    Les environnements sont variés et demande de s’adapter rapidement à chacun afin de ne pas voir les vies partir elles aussi à toute vitesse.

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    Pas qu'une question de vitesse...le style compte aussi !

     

    Ride Hard Ride Free


    Connaître les règles du jeu n’assure pas pour autant la maîtrise de celui-ci et Descenders, malgré une prise en main simple, sera dur à maîtriser. Une gâchette pour accélérer, une pour freiner, une touche pour lancer les acrobaties, et les sticks pour orienter le vélo et le faire déraper, on est pas loin de l’arcade pur même si un petit côté simulation plane avec la maîtrise parfaite de notre pilote.
    Pilote fragile qui tombe bien facilement ce qui peut faire rager rapidement les moins téméraires.
    Il faut savoir être patient et ne pas avoir peur de recommencer de nombreuses fois pour avancer de plus en plus loin. Un système de raccourcis se débloque d’ailleurs sous certaines conditions.

    D’autres modes sympas viennent gonfler ce petit jeu comme le défi journalier en un seul essai ou le mode Freeride qui vous permet de vous éclater sur des pistes générées en suivant les critères que l’on décide, y compris le nombre de vies etc… Sympa pour se faire la main sur des figures.

    Le mode Bike Park permet de s’éclater dans des environnements ouverts un peu délirants pour certains, et d’autres dans des parcs en pleine nature.

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    Le "visage" de l'extrême...

    Bouge ton corps


    Descenders est un peu une réminiscence des jeux des années 90, ceux de skate, entre autres et on s’attend à entendre du bon punk rock blaster à travers les enceintes mais les petits gars de RageSquid sont allés nous chercher une bande son Drum’n’Bass qui ne s’arrête jamais.

    Que l’on se plante, ou change de zone, ou de menu, la musique ne s’arrête jamais.
    Par contre, ça va fort et que l’on soit fan ou pas du genre, on passe par la case réglage du volume. Personnellement, malgré la qualité de la musique, j’ai préféré la couper complètement et garder juste les bruits du vélo et les exclamations de mon pilote.

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    Sommaire mais juste dans sa représentation.




    Test Descenders - 7 minutes de lecture