Note du test 7/10En conclusion :

Martha is Dead est un Walking Simulator horrifique qui fait le job dans sa globalité. On nous raconte une histoire et on l’écoute. La Direction Artistique, la version originale italienne, le rendu plutôt satisfaisant du jeu font de Martha is Dead un jeu à ne pas négliger pour les adultes. On le répète, le jeu propose des scènes à ne pas mettre entre toutes les mains. Merci à LKA pour cette aventure réussie.

Les plus

Une ambiance qui fait mouche
Graphiquement abouti
Une ambiance sonore de qualité
Un Walking Simulator sur fond de guerre et santé mentale

Les moins

On aurait aimé les voix françaises
Un peu trop dirigiste

  • Image personnalisée de votre compte
    rédacteur
    Pilou


  • ps5

    Martha is Dead
    Editeur : Wired Productions
    Genre : Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 24 février 2022
    Trophées : Oui
    Support

    Disponible aussi sur : ps4

    Test Martha is Dead

    Publié le vendredi 25 mars 2022 à 08h05 par Pilou
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    Martha is Dead, développé par le studio Toscan LKA est disponible depuis quelques semaines sur PlayStation 4 et 5. Horreur, vue à la première personne sur fond de Seconde Guerre Mondiale, le jeu nous a tout de suite intrigué chez PSMag. On vous donne notre avis sans plus attendre.

     

    Un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains


    Premièrement, il est important de préciser que le PEGI 18 n’est pas à négliger pour Martha is Dead. On nous le rappelle assez souvent mais les scènes d’horreur sont assez dérangeantes dans le jeu.
    Martha is Dead relève du Walking Simulator. Oublier les combats et autres infiltrations, on nous propose de suivre le pan de vie de notre héroïne, en explorant, réalisant des objectifs divers et variés mais toujours dans un aspect très contemplatif. On nous raconte une histoire, on l’écoute, on y intervient et on apprécie.

    Giulia est la fille d’un haut gradé de l’armée allemande posté en Toscane dans l’année 1944, en pleine guerre. Elle est la sœur jumelle d’une certaine Martha. Après une balade sur le lac proche de la villa familiale, Giulia vaque à sa passion : la photographie. En utilisant son appareil, elle découvre une silhouette flottante sur le lac. Décidée à porter secours, elle découvre avec effroi qu’il s’agit du cadavre de sa jumelle. Horreur, désarroi, les parents arrivent rapidement sur les lieux, Giulia saute sur l’occasion et échange d’identité avec sa défunte sœur. Giulia n’est plus, Martha renaît…
    La narration, les explications, les relations nous sont narrées au gré de l’aventure. Gros point fort, on écoute avec grand intérêt, le pourquoi de ce changement d’identité, du vécu de cette famille.

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    La petite famille

    Une virée en Toscane


    La campagne Toscane est parfaitement retranscrite. Martha is Dead propose une réalisation qui renforce l’immersion et la qualité. C’est joli, très cinématographique et cette ambiance dans la langue natale des développeurs est assez magique. On adore écouter les mots italiens, le jeu ne proposant pas de version française.

    La descente aux enfers de notre personnage fait mouche et les scènes d’horreur, malsaines voire dérangeantes, contribuent à l’histoire. On mêle souvent la réalité au rêve, on ne sait, des fois, plus où l’on se trouve. Le studio déjà à l'œuvre sur la santé mentale dans leur précédente production, The Town of Light confirme leur maîtrise sur ce genre.

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    Le côté sombre de Martha is Dead

    Un jeu trop dirigiste ?


    Côté gameplay, le Walking Simulator nous propose de vivre chaque jour à partir de la mort de votre chère alter égo. Giulia suit une trame assez dirigiste où des objectifs et une carte sont disponibles pour faire avancer l’histoire.
    QTE, énigmes, exploration se mélangent à des passages plus surnaturels où notre protagoniste, en plein rêve par exemple, court au travers de la forêt en empruntant des chemins matérialisant une phrase. Oui Giulia est torturée et on veut avancer pour en connaître le dénouement.
    Mis assez rapidement en avant, la photographie occupe pas mal de temps dans Martha is Dead.
    Pas de panique, les réfractaires à la Photo avec un grand P où il faut connaître toute la technique peuvent être rassurés. On sort son appareil, on prend des photos, des clichés libres mais d’autres sont nécessaires et font avancer le scénario. Netteté, distance, contraste, flash, exposition, il faut tout de même gérer ces points mais la réalisation est aisée.
    Après la prise de photos, direction la chambre noire pour les développer. Négatifs, papier photo, révélateur, on prend plaisir à développer ses clichés même si le côté répétitif peut vite s’installer.

    Tout mis bout à bout offre un jeu assez réussi. Les musiques viennent nous titiller les oreilles lors de certains passages. En gros, on a affaire à une aventure plaisante malgré le contexte tout en nous proposant de partager les péripéties de Giulia sur fond de Seconde Guerre Mondiale en pleine Toscane.

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    Une nuit tranquille




    Test Martha is Dead - 3 minutes de lecture