Note du test 7.5/10En conclusion :

Evil West ne fait pas dans la dentelle et nous propose de l’action frénétique sans vraiment se poser de questions. Les Polonais de Flying Wild Hog nous donnent une vision dystopique très réussie d’un far west du XIXème siècle enclin au chaos, le mélange cow-boys et vampires surprend et nous fait passer de belles heures de jeu. Alors oui tout n’est pas rose dans Evil West, on pourra lui reprocher une technique un peu datée et quelques bugs parfois gênants mais la direction artistique réussie, le gameplay nerveux, sa bande son qui colle parfaitement bien au thème sont autant de points positifs qui peuvent vous donner envie de vous lancer dans ce défouloir sanglant et jouissif.

Les plus

Un sacré défouloir
La direction artistique
Le mélange cow-boys / vampires
Les armes et les techniques de combats
La bande son
Une bonne durée de vie avec ses 16 chapitres
La variété du bestiaire

Les moins

Répétitif
Pas d’exploration
Progression très linéaire
Quelques bugs
Une technique globalement un peu datée

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    Evil West
    Editeur : Focus Home Interactive
    Développeur : Flying Wild Hog
    Genre : Action
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 22 novembre 2022
    Trophées : Oui
    Support

    Disponible aussi sur : ps4

    Test Evil West

    Publié le mardi 06 décembre 2022 à 14h12 par Fourcherman
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    Voici quelques jours que Evil West est disponible sur PS5 et PS4, cette création originale est signée Flying Wild Hog, le studio Polonais a qui l’on doit par exemple Shadow Warrior. Alors ici on quitte l’Asie pour l’Ouest des Etats-Unis mais à l’époque des cow-boys, une époque quelque peu dystopique à laquelle s'ajoutent des vampires pas très sympas et toujours aussi friands de sang frais.

    Nous avons été séduits par les différents trailers proposés par Focus (éditeur du jeu) depuis quelques mois et nous voici maintenant en plein dans l’action et pour le coup Evil West n’en manque pas. Les jeux de fin d’année continuent de sortir à la pelle et Evil West a eu l’audace de sortir quelques jours après l’exceptionnel God of War Ragnarok, tout en sachant que les deux jeux ont quand même des points communs notamment la genre, TPS d’action / aventure. Evidemment les jeux ne jouent pas dans la même court et c’est pour cela que j’ai préféré prendre le temps avant de lancer ce jeu et de rédiger le test (après avoir fini GOW), histoire justement de ne plus être immergé dans les aventures de Kratos et Atreus.

     

    Far West sanglant


    L’histoire de Evil West nous plonge dans un far west du XIX totalement fictif avec des entités diaboliques qui sèment le chaos sur les terres de l’Ouest américain. Un savant mélange de l’époque cow-boys et vampires qui fait briller les yeux des gamers tant le concept donne envie.
    Depuis le XVIIIème siècle, l’Institut Rentier traque les vampires sur l’Ouest américain, vous incarnez Jesse Rentier en chasse de Peter D’Abano et son organisation secrète.
    En gros vous et vos compagnons d’armes allez parcourir les seize chapitres du jeu en défouraillant tout ce qui ressemble à quelque chose de diabolique. Le scénario est donc très basique et permet de mettre l’action au premier plan, quelques rebondissements seront tout de même présents mais rien de bien transcendant, on est bien dans Evil West pour prendre du bon temps dans un jeu qui assume son côté série B.
    D’ailleurs la trame narrative ne laisse pas le temps aux joueurs de découvrir les différents protagonistes, l’histoire se déroule dans des faits déjà présents depuis de nombreuses décennies, les personnages ont déjà bien leur rôle et savent de quoi ils causent face aux vampires. Ceci crée évidemment un fossé entre le joueur, le personnage qu’il incarne et les personnages secondaires. Cela dit ce n’est pas gênant puisque l’on sait que nous sommes face à un jeu d’action en vue à la troisième personne complètement bourrin et décomplexé. Une fois que vous savez ça, vous pourrez savourer comme il se doit le titre de Flying Wild Hog, et si vous pensez vous frottez à une histoire profonde des productions de Naughty Dog ou Santa Monica Studio, vous n’êtes clairement pas au bon endroit.

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    Ils vont prendre cher

    Un vampire, ça saigne aussi !


    Vous l’aurez compris, la grande force du jeu n’est pas dans son scénario, bien que le mélange cow-boys / entité diabolique soit une belle réussite, mais plutôt dans son gameplay. Alors attention je ne dis pas que le gameplay est révolutionnaire mais il reprend des classiques qui fonctionnent très bien dans le genre Beat’em up. Les combats sont explosifs et plus on progresse, plus on ressent un sentiment de puissance à exploser les différentes entités démoniaques.

    Jesse peut se battre au corps à corps avec son gantelet qui assène de sacrés claques aux adversaires, ce dernier peut également attirer les ennemis vers lui ou se propulser sur eux. C’est brutal mais ceci ne serait rien sans son arsenal à distance qui permet des combos d’une puissance folle, les pauvres vampires s’en prennent plein la tronche ! Il disposera de son colt et de petites joyeusetés récupérées au fil de l’aventure comme une winchester, un fusil à canon scié, une arbalète, des grenades, une gatling et même un lance-flamme histoire d'être sûr que le vil démon ne se relève pas. Le tout se manie avec une simplicité qui permet de ne pas trop réfléchir ou de s'emmêler les pinceaux dans les combats. Notre super bourrin anti-vampires aura bien évidemment la possibilité d’éviter les attaques ennemis qui eux aussi ne se privent pas pour vous mettre à mal.

    Cela dit, même si les combats sont frénétiques, il faudra tout de même parfois faire preuve de tactique en utilisant les bonnes armes/compétences au bon moment afin de récupérer un peu de santé ou tout simplement éliminer les ennemis via leurs points faibles. Une jauge électrique s’alimente au fil des combats et permet de déclencher un mode rage façon Kratos qui promet de beaux carnages !
    Le système de combat est clairement une réussite même si on aurait peut être aimé profiter d’un système de lock pour améliorer un peu la lisibilité. On retrouve comme dans God of War (Evil West s’en inspire bien souvent, vous le constaterez) une petite flêche virant au rouge vous indiquant où vous allez être frappé et par conséquent à quel moment il faudra lancer l’esquive. Sans ce système informatif, les combats auraient été impossibles.
    D’autant plus que le jeu n’est pas simple et même en mode normal, les ennemis nous donnent du fil à retordre notamment certains boss où il faudra s’y reprendre à plusieurs reprises.
    Je ne peux omettre de vous parler des finish brutaux à déclencher une fois la jauge de vie des ennemis au plus bas, Jesse Rentier ne fait pas dans la douceur et les ennemis se font exploser, arracher ! Et oui un vampire ça saigne bien aussi…

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    Un allié de taille

    Un voyage convenu mais plaisant


    Plonger dans des univers Far West n’est pas commun dans le jeu vidéo (petite pensée à Red Dead Redemption tout de même) et on peut dire que Evil West nous propose un superbe background, on passe de décors désertiques, aux villes de l’époque, des saloons, des marais, des mines, des canyons. Les seize missions, même si très linéaires, vous emmènent dans des endroits variés et toujours très plaisants à parcourir, cette variété permet de contrer un peu le côté ultra répétitif de la progression : avancer et fracasser de l'ennemi.
    A ceci s'ajoutent également des cinématiques d’une qualité exemplaire qui apporte un réel plus au jeu.

    Alors techniquement le jeu n’est clairement pas une vitrine technologique mais il reste de très bonne qualité, la bande son accompagne parfaitement l’action frénétique que veulent nous transmettre les développeurs de Flying Wild Hog. On aurait peut être apprécié un doublage VF pour faciliter l’immersion.
    A noter que l’aventure peut être jouée en coop, une bien bonne chose pour ceux qui veulent passer leurs nerfs en bonne compagnie.
    Evil West est une belle réussite qui saura trouver son public, que ce soit en cette fin d’année surchargée de sortie JV ou dans les semaines/mois à venir. Car il reste un jeu qu’il faut faire si vous avez envie de passer un bon moment et surtout de passer vos nerfs !

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    Charmante bêbête




    Test Evil West - 5 minutes de lecture