Note du test 8/10En conclusion :

Vous prenez le premier épisode, vous regardez ses soucis, et vous les arrangez dans la suite. Pour résumer grossièrement, c'est le 1, mais en mieux : mieux mené, mieux réalisé, plus clair dans ses quêtes et son contenu, The Caligula Effect 2 vous convaincra encore plus facilement que son prédécesseur, pour peu que vous aimiez l'ambiance Persona qui s'en dégage.

Les plus

Un système de compétences inspiré de Final Fantasy IX
De la clarté dans le contenu, les liens, et les quêtes annexes
Une ambiance Persona toujours prenante

Les moins

Toujours en anglais
Une intro excessivement longue
Pas de personnalisation du protagoniste

  • Image personnalisée de votre compte
    rédacteur
    Lonewolf


  • ps4

    The Caligula Effect 2
    Editeur : Koch Media
    Développeur : NIS America
    Genre : Action | Tir
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 22 octobre 2021
    Trophées : Oui
    Support


    Test The Caligula Effect 2

    Publié le lundi 08 novembre 2021 à 16h32 par Lonewolf
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    5 ans après l'arrivée de The Caligula Effect sur PS Vita (et 2 ans après son portage/remake Overdose sur PS4), voici que débarque dans nos vertes contrées The Caligula Effect 2. Nouveaux personnages, nouveaux lieux, mais toujours de la J-Pop et du RPG au menu.

     

    Retour au lycée


    The Caligula Effect 2 s'ouvre sur une église, avec un "ange" qui vous demandera de choisir votre nom et si vous jouez un garçon ou une fille (et si vous espérez personnaliser votre avatar, c'est mort), et c'est parti.

    Pour l'ambiance, c'est direct : vous faites un cauchemar, vous repartez vers la gare, et un train hyper coloré débarque avant que vous entendiez une voix dans votre tête. Vous venez de découvrir que votre monde est une illusion créée pour fuir la réalité. Comme le Go Home Club dans Mobius 5 ans plus tôt, vous allez maintenant vous atteler à sortir de Redo.

    Une mise en place classique pour un épisode 2 qui, disons-le tout de suite, reprend toutes les bases de son aîné, mais en corrige aussi les défauts au passage.
    D'un point de vue technique, on reste dans la lignée du premier. C'est un peu plus beau et propre, mais ça reste en-dessous des capacités de la PS4. Furyu n'a pas le budget des gros studios références du RPG, après tout. Là où c'est intéressant, c'est sur la direction artistique : c'est beaucoup plus varié dans les environnements, et beaucoup plus coloré de façon générale, là où le premier épisode était assez froid et terne.
    Les modèles des personnages, eux, restent dans le classique des RPG japonais et des personnages de lycéens, on pourra même reconnaître une sorte de mélange entre Ryûji (Persona 5) et Junepi (Persona 3) dans le look de Gin.

    Côté son, dans la mesure où on affronte encore des musiciens et que la musique est encore au centre de l'intrigue, on s'attend à un minimum de qualité. Et c'est honoré : de la J-Pop bien nerveuse et prenante au programme, avec toujours la petite astuce issue du premier épisode, à savoir la bande son instrumentale hors combat qui enchaîne directement sur la version chantée une fois en combat. Un délice.

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    On brise littéralement le mur de la réalité.

    Questionnements sur la réalité et la fuite du monde


    Une fois de plus, les scénaristes ont décidé de s'orienter vers une histoire où les personnages ont tous une histoire prenante et des secrets tragiques. Quoi de mieux qu'un monde parallèle créé pour fuir la réalité et où s'apercevoir de la supercherie finit par vouloir dire affronter ses peurs et ses erreurs ?
    L'ambiance Persona est parfaitement rendue et se développe tranquillement à mesure qu'on avance, avec également en toile de fond les notions de libre arbitre et de bonheur.

    Tout cela ne serait rien sans un bon système de combat et c'est exactement ce que nous offre The Caligula Effect 2. On reprend la base et la totale originalité du premier, avec la possibilité d'avoir une projection sur ce qu'il va se passer avant de valider.
    La grande différence, cette fois, est que le timing est plus facile à ajuster, notamment parce qu'on entre une seule et unique action, contre 3 dans le premier épisode. Le timing et les combos sont ainsi beaucoup plus faciles à placer, et c'est un petit bonheur stratégique que de chercher à optimiser la moindre action.
    Notons également que nous disposons cette fois d'un inventaire : le premier épisode offrait simplement des compétences communes, à déverrouiller avec des points, faisant de chaque personnage quelqu'un d'assez polyvalent, celui-ci a un vrai système de classe avec les compétences associées.

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    Un jour, il faudra parler de l'obsession des scénaristes et développeurs pour le lycée au Japon...

    Du FF dans Persona


    Et puisqu'on parle des compétences, parlons un peu des compétences passives. Si les actives sont liées à votre classe et votre niveau, les passives, elles, s'apprennent via un système tout droit sorti de Final Fantasy IX.
    Certains Stigmas à équiper permettront en effet d'utiliser une compétence supplémentaire. En combattant, on gagne des points de compétence, jusqu'à ce que la dite compétence soit maîtrisée. Une fois que c'est fait, vous pouvez équiper le Stigma à un autre perso, la compétence reste accessible et équipable à volonté.

    Dans le même ordre d'idée, la Virtuadoll qui vous accompagne (comme Aria dans le premier épisode) peut déclencher un mode Voltage une fois la jauge concernée remplie (celle-ci se remplit en combat et en cassant des éléments précis dans le décor).
    Ce mode peut être amélioré via des compétences, moyennant paiement via des pièces spécifiques. Il peut alors durer plus longtemps, offrir de meilleurs avantages... Ces pièces sont toutefois rares et ne vous seront offertes qu'en récompenses de quêtes ou de boss (ou, extrêmement rarement, dans les objets cassables du décor).

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    Voilà une mine bien triste...

    Des liens à soigner


    Les quêtes, justement, elles viendront majoritairement des autres personnages du lycée. Si, comme le premier épisode, vous pouvez vous lier à tout le monde, la tâche est moins submergeante dans cet épisode : vous avez en effet accès à un vrai journal de quêtes, et l'organigramme qui recense les personnages n'indique que les personnages liés à votre équipe du moment. Autant dire qu'il vous faudra attendre un certain temps avant de voir tout le monde, là où le premier jeu vous balançait d'emblée un arbre complet, et ça fait du bien.

    Avant de découvrir tout cela, il vous faudra toutefois supporter la longueur de l'intro, entre cinématiques interminables et donjon extrêmement long d'entrée de jeu. De quoi décourager les moins rodés au genre, qui passeront à côté d'une petite perle.

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    Joli masque... Que cache-t-il ?

     

    Furyu a tout compris à ce qui est attendu d'une suite


    Au bout du compte, le verdict est simple : vous prenez le premier jeu, c'est la même chose, mais en mieux. Furyu a reconnu les défauts et problèmes de The Caligula Effect (qui restait tout de même un très bon RPG) et s'est attelé à les corriger autant que possible pour rendre l'expérience agréable pour tout le monde.
    Il en résulte un titre encore une fois dans la droite lignée d'un Persona, qui rend hommage à son aîné via des références directes tout en en améliorant la tenue générale. S'il est regrettable que le jeu soit encore une fois resté en anglais, il fera plaisir à tous les amateurs du premier épisode, et pourra sans doute, grâce au travail effectué, séduire ceux qui n'ont pas eu la foi de se lancer dans le désordre qu'était le dit premier épisode. Un très bon RPG, et surtout une excellente suite qui a parfaitement compris ce qui en était attendu : garder son identité et son originalité, en affinant le concept.

    Pari réussi, on en vient à espérer que la saga continue sur cette lancée.

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    Test The Caligula Effect 2 - 5 minutes de lecture