Note du test 10/10En conclusion :

The Riftbreaker est un vrai coup de cœur et il excelle dans tous les domaines qu’il touche. La construction de base est quasi sans limite avec les nouveaux bâtiments, les nouvelles améliorations qui apparaissent au fil de l’aventure. On se plait à découvrir les différents biomes de la planète Galatea 37 allant de forêts tropicales, aux déserts hostiles, aux terres de magma, aux terres acides, le tout est tout simplement magnifique, les éléments se déchaînent contre notre Mecha mais ceci n’étant rien à côté des centaines, des milliers de créatures hostiles qui nous attaquent toujours de plus en plus en nombre. Le panel d’armes et compétences de notre mecha nous permettent de repousser tout ce beau monde dans un festival de destruction et d’explosions ! Exor Studios nous montre son talent avec un jeu techniquement au top, c’est beau, c’est agréable à jouer, c’est terriblement bien pensé et la gestion de la DualSense pourrait servir d’exemple à la plupart des studios de développement. The Riftbreaker est un excellent jeu de survie / stratégie qu’il ne faut absolument pas manquer, foncez vite sur Galatea 37 !

Les plus

Hautement addictif
Notre mecha constructeur et destructeur
Que c’est beau !
Contenus impressionnants
Le système de construction super bien pensé
Le gameplay
Le bestiaire ennemi et la faune environnante
La variété
Les améliorations de tout, tout le temps
La bande son
Les combats intenses
La gestion de la DualSense poussée à l’excellence

Les moins

Quelques ralentissements lors des save auto
Quelques ralentissements lors d’attaques massives

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    The Riftbreaker
    Editeur : Maximum Games
    Développeur : EXOR Studios
    Genre : Action | RPG
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 14 octobre 2021
    Trophées : Oui
    Prix de lancement : 29,99 €
    Support


    Test The Riftbreaker

    Publié le vendredi 22 octobre 2021 à 12h48 par Fourcherman
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    Il est rare pour moi de démarrer un test comme ceci car je n’ai pas envie d’attendre la conclusion pour vous dire que le travail des Polonais d’Exor Studios est remarquable et que plonger dans The Riftbreaker est à vos risques et périls… adieu vie sociale, adieu Netflix… le jeu est hautement addictif et une fois dedans, il est difficile de s’en décrocher.

    Mais revenons en au talentueux studio Polonais fondé en 2007, pour ma part j’ai découvert cette équipe en 2017 avec X-Morph: Defense qui m’avait déjà bien impressionné et qui m’a fait depuis suivre de prêt leur travail. J’ai pu découvrir au fil des années l’avancement des travaux sur The Riftbreaker via les différents streams qu’a pu proposé l’équipe. En plus d’être talentueux, ils savent communiquer sur ce qu’ils font et c’est tout simplement génial. Je vous laisse découvrir ou re-decouvrir notre test. Cette fois-ci, les développeurs “abandonnent” le tower defense quoique pas totalement puisque dans The Riftbreaker il faut défendre ses installations. En effet, ce nouveau projet est un mélange de plusieurs genres : stratégie en temps réel à la AOE, Starcraft … Twin Stick Shooter et Action / RPG. On peut dire que cette recette est une réussite tant le jeu vous promet de variétés dans ces différents genres.

    Notre test est évidemment réalisé sur PlayStation 5 puisque le jeu n'est pas disponible sur PlayStation 4 (et on peut facilement le comprendre car le jeu nécessite une bonne machine).
    En route pour Galatea 37 !

     

    Dans une galaxie lointaine … très lointaine …


    Tout d’abord, attardons nous sur le pitch du jeu, vous incarnez une scientifique/commando d’élite, le Dr Ashley Novak, en mission sur Galatea 37. Cette dernière emprunte un portail à sens unique afin d’atteindre cette planète hostile pour y construire une base et explorer. Le but ultime est de revenir sur Terre avec un portail de retour qui permettrait la colonisation de Galatea 37. Notre imminente scientifique est équipée d’une Mecha-suit qu’elle nomme “M. Riggs”, notons que le mecha possède sa propre intelligence artificielle (à la façon Iron Man) ce qui permettra d’avoir des interactions et surtout des dialogues tout au long de l’aventure. Notre combinaison possède toutes les qualités nécessaires pour créer une base, se défendre, collecter des ressources et peut résister aux conditions extrêmes de la planète.

    Vous avez peut être pu découvrir le prologue du jeu fin septembre avant la sortie du jeu, si ce n’est pas le cas (dommage), ce dernier est évidemment disponible sur la version finale et il est intéressant puisqu’il vous apprend les mécanismes de base du jeu dans une simulation sur Terre avant de franchir le fameux portail pour se rendre à Galatea 37.

    Prologue ou non vous allez vous lancez dans une campagne très longue et tellement bien construite qu’on ne s’ennuie jamais. De votre petite base toute minime vous allez finir avec une superficie hallucinante et même plusieurs bases. Si votre QG est implanté dans votre point de départ de construction, il vous sera possible de construire autant d’avants postes que vous le souhaitez afin d’étendre votre conquête et surtout de gérer les différents endroits de Galatea 37 accessible via des failles.

    La construction est quasi sans limite si vous gérez bien vos ressources et votre production d’énergie. Cette dernière est au coeur du gameplay puisque sans énergie il est impossible de faire fonctionner les bâtiments, et on a ici l’une des forces du jeu car il y a plusieurs moyen d’acquérir de l’énergie : panneau solaire, éolienne, centrale à gaz, centrale à biomasse animale, centrale à biomasse végétale, centrale électrique au carbonium, groupe motopropulseur de fusion, centrale géothermique, centrale nucléaire, centrale électrique au magma. Toutes ces technologies qui se débloquent au fil de vos recherches grâce au centre de communication (il faudra en construire plusieurs pour les accélérer), auront bien évidemment besoin de matières premières pour produire comme le vent, le soleil, de la biomasse, du gaz, de l’uranium … Et si pour certaines peu rentables il sera assez simple de s’en procurer, certaines seront bien évidemment plus rares, et il faudra explorer les différents biomes de la planète pour espérer toujours produire plus et en masse.
    Notons que la météo et le cycle jour/nuit auront leur importance quant à la production énergétique, la nuit les panneaux solaires seront inactifs tandis qu’une tempête pourra faire monter la production des éoliennes mais en risquant de les endommager.
    The Riftbreaker possède tout un tas de catastrophes naturelles nuisant à vos installations : chute de météorites, tremblement de terre, différentes tempêtes, brouillard …

    Je ne vais pas vous décrire toutes les constructions possibles du jeu tant elles sont nombreuses mais certaines installations sont indispensables, l'armurerie permettra le développement de vos armes, les différents bâtiments de stockage aussi bien énergétique que militaire seront d’une haute importance (le stockage de l’énergie par exemple permettra de faire face à une coupure brutale de la production que ce soit lors d’une attaque naturelle ou extraterrestre). Des installations défensives seront tout autant importantes en commençant par la construction de murs pour limiter les invasions ennemies, les différentes tourelles (mitrailleuse, roquette, lance flamme…) aideront notre scientifique à repousser les hordes. Il faut savoir que tous les bâtiments peuvent être améliorés au fil de votre progression et c’est ce qui donne une impression de sans limite. La gestion et la stratégie avec une forte composante RPG sont bien là et c’est tellement bien pensé qu’on a toujours envie d’en découvrir plus.

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    La construction de votre base au cœur du gameplay

    Exploration, combats intenses


    Votre base de départ se fera dans un environnement de type jungle dans une zone vraiment très vaste et variée, ce biome bien que hostile (extraterrestres ou catastrophes naturelles) ne nuira pas à votre mecha ou à votre capacité de construction à la différence d’autres biomes comme le désert qui pourra réduire la vitesse de Riggs ou rendre impossible les constructions sur les sables mouvants (il faudra compter sur la recherche pour développer un sol extra stable pour contrer ce souci). Ashley et Riggs pourront aussi se rendre sur des terres acides ou des terres volcaniques réduisant la vitesse de Riggs. Notre mecha subira aussi des dégâts par exemple à proximité de l’uranium et là aussi il faudra compter sur la recherche pour rendre notre armure résistante.
    Ces différents biomes auront tous à apporter à notre scientifique, les matières rares se trouveront bien souvent dans les terres les plus hostiles. Chaque environnement nous permettra de découvrir la flore qui ne cessera de nous émerveiller par sa diversité et sa beauté.
    C’est en explorant Galatea 37 que l’on va découvrir la richesse de la nature, tout ce qu’elle nous apporte pour l’évolution de notre base et de nos compétences mais aussi sur les populations extraterrestres environnantes. Certaines seront passives et ne vous attaqueront jamais tandis que d’autres n’auront de cesse de s’acharner sur vous pour vous détruire.

    The Riftbreaker propose des combats intenses aux quantités impressionnantes d’ennemies se ruant telle une nuée d’insectes sur vous. Vous pouvez compter sur vos installations pour repousser les hordes mais ceci ne suffira pas et Riggs va devoir user de toutes ses compétences de combat pour limiter la casse. Notre mecha dispose d’un arsenal et de compétences très variés avec des améliorations. Qui dit RPG, dit qualité des armes et notation en DPS (dégâts par seconde) et si parfois la composante RPG dans certains jeux ne riment pas à grand chose, ici on prend conscience de l’importance de nos choix, de nos recherches, de nos compétences. Chacun y trouvera son bonheur selon son style. Ce qui est certain c’est que votre armement sera à la base des combats. Au programme épée, marteau, lance, points mécaniques pour les armes de mêlée et pour ce qui est des pétoires plus ou moins puissants, on a le droit à de la mitraillette, au shotgun, au lance roquettes, au fusil plasma, aux mines, aux roquettes nucléaires (j’adore) et encore bien d’autres. Il y a de quoi s’amuser et tout faire sauter.

    Dans tous les cas il faudra adopter vos armes aux munitions disponibles (ça aussi il faudra le gérer) mais surtout au type d’ennemi que vous avez à dessouder. Et pour ce qui est des ennemis, on en compte plus d’une vingtaine de différents, certains vous chargeront tandis que d’autres vous attaqueront à distance. Certains possèdent également un blindage et resteront insensibles à certaines armes.

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    La beauté de Galatea 37

    Explosif !


    On a pu le voir, The Riftbreaker est riche en contenus et sait nous tenir en haleine pendant des dizaines et des dizaines d’heures.
    A tout ceci s’ajoute une technique quasi exemplaire, les éclairages, la gestion de la physique nous en mettent plein la tête. Il suffit de voir l’explosion d’une roquette nucléaire pour comprendre que les développeurs maîtrisent le sujet. On déplore juste quelques ralentissements lors des sauvegardes automatiques et surtout quand les ennemis attaquent par millier !
    La PlayStation 5 morfle un peu et on espère que des optimisations viendront peaufiner ce point, l’équipe continue d’ailleurs de bosser sur leur bébé en proposant déjà des patchs et en annonce d’autres à venir. On a même clairement espoir qu’un ou plusieurs DLC viendront prolonger le plaisir. Cela dit, on a droit à de la 4K, du 60FPS et du ray-tracing.
    Mais franchement que c’est beau, aussi bien quand notre mecha détruit la forêt pour glaner de la biomasse végétale, quand ça explose de partout ou plus philosophiquement quand on admire les plantes phosphorescentes la nuit.
    La bande son nous immerge parfaitement dans cet univers lointain et hostile, on aime entendre le souffle des tempêtes, les explosions, les arbres qui se brisent sous nos coups… Les dialogues en anglais (les textes sont en français) sont bien construits avec une voix féminine (Ashley) et une voix plus robotique (M. Riggs) qui nous fait penser à la voix de X-Morph Defense.

    Je ne pourrais pas terminer cette page sans parler de la gestion de la DualSense qui pour moi est exemplaire. Chaque action est retranscrite dans la manette par des sons ou des vibrations subtiles. Votre chargeur est vide, la gâchette de tir se durcit, vous déchiqueter des arbres, vous combattez, vous tirez, vous marchez dans l’eau, sous l’eau, sous la tempête… vous ressentez tout ça dans vos mains, c’est impressionnant et même parfois surprenant si vous jouez avec quelqu’un d’autre que vous dans la pièce. Décrire tout ce qu’apporte la DualSense dans The Riftbreaker est vraiment difficile sur le papier puisqu’on parle du sens du toucher et de l’ouïe. Chapeau aux développeurs pour cette maîtrise et merci pour tout ce plaisir !

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    Des combats impressionnants

     




    Test The Riftbreaker - 7 minutes de lecture