Note du test 9/10En conclusion :

A Plague Tale Requiem est une merveilleuse suite qui nous permet d’en apprendre un plus sur l’univers créé par Asobo, nous étions restés sur notre faim à la fin d’Innocence et nous avions hâte de replonger dans cet univers, dans cette époque si hostile et remplie d’horreur. Les développeurs, sans réinventer les mécaniques qui ont fait le succès de la licence, vont encore plus loin, que ce soit sur la technique ou dans les mécaniques de gameplay. Alors évidemment, l’effet de surprise ne prend plus vraiment, quoique peut être sur les hordes de rats totalement hors normes et impressionnants ! Graphiquement c’est magnifique même si la PS5 subit quelques ralentissements mais nul doute que les patchs après lancement du jeu viendront stabiliser l’expérience du jeu. La bande son est tout aussi enivrante qu’elle l’était dans Innocence. En bref une suite moins surprenante mais évidemment à faire si vous avez aimé le premier jeu.

Les plus

Une histoire prenante et qui passe un cap
Un beau voyage
Les personnages attachants
L’ambiance
La direction artistique toujours aussi géniale
Et cette bande son !
Un gameplay dans la continuité de Innocence mais encore amélioré
La durée de vie allongée de quelques heures (entre 15 et 18 heures)

Les moins

Quelques ralentissements
L'effet de surprise en moins
Certains passages frustrants

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    rédacteur
    Fourcherman


  • ps5

    A Plague Tale: Requiem
    Editeur : Focus Home Interactive
    Développeur : Asobo Studio
    Genre : Action | Aventure
    Etat du jeu : Jeu disponible
    Date de sortie : 18 octobre 2022
    Trophées : Oui
    Support


    Test A Plague Tale: Requiem

    Publié le lundi 17 octobre 2022 à 20h18 par Fourcherman
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    En mai 2019, déferlé sur notre PlayStation 4, A Plague Tale: Innocence, un jeu tout droit sorti de l’équipe Bordelaise et 100% made in France, Asobo Studio. Le jeu nous avait subjugué de part son histoire émouvante et prenante grâce au lien indéfectible entre une sœur protectrice et son petit frère, encore innocent. L’époque dans laquelle nous emmenait les développeurs, les débuts de la guerre de 100 ans (1337 à 1453), était un parfait terrain de jeu d’autant plus que la peste noire était en train de ravager depuis 1346 toute l’Europe.

    Si vous avez déjà joué à Innocence, vous savez déjà que le gros point fort et novateur du jeu fût de mettre des hordes de rats au cœur du gameplay et surtout au cœur de l’horreur, le résultat était impressionnant. Le jeu a donc remporté un grand succès et a conquis bon nombre de joueurs et il était logique que Asobo Studio nous livre une suite avec tous les superlatifs qui vont avec : plus beau, plus impressionnant, plus abouti, plus long … A noter que le jeu n’est disponible que sur génération actuelle, j’ai nommé la encore très rare PlayStation 5, et vous comprendrez vite en lançant le jeu qu’il aurait pu être compliqué (sans envoyer la PS4 sur la lune) de développer le jeu sur des plateformes moins puissantes. Alors quand est-il de cette suite, de ce requiem ? Réponse dans notre test.

    [SPOILER Alert ] - si vous n’avez pas joué à A Plague Tale Requiem, n’allez pas plus loin …

     

    Innocence n’était qu’un début …


    L’aventure débute en Juin 1349 au Royaume de France et plus exactement dans le sud, on retrouve les protagonistes du premier opus à savoir Amicia, Hugo, leur mère et Lucas en pleine nature (c’est d’ailleurs là que l’on peut constater les évolutions techniques, c’est magnifique ! Mais nous y reviendrons plus tard). Ces derniers s’amusent, rient et profitent d’une belle journée. Quel plaisir de les retrouver avec une si belle introduction mais qui évidemment ne va pas durer. Cette pause bucolique, qui aura servi de piqûre de rappel pour les mécaniques de gameplay et les contrôles, va vite laisser place à la violence et aux horreurs de ce monde.

    Nous voilà donc 6 mois après les événements de A Plague Tale: Innocence, qui nous avaient laissé penser que le pire était derrière nos protagonistes, et bien non le pire est à venir surtout pour Hugo qui est de plus en plus affecté par la Macula, nous pensions que Lucas, notre alchimiste en herbes, avait réussi à le soigner mais il n’a réussi qu’à maîtriser le premier stade de la maladie.
    C’est donc pour cela que l’aventure reprend et que Amicia a toujours en tête de sauver son frère, quoiqu’il en coûte.
    Nos héros vont devoir rejoindre une île mystérieuse qui semble être la solution à toutes leurs misères. Mais nous n’en dévoilerons pas plus pour ne pas spoiler cette nouvelle aventure.

    Sachez cependant que l’histoire proposée par Requiem va encore plus loin par rapport à Innocence, la qualité d’écriture, les choix narratifs ont pris en maturité, ce qui procure de belles émotions dans le jeu, et c’est franchement cela que l’on attend dans un jeu d’aventure solo.

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    Une belle aventure vous attend

    Un monde toujours enclin à la violence


    Même si très peu de temps sépare les événements d’Innocence et Requiem, nos jeunes protagonistes ne sont plus aussi frêles et innocents que par le passé. Ils ont déjà vu tant d’horreurs, que ce soit par les dégâts causés par les rats mais aussi les ravages de l’homme, de l’Inquisition. Et pour le coup dès le début on se rend compte que la partie de cache cache ne demeure qu’une courte ellipse poétique qui s'enchaîne par la barbarie des hommes, et un premier crâne fendu en deux à la hache donne le ton et l’aventure repart dans tous ces périls.

    On découvre très vite que Amicia a un peu moins de scrupule à tuer que par le passé, alors oui dans le premier volet elle pouvait éliminer indirectement les ennemis en se servant des rats, désormais son arsenal s’étoffe avec notamment l’utilisation (très limitée de part sa rareté et son usage unique) du couteau qui permet d’éliminer discrètement un garde ou le contrer. Amicia disposera également un peu plus tard dans l’aventure d’une Arbalète bien pratique. Mais c’est évidemment dans ses compétences d’alchimiste (remercions Lucas qui lui apprend beaucoup de choses au fil de l’aventure) qu’elle peut compter pour éliminer les ennemis. La fronde permettra d’allumer ou d’éteindre le feu comme nous l’avions déjà vu auparavant. Elle peut également donner la mort aux individus un peu imprudents se promenant sans casque. On retrouvera aussi l’Odoris, une matière permettant d’attirer les rats à l’endroit ciblé, qui était aussi présent dans Innocence.

    A ceci s'ajoutent des nouvelles compétences d’alchimiste avec notamment la possibilité de lancer une matière collante, visqueuse et inflammable (la poix) qui va attiser le feu et donner de nouvelles opportunités à nos héros.

    Vous l’aurez compris, le jeu est beaucoup plus mature et encore plus sombre que le premier, Amicia est devenue une redoutable adversaire, bien plus résistante, même si ces plus jeunes acolytes lui demanderont souvent s' il était nécessaire de faire autant de morts. C’est ainsi et les événements si horribles de Innocence ont laissé des stigmates profondes.

    Évidemment l’infiltration est toujours de la partie (et fortement recommandée), pour cela on retrouve les classiques feuillage pour se cacher, les tables… Certains endroits seront vraiment ardus à traverser de part la difficulté de se jouer de la vigilance des gardes et il sera parfois possible de rusher en atteignant le fameux point de sortie, bien souvent une porte qu’il suffira d’ouvrir pour que Amicia la verrouille de l’intérieur et par conséquent laisser nos poursuivants sur le flanc… Cette façon de faire permet de passer certains passages (en évitant la crise de nerfs) mais casse un peu le jeu. A vous de voir.
    Côté infiltration on retrouve également la possibilité de distraire les ennemis en envoyant un projectile à l’opposé de l’endroit où nous devons nous rendre. Classique mais toujours aussi efficace.

    Innocence nous avait déjà montré les capacités d’Hugo qui moyennant pas mal d'efforts était parvenu à prendre le contrôle des rats. Le lien entre lui et les hordes de rats était déjà très fort, c’est pour cela que les rats suivaient nos protagonistes durant le premier volet, et c’est encore le cas dans Requiem à la différence que les crises d’Hugo sont encore plus puissantes et par conséquent encore plus stimulantes pour les rongeurs. Mais l’aventure va lui permettre de mieux maîtriser son pouvoir qui le ronge et fait partie intégrante du gameplay dans cette suite (plus tard dans le jeu bien sûr, car le contrôle des rats laisse évidemment peu de chance aux ennemis).

    Autre petite nouveauté, une compétence de type echo qui permettra à Hugo de se servir des rats afin de connaître la position des ennemis à travers les murs, un peu comme dans un The Last of Us.

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    Des hordes de rats toujours plus impressionnantes

    Le tout en mieux … sauf une chose …


    Le gameplay conserve ses bases déjà très solides que ce soit avec la furtivité comme dans les compétences de nos héros avec quelques petites ajouts améliorant encore l’expérience de jeu et les possibilités.

    Requiem reste un jeu de couloir scripté, ce qui est une bonne chose quand on aime les aventures solo à l’histoire bien ficelée, cependant les développeurs nous font évoluer dans des zones un peu plus larges qui donnent un léger sentiment de monde ouvert, mais les limites qu’imposent le level-design sont bien là et il s’agit de traverser une zone d’un point A à un point B, une fois celle-ci bouclée, il n’est pas possible de revenir en arrière.

    Cela dit chaque chapitre propose une plus grande variété de paysages, d’une ville accueillante, on passe à une ville dévastée, jonchée de cadavres et de sang. On s’émerveille devant des plaines fleuries, des zones montagneuses, des rivières... Le voyage est clairement de toute beauté, on en prend plein les yeux et les éclairages y sont pour quelque chose car la lumière, le feu ont une très grande importance dans Plague Tale, celle-ci sert l’histoire et le gameplay afin de marquer la noirceur du thème abordé dans le jeu mais aussi sert à la gestion des comportements des rats. On peut dire que le tout est encore plus bluffant que dans Innocence. Les animations des personnages et la modélisation des visages ont été également améliorées, nous ne sommes pas au niveau de certains gros AAA (bon aller je vais encore citer The Last Of Us) mais la qualité est là.

    Le jeu tire évidemment parti de la PlayStation 5 avec des temps de chargement très courts (mais tout de même présents), la DualSense aussi apporte son petit plus notamment lors de l’utilisation des armes. Une petite ombre au tableau technique plane sur Requiem, les ralentissements, les baisses de framerates, ceci est dommage d’autant plus que le jeu n’a été conçu que pour les consoles / PC de nouvelles générations. Ceci dit, je rédige ces lignes avant la sortie du jeu et le fameux patch Day One, ce qui pourrait donc évoluer.

    Pour finir, sur une très bonne note… de musique, la bande originale est toujours signée Olivier Derivière et on peut dire que le travail accompli est encore une fois de toute beauté, quel plaisir de parcourir l’aventure avec cette bande son omniprésente mais jamais gênante. Comme pour Innocence, on retrouve un doublage français d’une rare qualité.

    Dans le titre du paragraphe, je disais “Le tout en mieux…sauf une chose…”, alors oui, une chose ne peut être mieux dans ce titre, c’est le côté surprise que le premier jeu procurait, comme toute licence mise en place, on n’a plus le plaisir de découvrir quelque chose de nouveau, d’inédit… Mais le challenge des développeurs est accompli, Requiem est une douce sérénade qu’il serait dommage de manquer de part toutes les qualités du premier volet encore plus exploitées ici.

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    L'infiltration toujours au coeur du gameplay

     




    Test A Plague Tale: Requiem - 7 minutes de lecture